Item 336 - Comas non traumatique chez l'adulte

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Coma — Définition et urgence

  • Définition :

  → Suppression de la vigilance, ou éveil, qui constitue une composante de la conscience.

  → État d’insensibilité dans lequel le patient est allongé, les yeux fermés.

  → Le patient ne peut pas être éveillé pour répondre de manière appropriée aux stimuli, même avec une stimulation vigoureuse.

  • Gravité :

  → Urgence diagnostique et thérapeutique.

→ Point clé : le coma associe une suppression de la vigilance et une absence de réponse appropriée aux stimulations.

2
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Coma — Installation et réactivité aux stimulations

  • Installation :

  → Peut apparaître d’emblée.

  → Ou faire suite à une « obnubilation » ou à une « stupeur ».

  • Réactivité décrite dans le collège :

  → Seule une réaction aux stimulations nociceptives peut être obtenue.

  → Cette réaction est absente en cas d’état de mort encéphalique.

  • Différence de formulation avec LiSA :

  → LiSA décrit une absence de réponse malgré des stimulations verbales, tactiles ou douloureuses d’intensité croissante.

  → Retenir l’absence de réponse appropriée pour la définition ; les éventuelles réponses motrices à la douleur sont analysées lors de l’examen et de l’évaluation du coma.

→ Point clé : distinguer l’absence de réponse appropriée des éventuelles réactions motrices à la douleur.

3
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Obnubilation — Description clinique historique

  • Réaction aux ordres complexes conservée :

  → Réponse à un ordre oral ou écrit.

  → Exécution des ordres.

  • Orientation :

  → Orientation temporospatiale normale.

  • Réactivité :

  → Moins rapide.

  → Moins précise.

→ Point clé : l’obnubilation correspond à une réactivité ralentie et moins précise, avec une orientation et une réponse aux ordres conservées.

4
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Stupeur — Description clinique historique

  • Réactivité persistante aux stimuli extéroceptifs simples :

  → Appel du nom.

  → Stimulation auditive.

  → Stimulation nociceptive.

  • Réponse obtenue :

  → Un geste.

  → Ou une parole.

→ Point clé : dans l’état stuporeux, une réaction à des stimulations simples persiste, sous forme d’un geste ou d’une parole.

5
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Troubles de la vigilance — Limites des termes descriptifs et place du Glasgow

  • Termes concernés :

  → Obnubilation.

  → Stupeur.

  → Léthargie.

  • Limites :

  → Signification imprécise et variable.

  → Termes qui ne sont actuellement plus classiquement utilisés, selon le collège.

  • Conséquence :

  → Élaboration de l’échelle de Glasgow.

  → Permet le suivi du trouble de la conscience.

→ Point clé : privilégier une évaluation par le score de Glasgow plutôt que des termes descriptifs imprécis.

6
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Physiopathologie du coma — Formation réticulée activatrice ascendante

  • Mécanisme :

  → Le coma traduit une défaillance de la formation réticulée activatrice ascendante — FRAA.

  • Rôle :

  → Constitue le support neurophysiologique de la vigilance.

  • Localisation décrite dans le collège :

  → Partie postérieure du pont.

  → Partie postérieure du mésencéphale.

  → Partie postéro-antérieure du diencéphale.

→ Point clé : la FRAA constitue une structure essentielle au maintien de la vigilance.

7
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Réseau de la vigilance — Relais hypothalamique et thalamique

  • Hypothalamus :

  → Premier relais du réseau de la vigilance centré sur la FRAA.

  → Intervient dans la régulation métabolique, hormonale et thermique.

  • Thalamus :

  → Second relais entre la FRAA et le cortex cérébral.

  • Conséquence diagnostique :

  → Une lésion thalamique bilatérale peut être recherchée devant un trouble de la vigilance.

  → Exemples de causes : vasculaire ou post-anoxique.

→ Point clé : une atteinte thalamique bilatérale peut être responsable d’un trouble de la vigilance.

8
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Physiopathologie du coma — Cortex et mécanismes lésionnels

  • Rôle du cortex cérébral :

  → Implique les fonctions supérieures dans le maintien de la vigilance.

  → Particulièrement les fonctions attentionnelles.

  • Le coma peut résulter d’une souffrance cérébrale diffuse :

  → Toxique.

  → Métabolique.

  → Traumatique.

  → Infectieuse.

  → Épileptique.

  • Ou d’une lésion cérébrale focale :

  → Sous-tentorielle, avec lésion directe de la FRAA.

  → Ou sus-tentorielle.

→ Point clé : distinguer les souffrances cérébrales diffuses des lésions focales sous- ou sus-tentorielles.

9
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Coma — Évaluation initiale des fonctions vitales

  • Examen initial rapide indispensable :

  → Vérifier l’intégrité des fonctions vitales.

  → Identifier les anomalies justifiant des gestes d’urgence.

  • Paramètres à évaluer :

  → Ventilation.

  → Pression artérielle.

  → Rythme cardiaque.

  → Température.

  → Glycémie capillaire.

→ Point clé : l’évaluation initiale recherche immédiatement une défaillance vitale et une hypoglycémie.

10
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Coma non traumatique — Alerte et premiers gestes

  • Alerte :

  → Appeler le 15.

  → Pour une hospitalisation rapide aux urgences.

  • Évaluation immédiate :

  → S’assurer de la liberté des voies aériennes.

  → Évaluer la ventilation.

  → Rechercher la présence d’un pouls.

  • Si nécessaire :

  → Réaliser les mesures de réanimation : massage cardiaque et ventilation.

  • En l’absence d’arrêt cardiorespiratoire :

  → Mise en position latérale de sécurité — PLS.

  → Pour éviter le risque d’inhalation.

→ Point clé : alerter, vérifier les voies aériennes, la ventilation et la circulation, puis réaliser les gestes adaptés.

11
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Coma — Examen général et recherche d’indices étiologiques à l’admission

  • Examen général :

  → Auscultation cardiaque et pulmonaire.

  → Palpation abdominale.

  → Mesure de la température.

  → Mesure de la pression artérielle.

  • Déshabiller le patient et rechercher :

  → Un traumatisme, même sans contexte évocateur.

  → Un purpura.

  → Des traces de piqûres.

  → Toute autre indication externe d’une étiologie évidente.

  • Recherche neurologique initiale :

  → Raideur de nuque.

  → Hémiplégie.

  → Troubles oculomoteurs évidents.

  • Mesure systématique :

  → Glycémie capillaire, pour éliminer une hypoglycémie.

→ Point clé : associer l’examen général, la recherche d’indices externes, les premiers signes neurologiques et la glycémie capillaire systématique.

12
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Coma — Renseignements à recueillir auprès de l’entourage

  • Sources d’information :

  → Famille.

  → Médecin.

  → Pompiers.

  → Voisins.

  → Toute personne susceptible de fournir des renseignements.

  • Informations à rechercher :

  → Antécédents.

  → Circonstances entourant le coma.

  → Prise de toxique.

  → Installation progressive ou brutale.

  → Signes d’accompagnement.

  → Crises convulsives.

  → Traumatisme.

→ Point clé : l’interrogatoire de l’entourage précise la chronologie, le contexte et les causes possibles du coma.

13
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Coma — Maintien de la ventilation

  • Moyens thérapeutiques :

  → Sonde à oxygène.

  → Intubation.

  → Ventilation assistée.

  • Indications adaptées à :

  → L’encombrement des voies aériennes.

  → La fréquence respiratoire.

  → La saturation en oxygène.

  → Aux gaz du sang.

→ Point clé : adapter l’assistance respiratoire à l’état des voies aériennes et à l’évaluation de la ventilation et de l’oxygénation.

14
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Coma — Maintien de la circulation

  • Moyens cités dans le collège :

  → Voie veineuse centrale.

  → Apport hydroélectrolytique.

  → Utilisation de vasopresseurs.

  • Surveillance :

  → Scope ECG.

  → Monitorage de la pression artérielle — PA.

→ Point clé : assurer le maintien circulatoire et une surveillance électrocardiographique et tensionnelle.

15
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Coma — Sondages urinaire et nasogastrique

  • Sondage urinaire :

  → Permet la surveillance de la diurèse.

  • Sondage nasogastrique :

  → Cité dans le collège pour éviter le risque d’inhalation.

→ Point clé : le collège associe le sondage urinaire à la surveillance de la diurèse et le sondage nasogastrique à la prévention de l’inhalation.

16
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Coma — Administration de glucose et discordance avec LiSA

  • Formulation du collège :

  → Administration de glucose systématique devant tout coma inexpliqué.

  • Conduite précisée par LiSA, à privilégier :

  → Glycémie capillaire immédiate, vérifiée par une glycémie sanguine.

  → Hypoglycémie définie dans la fiche par une glycémie < 3 mmol/L.

  → En cas d’hypoglycémie avec troubles de la conscience : resucrage urgent par sérum glucosé IV.

  → Schéma indiqué dans LiSA : G30 %, 1 ampoule en IV direct.

  → Réévaluation après correction.

  • Discordance à retenir :

  → LiSA conditionne l’administration de glucose à l’hypoglycémie, plutôt qu’au seul caractère inexpliqué du coma.

→ Point clé : contrôler immédiatement la glycémie et corriger sans délai une hypoglycémie.

17
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Administration de glucose — Association à la vitamine B1

  • Patients concernés :

  → Patient éthylique.

  → Ou dénutri.

  • Mesure associée décrite dans le collège :

  → Associer la vitamine B1 à l’administration de glucose.

  • Risque décrit en l’absence de vitamine B1 chez ces patients :

  → Nécrose des corps mamillaires.

  → Pouvant entraîner un syndrome de Korsakoff.

  → Avec des troubles cognitifs sévères et définitifs.

→ Point clé : chez un patient éthylique ou dénutri, associer la vitamine B1 à l’administration de glucose.

18
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Coma — Traitement étiologique urgent

  • Délai du traitement :

  → Traiter la cause dès qu’elle est définie.

  → Voire dès qu’elle est suspectée, sans attendre les résultats de certains examens.

  • Exemples :

  → Correction des troubles hydroélectrolytiques ou métaboliques.

  → Antibiothérapie en cas de méningite, particulièrement devant un purpura fulminans.

  → Antidote en cas d’intoxication.

  → Contrôle des crises épileptiques répétées par diazépam ou clonazépam.

→ Point clé : certaines causes imposent un traitement dès la suspicion, sans attendre la confirmation par les examens.

19
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Coma — Œdème cérébral et traitements neurochirurgicaux

  • En cas d’œdème cérébral, traitements cités dans le collège :

  → Corticoïdes.

  → Ou mannitol par voie veineuse.

  • Traitements chirurgicaux cités :

  → Traitement d’un hématome.

  → Traitement d’une tumeur.

  • En cas d’hydrocéphalie :

  → Mise en place d’une dérivation ventriculaire.

  → Le plus souvent ventriculopéritonéale, selon le collège.

→ Point clé : rechercher une cause nécessitant un traitement de l’œdème ou une intervention neurochirurgicale.

20
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Coma — Prévention des complications du décubitus

  • Dans un second temps :

  → Prévenir les complications du décubitus.

  • Complications citées :

  → Accidents thromboemboliques.

  → Escarres.

→ Point clé : après les mesures urgentes, organiser la prévention des complications thromboemboliques et cutanées.

21
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Coma — Examens biologiques urgents

  • Principe :

  → Les examens complémentaires dépendent du contexte.

  • Principaux examens biologiques cités :

  → Glycémie.

  → Ionogramme.

  → Fonction rénale.

  → Fonction hépatique.

  → Gaz du sang.

  → Numération formule sanguine — NFS.

  → Bilan d’hémostase.

  → Alcoolémie.

  → Ammoniémie.

→ Point clé : adapter le bilan au contexte, en recherchant notamment une cause métabolique ou toxique.

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Coma — Recherches toxicologiques, infectieuses et examens cardiothoraciques

  • Recherches toxicologiques citées :

  → Recherche de toxiques dans le sang et les urines.

  → Dosage du monoxyde de carbone.

  • En cas d’hyperthermie :

  → Hémocultures.

  • Autres examens cités :

  → ECG.

  → Radiographie du thorax.

→ Point clé : compléter le bilan selon le contexte toxique, infectieux et cardiopulmonaire.

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Coma — Scanner cérébral en urgence

  • Examen :

  → Scanner cérébral sans injection en urgence.

  • Apports :

  → Peut préciser d’emblée la nature lésionnelle du coma.

  → Exemple : hématome cérébral.

  → Évalue l’importance de l’œdème cérébral.

  • Indication décrite dans le collège :

  → En l’absence de cause évidente.

  → Même en l’absence de signes de focalisation.

  → Particulièrement en cas de traumatisme crânien.

→ Point clé : l’absence de signe de focalisation ne dispense pas d’une imagerie cérébrale devant un coma sans cause évidente.

24
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Coma — IRM encéphalique en urgence

  • Performance :

  → Plus sensible que le scanner cérébral.

  • Place :

  → Parfois réalisée en première intention chez un patient stabilisé.

  • Indications citées :

  → Suspicion de pathologie vasculaire cérébrale : AVC ou thrombophlébite cérébrale.

  → Suspicion de méningo-encéphalite.

  → Suspicion de tumeur cérébrale.

→ Point clé : l’IRM est particulièrement utile pour rechercher une cause vasculaire, encéphalitique ou tumorale, chez un patient stabilisé.

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Coma — Ponction lombaire et EEG

  • Ponction lombaire :

  → Indiquée devant toute suspicion de méningite dans le bilan présenté par le collège.

  • EEG :

  → En cas de coma métabolique.

  → Exemple : encéphalopathie hépatique.

  → En cas de suspicion de crise convulsive.

  → Ou d’état de mal convulsivant.

→ Point clé : orienter la ponction lombaire vers une suspicion infectieuse méningée et l’EEG vers une cause métabolique ou épileptique.

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ok on continue

  • Examen :

  → Scanner cérébral.

  • Lésion :

  → Volumineuse hémorragie centrohémisphérique droite.

  • Retentissement :

  → Déviation de la ligne médiane.

  → Traduit un effet de masse et un engagement cérébral.

  • Image à placer :

  → Figure 27.1, page 498 du collège — page 536 du PDF.

→ Point clé : la déviation de la ligne médiane témoigne ici du retentissement de l’hémorragie, avec effet de masse et engagement.

<ul><li><p><strong>Examen :</strong></p></li></ul><p>  → <strong>Scanner cérébral</strong>.</p><ul><li><p><strong>Lésion :</strong></p></li></ul><p>  → <strong>Volumineuse hémorragie centrohémisphérique droite</strong>.</p><ul><li><p><strong>Retentissement :</strong></p></li></ul><p>  → <strong>Déviation de la ligne médiane</strong>.</p><p>  → Traduit un <strong>effet de masse</strong> et un <strong>engagement cérébral</strong>.</p><ul><li><p><strong>Image à placer :</strong></p></li></ul><p>  → <strong>Figure 27.1, page 498 du collège — page 536 du PDF</strong>.</p><p>→ <strong>Point clé :</strong> la <strong>déviation de la ligne médiane</strong> témoigne ici du retentissement de l’hémorragie, avec <strong>effet de masse et engagement</strong>.</p>
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Examen neurologique du patient dans le coma — Moment et objectifs

  • Moment de réalisation :

  → Après stabilisation des fonctions vitales.

  • Objectifs :

  → Déterminer la profondeur du coma.

  → Rechercher sa cause.

  → Définir son pronostic.

→ Point clé : l’examen neurologique détaillé intervient après stabilisation des fonctions vitales.

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Troubles de la vigilance — Plan d’examen : réactivité et motricité

  • Relation verbale :

  → Langage.

  → Exécution des gestes.

  • Réactions d’éveil :

  → Ouverture des yeux selon les stimuli.

  • Tonus musculaire :

  → Membres.

  → Nuque.

  → Paupières.

  • Réaction à la douleur :

  → Mimique ou grimace.

  • Réactivité motrice :

  → Caractère adapté ou non.

  → Répartition.

  → Symétrie.

  • Réflexes :

  → Réflexes tendineux.

  → Réflexes cutanés plantaires.

→ Point clé : analyser la réactivité, le tonus et la symétrie des réponses motrices.

29
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Troubles de la vigilance — Plan d’examen : yeux, respiration et réflexes

  • Clignements :

  → Clignement à la menace.

  → Réflexes de clignement cornéen et fronto-orbiculaire.

  • Pupilles :

  → Diamètre pupillaire.

  → Réflexe photomoteur.

  • Globes oculaires :

  → Position.

  → Mouvements.

  → Réflexes oculomoteurs.

  • Respiration :

  → Fréquence.

  → Amplitude.

  → Rythme.

  • Autres réflexes mentionnés dans le plan :

  → Réflexe de toux.

  → Réflexe oculocardiaque.

→ Point clé : compléter l’examen moteur par l’étude des yeux, de la respiration et des réflexes.

30
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Réactivité à la douleur — Stimulations et réactions d’éveil

  • Stimulations décrites dans le collège :

  → Pression de la jonction cartilage/manubrium du sternum.

  → Pression du lit unguéal.

  → Pression du nerf sus-orbitaire.

  → Compression du nerf facial derrière les maxillaires inférieurs.

  • Réactions d’éveil recherchées :

  → Ouverture des yeux.

  → Réaction d’orientation.

  → Réaction de la mimique, permettant de rechercher un déficit facial central ou une paralysie faciale.

→ Point clé : étudier les réactions oculaires, d’orientation et faciales à la stimulation douloureuse.

31
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Réactivité à la douleur — Réponses des membres

  • Absence de réponse d’un côté :

  → En faveur d’une hémiplégie.

  • Réponse appropriée dirigée vers la stimulation :

  → Observée en cas de coma léger.

  • Réponse inappropriée, sans finalité :

  → Évoque une souffrance des structures hémisphériques profondes.

  → Ou de la partie haute du tronc cérébral.

→ Point clé : préciser la symétrie et le caractère approprié ou sans finalité des réponses motrices.

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Réponses motrices stéréotypées — Flexion et extension

  • Réponse dite en « décortication » :

  → Membres supérieurs en flexion et adduction.

  → Membres inférieurs en extension.

  → Associée dans le collège à une souffrance hémisphérique étendue.

  • Réponse dite en « décérébration » :

  → Membres supérieurs en extension, adduction et rotation interne.

  → Membres inférieurs en extension.

  → Associée dans le collège à une souffrance de la partie haute du tronc cérébral.

  • Limites de ces termes :

  → Termes désuets, conservés ici pour faire référence au score de Glasgow.

  → Le rapport anatomoclinique suggéré n’est pas toujours vérifié.

→ Point clé : reconnaître la flexion stéréotypée et l’extension stéréotypée, sans leur attribuer une localisation anatomique certaine.

33
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Examen des yeux — Poursuite visuelle et clignement à la menace

  • Poursuite visuelle présente :

  → Témoigne de la persistance d’une activation corticale.

  • Clignement à la menace présent :

  → Témoigne d’un certain degré d’activation corticale ou diencéphalique.

→ Point clé : la poursuite visuelle et le clignement à la menace renseignent sur la persistance d’une activation cérébrale.

34
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Réflexe cornéen — Abolition unilatérale ou bilatérale

  • Abolition unilatérale :

  → Constitue un signe de localisation.

  → Peut traduire une atteinte de la voie afférente du V.

  → Ou de la voie efférente du VII.

  • Coquille du collège :

  → Le texte mentionne « VI » pour la voie efférente.

  → Retenir VII : LiSA confirme que l’abolition du réflexe peut résulter de l’atteinte du muscle orbiculaire innervé par le nerf facial.

  • Abolition bilatérale :

  → Décrite dans ce passage du collège comme une atteinte diencéphalo-mésencéphalique.

  → De nature lésionnelle, toxique ou métabolique.

→ Point clé : pour l’arc du réflexe cornéen, retenir V afférent et VII efférent, en corrigeant la coquille du texte. Fiches_LiSA_Neurologie_Completes.pdf

35
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Pupilles — Mydriase unilatérale et myosis aréactifs

  • Mydriase aréactive unilatérale :

  → Évoque un engagement temporal.

  → Par atteinte du nerf oculomoteur — III.

  • Myosis aréactif :

  → Toujours évoquer un coma métabolique ou toxique.

  → Ou un coma de mauvais pronostic, associé à une souffrance de la partie basse du tronc cérébral.

→ Point clé : une mydriase unilatérale aréactive doit faire évoquer un engagement temporal.

36
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Pupilles — Causes de mydriase bilatérale aréactive

  • Causes citées dans le collège :

  → État de mort encéphalique.

  → Encéphalopathie post-anoxique.

  → Hypothermie.

  → Souffrance mésencéphalique.

  → Certaines intoxications.

  • Intoxications énumérées dans ce passage :

  → Anticholinergiques.

  → Imipraminiques.

  → Organophosphorés.

  → Barbituriques.

→ Point clé : une mydriase bilatérale aréactive possède plusieurs causes ; elle ne suffit pas, isolément, à identifier une mort encéphalique.

37
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Position des yeux — Déviation conjuguée et localisation

  • Le patient regarde son hémicorps sain :

  → Déviation conjuguée des yeux dans le plan horizontal ipsilatérale à la lésion.

  → Évoque une lésion hémisphérique.

  • Le patient regarde son hémiplégie :

  → Déviation conjuguée des yeux controlatérale à la lésion.

  → Évoque une lésion protubérantielle.

→ Point clé : lésion hémisphérique → regard vers le côté sain ; lésion protubérantielle → regard vers l’hémiplégie.

38
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Position des yeux — Strabisme horizontal et skew deviation

  • Strabisme horizontal :

  → Évoque une atteinte d’un nerf oculomoteur.

  → Nerfs cités : III et VI.

  • Skew deviation :

  → Déviation oblique.

  → Avec un œil vers le haut et l’autre vers le bas.

  → Évoque une lésion du tronc cérébral.

→ Point clé : une skew deviation oriente vers une atteinte du tronc cérébral.

39
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Mouvements oculaires spontanés — Errance et bobbing

  • Mouvements d’errance oculaire conjugués horizontaux et mouvements réflexes préservés :

  → Témoignent d’une intégrité du tronc cérébral.

  → Le collège précise qu’ils écartent une arrière-pensée de non-organicité.

  • Bobbing oculaire :

  → Déplacement des yeux vers le bas.

  → Suivi, après une pause, d’une réascension plus lente vers la position de départ.

  → Mouvement de « révérence ».

  → Évoque des lésions protubérantielles.

→ Point clé : le bobbing associe une descente des yeux et une remontée plus lente, orientant vers une lésion protubérantielle.

40
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Réflexes oculocéphaliques — Recherche et contre-indication

  • Contre-indication majeure :

  → Toute suspicion de lésion du rachis cervical interdit leur recherche.

  • Manœuvres décrites :

  → Mouvements passifs de la tête en rotation.

  → En extension.

  → Et en flexion.

  • Réponse physiologique :

  → Phénomène des « yeux de poupée ».

  → Déviation conjuguée des globes oculaires dans le sens opposé au mouvement passif de la tête.

→ Point clé : ne rechercher les réflexes oculocéphaliques qu’en l’absence de suspicion de lésion cervicale.

41
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Réflexes oculocéphaliques — Interprétation

  • Déviation conjuguée obtenue des deux côtés :

  → Témoigne de l’intégrité fonctionnelle d’une grande partie du tronc cérébral.

  • Absence de toute réponse :

  → Traduit une souffrance sévère du tronc cérébral.

  → Cause possible lésionnelle, métabolique ou toxique.

  • Ordre d’abolition :

  → Les réflexes oculocéphaliques verticaux s’abolissent avant les horizontaux.

→ Point clé : l’absence de réponse peut traduire une souffrance sévère du tronc cérébral, dont l’origine peut être structurelle ou métabolique/toxique.

42
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Examen moteur, tonus et réflexes — Signes à rechercher

  • Signes méningés et tonus :

  → Rechercher des signes méningés.

  → Rechercher une hypotonie d’un hémicorps.

  • Déficits moteurs :

  → Hémiplégie.

  → Tétraplégie.

  • Réflexe cutané plantaire :

  → Rechercher un signe de Babinski.

  → Possède une valeur localisatrice lorsqu’il est unilatéral.

  • Réflexes du tronc cérébral :

  → Leur étude intervient notamment dans l’application de l’échelle FOUR, échelle de gravité du coma.

→ Point clé : rechercher une asymétrie du tonus ou de la motricité et un Babinski unilatéral, qui orientent la localisation.

43
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Respiration de Cheyne-Stokes — Description et orientation

  • Description :

  → Respiration périodique.

  → Mouvements respiratoires d’amplitude variable.

  → Alternance régulière de périodes d’apnée et d’hyperpnée.

  • Orientations citées :

  → Souffrance diencéphalique.

  → Ou mésencéphalique supérieure.

  → Ou perturbations métaboliques générales.

→ Point clé : la respiration de Cheyne-Stokes associe une variation périodique de l’amplitude respiratoire et des périodes d’apnée.

44
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Hyperventilation neurogène centrale — Orientation et diagnostic différentiel

  • Description :

  → Hyperpnée.

  • Orientation anatomique :

  → Atteinte mésodiencéphalique.

  → Ou mésencéphalique.

  • À distinguer d’une hyperventilation compensatrice :

  → D’une acidose métabolique.

  → Ou d’une hypoxie.

  • Examen permettant cette distinction :

  → Gaz du sang.

→ Point clé : devant une hyperventilation, rechercher une acidose métabolique ou une hypoxie avant de retenir une origine neurogène.

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Respiration apneustique — Description et pronostic

  • Description donnée dans le collège :

  → Présence de pauses en inspiration ou en expiration.

  • Orientation anatomique :

  → Souffrance de la partie basse du pont, ou protubérance.

  • Pronostic :

  → Mauvais pronostic.

→ Point clé : une respiration apneustique évoque une souffrance pontique basse.

46
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Dyspnée de Kussmaul — Description et orientations

  • Description donnée dans le collège :

  → Alternance inspiration → pause en inspiration → expiration → pause en expiration.

  • Orientations citées :

  → Souffrance de la partie basse du tronc cérébral.

  → Acidose métabolique.

  • Pronostic :

  → Variable selon la cause.

→ Point clé : le collège associe ce profil respiratoire à une acidose métabolique ou à une souffrance de la partie basse du tronc cérébral.

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Respiration ataxique et arrêt respiratoire toxique

  • Respiration ataxique :

  → Irrégulière et anarchique.

  → Témoigne d’une souffrance bulbaire avant l’arrêt cardiaque.

  • Encéphalopathies toxiques :

  → Notamment les intoxications barbituriques.

  → Un arrêt respiratoire peut survenir rapidement.

  → Sans être précédé d’autres signes de souffrance du tronc cérébral.

→ Point clé : un arrêt respiratoire d’origine toxique peut survenir sans signes neurologiques préalables de souffrance du tronc cérébral.

48
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Figure 27.2 — Profils respiratoires au cours des comas

  • Profils représentés :

  → Respiration normale.

  → Respiration de Cheyne-Stokes.

  → Hyperventilation neurogène centrale.

  → Respiration apneustique.

  → Respiration ataxique.

  • Éléments à comparer sur les tracés :

  → Amplitude des mouvements respiratoires.

  → Régularité du rythme.

  → Présence de pauses respiratoires.

  • Figure à placer avec les FC 43–47 :

  → Figure 27.2, page 501 du collège — page 539 du PDF.

→ Point clé : reconnaître les profils à partir de leur amplitude, de leur rythme et des pauses respiratoires.

<ul><li><p><strong>Profils représentés :</strong></p></li></ul><p>  → <strong>Respiration normale</strong>.</p><p>  → <strong>Respiration de Cheyne-Stokes</strong>.</p><p>  → <strong>Hyperventilation neurogène centrale</strong>.</p><p>  → <strong>Respiration apneustique</strong>.</p><p>  → <strong>Respiration ataxique</strong>.</p><ul><li><p><strong>Éléments à comparer sur les tracés :</strong></p></li></ul><p>  → <strong>Amplitude</strong> des mouvements respiratoires.</p><p>  → <strong>Régularité</strong> du rythme.</p><p>  → Présence de <strong>pauses respiratoires</strong>.</p><ul><li><p><strong>Figure à placer avec les FC 43–47 :</strong></p></li></ul><p>  → <strong>Figure 27.2, page 501 du collège — page 539 du PDF</strong>.</p><p>→ <strong>Point clé :</strong> reconnaître les profils à partir de leur <strong>amplitude</strong>, de leur <strong>rythme</strong> et des <strong>pauses respiratoires</strong>.</p>
49
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Score de Glasgow — Composition et interprétation

  • Trois composantes :

  → E : ouverture des yeux.

  → M : réponse motrice.

  → V : réponse verbale.

  • Principe de cotation :

  → Retenir la meilleure réponse pour chaque composante.

  • Calcul :

  → Score = E + M + V.

  → Minimum : 3, correspondant à un coma profond.

  → Maximum : 15, correspondant à une conscience normale.

  • Rapport avec le diagnostic de coma :

  → Selon le collège, un patient dans le coma présente généralement un score ≤ 7.

  → Ce seuil ne constitue pas la définition du coma.

→ Point clé : le Glasgow évalue la gravité, avec un score de 3 à 15, mais ne remplace pas la définition clinique du coma.

50
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Score de Glasgow — Ouverture des yeux : E

  • E4 :

  → Ouverture spontanée.

  • E3 :

  → Ouverture à la stimulation verbale.

  • E2 :

  → Ouverture à la stimulation douloureuse.

  • E1 :

  → Aucune ouverture des yeux.

→ Point clé : E = 4 spontanée → 3 voix → 2 douleur → 1 aucune.

51
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Score de Glasgow — Réponse motrice : M

  • M6 :

  → Réponse sur commande.

  • M5 :

  → Réponse orientée à la stimulation douloureuse.

  • M4 :

  → Retrait, évitement à la stimulation douloureuse.

  • M3 :

  → Flexion anormale stéréotypée.

  → Ancien terme : « décortication ».

  • M2 :

  → Extension.

  → Ancien terme : « décérébration ».

  • M1 :

  → Aucune réponse motrice.

→ Point clé : M = 6 commande → 5 orientée → 4 retrait → 3 flexion → 2 extension → 1 aucune.

52
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Score de Glasgow — Réponse verbale : V

  • V5 :

  → Réponse normale, orientée.

  • V4 :

  → Réponse confuse.

  • V3 :

  → Réponse incohérente.

  • V2 :

  → Réponse incompréhensible.

  • V1 :

  → Aucune réponse verbale.

→ Point clé : V = 5 orientée → 4 confuse → 3 incohérente → 2 incompréhensible → 1 aucune.

53
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Tableau 27.1 — Échelle de Glasgow complète

  • Score total :

  → E + M + V = 3 à 15.

  • Emplacement du tableau original :

  → Tableau 27.1, page 502 du collège — page 540 du PDF.

→ Point clé : connaître séparément les trois composantes : E sur 4, M sur 6 et V sur 5.

<ul><li><p><strong>Score total :</strong></p></li></ul><p>  → <strong>E + M + V = 3 à 15</strong>.</p><ul><li><p><strong>Emplacement du tableau original :</strong></p></li></ul><p>  → <strong>Tableau 27.1, page 502 du collège — page 540 du PDF</strong>.</p><p>→ <strong>Point clé :</strong> connaître séparément les trois composantes : <strong>E sur 4, M sur 6 et V sur 5</strong>.</p>
54
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Coma — Principales situations d’urgence extrême

  • Situations à identifier immédiatement :

  → Défaillance respiratoire ou cardiaque.

  → Hypoglycémie.

  → Méningite ou méningo-encéphalite.

  → État de mal épileptique.

  → Hypertension intracrânienne — HTIC.

  → Signes d’engagement cérébral.

→ Point clé : rechercher immédiatement une défaillance vitale, une cause rapidement réversible ou une urgence neurologique.

55
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Hypoglycémie — Recherche systématique devant un trouble de conscience

  • Mesure immédiate de la glycémie :

  → Devant tout trouble de conscience.

  → Quelle que soit sa profondeur.

  • Avant le coma :

  → Présence possible de signes de neuroglucopénie.

  → Généralement similaires d’un épisode à l’autre chez un même patient.

  • Contexte à rechercher :

  → Diabète, insulinodépendant ou non.

  → Prise de traitements hypoglycémiants.

  → L’absence de diabète ou de traitement hypoglycémiant n’exclut pas l’hypoglycémie.

→ Point clé : une glycémie immédiate est systématique, même sans diabète connu.

56
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Hypoglycémie — Manifestations de neuroglucopénie

  • Manifestations générales, cognitives et comportementales :

  → Faim brutale.

  → Troubles de la concentration.

  → Fatigue.

  → Troubles de l’élocution.

  → Troubles du comportement.

  → Symptômes psychiatriques francs.

  → Confusion.

  • Manifestations motrices :

  → Troubles moteurs.

  → Hyperactivité.

  → Troubles de la coordination des mouvements.

  → Tremblements.

  → Hémiparésie.

  → Diplopie.

  → Paralysie faciale.

  • Manifestations sensitives :

  → Troubles sensitifs.

  → Paresthésies d’un membre.

  → Paresthésies péribuccales.

  • Autres manifestations :

  → Troubles visuels.

  → Convulsions focales ou généralisées.

→ Point clé : une hypoglycémie peut provoquer des manifestations cognitives, psychiatriques, déficitaires ou convulsives.

57
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Hypoglycémie — Réaction adrénergique

  • Signes neurovégétatifs souvent associés à la neuroglucopénie :

  → Anxiété.

  → Tremblements.

  → Sensation de chaleur.

  → Nausées.

  → Sueurs.

  → Pâleur.

  → Tachycardie.

  → Palpitations.

→ Point clé : les signes adrénergiques accompagnant un trouble neurologique doivent faire rechercher une hypoglycémie.

58
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Coma hypoglycémique — Caractéristiques cliniques

  • Profondeur :

  → Variable, jusqu’au coma profond.

  • Installation :

  → Début brutal.

  • Présentation :

  → Souvent agité.

  → Avec sueurs profuses.

  • Signes associés :

  → Signes d’irritation pyramidale.

  → Hypothermie.

→ Point clé : évoquer une hypoglycémie devant un coma brutal, agité, avec sueurs, éventuellement associé à des signes pyramidaux et une hypothermie.

59
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Hypoglycémie — Seuils et discordance avec LiSA

  • Seuils indiqués dans le collège :

  → Hors diabète : 0,50 g/L — 2,8 mmol/L.

  → Chez le patient diabétique : 0,60 g/L — 3,3 mmol/L.

  • Seuil indiqué dans LiSA pour cet item :

  → Glycémie < 3 mmol/L.

  → Hypoglycémie évoquée par la glycémie capillaire et confirmée par la glycémie sanguine.

  • Discordance :

  → Les seuils diffèrent entre les deux sources.

  → Pour l’item 336, privilégier le seuil de LiSA : < 3 mmol/L.

→ Point clé : retenir pour cet item le seuil LiSA < 3 mmol/L, en identifiant les valeurs différentes du collège.

60
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Coma hypoglycémique — Correction urgente

  • Conduite décrite dans le collège chez le patient inconscient :

  → Glucagon : 1 mg — Glucagen Kit®.

  → Par voie intramusculaire — IM — ou sous-cutanée — SC.

  → Administration réalisable par la famille ou à l’hôpital.

  → Présentée comme plus simple chez un patient agité que l’injection IV directe de glucose.

  • Autre possibilité citée dans le collège :

  → Une ou deux ampoules de glucose à 30 % en IV directe.

  • Conduite privilégiée dans LiSA en cas de troubles de la conscience :

  → Resucrage urgent par G30 %, 1 ampoule en IV directe.

  → Puis réévaluation.

  • Différence entre les sources :

  → LiSA privilégie ici le glucose IV, tandis que le collège développe également l’utilisation du glucagon.

→ Point clé : pour la conduite attendue dans cet item, retenir le resucrage IV urgent selon LiSA, puis la réévaluation.

61
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Hypoglycémie sous sulfonylurées — Particularités thérapeutiques

  • Traitements concernés :

  → Sulfonylurées, ou sulfamides hypoglycémiants.

  • Glucagon :

  → Contre-indiqué, selon le collège.

  • Traitement :

  → Installer une perfusion de glucose.

  • Durée indiquée dans le collège :

  → Durée supérieure à 2 à 3 fois la demi-vie de la sulfonylurée en cause.

→ Point clé : sous sulfamides hypoglycémiants, le collège indique pas de glucagon et une perfusion prolongée de glucose.

62
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Hypertension intracrânienne — Mécanismes

  • Mécanismes possibles :

  → Croissance d’un processus expansif intracrânien.

  → Œdème périlésionnel.

  → Blocage des voies d’écoulement du LCS.

  • Conséquence du blocage du LCS :

  → Hydrocéphalie.

→ Point clé : l’HTIC peut résulter d’un processus expansif, de son œdème ou d’une hydrocéphalie.

63
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Hypertension intracrânienne — Céphalées et vomissements

  • Céphalées :

  → Typiquement matinales.

  → Progressives.

  → Exagérées par la toux, l’effort et le décubitus.

  → Résistantes aux antalgiques.

  → Parfois brutales.

  • Vomissements :

  → Inconstants.

  → Typiquement sans effort et en jet.

  → Soulagent temporairement les céphalées.

→ Point clé : céphalées aggravées par la toux, l’effort et le décubitus, avec vomissements parfois en jet et temporairement soulageants.

64
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Hypertension intracrânienne — Vigilance et signes visuels

  • Troubles de la vigilance :

  → Obnubilation.

  → Confusion.

  → Voire coma rapide.

  • Diplopie :

  → Horizontale.

  → Par atteinte uni- ou bilatérale du nerf abducens — VI.

  → Sans valeur localisatrice.

  • Éclipses visuelles :

  → Trouble de la vision bilatéral et transitoire.

  → Signe tardif.

  → De signification péjorative.

  • Fond d’œil :

  → Œdème papillaire bilatéral.

→ Point clé : rechercher les troubles de vigilance, l’atteinte du VI, les éclipses visuelles et l’œdème papillaire.

65
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Hypertension intracrânienne — Causes et conduite urgente

  • Processus occupant de l’espace :

  → Tumeur intracrânienne.

  → Hématome sous-dural.

  → Abcès.

  • Autres causes citées :

  → Hydrocéphalie.

  → Thrombose veineuse cérébrale.

  • Dans tous les cas :

  → Imagerie cérébrale en urgence.

  → Discussion d’une osmothérapie.

  • Produits cités :

  → Sérum salé hypertonique.

  → Ou mannitol.

→ Point clé : devant une HTIC, réaliser une imagerie urgente et discuter une osmothérapie.

66
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Engagement cérébral — Gravité et engagement temporal

  • Gravité :

  → Extrême, avec risque de mort imminente.

  • Engagement temporal :

  → Engagement temporal interne en transtentoriel.

  • Situation devant le faire suspecter :

  → Toute modification de la vigilance en présence d’une lésion focale sus-tentorielle.

  • Signes associés :

  → Mydriase unilatérale aréactive homolatérale à l’engagement.

  → Hémiparésie controlatérale.

  • Évolution décrite :

  → Ces signes peuvent précéder les troubles de vigilance liés à des lésions irréversibles du tronc cérébral.

→ Point clé : mydriase aréactive homolatérale + hémiparésie controlatérale font suspecter un engagement temporal, urgence vitale.

67
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Engagement des amygdales cérébelleuses — Mécanisme et manifestations

  • Mécanisme :

  → Engagement des amygdales cérébelleuses dans le trou occipital.

  • Contexte :

  → Complication d’une lésion focale sous-tentorielle.

  → Située dans la fosse postérieure.

  • Manifestations :

  → Crises motrices postérieures.

  → Avec attitude en opisthotonos.

  • Déclenchement :

  → Spontané.

  → Ou provoqué par des stimuli nociceptifs.

→ Point clé : une lésion de la fosse postérieure peut se compliquer d’un engagement amygdalien avec crises en opisthotonos.

68
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Pronostic du coma — Déterminant principal et états intermédiaires

  • Principal déterminant pronostique :

  → La cause du coma.

  • Retour à la conscience :

  → Peut passer par des états intermédiaires.

  → État végétatif.

  → État de conscience minimale.

→ Point clé : le pronostic dépend principalement de l’étiologie du coma.

69
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Comas non traumatiques — Cinq cadres étiologiques

  • Cadres distingués dans le collège :

  → Coma toxique.

  → Coma métabolique.

  → Coma épileptique.

  → Coma avec signes méningés.

  → Coma avec signes de focalisation.

  • Limite du chapitre :

  → Les comas traumatiques ne sont pas développés.

→ Point clé : organiser la recherche étiologique autour de ces cinq cadres.

70
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Coma toxique — Fréquence et recherche diagnostique

  • Fréquence :

  → Le plus fréquent des comas, selon le collège.

  • Situation devant le faire évoquer :

  → Tout coma de cause inexpliquée.

  • Recherche de toxiques :

  → Dans les urines.

  → Dans le sang.

  → Dosages cités : barbitémie et alcoolémie.

  • Deux groupes de causes :

  → Iatrogènes.

  → Exogènes.

→ Point clé : rechercher une cause toxique devant tout coma inexpliqué.

71
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Coma toxique — Présentation pouvant simuler une mort encéphalique

  • Signes possibles d’atteinte du tronc cérébral :

  → Aréactivité.

  → Mydriase.

  → Hypothermie.

  → Apnée.

  → Collapsus circulatoire.

  → Voire silence électrique à l’EEG.

  • Conséquence diagnostique :

  → L’exclusion de toute participation toxique doit être formelle avant d’évoquer un état de mort encéphalique.

→ Point clé : même un tableau très profond avec apnée et silence électrique peut avoir une origine toxique.

72
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Surdose d’opiacés — Signes évocateurs et antidote

  • Signes faisant craindre une surdose :

  → Coma.

  → Myosis serré.

  → Dépression respiratoire.

  → Traces de piqûres.

  • Antidote :

  → Naloxone — Narcan®.

  → Administration intraveineuse.

  • Intérêt indiqué dans le collège :

  → La réponse à la naloxone permet de confirmer le diagnostic.

→ Point clé : coma + myosis serré + dépression respiratoire → évoquer une intoxication aux opiacés et utiliser la naloxone.

73
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Comas toxiques iatrogènes — Barbituriques et antidépresseurs tricycliques

  • Barbituriques :

  → Coma calme et profond.

  → Hypotonie.

  → Dépression respiratoire.

  → Recherche dans les urines et le sang.

  • Antidépresseurs tricycliques :

  → Souvent associés aux benzodiazépines dans les intoxications décrites.

  → Coma avec convulsions.

  → Mydriase.

  → Risque de troubles du rythme cardiaque.

→ Point clé : barbituriques → coma hypotonique avec dépression respiratoire ; tricycliques → convulsions, mydriase et risque rythmique.

74
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Comas toxiques exogènes — Monoxyde de carbone et alcool

  • Intoxication oxycarbonée :

  → « Teinte cochenille », selon la description du collège.

  → Syndrome pyramidal.

  → Hypertonie généralisée.

  → Convulsions fréquentes.

  • Autre cause exogène citée :

  → Intoxication alcoolique aiguë.

→ Point clé : le monoxyde de carbone et l’alcool font partie des causes exogènes de coma.

75
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Intoxication aux organophosphorés — Manifestations et antidote

  • Produits concernés :

  → Organophosphorés, notamment les insecticides.

  • Manifestations citées :

  → Paralysie des muscles respiratoires.

  → Fasciculations.

  → Myosis serré.

  • Antidote cité :

  → Atropine.

  • Discordance interne du collège :

  → Ce passage décrit un myosis serré, alors que la liste des causes de mydriase bilatérale citait aussi les organophosphorés.

  → Correction de la FC 36 : ne pas retenir les organophosphorés parmi les causes de mydriase ; retenir ici le myosis serré.

→ Point clé : organophosphorés → myosis serré, fasciculations et paralysie respiratoire ; antidote cité : atropine.

76
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Coma métabolique — Contexte et association des causes

  • Principe :

  → Quelle que soit la cause du coma, envisager un facteur métabolique surajouté.

  • Présentation évocatrice :

  → Installation rapidement progressive.

  → Antécédents évocateurs.

  • Association possible :

  → Plusieurs causes métaboliques simultanées.

  → Notamment en cas d’atteinte multiviscérale.

→ Point clé : une cause déjà identifiée n’exclut pas un facteur métabolique associé.

77
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Coma métabolique — Anoxie cérébrale et encéphalopathie respiratoire

  • Causes d’anoxie cérébrale citées :

  → Arrêt cardiaque.

  → Choc cardiogénique.

  → Choc infectieux.

  → Choc hémorragique.

  • Autres causes citées :

  → Asphyxie.

  → Fausse route alimentaire.

  → Embolie pulmonaire.

  → Trouble du rythme cardiaque.

  • Encéphalopathie respiratoire :

  → Troubles de la vigilance associés à des mouvements anormaux.

  → Astérixis, ou myoclonies négatives.

→ Point clé : rechercher une cause respiratoire ou circulatoire d’anoxie ; l’astérixis peut accompagner l’encéphalopathie respiratoire.

78
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Coma métabolique — Présentation de l’hypoglycémie

  • Signes cités dans cette partie :

  → Sueurs abondantes.

  → Signe de Babinski bilatéral.

  → Hypothermie.

  • Manifestations possibles :

  → Crises convulsives.

  → Signes déficitaires localisés.

→ Point clé : une hypoglycémie peut produire des signes pyramidaux, des convulsions ou un déficit focal.

79
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Coma métabolique — Encéphalopathies hypo-osmolaires et hyperosmolaires

  • Encéphalopathies hypo-osmolaires :

  → Les grandes hyponatrémies peuvent provoquer des troubles de la vigilance.

  → Et des crises convulsives.

  • Encéphalopathie hyperosmolaire :

  → Contexte cité : diabète.

→ Point clé : rechercher une anomalie de l’osmolarité, notamment une hyponatrémie importante ou une hyperosmolarité diabétique.

80
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Encéphalopathie de Gayet-Wernicke — Carence et manifestations

  • Cause :

  → Carence en vitamine B1.

  • Manifestations citées :

  → Troubles de la vigilance.

  → Paralysie oculomotrice.

  → Troubles de l’équilibre.

  → Syndrome cérébelleux.

  • Facteur pouvant précipiter l’évolution vers le coma :

  → Administration de sérum glucosé sans vitamine B1 associée.

→ Point clé : associer les troubles de vigilance, oculomoteurs et de l’équilibre à une possible carence en B1.

81
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Encéphalopathie hépatique — Présentation et gravité

  • Avant le coma :

  → Confusion.

  → Astérixis, ou myoclonies négatives.

  → Hypertonie oppositionnelle.

  • Situation particulière :

  → Une hépatite fulminante peut justifier une greffe hépatique.

→ Point clé : l’association confusion, astérixis et hypertonie oppositionnelle évoque une encéphalopathie hépatique.

82
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Encéphalopathie de l’insuffisance rénale — Évolution et signes moteurs

  • Évolution :

  → Progressive vers le coma.

  • Manifestations motrices fréquentes :

  → Astérixis.

  → Myoclonies.

  → Crises convulsives.

→ Point clé : l’encéphalopathie de l’insuffisance rénale peut associer une dégradation progressive de la vigilance et des manifestations motrices.

83
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Comas métaboliques — Affections endocriniennes citées

  • Causes citées :

  → Hypothyroïdie sévère.

  → Insuffisance surrénale aiguë.

  → Hypercalcémie.

→ Point clé : ces trois affections doivent être envisagées parmi les causes de coma métabolique.

84
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Coma postcritique — Durée et persistance anormale

  • Durée indiquée dans le collège :

  → Le coma postcritique n’excède pas 20 à 30 minutes.

  • Au-delà, envisager une complication :

  → Traumatique.

  → Vasculaire.

  → Tumorale.

  → Infectieuse.

  → Toxique.

  → Iatrogène.

  → Métabolique.

  • Autre hypothèse :

  → État de mal épileptique réfractaire.

→ Point clé : ne pas attribuer automatiquement à une phase postcritique un coma persistant au-delà de 20–30 minutes.

85
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Coma épileptique — Indices cliniques et EEG

  • En l’absence de notion de crise tonicoclonique, rechercher systématiquement :

  → Perte d’urine.

  → Morsure de langue.

  → Respiration stertoreuse.

  • En l’absence de phénomènes convulsifs :

  → Envisager un état de mal épileptique non convulsif.

  → Réaliser un EEG.

  → Rechercher une activité paroxystique infraclinique.

→ Point clé : l’absence de convulsions visibles n’exclut pas un état de mal non convulsif, à rechercher par EEG.

86
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Coma avec signes méningés — Orientation par la température

  • Élément d’orientation :

  → Prise de température.

  • En dehors d’un contexte fébrile :

  → Évoquer une hémorragie méningée.

  • Scanner cérébral :

  → Présence de sang dans les espaces sous-arachnoïdiens.

  • Mécanismes possibles du coma dans l’hémorragie méningée :

  → Hypertension intracrânienne.

  → Vasospasme.

  → Hématome.

  → Hydrocéphalie.

→ Point clé : devant un coma avec signes méningés sans contexte fébrile, évoquer une hémorragie méningée.

87
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Coma fébrile — Suspicion de méningo-encéphalite bactérienne

  • Diagnostic à évoquer en premier lieu :

  → Méningo-encéphalite bactérienne.

  → Urgence absolue.

  • Rechercher des indices infectieux :

  → Généraux.

  → Locaux : ORL, pulmonaires, cutanés, etc.

  → Biologiques, notamment à la NFS.

  • Ponction lombaire :

  → Indication majeure.

  → Recherche d’une réaction cellulaire et d’une hypoglycorachie.

  • En présence de signes de focalisation :

  → Scanner cérébral en urgence avant la ponction lombaire.

  → Ponction lombaire contre-indiquée en cas d’effet de masse.

→ Point clé : un coma fébrile doit faire rechercher une méningo-encéphalite bactérienne ; la focalisation impose une imagerie avant la PL.

88
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Méningite puriforme aseptique — Foyers à rechercher

  • Foyer cérébral :

  → Abcès cérébral.

  → Avec de possibles signes de focalisation.

  • Foyer de voisinage :

  → Foyer ORL.

  → Empyème sous-dural.

→ Point clé : une méningite puriforme aseptique doit faire rechercher un foyer cérébral ou de voisinage.

89
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Coma fébrile — Méningo-encéphalite herpétique

  • Présentation évocatrice :

  → Coma fébrile d’aggravation rapide.

  → Associé à des signes de souffrance temporale.

  • Nature de ces signes :

  → Cliniques.

  → Ou électriques.

  • Conséquence thérapeutique :

  → Instauration sans retard d’un traitement par aciclovir — Zovirax®.

→ Point clé : coma fébrile rapidement aggravé + souffrance temporale → suspecter une encéphalite herpétique et traiter sans retard.

90
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Coma fébrile après séjour en zone d’endémie — Paludisme

  • Contexte :

  → Séjour en zone d’endémie palustre.

  • Diagnostic à envisager :

  → Accès pernicieux palustre.

  • Examen diagnostique cité :

  → Frottis sanguin.

→ Point clé : rechercher un paludisme grave devant un coma fébrile après un séjour en zone d’endémie.

91
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Coma avec signes de focalisation — Imagerie et mode d’installation

  • Examen :

  → Imagerie cérébrale en urgence.

  → Contribue au diagnostic étiologique.

  • Début progressif :

  → Évoque un processus expansif intracrânien.

  • Installation brutale :

  → Fait notamment évoquer une hémorragie cérébrale.

  → Ou un accident vasculaire ischémique.

→ Point clé : associer les signes de focalisation à la chronologie d’installation, puis réaliser une imagerie urgente.

92
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Hémorragie cérébrale — Présentation du coma et causes principales

  • Présentation :

  → Coma souvent d’installation brutale.

  → Avec céphalées.

  → Vomissements.

  → Signes de focalisation.

  • Principales causes citées :

  → Hypertension artérielle.

  → Malformation vasculaire.

  → Trouble de la coagulation.

→ Point clé : un coma brutal avec céphalées, vomissements et focalisation évoque une hémorragie cérébrale.

93
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AVC ischémique — Chronologie et mécanismes du coma

  • Présentation générale :

  → Coma souvent retardé de quelques heures.

  → Conséquence de l’œdème cérébral développé autour de l’infarctus.

  • Infarctus du tronc cérébral :

  → Coma possible d’emblée.

  → Lorsque la lésion intéresse la formation réticulée activatrice ascendante — FRAA.

  • Infarctus du cervelet :

  → Troubles de conscience secondaires.

  → Par compression du tronc cérébral.

  → Avec risque d’engagement des amygdales cérébelleuses.

→ Point clé : le coma peut être immédiat par atteinte de la FRAA ou secondaire à l’œdème et aux compressions.

94
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Coma avec focalisation — Encéphalopathie hypertensive et thrombose veineuse

  • Encéphalopathie hypertensive :

  → Coma associé à des convulsions.

  → Céphalées.

  → Cécité corticale.

  • Thrombophlébite cérébrale :

  → Localisations citées : sinus longitudinal supérieur ou veine de Galien.

  → Peut entraîner des lésions bilatérales.

  → Infarctus hémorragique et œdème.

  • Confirmation diagnostique :

  → IRM avec séquences veineuses.

→ Point clé : penser à une encéphalopathie hypertensive ou à une thrombose veineuse cérébrale parmi les autres causes vasculaires.

95
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Coma avec focalisation — Embolies gazeuses et graisseuses

  • Embolie gazeuse :

  → Accidents de décompression en plongée.

  → Chirurgie thoracique.

  • Embolie graisseuse :

  → Fractures des os longs.

→ Point clé : le contexte de plongée, chirurgie thoracique ou fracture d’un os long oriente vers une cause embolique particulière.

96
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Coma avec focalisation — Tumeurs et hématome sous-dural chronique

  • Tumeurs :

  → Primitives ou secondaires.

  → Sus-tentorielles ou sous-tentorielles.

  → Avec hydrocéphalie.

  • Hématome sous-dural chronique :

  → Le coma est le plus souvent précédé d’autres signes neurologiques.

→ Point clé : rechercher un processus tumoral ou un hématome sous-dural chronique, notamment devant des signes neurologiques précédant le coma.

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Coma — Caractère systématique ou contextuel du bilan

  • Examens biologiques indiqués comme systématiques dans les points clés du collège :

  → Glycémie.

  → Ionogramme.

  → Fonctions rénale et hépatique.

  → Gaz du sang.

  → NFS.

  → Bilan d’hémostase.

  • Examens demandés selon le contexte :

  → Ammoniémie.

  → Toxiques dans le sang et les urines, au moindre doute.

  → Dosage du monoxyde de carbone.

  → Hémocultures.

  → ECG.

  → Radiographie du thorax.

→ Point clé : distinguer le socle biologique systématique des examens orientés par le contexte clinique.