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Épidémiologie et étiologies des hémorragies du 1er trimestre (rang A)
Fréquence → 20–25 % des grossesses au 1er trimestre.
Étiologies :
Grossesse intra-utérine évolutive ± hématome décidual → 10–12 %.
Grossesse intra-utérine non évolutive → 10–12 %.
Grossesse extra-utérine (GEU) → 1 %.
Grossesse môlaire → 0,1 %.
Facteur associé → fréquence des métrorragies augmentant avec l'âge maternel.
→ Point clé : devant des métrorragies du 1er trimestre, toujours éliminer une GEU.
Orientation diagnostique devant des métrorragies du 1er trimestre (rang A)
- 3 éléments indispensables :
Examen clinique → interrogatoire + examen physique général et gynécologique.
Dosage plasmatique quantitatif des β-hCG.
Échographie pelvienne systématique.
→ Point clé : diagnostic = clinique + β-hCG quantitatives + échographie pelvienne.
Terminologie des pertes de grossesse (rang A)
- Grossesse de localisation indéterminée :
β-hCG positives + aucune grossesse visible à l'échographie.
- Grossesse intra-utérine (GIU) d'évolution incertaine :
Sac gestationnel < 25 mm sans embryon.
OU embryon avec LCC < 7 mm sans activité cardiaque.
- GIU évolutive certaine :
Embryon intra-utérin avec activité cardiaque.
- Grossesse arrêtée précoce :
Arrêt du développement < 14 SA :
Stagnation du sac gestationnel et/ou de la LCC.
Disparition de l'activité cardiaque.
- Perte de grossesse précoce (PGP) :
Expulsion spontanée d'une GIU < 14 SA.
- PGP complète :
Vacuité utérine échographique.
Absence de saignements et de douleurs.
- PGP incomplète :
Persistance de matériel intra-utérin à l'échographie.
→ Point clé : GIU d'évolution incertaine ≠ grossesse arrêtée confirmée.
Interrogatoire devant des métrorragies du 1er trimestre (rang A)
- Antécédents :
Gestité, parité.
Tabagisme.
Groupe sanguin et Rhésus.
- Grossesse actuelle :
Date des dernières règles (DDR).
β-hCG et échographie de datation antérieures.
Localisation déjà connue ou non.
- Métrorragies :
Date de début.
Abondance.
Couleur.
- Douleurs pelviennes :
Centrales ou latéralisées.
Intensité (EVA).
Constantes ou fluctuantes.
→ Point clé : préciser le terme, les saignements, les douleurs et le Rhésus.
Examen clinique devant des métrorragies du 1er trimestre (rang A)
- Examen général :
État général et conscience.
Constantes :
TA, pouls.
Fréquence respiratoire.
Température.
Recherche de choc hémorragique.
- Palpation abdomino-pelvienne :
Sensibilité latéralisée.
Défense.
Contracture.
- Examen au spéculum :
Confirmer l'origine endo-utérine du saignement.
Éliminer une cause cervico-vaginale.
Rechercher un œuf en cours d'expulsion dans le col.
- Toucher vaginal :
Douleur à la mobilisation utérine.
Douleur ou masse latéro-utérine → GEU ?
Douleur du Douglas → hémopéritoine ?
→ Point clé : instabilité hémodynamique + défense/contracture → suspicion de complication hémorragique grave.
Dosage des β-hCG devant des métrorragies du 1er trimestre (rang A)
- β-hCG plasmatiques quantitatives :
Dosage en urgence dans tous les cas.
Interprétation selon :
Terme en SA.
Clinique.
Échographie.
- Cinétique à 48 h en cas de doute diagnostique sans urgence :
Évolution des β-hCG | Orientation |
|---|---|
Doublement en 48 h | GIU évolutive |
Stagnation / faible augmentation | GEU possible |
Diminution significative | Grossesse arrêtée |
- Surveillance particulièrement importante si échographie non contributive.
→ Point clé : cinétique des β-hCG à 48 h indispensable devant une grossesse de localisation indéterminée.
Bilan biologique complémentaire des métrorragies du 1er trimestre (rang A)
- Signes de choc :
HémoCue® → évaluation de l'hémoglobine.
- Prise en charge chirurgicale envisagée :
NFS.
TP, TCA.
Groupe sanguin, Rhésus.
RAI.
- Méthotrexate envisagé :
NFS.
TP, TCA.
Créatininémie.
Transaminases.
- Rhésus négatif :
Recherche systématique d'agglutinines irrégulières (RAI) selon le collège.
→ Point clé : adapter le bilan à la gravité et au traitement envisagé.
Échographie pelvienne devant des métrorragies du 1er trimestre (rang A)
- Échographie endovaginale systématique.
- Éléments recherchés :
Localisation de la grossesse :
Intra-utérine.
Cornuale.
Tubaire.
Nombre et taille des embryons.
Vésicule vitelline.
Activité cardiaque.
Épanchement péritonéal → cul-de-sac de Douglas.
Douleur au passage de la sonde.
- GIU normale :
Sac gestationnel anéchogène.
Vésicule vitelline.
Couronne trophoblastique hyperéchogène.
Différenciation avec un pseudo-sac.
- Repères échographiques du collège :
Sac gestationnel visible vers 5 SA.
Possible dès β-hCG = 2 000 UI/L.
Visualisation considérée certaine par le collège si β-hCG >escape>> 3 500 UI/L.
Embryon avec activité cardiaque → environ 1 semaine plus tard.
→ Point clé : l'échographie localise la grossesse, évalue son évolutivité et recherche un épanchement péritonéal.
Arbre diagnostique des métrorragies du 1er trimestre (rang A)
- Échographie pelvienne → recherche d'un sac gestationnel intra-utérin.
- Sac intra-utérin + embryon :
Activité cardiaque présente → GIU évolutive.
Absence d'activité cardiaque :
LCC > 7 mm → GIU arrêtée.
LCC < 7 mm → GIU d'évolutivité incertaine.
- Sac intra-utérin sans embryon :
Sac > 25 mm → GIU arrêtée.
Sac < 25 mm → GIU d'évolutivité incertaine.
- Absence de sac intra-utérin :
Grossesse de localisation indéterminée.
Ou grossesse ectopique.
→ Point clé : les seuils de 7 mm (LCC) et 25 mm (sac) orientent le diagnostic de grossesse arrêtée.
Prise en charge d'une grossesse intra-utérine évolutive (rang A)
Réassurance et attitude empathique.
Si progestérone basse :
Discuter progestérone vaginale 200 mg matin et soir, pendant 1 mois (selon collège).
Retour à domicile :
Consignes de reconsultation si saignements abondants ou douleurs.
Pas de suivi particulier.
→ Point clé : GIU évolutive → réassurance + retour à domicile.
Prise en charge d'une grossesse arrêtée ou d'évolutivité incertaine (rang A)
- GIU arrêtée :
Information claire et empathique.
Explication des causes → anomalies chromosomiques +++.
Discussion des modalités de prise en charge.
- GIU d'évolutivité incertaine :
Expliquer les évolutions possibles :
Grossesse évolutive normale.
Perte de grossesse.
Échographie de contrôle à 1 semaine.
Retour à domicile avec consignes d'urgence.
→ Point clé : grossesse d'évolutivité incertaine → contrôle échographique à 1 semaine.
Prise en charge d'une grossesse de localisation indéterminée (rang A)
Information et réassurance.
Réévaluation à 48 h :
Examen clinique.
Cinétique des β-hCG.
Échographie pelvienne à 1 semaine.
- Évolution à 48 h :
- GIU évolutive :
Métrorragies faibles, non douloureuses.
Doublement des β-hCG.
Apparition d'un sac intra-utérin.
- GIU non évolutive :
Saignements abondants, caillots, débris.
Douleurs médianes.
Diminution des β-hCG.
Hématométrie échographique.
- GEU :
Douleurs latéralisées.
β-hCG stagnantes ou faiblement croissantes.
Vacuité utérine ± masse annexielle ou épanchement.
- Localisation toujours indéterminée → nouvelle réévaluation à 48 h.
→ Point clé : grossesse de localisation indéterminée → surveillance rapprochée jusqu'à identification de la localisation ou résolution.
Grossesse môlaire et grossesse hétérotopique (rang A)
- Grossesse môlaire :
Signes sympathiques de grossesse intenses.
β-hCG élevées pour le terme.
Échographie → masse hétérogène en flocons de neige, sans embryon.
Aspiration chirurgicale rapide sous échographie.
Analyse anatomopathologique.
Surveillance des β-hCG jusqu'à négativation.
Risques :
Récidive.
Môle invasive.
Choriocarcinome.
- Grossesse hétérotopique :
Association GIU + GEU simultanées.
Fréquence :
< 1/10 000 en population générale.
< 1 % en AMP.
→ Point clé : une grossesse intra-utérine visible n'exclut pas une grossesse hétérotopique.
Prévention de l'allo-immunisation Rhésus (rang A)
Patiente Rhésus négatif avec métrorragies du 1er trimestre.
Selon le collège :
Immunoglobulines anti-D (Rhophylac®).
1 injection IV.
Dans les 72 h suivant le premier épisode.
Quel que soit le terme.
→ Point clé : le collège préconise une prévention de l'allo-immunisation RhD chez les patientes Rh négatif.
Étiologies des pertes de grossesse précoces (rang A)
70–80 % → anomalies chromosomiques, surtout aneuploïdies de novo.
Risque augmentant avec l'âge ovocytaire :
Environ 50 % après 42 ans.
- Si pertes répétées (2–3 épisodes), rechercher :
Anomalies chromosomiques parentales :
Translocation équilibrée.
Discussion DPI / DPN.
Troubles de l'hémostase surtout après 10 SA :
Syndrome des antiphospholipides.
Lupus avec anticoagulant circulant.
Causes métaboliques / auto-immunes :
Diabète déséquilibré.
Thyroïdite, TSH élevée, Ac anti-TPO positifs.
Anomalies utérines :
Hypoplasie.
Cloison.
Polypes.
Fibromes sous-muqueux types I–II.
- Bilan étiologique souvent négatif ou peu contributif.
→ Point clé : aneuploïdies de novo = principale cause des pertes de grossesse précoces.
Principes de prise en charge d'une perte de grossesse précoce (rang A)
- Information et soutien psychologique :
Attitude empathique.
Explication des causes et de l'évolution probable.
Décision partagée avec la patiente.
- 3 possibilités thérapeutiques :
Expectative.
Traitement médical.
Traitement chirurgical.
- Facteurs de choix :
État clinique.
Abondance des saignements.
Stade de l'expulsion.
Risque hémorragique.
Préférences de la patiente.
→ Point clé : prise en charge individualisée avec information + décision partagée.
Expectative devant une perte de grossesse précoce (rang A)
Expectative → abstention thérapeutique.
Indication :
Perte de grossesse complète ou complétée lors de la consultation.
Absence d'hémorragie.
Traitement symptomatique :
Antalgie palier 1 OMS :
Paracétamol.
Phloroglucinol.
Surveillance :
Consultation spécialisée de suivi.
→ Point clé : PGP complète et non hémorragique → expectative possible.
Traitement médical d'une perte de grossesse précoce (rang A)
- Indications :
Grossesse arrêtée précoce.
PGP incomplète.
Absence d'indication chirurgicale immédiate.
- Traitement selon le collège :
Misoprostol (analogue PGE1) :
Voie sublinguale.
Renouvelable toutes les 3 h si absence d'expulsion.
Maximum 3 prises/24 h.
- Traitements associés :
Paracétamol → 1 g × 3/j.
± Kétoprofène → 50 mg × 3/j.
± Antalgique palier 2 OMS.
Métoclopramide → antiémétique.
→ Point clé : traitement médical = misoprostol + antalgiques ± antiémétique.
Hospitalisation et surveillance du traitement médical d'une PGP (rang A)
- Hospitalisation préférentielle si :
LCC > 20 mm.
Patiente mineure.
Patiente isolée.
Domicile à plus de 30 min d'une urgence gynécologique.
Préférence de la patiente.
- Sinon → prise en charge possible à domicile.
- Échographie de contrôle à 48 h :
Expulsion complète → consultation spécialisée à 6 semaines.
Expulsion incomplète → expectative + échographie à 15 jours.
Échec → discuter :
Traitement chirurgical.
Nouvelle prise de prostaglandines.
→ Point clé : après traitement médical, contrôle échographique à 48 h.
Traitement chirurgical d'une perte de grossesse précoce (rang A)
- Technique :
Aspiration-curetage doux.
Sous anesthésie générale ou locorégionale.
- Bilan préopératoire :
NFS.
Groupe sanguin, Rhésus.
RAI.
Voie veineuse périphérique.
- Indications chirurgicales d'emblée :
Perte de grossesse hémorragique.
Hyperalgie → EVA > 6.
Grossesse multiple.
Grossesse môlaire.
Troubles de l'hémostase.
Contre-indication au misoprostol :
Allergie.
Asthme sévère corticodépendant mal équilibré.
- Autre indication → échec du traitement médical.
→ Point clé : hémorragie, EVA > 6 ou contre-indication médicale → traitement chirurgical.
Définition, localisation et épidémiologie de la GEU (rangs A et B)
- GEU → nidation de l'œuf en dehors de la cavité utérine.
- Localisations :
Tubaire > 95 % :
Principalement ampullaire.
Plus rarement :
Cervicale.
Cornuale.
Abdominale.
- Épidémiologie :
1 à 2 % des grossesses.
2 % de la mortalité maternelle selon le collège.
→ Point clé : GEU = grossesse ectopique, tubaire dans plus de 95 % des cas.
Évolution naturelle et gravité de la GEU (rang B)
- Évolution naturelle :
Développement de la grossesse dans la trompe.
Distension tubaire.
Rupture tubaire.
Hémopéritoine.
Choc hémorragique.
- Risque majeur :
Hémorragie intra-abdominale.
Engagement du pronostic vital.
- Conséquence :
Rupture tubaire → urgence chirurgicale.
→ Point clé : GEU rompue → hémopéritoine + choc hémorragique.
Facteurs de risque de grossesse extra-utérine (rang B)
- Altération de la motilité tubaire :
Antécédent d'infection génitale haute.
Salpingite à Chlamydia trachomatis.
Antécédent de chirurgie pelvienne.
Endométriose.
Malformation tubaire.
Adhérences pelviennes.
- Facteurs toxiques :
Tabagisme actif.
Consommation élevée d'alcool.
- Autres facteurs :
Transfert d'embryon → 2 à 5 % des grossesses.
Âge maternel élevé.
Grossesse sous :
Contraception microprogestative.
DIU.
Grossesse après stérilisation tubaire :
Ligature de trompe.
Anneau de Yoon.
ESSURE.
→ Point clé : principal mécanisme = altération du transport tubaire, notamment après une salpingite à Chlamydia.
Principes généraux de prise en charge d'une GEU (rang A)
GEU = urgence potentiellement vitale.
Toujours l'évoquer devant :
Métrorragies du 1er trimestre.
Douleurs pelviennes aiguës.
Collapsus chez une femme en âge de procréer.
- Prise en charge systématique :
Information et soutien à la patiente et à son/sa partenaire.
Discussion sur la contraception.
Sevrage tabagique.
Prélèvement vaginal → recherche d'IST bactérienne.
Traitement d'une éventuelle anémie.
Surveillance des β-hCG jusqu'à négativation selon le collège.
→ Point clé : GEU → évaluer la gravité + traiter + organiser le suivi.
Indications du traitement chirurgical d'une GEU (rang A)
- Chirurgie en urgence si :
Instabilité hémodynamique / choc.
Défense ou contracture abdominale.
Hémopéritoine significatif à l'échographie.
- Autres indications :
Douleurs importantes.
β-hCG > 10 000 UI/L selon LiSA.
Hématosalpinx > 4 cm.
Insuffisance hépatique ou rénale.
Impossibilité d'un suivi ambulatoire.
Contre-indication ou refus du méthotrexate.
→ Point clé : un seul signe de gravité (choc, défense, hémopéritoine) → urgence chirurgicale.
Traitement chirurgical d'une GEU : modalités (rang B)
- Voie d'abord :
Cœlioscopie sous anesthésie générale → référence.
Laparotomie d'emblée si instabilité hémodynamique selon LiSA.
- Préparation préopératoire :
Voies veineuses périphériques.
Remplissage si nécessaire.
Antalgiques.
± Transfusion.
Bilan biologique :
NFS, plaquettes.
TP, TCA, fibrinogène.
Groupe ABO-Rhésus, RAI.
- Objectifs opératoires :
Confirmer la GEU et sa localisation.
Rechercher des adhérences et séquelles d'IGH.
Examiner la trompe controlatérale.
Réaliser le traitement chirurgical.
→ Point clé : cœlioscopie diagnostique et thérapeutique, sauf instabilité justifiant une laparotomie.
Salpingotomie et salpingectomie (rang B)
- Salpingotomie = traitement conservateur :
Incision de la trompe.
Extraction du sac gestationnel.
Conservation de la trompe.
Surveillance des β-hCG jusqu'à négativation.
- Salpingectomie = traitement radical :
Ablation de la trompe.
Indiquée notamment si :
Trompe trop altérée.
Hémorragie importante.
Selon LiSA → pas de surveillance systématique de la décroissance des β-hCG après salpingectomie complète.
- Dans les deux cas :
Hémostase.
Retrait du matériel gestationnel.
Examen anatomopathologique systématique.
→ Point clé : salpingotomie = conservation ; salpingectomie = ablation.
Informations préopératoires et risques du traitement chirurgical (rang A)
- Informer sur :
Déroulement de la chirurgie.
Possibilité de salpingectomie.
Risque d'échec de la salpingotomie → réintervention.
Risque de conversion en laparotomie.
Risque de transfusion.
Risques opératoires :
Lésion d'organe.
Lésion vasculaire.
- Fertilité ultérieure :
Trompe controlatérale normale → fertilité probablement identique après salpingectomie.
Ablation de l'unique trompe → recours éventuel à la FIV.
- Choix thérapeutique :
État des trompes.
Projet de grossesse et éventuelle AMP.
Préférences de la patiente.
→ Point clé : informer sur les risques chirurgicaux et les conséquences potentielles pour la fertilité.
Traitement médical d'une GEU par méthotrexate (rang A)
- Indication :
GEU asymptomatique ou peu symptomatique.
Absence d'indication chirurgicale formelle.
Patiente pouvant assurer un suivi régulier.
- Méthotrexate (MTX) :
Antifolinique.
Injection intramusculaire.
Posologie du collège → 1 mg/kg.
Réalisation possible en ambulatoire.
- Avant traitement :
Information et accord de la patiente.
Bilan préthérapeutique :
NFS, plaquettes.
TP, TCA.
Transaminases.
Fonction rénale.
- Efficacité selon le collège → 80–90 %.
- Risques :
Effets indésirables, notamment digestifs.
Échec → 2e injection ou chirurgie.
Rupture tubaire possible malgré le traitement.
→ Point clé : MTX = traitement médical sous surveillance obligatoire, jusqu'à négativation des β-hCG.
Contre-indications du méthotrexate dans la GEU (rang A)
- Liées à la patiente :
Allaitement.
Refus du traitement.
Mauvaise compréhension ou suivi impossible.
Antécédent de GEU homolatérale traitée (risque d'échec).
- Liées à la GEU :
Masse > 4 cm.
Rupture tubaire.
Hémopéritoine important.
- Biologiques :
β-hCG > 10 000 UI/L.
Plaquettes < 50 000/mm³.
Leucocytes < 2 000/mm³.
Hb < 9 g/dL.
Clairance rénale < 30 mL/min.
Insuffisance hépatique.
Troubles de la coagulation ou anticoagulants (contre-indication à l'injection IM).
→ Point clé : MTX contre-indiqué si GEU compliquée, anomalie biologique sévère ou suivi impossible.
Surveillance après méthotrexate (rang A)
- Surveillance clinique :
Douleurs pelviennes.
Malaise.
Effets indésirables du MTX :
Digestifs.
Hépatiques.
Rénaux.
Cutanés.
Respiratoires.
Douleur nouvelle ou malaise → consultation en urgence.
Possible sensibilité à J3.
- Surveillance biologique selon LiSA :
Dosage des β-hCG à J7 :
J7 < J0.
OU J7 < 85 % de J4 si dosage disponible.
Puis surveillance jusqu'à négativation.
- Échec :
Nouvelle injection de MTX.
Ou traitement chirurgical.
→ Point clé : surveillance des β-hCG jusqu'à négativation, avec risque de rupture tubaire pendant le suivi.
Mesures associées et prévention des récidives de GEU (rang A)
- Mesures associées :
Prévention de l'allo-immunisation anti-D si Rhésus négatif, selon LiSA.
Supplémentation martiale ou transfusion si anémie.
Soutien psychologique.
- Prévention secondaire :
Arrêt du tabac.
Dépistage et traitement des IST chez la patiente et son partenaire si séquelles d'infection génitale haute.
Risque de récidive ≈ 20 %, quel que soit le traitement.
- Grossesse ultérieure :
Échographie précoce de localisation.
→ Point clé : après une GEU → risque de récidive de 20 %, justifiant une échographie précoce lors de la prochaine grossesse.