Item 104 - SEP

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Sclérose en plaques — Définition et caractéristiques générales

  • Définition :

    → Maladie inflammatoire chronique du système nerveux central (SNC).

    → Survient principalement chez l'adulte jeune.

  • Caractéristiques diagnostiques :

    → Dissémination spatiale : au moins 2 territoires neurologiques touchés.

    → Dissémination temporelle : au moins 2 épisodes neurologiques séparés d'au moins 1 mois.

    → Ces critères peuvent être établis par des données cliniques et/ou IRM.

  • Ponction lombaire (PL) :

    → Contribue au diagnostic positif et au diagnostic différentiel.

    → Permet d'affirmer le caractère inflammatoire localisé au SNC.

    → Peut remplacer le critère de dissémination temporelle lorsqu'il est absent.

  • Objectifs thérapeutiques :

    → Accélérer la récupération des symptômes des poussées.

    → Limiter la fréquence des poussées et la progression de la maladie.

    → Améliorer les symptômes résiduels.

→ Point clé : la SEP est une maladie inflammatoire chronique du SNC, dont le diagnostic repose sur la dissémination spatiale et temporelle, avec l'apport de l'IRM et de la PL.

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Sclérose en plaques — Épidémiologie

  • Âge :

    → Maladie de l'adulte jeune : 20 à 40 ans.

  • Sexe :

    → Prédominance féminine : 3 femmes pour 1 homme.

  • Prévalence en France :

    → Environ 100 000 patients.

    → Soit 1 personne sur 1 000.

  • Répartition géographique :

    → Gradient nord-sud : fréquence plus élevée lorsqu'on s'éloigne de l'équateur.

    → Environ 2 fois plus de SEP dans les pays scandinaves que méditerranéens.

→ Point clé : la SEP touche principalement les femmes jeunes de 20 à 40 ans et présente un gradient de prévalence croissant avec l'éloignement de l'équateur.

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Sclérose en plaques — Étiologie multifactorielle et facteurs de risque

  • Maladie multifactorielle :

    → Association de facteurs génétiques et environnementaux.

  • Facteurs génétiques :

    → Population caucasoïde.

    → Concordance chez les jumeaux :

        - 30 % chez les monozygotes.

        - 2 à 3 % chez les hétérozygotes.

    → Gènes de susceptibilité, notamment liés au système HLA.

  • Facteurs environnementaux :

    → Infections virales, notamment virus Epstein-Barr (EBV).

    → Hypothèse hygiéniste : une moindre exposition à certaines infections pendant l'enfance pourrait augmenter le risque.

    → Parasitoses : effet protecteur.

    → Carence en vitamine D : augmentation du risque de SEP, et peut-être de la sévérité de l'évolution.

    → Tabac : augmente le risque de SEP et aggrave son évolution.

→ Point clé : la SEP résulte d'une susceptibilité génétique, notamment HLA, associée à des facteurs environnementaux comme EBV, vitamine D et tabac.

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Sclérose en plaques — Mécanismes immunologiques et démyélinisation

  • Nature de la maladie :

    → Maladie inflammatoire chronique du SNC.

    → Maladie auto-immune à médiation cellulaire.

  • Mécanisme immunologique :

    → Attaque de la gaine de myéline par le système immunitaire.

    → Intervention de clones lymphocytaires autoréactifs.

    → Existence également d'une atteinte axonale primitive et secondaire.

  • Lésions anatomopathologiques :

    → Plaques focales de démyélinisation disséminées dans la substance blanche du SNC.

    → Localisations notamment :

        - Nerf optique.

        - Régions périventriculaires.

        - Corps calleux.

        - Cervelet.

        - Moelle épinière.

  • Conséquences cliniques :

    → Les symptômes des poussées dépendent de la localisation des plaques, expliquant leur diversité.

    → Remyélinisation possible par les oligodendrocytes → récupération des poussées.

  • Phase progressive :

    → Association d'une inflammation plus diffuse du SNC et d'une neurodégénérescence.

→ Point clé : la SEP associe une démyélinisation inflammatoire focale et une atteinte axonale ; la remyélinisation explique la récupération des poussées, tandis que la neurodégénérescence participe à la progression du handicap.

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Sclérose en plaques — Présentation clinique et modes d'installation

  • Présentation clinique :

    → Très variable selon la localisation des plaques de démyélinisation.

    → Peut être monosymptomatique ou plurisymptomatique.

    → La multiplicité des symptômes ne signifie pas nécessairement la multiplicité des lésions.

  • Installation subaiguë : 85 à 90 % des cas

    → Symptômes neurologiques apparaissant en quelques heures à quelques jours.

    → Puis régression des symptômes.

    → Correspond au mode de présentation par poussées.

  • Installation progressive d'emblée : 10 à 15 % des cas

    → Symptômes d'apparition insidieuse.

    → Aggravation sur plusieurs mois ou années.

→ Point clé : la SEP débute le plus souvent par des symptômes subaigus et régressifs (85–90 %), mais peut être progressive d'emblée (10–15 %).

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Sclérose en plaques — Définition d'une poussée

  • Définition :

    → Apparition de nouveaux symptômes neurologiques.

    → Ou réapparition d'anciens symptômes.

    → Ou aggravation de symptômes préexistants.

  • Installation :

    → Subaiguë, en quelques heures à quelques jours.

  • Durée :

    → Au minimum 24 heures.

  • Évolution :

    → Récupération plus ou moins complète.

  • Situations ne définissant pas une poussée :

    → Fatigue isolée.

    → Symptômes survenant dans un contexte de fièvre.

  • Intervalle entre deux poussées :

    → Au moins 1 mois entre deux poussées distinctes.

→ Point clé : une poussée correspond à des symptômes neurologiques nouveaux, réapparus ou aggravés durant au moins 24 heures, hors contexte fébrile ; deux poussées sont séparées d'au moins 1 mois.

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Sclérose en plaques — Définition de la progression

  • Définition :

    → Aggravation continue de symptômes neurologiques.

    → Sur une période d'au moins 6 mois.

  • Caractéristique évolutive :

    → Une fois commencée, la progression ne s'interrompt plus.

  • Conséquence :

    → Constitue une cause majeure de handicap chez les patients atteints de SEP.

  • Distinction :

    → Poussée : épisode subaigu suivi d'une récupération plus ou moins complète.

    → Progression : aggravation neurologique continue sur au moins 6 mois.

→ Point clé : la progression est une aggravation continue pendant au moins 6 mois, responsable d'une part importante du handicap.

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Sclérose en plaques — Forme rémittente-récurrente

  • Définition :

    → Forme évoluant exclusivement par poussées.

  • Évolution :

    → Les poussées peuvent laisser des séquelles neurologiques.

    → Ces séquelles restent stables entre deux poussées.

  • Âge moyen de début :

    → Environ 30 ans.

  • Fréquence :

    → Représente 85 % des formes de début de SEP.

→ Point clé : la forme rémittente-récurrente représente 85 % des formes initiales, avec des poussées séparées par des périodes de stabilité.

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Sclérose en plaques — Forme secondairement progressive

  • Définition :

    → Évolution naturelle tardive d'une SEP initialement rémittente-récurrente.

    → Une phase de progression continue succède à la phase rémittente.

  • Patients concernés :

    → Peut toucher tous les patients initialement rémittents.

  • Délai d'apparition :

    → Après une période variable.

    → En moyenne 15 à 20 ans après le début de la phase rémittente.

→ Point clé : la forme secondairement progressive correspond à l'apparition d'une progression continue après une phase initiale rémittente, généralement après 15 à 20 ans.

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Sclérose en plaques — Forme primaire progressive

  • Définition :

    → SEP progressive d'emblée.

    → Progression présente dès le début, sans poussée.

  • Fréquence :

    → Environ 15 % des patients.

  • Âge moyen de début :

    → Environ 40 ans, plus tardif que dans la forme rémittente-récurrente.

  • Présentation habituelle :

    → Atteinte médullaire.

    → Paraparésie spastique progressive.

    → Limitation progressive du périmètre de marche.

→ Point clé : la SEP primaire progressive débute vers 40 ans, représente 15 % des cas et se manifeste habituellement par une paraparésie spastique progressive.

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Sclérose en plaques — Poussée inaugurale : myélite partielle

  • Définition clinique :

    → Atteinte médullaire partielle constituant une présentation fréquente de la première poussée.

  • Troubles sensitifs :

    → Atteinte des membres, de topographie médullaire.

    → Picotements, fourmillements.

    → Hypoesthésie ou anesthésie.

    → Douleurs, sensations de décharges électriques.

    → Sensations de striction ou d'étau.

    → Sensations de ruissellement, de chaud ou de froid.

  • Signes éventuellement associés :

    → Troubles moteurs.

    → Troubles sphinctériens.

→ Point clé : la myélite partielle est une présentation inaugurale fréquente de SEP, associant des troubles sensitifs médullaires, parfois moteurs et sphinctériens.

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Sclérose en plaques — Signe de Lhermitte et lésions médullaires

  • Signe de Lhermitte :

    → Impression de décharge électrique très brève le long de la colonne vertébrale.

    → Peut s'étendre aux membres.

    → Déclenchée électivement par la flexion de la tête vers l'avant.

    → Signe très évocateur d'une atteinte médullaire démyélinisante.

  • Mécanisme :

    → Démyélinisation des cordons postérieurs de la moelle cervicale.

  • Aspect IRM de la lésion médullaire de SEP :

    → Lésion ovalaire.

    → Étendue sur moins de 3 hauteurs vertébrales.

    → Occupe moins de la moitié de la largeur médullaire en coupe axiale.

    → Visible à l'IRM médullaire.

→ Point clé : le signe de Lhermitte traduit une atteinte des cordons postérieurs cervicaux ; les lésions médullaires typiques sont courtes (moins de 3 vertèbres) et partielles.

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Sclérose en plaques — Névrite optique rétrobulbaire : présentation clinique

  • Fréquence :

    → La névrite optique rétrobulbaire (NORB) révèle la SEP dans 1/4 des cas.

  • Installation :

    → Baisse de l'acuité visuelle en quelques heures à quelques jours.

  • Douleur :

    → Douleur périorbitaire dans 80 % des cas.

    → Favorisée par la mobilisation du globe oculaire.

  • Autres signes visuels :

    → Scotome fréquent.

    → Dyschromatopsie rouge-vert fréquente.

  • Fond d'œil :

    → Généralement normal au début.

    → Œdème papillaire dans 10 % des cas.

    → Possible décoloration de la papille dans les semaines suivant l'épisode aigu.

→ Point clé : la NORB associe une baisse visuelle subaiguë, souvent une douleur aux mouvements oculaires, un scotome et une dyschromatopsie, avec un fond d'œil initialement normal dans la majorité des cas.

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Sclérose en plaques — Névrite optique rétrobulbaire : évolution et urgence diagnostique

  • Pronostic visuel :

    → Récupération complète de la fonction visuelle dans 80 % des cas en 6 mois.

  • Phénomène d'Uhthoff :

    → Après récupération de la NORB.

    → Baisse transitoire de l'acuité visuelle durant quelques minutes.

    → Déclenchée par l'effort ou l'augmentation de la température corporelle.

  • Urgence diagnostique :

    → Toute NORB, notamment lors d'un premier épisode, constitue une urgence diagnostique.

    → Nécessité d'éliminer des diagnostics différentiels au pronostic visuel potentiellement plus sévère.

  • Diagnostics différentiels importants :

    → Névrite optique de la neuromyélite optique.

    → Baisse visuelle dans le cadre d'une hypertension intracrânienne.

→ Point clé : la NORB récupère complètement dans 80 % des cas à 6 mois, mais un premier épisode constitue une urgence diagnostique pour éliminer des causes menaçant davantage le pronostic visuel.

<ul><li><p><strong>Pronostic visuel :</strong></p></li></ul><p>&nbsp; &nbsp; → Récupération complète de la fonction visuelle dans <strong>80 % des cas en 6 mois</strong>.</p><ul><li><p><strong>Phénomène d'Uhthoff :</strong></p></li></ul><p>&nbsp; &nbsp; → Après récupération de la NORB.</p><p>&nbsp; &nbsp; → <strong>Baisse transitoire de l'acuité visuelle</strong> durant quelques minutes.</p><p>&nbsp; &nbsp; → Déclenchée par <strong>l'effort</strong> ou l'<strong>augmentation de la température corporelle</strong>.</p><ul><li><p><strong>Urgence diagnostique :</strong></p></li></ul><p>&nbsp; &nbsp; → Toute NORB, notamment lors d'un <strong>premier épisode</strong>, constitue une <strong>urgence diagnostique</strong>.</p><p>&nbsp; &nbsp; → Nécessité d'éliminer des diagnostics différentiels au <strong>pronostic visuel potentiellement plus sévère</strong>.</p><ul><li><p><strong>Diagnostics différentiels importants :</strong></p></li></ul><p>&nbsp; &nbsp; → <strong>Névrite optique de la neuromyélite optique</strong>.</p><p>&nbsp; &nbsp; → Baisse visuelle dans le cadre d'une <strong>hypertension intracrânienne</strong>.</p><p><strong>→ Point clé :</strong> la NORB récupère complètement dans <strong>80 % des cas à 6 mois</strong>, mais un <strong>premier épisode constitue une urgence diagnostique</strong> pour éliminer des causes menaçant davantage le pronostic visuel.</p>
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Névrite optique rétrobulbaire — Bilan diagnostique urgent

  • Bilan ophtalmologique en urgence :

    → Acuité visuelle : évaluer la sévérité de l'atteinte visuelle.

    → Champ visuel : rechercher un scotome et déterminer son étendue.

    → Fond d'œil : rechercher un œdème papillaire.

  • Potentiels évoqués visuels (PEV) :

    → Réalisés dans un second temps.

    → Confirment la démyélinisation du nerf optique.

    → Mise en évidence d'un allongement de la latence de l'onde P100.

  • IRM des nerfs optiques :

    → Permet de visualiser la lésion inflammatoire responsable de la baisse d'acuité visuelle.

→ Point clé : devant une NORB, réaliser en urgence acuité visuelle + champ visuel + fond d'œil ; les PEV recherchent un allongement de P100.

<ul><li><p><strong>Bilan ophtalmologique en urgence :</strong></p></li></ul><p>&nbsp; &nbsp; → <strong>Acuité visuelle</strong> : évaluer la sévérité de l'atteinte visuelle.</p><p>&nbsp; &nbsp; → <strong>Champ visuel</strong> : rechercher un scotome et déterminer son étendue.</p><p>&nbsp; &nbsp; → <strong>Fond d'œil</strong> : rechercher un œdème papillaire.</p><ul><li><p><strong>Potentiels évoqués visuels (PEV) :</strong></p></li></ul><p>&nbsp; &nbsp; → Réalisés dans un <strong>second temps</strong>.</p><p>&nbsp; &nbsp; → Confirment la <strong>démyélinisation du nerf optique</strong>.</p><p>&nbsp; &nbsp; → Mise en évidence d'un <strong>allongement de la latence de l'onde P100</strong>.</p><ul><li><p><strong>IRM des nerfs optiques :</strong></p></li></ul><p>&nbsp; &nbsp; → Permet de visualiser la <strong>lésion inflammatoire</strong> responsable de la baisse d'acuité visuelle.</p><p><strong>→ Point clé :</strong> devant une NORB, réaliser en urgence <strong>acuité visuelle + champ visuel + fond d'œil</strong> ; les <strong>PEV</strong> recherchent un allongement de <strong>P100</strong>.</p>
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Sclérose en plaques — Autres présentations inaugurales

  • Atteinte du tronc cérébral :

    → Vertige par syndrome vestibulaire central.

    → Diplopie par paralysie oculomotrice.

  • Atteinte cérébelleuse :

    → Ataxie.

  • Atteinte hémisphérique :

    → Atteinte sensitive et/ou motrice unilatérale.

  • Syndrome multifocal :

    → Association de manifestations neurologiques de localisations différentes.

  • Ces présentations sont moins fréquentes au début de la maladie que la myélite partielle ou la NORB.

→ Point clé : une SEP peut débuter par un syndrome du tronc cérébral, cérébelleux, hémisphérique ou multifocal.

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Sclérose en plaques — Manifestations des poussées ultérieures et de la phase progressive

  • Poussées ultérieures :

    → Peuvent correspondre à n'importe lequel des tableaux inauguraux :

        - Myélite partielle.

        - Névrite optique rétrobulbaire.

        - Atteinte du tronc cérébral.

        - Atteinte cérébelleuse.

        - Atteinte hémisphérique.

        - Syndrome multifocal.

  • Phase progressive :

    → Dominée par les paraparésies spastiques.

    → Tableau habituel des formes primaires progressives : troubles de la marche d'apparition insidieuse.

    → Possibilité d'ataxie progressive.

→ Point clé : les poussées ultérieures sont variées ; la phase progressive est dominée par la paraparésie spastique, parfois par une ataxie progressive.

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Sclérose en plaques — Manifestations neurologiques et sphinctériennes de la phase d'état

  • Fréquence :

    → Symptômes rares au tout début de la maladie.

    → Fréquents à la phase d'état.

  • Atteintes du tronc cérébral :

    → Ophtalmoplégie internucléaire.

    → Paralysie faciale centrale ou périphérique.

    → Névralgie faciale.

    → Dysarthrie.

    → Troubles de déglutition.

  • Troubles sphinctériens :

    → Hyperactivité vésicale :

        - Impériosités mictionnelles.

        - Pollakiurie.

    → Hypertonie sphinctérienne :

        - Dysurie.

  • Autres manifestations :

    → Fatigue.

    → Troubles cognitifs.

    → Douleurs neuropathiques.

→ Point clé : à la phase d'état, rechercher les atteintes du tronc cérébral, les troubles urinaires, la fatigue, les troubles cognitifs et les douleurs neuropathiques.

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Sclérose en plaques — Définition d'une maladie active

  • Maladie active :

    → Présence d'une activité clinique et/ou radiologique au cours de l'année précédente.

  • Activité clinique :

    → Survenue d'au moins une poussée.

  • Activité radiologique :

    → Apparition de nouvelles lésions en hypersignal T2.

    → Et/ou présence de lésions rehaussées par le gadolinium en T1.

  • Une maladie peut donc être active sur le plan IRM, même sans poussée clinique.

→ Point clé : une SEP est dite active s'il existe une poussée et/ou une activité IRM au cours de l'année précédente.

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Sclérose en plaques — Pronostic général et évolution du handicap

  • Pronostic global :

    → Très variable d'un patient à l'autre.

    → Formes bénignes ou paucisymptomatiques.

    → Formes graves pouvant entraîner rapidement un état grabataire et une dépendance complète.

  • Espérance de vie :

    → En moyenne peu réduite.

  • Évolution avant l'ère des traitements :

    → 1/3 des patients devaient un jour utiliser un fauteuil roulant.

    → 1/4 avaient une évolution bénigne, compatible avec une vie personnelle et professionnelle quasi normale.

    → Les autres restaient autonomes, mais accumulaient progressivement des séquelles permanentes limitant leurs activités.

  • Évolution actuelle :

    → Formes sévères moins fréquentes depuis l'utilisation des traitements immunologiques.

  • Le pronostic demeure imprévisible à l'échelle individuelle.

→ Point clé : le pronostic individuel de la SEP est imprévisible ; les traitements immunologiques ont rendu les évolutions sévères moins fréquentes.

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Sclérose en plaques — Facteurs pronostiques cliniques et IRM

  • Facteurs associés à un meilleur pronostic :

    → Âge jeune au début de la maladie.

    → Forme rémittente.

    → Long délai entre les deux premières poussées.

  • Facteurs associés à un mauvais pronostic :

    → Début après 40 ans.

    → Forme primaire progressive.

    → Atteinte motrice initiale.

    → Charge lésionnelle IRM importante dès le début de la maladie.

  • Ces facteurs permettent d'orienter l'estimation du pronostic, sans prédire avec certitude l'évolution individuelle.

→ Point clé : un début jeune, rémittent et avec poussées espacées est plutôt favorable ; un début après 40 ans, progressif, moteur, avec une forte charge lésionnelle IRM, est défavorable.

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Sclérose en plaques — Principes du diagnostic positif

  • Absence de test diagnostique unique :

    → Le diagnostic repose sur un faisceau d'arguments.

  • Arguments diagnostiques :

    → Dissémination spatiale des symptômes et/ou des lésions.

    → Dissémination temporelle des symptômes et/ou des lésions.

    → Inflammation du liquide cérébrospinal (LCS).

    → Absence d'atteinte générale.

    → Absence de meilleure explication des manifestations.

  • Démarche diagnostique :

    → Rechercher d'abord les arguments cliniques.

    → Compléter par les examens paracliniques.

    → Éliminer les diagnostics différentiels.

→ Point clé : le diagnostic de SEP repose sur la dissémination spatiale et temporelle, l'éventuelle inflammation du LCS et l'exclusion des autres causes.

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Sclérose en plaques — Critères de dissémination temporelle

  • Définition :

    → Succession d'épisodes neurologiques dans le temps.

  • Dissémination temporelle clinique :

    → Au moins 2 poussées séparées d'un intervalle minimal de 1 mois.

    → Exemple : NORB suivie d'un syndrome cérébelleux l'année suivante.

  • Dissémination temporelle à l'IRM :

    → Apparition de nouvelles lésions sur des IRM successives.

    → Ou coexistence de lésions rehaussées et non rehaussées par le gadolinium.

  • Forme progressive d'emblée :

    → Critère temporel considéré comme rempli si la maladie évolue et s'aggrave depuis plus d'un an.

  • Ponction lombaire :

    → Un profil oligoclonal du LCS peut remplacer le critère de dissémination temporelle.

    → Présence de bandes surnuméraires dans le LCS par comparaison avec le sang.

→ Point clé : la dissémination temporelle peut être clinique, IRM, ou remplacée par la présence de bandes oligoclonales dans le LCS, selon les critères du référentiel.

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Sclérose en plaques — Critères de dissémination spatiale et indication de l'IRM

  • Définition :

    → Atteinte de plusieurs zones du système nerveux central.

  • Dissémination spatiale clinique :

    → Symptômes traduisant au moins 2 localisations neurologiques distinctes.

    → Exemple : NORB + syndrome pyramidal ne pouvant pas être expliqués par une seule lésion.

  • Dissémination spatiale paraclinique :

    → Mise en évidence de lésions dans plusieurs régions du SNC, notamment à l'IRM.

  • Indications de l'IRM :

    → Devant un tableau clinique évocateur, l'IRM est l'examen de prédilection.

    → Confirmer la suspicion d'atteinte inflammatoire du SNC.

    → Éliminer les diagnostics différentiels.

    → Suspicion de myélite → IRM médullaire en premier.

    → Suspicion de neuropathie optique → IRM des nerfs optiques en premier.

→ Point clé : la dissémination spatiale correspond à l'atteinte de plusieurs territoires du SNC ; l'IRM est l'examen de référence devant une suspicion de SEP.

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Sclérose en plaques — IRM cérébrale : examen de référence et séquences

  • Examen de choix :

    → IRM encéphalique, éventuellement complétée par une IRM médullaire.

  • Séquences T2 :

    → Lésions sous forme d'hypersignaux de la substance blanche.

    → Le LCS apparaît blanc.

  • Séquences T2/FLAIR :

    → Séquences préférentielles pour visualiser les lésions.

    → Inversion du signal du LCS → LCS en hyposignal.

    → Meilleure différenciation des lésions de la substance blanche.

  • Séquences T1 sans injection :

    → Certaines lésions apparaissent en hyposignal, de manière inconstante.

    → Aspect de « trous noirs ».

  • Séquences T1 avec gadolinium :

    → Mise en évidence des lésions inflammatoires récentes par rehaussement après injection.

→ Point clé : l'IRM encéphalique T2/FLAIR est l'examen de choix ; les lésions sont en hypersignal T2/FLAIR, parfois en trous noirs T1, avec rehaussement des lésions récentes.

<ul><li><p><strong>Examen de choix :</strong></p></li></ul><p>&nbsp; &nbsp; → <strong>IRM encéphalique</strong>, éventuellement complétée par une <strong>IRM médullaire</strong>.</p><ul><li><p><strong>Séquences T2 :</strong></p></li></ul><p>&nbsp; &nbsp; → Lésions sous forme d'<strong>hypersignaux de la substance blanche</strong>.</p><p>&nbsp; &nbsp; → Le <strong>LCS apparaît blanc</strong>.</p><ul><li><p><strong>Séquences T2/FLAIR :</strong></p></li></ul><p>&nbsp; &nbsp; → Séquences <strong>préférentielles</strong> pour visualiser les lésions.</p><p>&nbsp; &nbsp; → Inversion du signal du LCS → <strong>LCS en hyposignal</strong>.</p><p>&nbsp; &nbsp; → Meilleure différenciation des lésions de la substance blanche.</p><ul><li><p><strong>Séquences T1 sans injection :</strong></p></li></ul><p>&nbsp; &nbsp; → Certaines lésions apparaissent en <strong>hyposignal</strong>, de manière inconstante.</p><p>&nbsp; &nbsp; → Aspect de <strong>« trous noirs »</strong>.</p><ul><li><p><strong>Séquences T1 avec gadolinium :</strong></p></li></ul><p>&nbsp; &nbsp; → Mise en évidence des <strong>lésions inflammatoires récentes</strong> par rehaussement après injection.</p><p><strong>→ Point clé :</strong> l'<strong>IRM encéphalique T2/FLAIR</strong> est l'examen de choix ; les lésions sont en <strong>hypersignal T2/FLAIR</strong>, parfois en <strong>trous noirs T1</strong>, avec rehaussement des lésions récentes.</p>
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Sclérose en plaques — Morphologie et localisation des lésions IRM cérébrales

  • Morphologie habituelle :

    → Lésions ovoïdes.

    → Taille généralement supérieure à 3 mm.

  • Localisation périventriculaire :

    → Prédominance dans la substance blanche périventriculaire.

    → Grand axe des lésions perpendiculaire à l'axe des ventricules.

  • Autres localisations caractéristiques :

    → Juxtacorticale : lésions au contact du cortex, ne respectant pas les fibres en U.

    → Corticale.

    → Sous-tentorielle : cervelet ou tronc cérébral.

    → Médullaire.

  • Lésions anciennes ou maladie évoluée :

    → Possibilité d'hypersignaux confluents de la substance blanche.

    → Association possible à une atrophie corticale.

→ Point clé : les lésions typiques sont ovoïdes, généralement supérieures à 3 mm, surtout périventriculaires, mais également juxtacorticales, corticales, sous-tentorielles ou médullaires.

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<p><span><strong>Sclérose en plaques — IRM : activité inflammatoire et indications de l'IRM médullaire</strong></span></p>

Sclérose en plaques — IRM : activité inflammatoire et indications de l'IRM médullaire

  • Activité inflammatoire :

    → Les lésions récentes, datant en pratique de moins de 1 mois, peuvent se rehausser après injection de gadolinium.

    → Aspect en hypersignal T1 après injection.

  • Intérêt diagnostique :

    → La coexistence de lésions rehaussées et non rehaussées témoigne de lésions d'âges différents.

    → Constitue un argument de dissémination temporelle.

  • IRM médullaire :

    → Indiquée si les symptômes initiaux évoquent une localisation médullaire.

    → Également indiquée lorsque le nombre ou la localisation des lésions cérébrales ne permettent pas de poser le diagnostic.

    → Les lésions médullaires sont visualisées en hypersignal T2.

→ Point clé : le rehaussement par le gadolinium traduit une activité inflammatoire récente ; l'IRM médullaire complète l'IRM cérébrale selon la présentation clinique et les critères diagnostiques.

<ul><li><p><span><strong>Activité inflammatoire :</strong></span></p></li></ul><p><span>&nbsp; &nbsp; → Les lésions récentes, datant en pratique de <strong>moins de 1 mois</strong>, peuvent se rehausser après injection de <strong>gadolinium</strong>.</span></p><p><span>&nbsp; &nbsp; → Aspect en <strong>hypersignal T1 après injection</strong>.</span></p><ul><li><p><span><strong>Intérêt diagnostique :</strong></span></p></li></ul><p><span>&nbsp; &nbsp; → La coexistence de lésions <strong>rehaussées</strong> et <strong>non rehaussées</strong> témoigne de lésions d'âges différents.</span></p><p><span>&nbsp; &nbsp; → Constitue un argument de <strong>dissémination temporelle</strong>.</span></p><ul><li><p><span><strong>IRM médullaire :</strong></span></p></li></ul><p><span>&nbsp; &nbsp; → Indiquée si les symptômes initiaux évoquent une <strong>localisation médullaire</strong>.</span></p><p><span>&nbsp; &nbsp; → Également indiquée lorsque le <strong>nombre</strong> ou la <strong>localisation</strong> des lésions cérébrales ne permettent pas de poser le diagnostic.</span></p><p><span>&nbsp; &nbsp; → Les lésions médullaires sont visualisées en <strong>hypersignal T2</strong>.</span></p><p><span><strong>→ Point clé :</strong> le <strong>rehaussement par le gadolinium</strong> traduit une activité inflammatoire récente ; l'<strong>IRM médullaire</strong> complète l'IRM cérébrale selon la présentation clinique et les critères diagnostiques.</span></p>
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Sclérose en plaques — Critères de McDonald 2017 : diagnostic dès la première poussée

  • Principe :

    → Les critères de McDonald 2017 permettent de diagnostiquer une SEP dès la première poussée clinique typique.

  • Conditions nécessaires :

    → Dissémination spatiale.

    → Dissémination temporelle.

    → Absence de meilleure explication diagnostique.

  • Dissémination spatiale à l'IRM :

    → Lésions dans au moins 2 des 4 régions stratégiques :

        - Périventriculaire.

        - Sous-tentorielle.

        - Juxtacorticale ou corticale.

        - Médullaire.

  • Dissémination temporelle à l'IRM :

    → Présence simultanée de lésions prenant et ne prenant pas le gadolinium.

    → Témoigne de lésions d'âges différents.

→ Point clé : selon McDonald 2017, une SEP peut être diagnostiquée dès la première poussée si les critères de dissémination spatiale et temporelle sont remplis.

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Sclérose en plaques — Critères de McDonald 2017 : suivi IRM et rôle du LCS

  • Critères initialement incomplets :

    → Attendre une nouvelle poussée clinique.

    → Ou l'apparition de nouvelles lésions à l'IRM permettant d'établir la dissémination spatiale et/ou temporelle.

  • Suivi radiologique :

    → Nouvelle IRM souvent réalisée environ 3 mois après l'IRM initiale.

    → Objectif : mettre en évidence précocement une nouvelle activité lésionnelle.

  • Apport de la ponction lombaire :

    → Les critères de McDonald 2017 permettent de remplacer le critère de dissémination temporelle par la démonstration d'une inflammation du LCS.

    → Mise en évidence de bandes oligoclonales spécifiques du LCS.

  • Condition :

    → Ce remplacement ne dispense pas de démontrer la dissémination spatiale ni d'éliminer les diagnostics différentiels.

→ Point clé : en l'absence de dissémination temporelle, les bandes oligoclonales du LCS peuvent permettre un diagnostic plus précoce selon McDonald 2017.

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Sclérose en plaques — Ponction lombaire : synthèse intrathécale des immunoglobulines

  • Objectif :

    → Mettre en évidence une inflammation du système nerveux central.

  • Bandes oligoclonales :

    → Détectées par isoélectrofocalisation.

    → Présentes dans plus de 90 % des SEP.

    → Bandes surnuméraires dans le LCS par rapport au sérum.

  • Index IgG :

    → Augmenté si supérieur à 0,7.

    → Témoigne d'une synthèse intrathécale d'IgG.

  • Gammaglobulines du LCS :

    → Augmentées dans 70 % des cas.

    → Alors que les gammaglobulines sanguines sont normales.

  • Interprétation :

    → La démonstration d'une synthèse intrathécale contribue au diagnostic positif.

    → Le LCS peut toutefois être normal.

→ Point clé : les bandes oligoclonales spécifiques du LCS sont présentes dans plus de 90 % des SEP ; un index IgG supérieur à 0,7 témoigne également d'une synthèse intrathécale.

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Sclérose en plaques — Ponction lombaire : protéinorachie, cytorachie et interprétation

  • Protéinorachie :

    → Augmentée dans seulement 25 % des cas.

    → Reste généralement inférieure à 1 g/L.

  • Cytorachie :

    → Supérieure à 4 éléments/mm³ dans environ 1/3 des cas.

    → Le plus souvent inférieure à 50 éléments/mm³.

    → Prédominance d'éléments mononucléés :

        - Lymphocytes.

        - Plasmocytes.

  • Valeur diagnostique :

    → Ces paramètres ont une valeur diagnostique moindre que la synthèse intrathécale d'IgG.

    → Des résultats sortant des valeurs habituellement attendues doivent faire rechercher un diagnostic différentiel.

  • Indication de la PL :

    → Non systématique si les critères diagnostiques de SEP sont déjà remplis.

    → Utile pour le diagnostic positif et l'élimination des diagnostics différentiels.

→ Point clé : dans la SEP, l'inflammation du LCS est généralement modérée : protéinorachie inférieure à 1 g/L et cytorachie le plus souvent inférieure à 50 éléments/mm³.

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Sclérose en plaques — Potentiels évoqués : indications et limites diagnostiques

  • Utilisation actuelle :

    → Examens de moins en moins pratiqués.

  • Indications :

    → Tableau clinique compatible avec une SEP, mais IRM ou LCS non concluants.

    → Doute sur l'organicité des troubles.

  • Intérêt :

    → Apporter un argument de dissémination spatiale lorsqu'il n'est pas déjà présent.

    → Cependant, cet argument n'entre pas dans les critères diagnostiques.

  • Potentiels évoqués visuels (PEV) :

    → Les plus utilisés, en raison de la fréquence de la névrite optique.

  • Limites :

    → Aucun potentiel évoqué n'est spécifique de la SEP.

    → Des anomalies similaires peuvent être retrouvées dans d'autres maladies.

→ Point clé : les potentiels évoqués sont des examens d'appoint, surtout les PEV, mais ne sont ni spécifiques ni intégrés aux critères diagnostiques.

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Sclérose en plaques — Diagnostics différentiels inflammatoires du SNC

  • Principal diagnostic différentiel :

    → Épisode inflammatoire isolé du SNC sans dissémination spatiale et temporelle.

    → Exemple : névrite optique auto-immune idiopathique.

  • Autres maladies inflammatoires limitées au SNC :

    → Neuromyélite optique :

        - Le plus souvent associée à des anticorps anti-aquaporine 4 (AQP4).

    → Maladies associées aux anticorps anti-MOG :

        - MOG = myelin oligodendrocyte glycoprotein.

  • Chez l'enfant :

    → Encéphalite aiguë disséminée.

    → Maladie inflammatoire multifocale.

    → Ne présente pas l'évolution chronique caractéristique de la SEP.

→ Point clé : les principaux diagnostics différentiels inflammatoires sont les épisodes démyélinisants isolés, la neuromyélite optique anti-AQP4, les maladies anti-MOG et, chez l'enfant, l'encéphalite aiguë disséminée.

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Sclérose en plaques — Diagnostics différentiels systémiques, infectieux, vasculaires et lésionnels

  • Maladies inflammatoires systémiques :

    → Sarcoïdose.

    → Maladie de Behçet.

    → Lupus érythémateux disséminé.

    → Maladie de Gougerot-Sjögren.

    → Artérites cérébrales.

  • Autres diagnostics différentiels :

    → Infections à tropisme neurologique.

    → Maladies cérébrovasculaires à attaques successives.

  • Signes orientant vers une autre maladie :

    → Altération de l'état général.

    → Atteinte d'un organe autre que le SNC.

    → Syndrome inflammatoire sanguin.

    → Méningite.

    → Absence de bandes oligoclonales dans le LCS.

  • Atteintes neurologiques localisées, même récurrentes :

    → Rechercher une tumeur.

    → Une malformation vasculaire.

    → Une compression médullaire.

    → La neuro-imagerie permet d'éliminer ces causes.

→ Point clé : devant une SEP suspectée, une atteinte générale ou extra-neurologique, un syndrome inflammatoire sanguin, une méningite ou une absence de bandes oligoclonales doivent faire rechercher une autre cause.

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Sclérose en plaques — Traitement des poussées

  • Traitement :

    → Corticothérapie à fortes doses par méthylprednisolone.

  • Posologie :

    → 1 g/jour pendant 3 jours.

    → Administration par voie intraveineuse ou orale.

  • Objectif :

    → Accélérer la récupération de la poussée.

  • Limite :

    → Aucun effet sur la prévention des poussées ultérieures.

  • Indication :

    → Traitement non systématique lorsque les symptômes ne sont pas gênants.

→ Point clé : méthylprednisolone 1 g/j pendant 3 jours, IV ou orale, pour accélérer la récupération ; pas d'effet préventif sur les nouvelles poussées.

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Sclérose en plaques — Traitements de fond : objectifs et mécanismes

  • Objectifs :

    → Réduire la fréquence des poussées.

    → Ralentir la progression du handicap.

  • Mécanismes d'action :

    → Tous les traitements de fond agissent sur la réponse immunitaire.

  • Traitements immunomodulateurs :

    → Modifient l'équilibre de certains systèmes immunologiques.

    → Notamment le réseau des cytokines.

  • Traitements immunosuppresseurs :

    → Interfèrent avec le cycle cellulaire des cellules immunocompétentes.

    → Ou modifient la distribution de ces cellules dans l'organisme.

→ Point clé : les traitements de fond agissent sur l'immunité pour réduire les poussées et ralentir le handicap.

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Sclérose en plaques — Traitements de fond : première et deuxième lignes

  • Traitements de première ligne :

    → Indiqués chez les patients naïfs de traitement ou sans critère de sévérité particulier.

    → Utilisés dans les formes actives de SEP :

        - Survenue d'une poussée.

        - Et/ou apparition de nouvelles lésions à l'IRM.

  • Traitements de deuxième ligne :

    → Indiqués en cas de maladie très active.

        - Au moins 2 poussées sévères au cours de la dernière année chez un patient sans traitement de fond.

    → Ou en cas d'échec d'un autre traitement bien conduit :

        - Persistance d'une activité clinique.

        - Et/ou persistance d'une activité radiologique.

→ Point clé : la première ligne concerne les SEP actives sans sévérité particulière ; la deuxième ligne concerne les SEP très actives ou en échec thérapeutique.

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Sclérose en plaques — Traitements de fond : précocité et surveillance

  • Initiation :

    → Traitement recommandé précocement, dès le diagnostic.

  • Objectif de la précocité :

    → Éviter l'accumulation des lésions inflammatoires.

    → Limiter l'accumulation du handicap résiduel.

  • Surveillance de l'efficacité :

    → Absence de poussées.

    → Absence d'accumulation du handicap.

    → Absence de nouvelles lésions sur une IRM annuelle.

  • Adaptation thérapeutique :

    → En cas d'activité persistante, proposer si nécessaire un changement de traitement.

→ Point clé : traiter la SEP dès le diagnostic et surveiller les poussées, le handicap et l'IRM annuelle pour adapter le traitement.

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Sclérose en plaques — Traitements symptomatiques : objectifs et spasticité

  • Objectifs des traitements symptomatiques :

    → Traiter les complications de la maladie.

    → Améliorer la qualité de vie.

    → Compléter le traitement des poussées et le traitement de fond.

  • Traitement de la spasticité :

    → Antispastiques :

        - Baclofène.

        - Dantrolène.

    → Débuter à faible dose pour éviter une hypotonie aggravant l'état moteur.

  • Spasticité sévère :

    → Injections locales de toxine botulinique.

    → Ou implantation d'une pompe intrarachidienne de baclofène.

  • Kinésithérapie :

    → Lutter contre l'hypertonie.

    → Prévenir les déformations.

→ Point clé : la spasticité se traite par baclofène ou dantrolène à faible dose initiale, avec recours possible à la toxine botulinique, à une pompe de baclofène et à la kinésithérapie.

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Sclérose en plaques — Troubles urinaires : dépistage, bilan et traitement

  • Objectif :

    → Dépister et traiter les troubles urinaires pour éviter une atteinte du haut appareil urinaire.

  • Bilan :

    → Interrogatoire.

    → Souvent bilan urodynamique et radiologique.

  • Hyperactivitévésicale :

    → Urgences mictionnelles.

    → Traitement par anticholinergiques.

  • Dysurie :

    → Possibilité de traitement par alphabloquants.

  • Résidu post-mictionnel :

    → Proposer des autosondages intermittents pluriquotidiens.

    → Éventuellement associés secondairement à des injections intravésicales de toxine botulinique.

  • Infections urinaires symptomatiques :

    → À traiter pour prévenir les pyélonéphrites.

    → Peuvent aggraver la spasticité en constituant des épines irritatives.

→ Point clé : le traitement des troubles urinaires dépend du mécanisme : anticholinergiques si hyperactivité, alphabloquants si dysurie, autosondages si résidu post-mictionnel.

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Sclérose en plaques — Troubles sexuels et douleurs : traitements symptomatiques

  • Troubles sexuels :

    → Notamment les troubles de l'érection.

    → Prise en charge médicamenteuse possible.

    → Association possible à un suivi sexologique ou psychothérapique.

  • Douleurs :

    → Traitement par antalgiques classiques.

    → Ou antidépresseurs tricycliques.

    → Ou certains antiépileptiques.

→ Point clé : les troubles sexuels peuvent bénéficier d'un traitement médicamenteux et d'un accompagnement spécialisé ; les douleurs peuvent nécessiter des tricycliques ou certains antiépileptiques.

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Sclérose en plaques — Fatigue : prise en charge

  • Caractéristique :

    → La fatigue est un symptôme difficile à combattre.

  • Traitements médicamenteux :

    → Médicaments antiasthéniques peu efficaces :

        - Amantadine.

        - Modafinil.

  • Mesure recommandée :

    → Activité physique adaptée.

    → Notamment reconditionnement physique à l'effort.

→ Point clé : les médicaments antiasthéniques sont peu efficaces contre la fatigue de la SEP ; l'activité physique adaptée est recommandée.

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Sclérose en plaques — Syndrome dépressif : prise en charge

  • Manifestation associée :

    → Un syndrome dépressif est souvent associé à la SEP.

  • Prise en charge :

    → Suivi psychothérapique si nécessaire.

    → Possibilité de proposer des antidépresseurs en cas de besoin.

→ Point clé : rechercher un syndrome dépressif associé et proposer une prise en charge psychothérapique, éventuellement complétée par des antidépresseurs.

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Sclérose en plaques — Synthèse de la stratégie thérapeutique

  • Traitement des poussées :

    → Méthylprednisolone 1 g/j pendant 3 jours, IV ou orale, si les symptômes sont gênants.

    → Accélère la récupération, sans prévenir les poussées ultérieures.

  • Traitement de fond :

    → Immunomodulation ou immunosuppression.

    → Débuter précocement.

    → Réduire les poussées et ralentir la progression du handicap.

    → Adapter selon l'activité clinique et IRM.

  • Traitements symptomatiques :

    → Prendre en charge la spasticité, les troubles urinaires, les troubles sexuels, les douleurs, la fatigue et le syndrome dépressif.

  • Prise en charge globale :

    → Association de traitements complémentaires.

    → Approche multidisciplinaire et coordonnée.

→ Point clé : la prise en charge de la SEP associe traitement des poussées + traitement de fond + traitements symptomatiques, dans une approche multidisciplinaire.