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Coma — Définition et urgence
Définition :
→ Suppression de la vigilance, ou éveil, qui constitue une composante de la conscience.
→ État d’insensibilité dans lequel le patient est allongé, les yeux fermés.
→ Le patient ne peut pas être éveillé pour répondre de manière appropriée aux stimuli, même avec une stimulation vigoureuse.
Gravité :
→ Urgence diagnostique et thérapeutique.
→ Point clé : le coma associe une suppression de la vigilance et une absence de réponse appropriée aux stimulations.
Coma — Installation et réactivité aux stimulations
Installation :
→ Peut apparaître d’emblée.
→ Ou faire suite à une « obnubilation » ou à une « stupeur ».
Réactivité décrite dans le collège :
→ Seule une réaction aux stimulations nociceptives peut être obtenue.
→ Cette réaction est absente en cas d’état de mort encéphalique.
Différence de formulation avec LiSA :
→ LiSA décrit une absence de réponse malgré des stimulations verbales, tactiles ou douloureuses d’intensité croissante.
→ Retenir l’absence de réponse appropriée pour la définition ; les éventuelles réponses motrices à la douleur sont analysées lors de l’examen et de l’évaluation du coma.
→ Point clé : distinguer l’absence de réponse appropriée des éventuelles réactions motrices à la douleur.
Obnubilation — Description clinique historique
Réaction aux ordres complexes conservée :
→ Réponse à un ordre oral ou écrit.
→ Exécution des ordres.
Orientation :
→ Orientation temporospatiale normale.
Réactivité :
→ Moins rapide.
→ Moins précise.
→ Point clé : l’obnubilation correspond à une réactivité ralentie et moins précise, avec une orientation et une réponse aux ordres conservées.
Stupeur — Description clinique historique
Réactivité persistante aux stimuli extéroceptifs simples :
→ Appel du nom.
→ Stimulation auditive.
→ Stimulation nociceptive.
Réponse obtenue :
→ Un geste.
→ Ou une parole.
→ Point clé : dans l’état stuporeux, une réaction à des stimulations simples persiste, sous forme d’un geste ou d’une parole.
Troubles de la vigilance — Limites des termes descriptifs et place du Glasgow
Termes concernés :
→ Obnubilation.
→ Stupeur.
→ Léthargie.
Limites :
→ Signification imprécise et variable.
→ Termes qui ne sont actuellement plus classiquement utilisés, selon le collège.
Conséquence :
→ Élaboration de l’échelle de Glasgow.
→ Permet le suivi du trouble de la conscience.
→ Point clé : privilégier une évaluation par le score de Glasgow plutôt que des termes descriptifs imprécis.
Physiopathologie du coma — Formation réticulée activatrice ascendante
Mécanisme :
→ Le coma traduit une défaillance de la formation réticulée activatrice ascendante — FRAA.
Rôle :
→ Constitue le support neurophysiologique de la vigilance.
Localisation décrite dans le collège :
→ Partie postérieure du pont.
→ Partie postérieure du mésencéphale.
→ Partie postéro-antérieure du diencéphale.
→ Point clé : la FRAA constitue une structure essentielle au maintien de la vigilance.
Réseau de la vigilance — Relais hypothalamique et thalamique
Hypothalamus :
→ Premier relais du réseau de la vigilance centré sur la FRAA.
→ Intervient dans la régulation métabolique, hormonale et thermique.
Thalamus :
→ Second relais entre la FRAA et le cortex cérébral.
Conséquence diagnostique :
→ Une lésion thalamique bilatérale peut être recherchée devant un trouble de la vigilance.
→ Exemples de causes : vasculaire ou post-anoxique.
→ Point clé : une atteinte thalamique bilatérale peut être responsable d’un trouble de la vigilance.
Physiopathologie du coma — Cortex et mécanismes lésionnels
Rôle du cortex cérébral :
→ Implique les fonctions supérieures dans le maintien de la vigilance.
→ Particulièrement les fonctions attentionnelles.
Le coma peut résulter d’une souffrance cérébrale diffuse :
→ Toxique.
→ Métabolique.
→ Traumatique.
→ Infectieuse.
→ Épileptique.
Ou d’une lésion cérébrale focale :
→ Sous-tentorielle, avec lésion directe de la FRAA.
→ Ou sus-tentorielle.
→ Point clé : distinguer les souffrances cérébrales diffuses des lésions focales sous- ou sus-tentorielles.
Coma — Évaluation initiale des fonctions vitales
Examen initial rapide indispensable :
→ Vérifier l’intégrité des fonctions vitales.
→ Identifier les anomalies justifiant des gestes d’urgence.
Paramètres à évaluer :
→ Ventilation.
→ Pression artérielle.
→ Rythme cardiaque.
→ Température.
→ Glycémie capillaire.
→ Point clé : l’évaluation initiale recherche immédiatement une défaillance vitale et une hypoglycémie.
Coma non traumatique — Alerte et premiers gestes
Alerte :
→ Appeler le 15.
→ Pour une hospitalisation rapide aux urgences.
Évaluation immédiate :
→ S’assurer de la liberté des voies aériennes.
→ Évaluer la ventilation.
→ Rechercher la présence d’un pouls.
Si nécessaire :
→ Réaliser les mesures de réanimation : massage cardiaque et ventilation.
En l’absence d’arrêt cardiorespiratoire :
→ Mise en position latérale de sécurité — PLS.
→ Pour éviter le risque d’inhalation.
→ Point clé : alerter, vérifier les voies aériennes, la ventilation et la circulation, puis réaliser les gestes adaptés.
Coma — Examen général et recherche d’indices étiologiques à l’admission
Examen général :
→ Auscultation cardiaque et pulmonaire.
→ Palpation abdominale.
→ Mesure de la température.
→ Mesure de la pression artérielle.
Déshabiller le patient et rechercher :
→ Un traumatisme, même sans contexte évocateur.
→ Un purpura.
→ Des traces de piqûres.
→ Toute autre indication externe d’une étiologie évidente.
Recherche neurologique initiale :
→ Raideur de nuque.
→ Hémiplégie.
→ Troubles oculomoteurs évidents.
Mesure systématique :
→ Glycémie capillaire, pour éliminer une hypoglycémie.
→ Point clé : associer l’examen général, la recherche d’indices externes, les premiers signes neurologiques et la glycémie capillaire systématique.
Coma — Renseignements à recueillir auprès de l’entourage
Sources d’information :
→ Famille.
→ Médecin.
→ Pompiers.
→ Voisins.
→ Toute personne susceptible de fournir des renseignements.
Informations à rechercher :
→ Antécédents.
→ Circonstances entourant le coma.
→ Prise de toxique.
→ Installation progressive ou brutale.
→ Signes d’accompagnement.
→ Crises convulsives.
→ Traumatisme.
→ Point clé : l’interrogatoire de l’entourage précise la chronologie, le contexte et les causes possibles du coma.
Coma — Maintien de la ventilation
Moyens thérapeutiques :
→ Sonde à oxygène.
→ Intubation.
→ Ventilation assistée.
Indications adaptées à :
→ L’encombrement des voies aériennes.
→ La fréquence respiratoire.
→ La saturation en oxygène.
→ Aux gaz du sang.
→ Point clé : adapter l’assistance respiratoire à l’état des voies aériennes et à l’évaluation de la ventilation et de l’oxygénation.
Coma — Maintien de la circulation
Moyens cités dans le collège :
→ Voie veineuse centrale.
→ Apport hydroélectrolytique.
→ Utilisation de vasopresseurs.
Surveillance :
→ Scope ECG.
→ Monitorage de la pression artérielle — PA.
→ Point clé : assurer le maintien circulatoire et une surveillance électrocardiographique et tensionnelle.
Coma — Sondages urinaire et nasogastrique
Sondage urinaire :
→ Permet la surveillance de la diurèse.
Sondage nasogastrique :
→ Cité dans le collège pour éviter le risque d’inhalation.
→ Point clé : le collège associe le sondage urinaire à la surveillance de la diurèse et le sondage nasogastrique à la prévention de l’inhalation.
Coma — Administration de glucose et discordance avec LiSA
Formulation du collège :
→ Administration de glucose systématique devant tout coma inexpliqué.
Conduite précisée par LiSA, à privilégier :
→ Glycémie capillaire immédiate, vérifiée par une glycémie sanguine.
→ Hypoglycémie définie dans la fiche par une glycémie < 3 mmol/L.
→ En cas d’hypoglycémie avec troubles de la conscience : resucrage urgent par sérum glucosé IV.
→ Schéma indiqué dans LiSA : G30 %, 1 ampoule en IV direct.
→ Réévaluation après correction.
Discordance à retenir :
→ LiSA conditionne l’administration de glucose à l’hypoglycémie, plutôt qu’au seul caractère inexpliqué du coma.
→ Point clé : contrôler immédiatement la glycémie et corriger sans délai une hypoglycémie.
Administration de glucose — Association à la vitamine B1
Patients concernés :
→ Patient éthylique.
→ Ou dénutri.
Mesure associée décrite dans le collège :
→ Associer la vitamine B1 à l’administration de glucose.
Risque décrit en l’absence de vitamine B1 chez ces patients :
→ Nécrose des corps mamillaires.
→ Pouvant entraîner un syndrome de Korsakoff.
→ Avec des troubles cognitifs sévères et définitifs.
→ Point clé : chez un patient éthylique ou dénutri, associer la vitamine B1 à l’administration de glucose.
Coma — Traitement étiologique urgent
Délai du traitement :
→ Traiter la cause dès qu’elle est définie.
→ Voire dès qu’elle est suspectée, sans attendre les résultats de certains examens.
Exemples :
→ Correction des troubles hydroélectrolytiques ou métaboliques.
→ Antibiothérapie en cas de méningite, particulièrement devant un purpura fulminans.
→ Antidote en cas d’intoxication.
→ Contrôle des crises épileptiques répétées par diazépam ou clonazépam.
→ Point clé : certaines causes imposent un traitement dès la suspicion, sans attendre la confirmation par les examens.
Coma — Œdème cérébral et traitements neurochirurgicaux
En cas d’œdème cérébral, traitements cités dans le collège :
→ Corticoïdes.
→ Ou mannitol par voie veineuse.
Traitements chirurgicaux cités :
→ Traitement d’un hématome.
→ Traitement d’une tumeur.
En cas d’hydrocéphalie :
→ Mise en place d’une dérivation ventriculaire.
→ Le plus souvent ventriculopéritonéale, selon le collège.
→ Point clé : rechercher une cause nécessitant un traitement de l’œdème ou une intervention neurochirurgicale.
Coma — Prévention des complications du décubitus
Dans un second temps :
→ Prévenir les complications du décubitus.
Complications citées :
→ Accidents thromboemboliques.
→ Escarres.
→ Point clé : après les mesures urgentes, organiser la prévention des complications thromboemboliques et cutanées.
Coma — Examens biologiques urgents
Principe :
→ Les examens complémentaires dépendent du contexte.
Principaux examens biologiques cités :
→ Glycémie.
→ Ionogramme.
→ Fonction rénale.
→ Fonction hépatique.
→ Gaz du sang.
→ Numération formule sanguine — NFS.
→ Bilan d’hémostase.
→ Alcoolémie.
→ Ammoniémie.
→ Point clé : adapter le bilan au contexte, en recherchant notamment une cause métabolique ou toxique.
Coma — Recherches toxicologiques, infectieuses et examens cardiothoraciques
Recherches toxicologiques citées :
→ Recherche de toxiques dans le sang et les urines.
→ Dosage du monoxyde de carbone.
En cas d’hyperthermie :
→ Hémocultures.
Autres examens cités :
→ ECG.
→ Radiographie du thorax.
→ Point clé : compléter le bilan selon le contexte toxique, infectieux et cardiopulmonaire.
Coma — Scanner cérébral en urgence
Examen :
→ Scanner cérébral sans injection en urgence.
Apports :
→ Peut préciser d’emblée la nature lésionnelle du coma.
→ Exemple : hématome cérébral.
→ Évalue l’importance de l’œdème cérébral.
Indication décrite dans le collège :
→ En l’absence de cause évidente.
→ Même en l’absence de signes de focalisation.
→ Particulièrement en cas de traumatisme crânien.
→ Point clé : l’absence de signe de focalisation ne dispense pas d’une imagerie cérébrale devant un coma sans cause évidente.
Coma — IRM encéphalique en urgence
Performance :
→ Plus sensible que le scanner cérébral.
Place :
→ Parfois réalisée en première intention chez un patient stabilisé.
Indications citées :
→ Suspicion de pathologie vasculaire cérébrale : AVC ou thrombophlébite cérébrale.
→ Suspicion de méningo-encéphalite.
→ Suspicion de tumeur cérébrale.
→ Point clé : l’IRM est particulièrement utile pour rechercher une cause vasculaire, encéphalitique ou tumorale, chez un patient stabilisé.
Coma — Ponction lombaire et EEG
Ponction lombaire :
→ Indiquée devant toute suspicion de méningite dans le bilan présenté par le collège.
EEG :
→ En cas de coma métabolique.
→ Exemple : encéphalopathie hépatique.
→ En cas de suspicion de crise convulsive.
→ Ou d’état de mal convulsivant.
→ Point clé : orienter la ponction lombaire vers une suspicion infectieuse méningée et l’EEG vers une cause métabolique ou épileptique.
ok on continue
Examen :
→ Scanner cérébral.
Lésion :
→ Volumineuse hémorragie centrohémisphérique droite.
Retentissement :
→ Déviation de la ligne médiane.
→ Traduit un effet de masse et un engagement cérébral.
Image à placer :
→ Figure 27.1, page 498 du collège — page 536 du PDF.
→ Point clé : la déviation de la ligne médiane témoigne ici du retentissement de l’hémorragie, avec effet de masse et engagement.

Examen neurologique du patient dans le coma — Moment et objectifs
Moment de réalisation :
→ Après stabilisation des fonctions vitales.
Objectifs :
→ Déterminer la profondeur du coma.
→ Rechercher sa cause.
→ Définir son pronostic.
→ Point clé : l’examen neurologique détaillé intervient après stabilisation des fonctions vitales.
Troubles de la vigilance — Plan d’examen : réactivité et motricité
Relation verbale :
→ Langage.
→ Exécution des gestes.
Réactions d’éveil :
→ Ouverture des yeux selon les stimuli.
Tonus musculaire :
→ Membres.
→ Nuque.
→ Paupières.
Réaction à la douleur :
→ Mimique ou grimace.
Réactivité motrice :
→ Caractère adapté ou non.
→ Répartition.
→ Symétrie.
Réflexes :
→ Réflexes tendineux.
→ Réflexes cutanés plantaires.
→ Point clé : analyser la réactivité, le tonus et la symétrie des réponses motrices.
Troubles de la vigilance — Plan d’examen : yeux, respiration et réflexes
Clignements :
→ Clignement à la menace.
→ Réflexes de clignement cornéen et fronto-orbiculaire.
Pupilles :
→ Diamètre pupillaire.
→ Réflexe photomoteur.
Globes oculaires :
→ Position.
→ Mouvements.
→ Réflexes oculomoteurs.
Respiration :
→ Fréquence.
→ Amplitude.
→ Rythme.
Autres réflexes mentionnés dans le plan :
→ Réflexe de toux.
→ Réflexe oculocardiaque.
→ Point clé : compléter l’examen moteur par l’étude des yeux, de la respiration et des réflexes.
Réactivité à la douleur — Stimulations et réactions d’éveil
Stimulations décrites dans le collège :
→ Pression de la jonction cartilage/manubrium du sternum.
→ Pression du lit unguéal.
→ Pression du nerf sus-orbitaire.
→ Compression du nerf facial derrière les maxillaires inférieurs.
Réactions d’éveil recherchées :
→ Ouverture des yeux.
→ Réaction d’orientation.
→ Réaction de la mimique, permettant de rechercher un déficit facial central ou une paralysie faciale.
→ Point clé : étudier les réactions oculaires, d’orientation et faciales à la stimulation douloureuse.
Réactivité à la douleur — Réponses des membres
Absence de réponse d’un côté :
→ En faveur d’une hémiplégie.
Réponse appropriée dirigée vers la stimulation :
→ Observée en cas de coma léger.
Réponse inappropriée, sans finalité :
→ Évoque une souffrance des structures hémisphériques profondes.
→ Ou de la partie haute du tronc cérébral.
→ Point clé : préciser la symétrie et le caractère approprié ou sans finalité des réponses motrices.
Réponses motrices stéréotypées — Flexion et extension
Réponse dite en « décortication » :
→ Membres supérieurs en flexion et adduction.
→ Membres inférieurs en extension.
→ Associée dans le collège à une souffrance hémisphérique étendue.
Réponse dite en « décérébration » :
→ Membres supérieurs en extension, adduction et rotation interne.
→ Membres inférieurs en extension.
→ Associée dans le collège à une souffrance de la partie haute du tronc cérébral.
Limites de ces termes :
→ Termes désuets, conservés ici pour faire référence au score de Glasgow.
→ Le rapport anatomoclinique suggéré n’est pas toujours vérifié.
→ Point clé : reconnaître la flexion stéréotypée et l’extension stéréotypée, sans leur attribuer une localisation anatomique certaine.
Examen des yeux — Poursuite visuelle et clignement à la menace
Poursuite visuelle présente :
→ Témoigne de la persistance d’une activation corticale.
Clignement à la menace présent :
→ Témoigne d’un certain degré d’activation corticale ou diencéphalique.
→ Point clé : la poursuite visuelle et le clignement à la menace renseignent sur la persistance d’une activation cérébrale.
Réflexe cornéen — Abolition unilatérale ou bilatérale
Abolition unilatérale :
→ Constitue un signe de localisation.
→ Peut traduire une atteinte de la voie afférente du V.
→ Ou de la voie efférente du VII.
Coquille du collège :
→ Le texte mentionne « VI » pour la voie efférente.
→ Retenir VII : LiSA confirme que l’abolition du réflexe peut résulter de l’atteinte du muscle orbiculaire innervé par le nerf facial.
Abolition bilatérale :
→ Décrite dans ce passage du collège comme une atteinte diencéphalo-mésencéphalique.
→ De nature lésionnelle, toxique ou métabolique.
→ Point clé : pour l’arc du réflexe cornéen, retenir V afférent et VII efférent, en corrigeant la coquille du texte. Fiches_LiSA_Neurologie_Completes.pdf
Pupilles — Mydriase unilatérale et myosis aréactifs
Mydriase aréactive unilatérale :
→ Évoque un engagement temporal.
→ Par atteinte du nerf oculomoteur — III.
Myosis aréactif :
→ Toujours évoquer un coma métabolique ou toxique.
→ Ou un coma de mauvais pronostic, associé à une souffrance de la partie basse du tronc cérébral.
→ Point clé : une mydriase unilatérale aréactive doit faire évoquer un engagement temporal.
Pupilles — Causes de mydriase bilatérale aréactive
Causes citées dans le collège :
→ État de mort encéphalique.
→ Encéphalopathie post-anoxique.
→ Hypothermie.
→ Souffrance mésencéphalique.
→ Certaines intoxications.
Intoxications énumérées dans ce passage :
→ Anticholinergiques.
→ Imipraminiques.
→ Organophosphorés.
→ Barbituriques.
→ Point clé : une mydriase bilatérale aréactive possède plusieurs causes ; elle ne suffit pas, isolément, à identifier une mort encéphalique.
Position des yeux — Déviation conjuguée et localisation
Le patient regarde son hémicorps sain :
→ Déviation conjuguée des yeux dans le plan horizontal ipsilatérale à la lésion.
→ Évoque une lésion hémisphérique.
Le patient regarde son hémiplégie :
→ Déviation conjuguée des yeux controlatérale à la lésion.
→ Évoque une lésion protubérantielle.
→ Point clé : lésion hémisphérique → regard vers le côté sain ; lésion protubérantielle → regard vers l’hémiplégie.
Position des yeux — Strabisme horizontal et skew deviation
Strabisme horizontal :
→ Évoque une atteinte d’un nerf oculomoteur.
→ Nerfs cités : III et VI.
Skew deviation :
→ Déviation oblique.
→ Avec un œil vers le haut et l’autre vers le bas.
→ Évoque une lésion du tronc cérébral.
→ Point clé : une skew deviation oriente vers une atteinte du tronc cérébral.
Mouvements oculaires spontanés — Errance et bobbing
Mouvements d’errance oculaire conjugués horizontaux et mouvements réflexes préservés :
→ Témoignent d’une intégrité du tronc cérébral.
→ Le collège précise qu’ils écartent une arrière-pensée de non-organicité.
Bobbing oculaire :
→ Déplacement des yeux vers le bas.
→ Suivi, après une pause, d’une réascension plus lente vers la position de départ.
→ Mouvement de « révérence ».
→ Évoque des lésions protubérantielles.
→ Point clé : le bobbing associe une descente des yeux et une remontée plus lente, orientant vers une lésion protubérantielle.
Réflexes oculocéphaliques — Recherche et contre-indication
Contre-indication majeure :
→ Toute suspicion de lésion du rachis cervical interdit leur recherche.
Manœuvres décrites :
→ Mouvements passifs de la tête en rotation.
→ En extension.
→ Et en flexion.
Réponse physiologique :
→ Phénomène des « yeux de poupée ».
→ Déviation conjuguée des globes oculaires dans le sens opposé au mouvement passif de la tête.
→ Point clé : ne rechercher les réflexes oculocéphaliques qu’en l’absence de suspicion de lésion cervicale.
Réflexes oculocéphaliques — Interprétation
Déviation conjuguée obtenue des deux côtés :
→ Témoigne de l’intégrité fonctionnelle d’une grande partie du tronc cérébral.
Absence de toute réponse :
→ Traduit une souffrance sévère du tronc cérébral.
→ Cause possible lésionnelle, métabolique ou toxique.
Ordre d’abolition :
→ Les réflexes oculocéphaliques verticaux s’abolissent avant les horizontaux.
→ Point clé : l’absence de réponse peut traduire une souffrance sévère du tronc cérébral, dont l’origine peut être structurelle ou métabolique/toxique.
Examen moteur, tonus et réflexes — Signes à rechercher
Signes méningés et tonus :
→ Rechercher des signes méningés.
→ Rechercher une hypotonie d’un hémicorps.
Déficits moteurs :
→ Hémiplégie.
→ Tétraplégie.
Réflexe cutané plantaire :
→ Rechercher un signe de Babinski.
→ Possède une valeur localisatrice lorsqu’il est unilatéral.
Réflexes du tronc cérébral :
→ Leur étude intervient notamment dans l’application de l’échelle FOUR, échelle de gravité du coma.
→ Point clé : rechercher une asymétrie du tonus ou de la motricité et un Babinski unilatéral, qui orientent la localisation.
Respiration de Cheyne-Stokes — Description et orientation
Description :
→ Respiration périodique.
→ Mouvements respiratoires d’amplitude variable.
→ Alternance régulière de périodes d’apnée et d’hyperpnée.
Orientations citées :
→ Souffrance diencéphalique.
→ Ou mésencéphalique supérieure.
→ Ou perturbations métaboliques générales.
→ Point clé : la respiration de Cheyne-Stokes associe une variation périodique de l’amplitude respiratoire et des périodes d’apnée.
Hyperventilation neurogène centrale — Orientation et diagnostic différentiel
Description :
→ Hyperpnée.
Orientation anatomique :
→ Atteinte mésodiencéphalique.
→ Ou mésencéphalique.
À distinguer d’une hyperventilation compensatrice :
→ D’une acidose métabolique.
→ Ou d’une hypoxie.
Examen permettant cette distinction :
→ Gaz du sang.
→ Point clé : devant une hyperventilation, rechercher une acidose métabolique ou une hypoxie avant de retenir une origine neurogène.
Respiration apneustique — Description et pronostic
Description donnée dans le collège :
→ Présence de pauses en inspiration ou en expiration.
Orientation anatomique :
→ Souffrance de la partie basse du pont, ou protubérance.
Pronostic :
→ Mauvais pronostic.
→ Point clé : une respiration apneustique évoque une souffrance pontique basse.
Dyspnée de Kussmaul — Description et orientations
Description donnée dans le collège :
→ Alternance inspiration → pause en inspiration → expiration → pause en expiration.
Orientations citées :
→ Souffrance de la partie basse du tronc cérébral.
→ Acidose métabolique.
Pronostic :
→ Variable selon la cause.
→ Point clé : le collège associe ce profil respiratoire à une acidose métabolique ou à une souffrance de la partie basse du tronc cérébral.
Respiration ataxique et arrêt respiratoire toxique
Respiration ataxique :
→ Irrégulière et anarchique.
→ Témoigne d’une souffrance bulbaire avant l’arrêt cardiaque.
Encéphalopathies toxiques :
→ Notamment les intoxications barbituriques.
→ Un arrêt respiratoire peut survenir rapidement.
→ Sans être précédé d’autres signes de souffrance du tronc cérébral.
→ Point clé : un arrêt respiratoire d’origine toxique peut survenir sans signes neurologiques préalables de souffrance du tronc cérébral.
Figure 27.2 — Profils respiratoires au cours des comas
Profils représentés :
→ Respiration normale.
→ Respiration de Cheyne-Stokes.
→ Hyperventilation neurogène centrale.
→ Respiration apneustique.
→ Respiration ataxique.
Éléments à comparer sur les tracés :
→ Amplitude des mouvements respiratoires.
→ Régularité du rythme.
→ Présence de pauses respiratoires.
Figure à placer avec les FC 43–47 :
→ Figure 27.2, page 501 du collège — page 539 du PDF.
→ Point clé : reconnaître les profils à partir de leur amplitude, de leur rythme et des pauses respiratoires.

Score de Glasgow — Composition et interprétation
Trois composantes :
→ E : ouverture des yeux.
→ M : réponse motrice.
→ V : réponse verbale.
Principe de cotation :
→ Retenir la meilleure réponse pour chaque composante.
Calcul :
→ Score = E + M + V.
→ Minimum : 3, correspondant à un coma profond.
→ Maximum : 15, correspondant à une conscience normale.
Rapport avec le diagnostic de coma :
→ Selon le collège, un patient dans le coma présente généralement un score ≤ 7.
→ Ce seuil ne constitue pas la définition du coma.
→ Point clé : le Glasgow évalue la gravité, avec un score de 3 à 15, mais ne remplace pas la définition clinique du coma.
Score de Glasgow — Ouverture des yeux : E
E4 :
→ Ouverture spontanée.
E3 :
→ Ouverture à la stimulation verbale.
E2 :
→ Ouverture à la stimulation douloureuse.
E1 :
→ Aucune ouverture des yeux.
→ Point clé : E = 4 spontanée → 3 voix → 2 douleur → 1 aucune.
Score de Glasgow — Réponse motrice : M
M6 :
→ Réponse sur commande.
M5 :
→ Réponse orientée à la stimulation douloureuse.
M4 :
→ Retrait, évitement à la stimulation douloureuse.
M3 :
→ Flexion anormale stéréotypée.
→ Ancien terme : « décortication ».
M2 :
→ Extension.
→ Ancien terme : « décérébration ».
M1 :
→ Aucune réponse motrice.
→ Point clé : M = 6 commande → 5 orientée → 4 retrait → 3 flexion → 2 extension → 1 aucune.
Score de Glasgow — Réponse verbale : V
V5 :
→ Réponse normale, orientée.
V4 :
→ Réponse confuse.
V3 :
→ Réponse incohérente.
V2 :
→ Réponse incompréhensible.
V1 :
→ Aucune réponse verbale.
→ Point clé : V = 5 orientée → 4 confuse → 3 incohérente → 2 incompréhensible → 1 aucune.
Tableau 27.1 — Échelle de Glasgow complète
Score total :
→ E + M + V = 3 à 15.
Emplacement du tableau original :
→ Tableau 27.1, page 502 du collège — page 540 du PDF.
→ Point clé : connaître séparément les trois composantes : E sur 4, M sur 6 et V sur 5.

Coma — Principales situations d’urgence extrême
Situations à identifier immédiatement :
→ Défaillance respiratoire ou cardiaque.
→ Hypoglycémie.
→ Méningite ou méningo-encéphalite.
→ État de mal épileptique.
→ Hypertension intracrânienne — HTIC.
→ Signes d’engagement cérébral.
→ Point clé : rechercher immédiatement une défaillance vitale, une cause rapidement réversible ou une urgence neurologique.
Hypoglycémie — Recherche systématique devant un trouble de conscience
Mesure immédiate de la glycémie :
→ Devant tout trouble de conscience.
→ Quelle que soit sa profondeur.
Avant le coma :
→ Présence possible de signes de neuroglucopénie.
→ Généralement similaires d’un épisode à l’autre chez un même patient.
Contexte à rechercher :
→ Diabète, insulinodépendant ou non.
→ Prise de traitements hypoglycémiants.
→ L’absence de diabète ou de traitement hypoglycémiant n’exclut pas l’hypoglycémie.
→ Point clé : une glycémie immédiate est systématique, même sans diabète connu.
Hypoglycémie — Manifestations de neuroglucopénie
Manifestations générales, cognitives et comportementales :
→ Faim brutale.
→ Troubles de la concentration.
→ Fatigue.
→ Troubles de l’élocution.
→ Troubles du comportement.
→ Symptômes psychiatriques francs.
→ Confusion.
Manifestations motrices :
→ Troubles moteurs.
→ Hyperactivité.
→ Troubles de la coordination des mouvements.
→ Tremblements.
→ Hémiparésie.
→ Diplopie.
→ Paralysie faciale.
Manifestations sensitives :
→ Troubles sensitifs.
→ Paresthésies d’un membre.
→ Paresthésies péribuccales.
Autres manifestations :
→ Troubles visuels.
→ Convulsions focales ou généralisées.
→ Point clé : une hypoglycémie peut provoquer des manifestations cognitives, psychiatriques, déficitaires ou convulsives.
Hypoglycémie — Réaction adrénergique
Signes neurovégétatifs souvent associés à la neuroglucopénie :
→ Anxiété.
→ Tremblements.
→ Sensation de chaleur.
→ Nausées.
→ Sueurs.
→ Pâleur.
→ Tachycardie.
→ Palpitations.
→ Point clé : les signes adrénergiques accompagnant un trouble neurologique doivent faire rechercher une hypoglycémie.
Coma hypoglycémique — Caractéristiques cliniques
Profondeur :
→ Variable, jusqu’au coma profond.
Installation :
→ Début brutal.
Présentation :
→ Souvent agité.
→ Avec sueurs profuses.
Signes associés :
→ Signes d’irritation pyramidale.
→ Hypothermie.
→ Point clé : évoquer une hypoglycémie devant un coma brutal, agité, avec sueurs, éventuellement associé à des signes pyramidaux et une hypothermie.
Hypoglycémie — Seuils et discordance avec LiSA
Seuils indiqués dans le collège :
→ Hors diabète : 0,50 g/L — 2,8 mmol/L.
→ Chez le patient diabétique : 0,60 g/L — 3,3 mmol/L.
Seuil indiqué dans LiSA pour cet item :
→ Glycémie < 3 mmol/L.
→ Hypoglycémie évoquée par la glycémie capillaire et confirmée par la glycémie sanguine.
Discordance :
→ Les seuils diffèrent entre les deux sources.
→ Pour l’item 336, privilégier le seuil de LiSA : < 3 mmol/L.
→ Point clé : retenir pour cet item le seuil LiSA < 3 mmol/L, en identifiant les valeurs différentes du collège.
Coma hypoglycémique — Correction urgente
Conduite décrite dans le collège chez le patient inconscient :
→ Glucagon : 1 mg — Glucagen Kit®.
→ Par voie intramusculaire — IM — ou sous-cutanée — SC.
→ Administration réalisable par la famille ou à l’hôpital.
→ Présentée comme plus simple chez un patient agité que l’injection IV directe de glucose.
Autre possibilité citée dans le collège :
→ Une ou deux ampoules de glucose à 30 % en IV directe.
Conduite privilégiée dans LiSA en cas de troubles de la conscience :
→ Resucrage urgent par G30 %, 1 ampoule en IV directe.
→ Puis réévaluation.
Différence entre les sources :
→ LiSA privilégie ici le glucose IV, tandis que le collège développe également l’utilisation du glucagon.
→ Point clé : pour la conduite attendue dans cet item, retenir le resucrage IV urgent selon LiSA, puis la réévaluation.
Hypoglycémie sous sulfonylurées — Particularités thérapeutiques
Traitements concernés :
→ Sulfonylurées, ou sulfamides hypoglycémiants.
Glucagon :
→ Contre-indiqué, selon le collège.
Traitement :
→ Installer une perfusion de glucose.
Durée indiquée dans le collège :
→ Durée supérieure à 2 à 3 fois la demi-vie de la sulfonylurée en cause.
→ Point clé : sous sulfamides hypoglycémiants, le collège indique pas de glucagon et une perfusion prolongée de glucose.
Hypertension intracrânienne — Mécanismes
Mécanismes possibles :
→ Croissance d’un processus expansif intracrânien.
→ Œdème périlésionnel.
→ Blocage des voies d’écoulement du LCS.
Conséquence du blocage du LCS :
→ Hydrocéphalie.
→ Point clé : l’HTIC peut résulter d’un processus expansif, de son œdème ou d’une hydrocéphalie.
Hypertension intracrânienne — Céphalées et vomissements
Céphalées :
→ Typiquement matinales.
→ Progressives.
→ Exagérées par la toux, l’effort et le décubitus.
→ Résistantes aux antalgiques.
→ Parfois brutales.
Vomissements :
→ Inconstants.
→ Typiquement sans effort et en jet.
→ Soulagent temporairement les céphalées.
→ Point clé : céphalées aggravées par la toux, l’effort et le décubitus, avec vomissements parfois en jet et temporairement soulageants.
Hypertension intracrânienne — Vigilance et signes visuels
Troubles de la vigilance :
→ Obnubilation.
→ Confusion.
→ Voire coma rapide.
Diplopie :
→ Horizontale.
→ Par atteinte uni- ou bilatérale du nerf abducens — VI.
→ Sans valeur localisatrice.
Éclipses visuelles :
→ Trouble de la vision bilatéral et transitoire.
→ Signe tardif.
→ De signification péjorative.
Fond d’œil :
→ Œdème papillaire bilatéral.
→ Point clé : rechercher les troubles de vigilance, l’atteinte du VI, les éclipses visuelles et l’œdème papillaire.
Hypertension intracrânienne — Causes et conduite urgente
Processus occupant de l’espace :
→ Tumeur intracrânienne.
→ Hématome sous-dural.
→ Abcès.
Autres causes citées :
→ Hydrocéphalie.
→ Thrombose veineuse cérébrale.
Dans tous les cas :
→ Imagerie cérébrale en urgence.
→ Discussion d’une osmothérapie.
Produits cités :
→ Sérum salé hypertonique.
→ Ou mannitol.
→ Point clé : devant une HTIC, réaliser une imagerie urgente et discuter une osmothérapie.
Engagement cérébral — Gravité et engagement temporal
Gravité :
→ Extrême, avec risque de mort imminente.
Engagement temporal :
→ Engagement temporal interne en transtentoriel.
Situation devant le faire suspecter :
→ Toute modification de la vigilance en présence d’une lésion focale sus-tentorielle.
Signes associés :
→ Mydriase unilatérale aréactive homolatérale à l’engagement.
→ Hémiparésie controlatérale.
Évolution décrite :
→ Ces signes peuvent précéder les troubles de vigilance liés à des lésions irréversibles du tronc cérébral.
→ Point clé : mydriase aréactive homolatérale + hémiparésie controlatérale font suspecter un engagement temporal, urgence vitale.
Engagement des amygdales cérébelleuses — Mécanisme et manifestations
Mécanisme :
→ Engagement des amygdales cérébelleuses dans le trou occipital.
Contexte :
→ Complication d’une lésion focale sous-tentorielle.
→ Située dans la fosse postérieure.
Manifestations :
→ Crises motrices postérieures.
→ Avec attitude en opisthotonos.
Déclenchement :
→ Spontané.
→ Ou provoqué par des stimuli nociceptifs.
→ Point clé : une lésion de la fosse postérieure peut se compliquer d’un engagement amygdalien avec crises en opisthotonos.
Pronostic du coma — Déterminant principal et états intermédiaires
Principal déterminant pronostique :
→ La cause du coma.
Retour à la conscience :
→ Peut passer par des états intermédiaires.
→ État végétatif.
→ État de conscience minimale.
→ Point clé : le pronostic dépend principalement de l’étiologie du coma.
Comas non traumatiques — Cinq cadres étiologiques
Cadres distingués dans le collège :
→ Coma toxique.
→ Coma métabolique.
→ Coma épileptique.
→ Coma avec signes méningés.
→ Coma avec signes de focalisation.
Limite du chapitre :
→ Les comas traumatiques ne sont pas développés.
→ Point clé : organiser la recherche étiologique autour de ces cinq cadres.
Coma toxique — Fréquence et recherche diagnostique
Fréquence :
→ Le plus fréquent des comas, selon le collège.
Situation devant le faire évoquer :
→ Tout coma de cause inexpliquée.
Recherche de toxiques :
→ Dans les urines.
→ Dans le sang.
→ Dosages cités : barbitémie et alcoolémie.
Deux groupes de causes :
→ Iatrogènes.
→ Exogènes.
→ Point clé : rechercher une cause toxique devant tout coma inexpliqué.
Coma toxique — Présentation pouvant simuler une mort encéphalique
Signes possibles d’atteinte du tronc cérébral :
→ Aréactivité.
→ Mydriase.
→ Hypothermie.
→ Apnée.
→ Collapsus circulatoire.
→ Voire silence électrique à l’EEG.
Conséquence diagnostique :
→ L’exclusion de toute participation toxique doit être formelle avant d’évoquer un état de mort encéphalique.
→ Point clé : même un tableau très profond avec apnée et silence électrique peut avoir une origine toxique.
Surdose d’opiacés — Signes évocateurs et antidote
Signes faisant craindre une surdose :
→ Coma.
→ Myosis serré.
→ Dépression respiratoire.
→ Traces de piqûres.
Antidote :
→ Naloxone — Narcan®.
→ Administration intraveineuse.
Intérêt indiqué dans le collège :
→ La réponse à la naloxone permet de confirmer le diagnostic.
→ Point clé : coma + myosis serré + dépression respiratoire → évoquer une intoxication aux opiacés et utiliser la naloxone.
Comas toxiques iatrogènes — Barbituriques et antidépresseurs tricycliques
Barbituriques :
→ Coma calme et profond.
→ Hypotonie.
→ Dépression respiratoire.
→ Recherche dans les urines et le sang.
Antidépresseurs tricycliques :
→ Souvent associés aux benzodiazépines dans les intoxications décrites.
→ Coma avec convulsions.
→ Mydriase.
→ Risque de troubles du rythme cardiaque.
→ Point clé : barbituriques → coma hypotonique avec dépression respiratoire ; tricycliques → convulsions, mydriase et risque rythmique.
Comas toxiques exogènes — Monoxyde de carbone et alcool
Intoxication oxycarbonée :
→ « Teinte cochenille », selon la description du collège.
→ Syndrome pyramidal.
→ Hypertonie généralisée.
→ Convulsions fréquentes.
Autre cause exogène citée :
→ Intoxication alcoolique aiguë.
→ Point clé : le monoxyde de carbone et l’alcool font partie des causes exogènes de coma.
Intoxication aux organophosphorés — Manifestations et antidote
Produits concernés :
→ Organophosphorés, notamment les insecticides.
Manifestations citées :
→ Paralysie des muscles respiratoires.
→ Fasciculations.
→ Myosis serré.
Antidote cité :
→ Atropine.
Discordance interne du collège :
→ Ce passage décrit un myosis serré, alors que la liste des causes de mydriase bilatérale citait aussi les organophosphorés.
→ Correction de la FC 36 : ne pas retenir les organophosphorés parmi les causes de mydriase ; retenir ici le myosis serré.
→ Point clé : organophosphorés → myosis serré, fasciculations et paralysie respiratoire ; antidote cité : atropine.
Coma métabolique — Contexte et association des causes
Principe :
→ Quelle que soit la cause du coma, envisager un facteur métabolique surajouté.
Présentation évocatrice :
→ Installation rapidement progressive.
→ Antécédents évocateurs.
Association possible :
→ Plusieurs causes métaboliques simultanées.
→ Notamment en cas d’atteinte multiviscérale.
→ Point clé : une cause déjà identifiée n’exclut pas un facteur métabolique associé.
Coma métabolique — Anoxie cérébrale et encéphalopathie respiratoire
Causes d’anoxie cérébrale citées :
→ Arrêt cardiaque.
→ Choc cardiogénique.
→ Choc infectieux.
→ Choc hémorragique.
Autres causes citées :
→ Asphyxie.
→ Fausse route alimentaire.
→ Embolie pulmonaire.
→ Trouble du rythme cardiaque.
Encéphalopathie respiratoire :
→ Troubles de la vigilance associés à des mouvements anormaux.
→ Astérixis, ou myoclonies négatives.
→ Point clé : rechercher une cause respiratoire ou circulatoire d’anoxie ; l’astérixis peut accompagner l’encéphalopathie respiratoire.
Coma métabolique — Présentation de l’hypoglycémie
Signes cités dans cette partie :
→ Sueurs abondantes.
→ Signe de Babinski bilatéral.
→ Hypothermie.
Manifestations possibles :
→ Crises convulsives.
→ Signes déficitaires localisés.
→ Point clé : une hypoglycémie peut produire des signes pyramidaux, des convulsions ou un déficit focal.
Coma métabolique — Encéphalopathies hypo-osmolaires et hyperosmolaires
Encéphalopathies hypo-osmolaires :
→ Les grandes hyponatrémies peuvent provoquer des troubles de la vigilance.
→ Et des crises convulsives.
Encéphalopathie hyperosmolaire :
→ Contexte cité : diabète.
→ Point clé : rechercher une anomalie de l’osmolarité, notamment une hyponatrémie importante ou une hyperosmolarité diabétique.
Encéphalopathie de Gayet-Wernicke — Carence et manifestations
Cause :
→ Carence en vitamine B1.
Manifestations citées :
→ Troubles de la vigilance.
→ Paralysie oculomotrice.
→ Troubles de l’équilibre.
→ Syndrome cérébelleux.
Facteur pouvant précipiter l’évolution vers le coma :
→ Administration de sérum glucosé sans vitamine B1 associée.
→ Point clé : associer les troubles de vigilance, oculomoteurs et de l’équilibre à une possible carence en B1.
Encéphalopathie hépatique — Présentation et gravité
Avant le coma :
→ Confusion.
→ Astérixis, ou myoclonies négatives.
→ Hypertonie oppositionnelle.
Situation particulière :
→ Une hépatite fulminante peut justifier une greffe hépatique.
→ Point clé : l’association confusion, astérixis et hypertonie oppositionnelle évoque une encéphalopathie hépatique.
Encéphalopathie de l’insuffisance rénale — Évolution et signes moteurs
Évolution :
→ Progressive vers le coma.
Manifestations motrices fréquentes :
→ Astérixis.
→ Myoclonies.
→ Crises convulsives.
→ Point clé : l’encéphalopathie de l’insuffisance rénale peut associer une dégradation progressive de la vigilance et des manifestations motrices.
Comas métaboliques — Affections endocriniennes citées
Causes citées :
→ Hypothyroïdie sévère.
→ Insuffisance surrénale aiguë.
→ Hypercalcémie.
→ Point clé : ces trois affections doivent être envisagées parmi les causes de coma métabolique.
Coma postcritique — Durée et persistance anormale
Durée indiquée dans le collège :
→ Le coma postcritique n’excède pas 20 à 30 minutes.
Au-delà, envisager une complication :
→ Traumatique.
→ Vasculaire.
→ Tumorale.
→ Infectieuse.
→ Toxique.
→ Iatrogène.
→ Métabolique.
Autre hypothèse :
→ État de mal épileptique réfractaire.
→ Point clé : ne pas attribuer automatiquement à une phase postcritique un coma persistant au-delà de 20–30 minutes.
Coma épileptique — Indices cliniques et EEG
En l’absence de notion de crise tonicoclonique, rechercher systématiquement :
→ Perte d’urine.
→ Morsure de langue.
→ Respiration stertoreuse.
En l’absence de phénomènes convulsifs :
→ Envisager un état de mal épileptique non convulsif.
→ Réaliser un EEG.
→ Rechercher une activité paroxystique infraclinique.
→ Point clé : l’absence de convulsions visibles n’exclut pas un état de mal non convulsif, à rechercher par EEG.
Coma avec signes méningés — Orientation par la température
Élément d’orientation :
→ Prise de température.
En dehors d’un contexte fébrile :
→ Évoquer une hémorragie méningée.
Scanner cérébral :
→ Présence de sang dans les espaces sous-arachnoïdiens.
Mécanismes possibles du coma dans l’hémorragie méningée :
→ Hypertension intracrânienne.
→ Vasospasme.
→ Hématome.
→ Hydrocéphalie.
→ Point clé : devant un coma avec signes méningés sans contexte fébrile, évoquer une hémorragie méningée.
Coma fébrile — Suspicion de méningo-encéphalite bactérienne
Diagnostic à évoquer en premier lieu :
→ Méningo-encéphalite bactérienne.
→ Urgence absolue.
Rechercher des indices infectieux :
→ Généraux.
→ Locaux : ORL, pulmonaires, cutanés, etc.
→ Biologiques, notamment à la NFS.
Ponction lombaire :
→ Indication majeure.
→ Recherche d’une réaction cellulaire et d’une hypoglycorachie.
En présence de signes de focalisation :
→ Scanner cérébral en urgence avant la ponction lombaire.
→ Ponction lombaire contre-indiquée en cas d’effet de masse.
→ Point clé : un coma fébrile doit faire rechercher une méningo-encéphalite bactérienne ; la focalisation impose une imagerie avant la PL.
Méningite puriforme aseptique — Foyers à rechercher
Foyer cérébral :
→ Abcès cérébral.
→ Avec de possibles signes de focalisation.
Foyer de voisinage :
→ Foyer ORL.
→ Empyème sous-dural.
→ Point clé : une méningite puriforme aseptique doit faire rechercher un foyer cérébral ou de voisinage.
Coma fébrile — Méningo-encéphalite herpétique
Présentation évocatrice :
→ Coma fébrile d’aggravation rapide.
→ Associé à des signes de souffrance temporale.
Nature de ces signes :
→ Cliniques.
→ Ou électriques.
Conséquence thérapeutique :
→ Instauration sans retard d’un traitement par aciclovir — Zovirax®.
→ Point clé : coma fébrile rapidement aggravé + souffrance temporale → suspecter une encéphalite herpétique et traiter sans retard.
Coma fébrile après séjour en zone d’endémie — Paludisme
Contexte :
→ Séjour en zone d’endémie palustre.
Diagnostic à envisager :
→ Accès pernicieux palustre.
Examen diagnostique cité :
→ Frottis sanguin.
→ Point clé : rechercher un paludisme grave devant un coma fébrile après un séjour en zone d’endémie.
Coma avec signes de focalisation — Imagerie et mode d’installation
Examen :
→ Imagerie cérébrale en urgence.
→ Contribue au diagnostic étiologique.
Début progressif :
→ Évoque un processus expansif intracrânien.
Installation brutale :
→ Fait notamment évoquer une hémorragie cérébrale.
→ Ou un accident vasculaire ischémique.
→ Point clé : associer les signes de focalisation à la chronologie d’installation, puis réaliser une imagerie urgente.
Hémorragie cérébrale — Présentation du coma et causes principales
Présentation :
→ Coma souvent d’installation brutale.
→ Avec céphalées.
→ Vomissements.
→ Signes de focalisation.
Principales causes citées :
→ Hypertension artérielle.
→ Malformation vasculaire.
→ Trouble de la coagulation.
→ Point clé : un coma brutal avec céphalées, vomissements et focalisation évoque une hémorragie cérébrale.
AVC ischémique — Chronologie et mécanismes du coma
Présentation générale :
→ Coma souvent retardé de quelques heures.
→ Conséquence de l’œdème cérébral développé autour de l’infarctus.
Infarctus du tronc cérébral :
→ Coma possible d’emblée.
→ Lorsque la lésion intéresse la formation réticulée activatrice ascendante — FRAA.
Infarctus du cervelet :
→ Troubles de conscience secondaires.
→ Par compression du tronc cérébral.
→ Avec risque d’engagement des amygdales cérébelleuses.
→ Point clé : le coma peut être immédiat par atteinte de la FRAA ou secondaire à l’œdème et aux compressions.
Coma avec focalisation — Encéphalopathie hypertensive et thrombose veineuse
Encéphalopathie hypertensive :
→ Coma associé à des convulsions.
→ Céphalées.
→ Cécité corticale.
Thrombophlébite cérébrale :
→ Localisations citées : sinus longitudinal supérieur ou veine de Galien.
→ Peut entraîner des lésions bilatérales.
→ Infarctus hémorragique et œdème.
Confirmation diagnostique :
→ IRM avec séquences veineuses.
→ Point clé : penser à une encéphalopathie hypertensive ou à une thrombose veineuse cérébrale parmi les autres causes vasculaires.
Coma avec focalisation — Embolies gazeuses et graisseuses
Embolie gazeuse :
→ Accidents de décompression en plongée.
→ Chirurgie thoracique.
Embolie graisseuse :
→ Fractures des os longs.
→ Point clé : le contexte de plongée, chirurgie thoracique ou fracture d’un os long oriente vers une cause embolique particulière.
Coma avec focalisation — Tumeurs et hématome sous-dural chronique
Tumeurs :
→ Primitives ou secondaires.
→ Sus-tentorielles ou sous-tentorielles.
→ Avec hydrocéphalie.
Hématome sous-dural chronique :
→ Le coma est le plus souvent précédé d’autres signes neurologiques.
→ Point clé : rechercher un processus tumoral ou un hématome sous-dural chronique, notamment devant des signes neurologiques précédant le coma.
Coma — Caractère systématique ou contextuel du bilan
Examens biologiques indiqués comme systématiques dans les points clés du collège :
→ Glycémie.
→ Ionogramme.
→ Fonctions rénale et hépatique.
→ Gaz du sang.
→ NFS.
→ Bilan d’hémostase.
Examens demandés selon le contexte :
→ Ammoniémie.
→ Toxiques dans le sang et les urines, au moindre doute.
→ Dosage du monoxyde de carbone.
→ Hémocultures.
→ ECG.
→ Radiographie du thorax.
→ Point clé : distinguer le socle biologique systématique des examens orientés par le contexte clinique.