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Flashcards complètes sous forme de questions-réponses couvrant les notions clés du cours sur la convergence simple des suites et séries de fonctions ainsi que sur les séries entières (rayons de convergence, produit de Cauchy, développements usuels).
Qu'appelle-t-on la convergence simple d'une suite de fonctions (fn) vers une fonction f sur un ensemble A ?
On dit que (fn) converge simplement vers f sur A lorsque, pour tout x∈A, la suite numérique (fn(x)) converge vers f(x), c'est-à-dire : ∀x∈A,∀ε>0,∃N∈N,∀n≥N,∣fn(x)−f(x)∣<ε.
La limite simple d'une suite de fonctions continues est-elle nécessairement continue ? Donnez le contre-exemple de « l'effet de pointe ».
Non, la continuité n'est pas préservée. Pour fn(x)=xn sur [0,1], chaque fn est continue, mais la limite simple vaut f(x)=0 pour 0≤x<1 et f(1)=1, qui est discontinue en 1.
La convergence simple d'une suite de fonctions permet-elle d'intervertir limite et intégrale ? Justifiez à l'aide de l'exemple de la « bosse glissante ».
Non. Pour fn(x)=n2xe−nx sur [0,1], (fn) converge simplement vers 0 sur [0,1], d'où ∫01limn→+∞fn(x)dx=0. Pourtant, ∫01fn(x)dx=1−(n+1)e−nn→+∞1=0.
Quelles propriétés fonctionnelles usuelles sont conservées par convergence simple sur un intervalle I ?
La monotonie (croissance et décroissance), la convexité (et concavité), le caractère k-lipschitzien (avec une constante k commune à toutes les fonctions) et la parité (fonctions paires ou impaires sur un domaine symétrique par rapport à 0).
Quelle condition nécessaire sur le terme général un(x) découle de la convergence simple d'une série de fonctions ∑un ?
Pour chaque x∈A, la suite (un(x)) doit converger vers 0 (un(x)n→+∞0). Cette condition n'est pas suffisante, comme le montre la série divergente de fonctions constantes un(x)=n1.
Sur quel sous-ensemble de C la série définissant la fonction zêta de Riemann complexe ζ(z)=∑n=1+∞nz1 converge-t-elle absolument ?
Elle converge absolument si et seulement si ℜ(z)>1, définissant ainsi la fonction sur le demi-plan complexe P1={z∈C∣ℜ(z)>1}.
Que stipule le lemme d'Abel pour une série entière ∑anzn ?
S'il existe z0∈C tel que la suite (anz0n) est bornée, alors pour tout z∈C tel que ∣z∣<∣z0∣, la série ∑anzn converge absolument.
Comment définit-on le rayon de convergence R d'une série entière ∑anzn ?
Le rayon de convergence est défini par R=sup{r≥0∣(∣an∣rn)n∈N est borneˊe} dans R+.
Le rayon de convergence R d'une série entière permet-il à lui seul de déterminer son comportement sur le cercle frontière ∣z∣=R ?
Non, la nature sur le bord relève d'une étude particulière : la série peut y diverger partout (comme ∑zn), converger en certains points et diverger en d'autres (comme ∑nzn), ou y converger absolument partout (comme ∑n2zn).
Quelles bornes immédiates sur le rayon de convergence R d'une série entière ∑anzn obtient-on si la suite des coefficients (an) est bornée ou ne tend pas vers 0 ?
Si la suite (an) est bornée, alors R≥1. Si la suite (an) ne tend pas vers 0, alors R≤1.
Que peut-on affirmer sur le rayon de convergence Ra+b de la somme de deux séries entières de rayons Ra et Rb ?
On a toujours Ra+b≥min(Ra,Rb). Si Ra=Rb, alors Ra+b=min(Ra,Rb). De même, si les supports de (an) et (bn) sont disjoints, alors Ra+b=min(Ra,Rb).
Comment s'exprime le rayon de convergence Ra d'une série entière complexe ∑anxn par rapport aux rayons de convergence Rα et Rβ de ses parties réelle et imaginaire ?
En posant αn=ℜ(an) et βn=ℑ(an), on a Ra=min(Rα,Rβ).
Comment est défini le produit de Cauchy de deux séries entières ∑anzn et ∑bnzn, et quelle relation lie son rayon aux rayons initiaux ?
C'est la série entière ∑cnzn de terme général cn=∑k=0nakbn−k. Son rayon de convergence vérifie Ra⋆b≥min(Ra,Rb).
Est-il vrai que la condition Ra=Rb implique Ra⋆b=min(Ra,Rb) pour le produit de Cauchy de deux séries entières ?
Non, c'est faux. Par exemple, avec A(z)=∑n=0+∞zn (Ra=1) et B(z)=1−∑n=1+∞2nzn (Rb=2), on obtient cn=2n1, donc Ra⋆b=2>min(1,2)=1.
Quel est le développement en série entière de la fonction f(z)=(1−z)p+11 pour p∈N et ∣z∣<1 ?
Pour tout p∈N et ∣z∣<1, on a (1−z)p+11=∑n=0+∞(pn+p)zn, avec un rayon de convergence égal à 1.
Pour a=0 et m≥1, quelle est l'expression du développement en série entière de (z−a)m1 au voisinage de 0 et quel est son rayon ?
Pour ∣z∣<∣a∣, on a (z−a)m1=(−1)m∑n=0+∞(m−1n+m−1)an+mzn. Son rayon de convergence est R=∣a∣.
Si ∑n≥1anzn est une série entière de rayon R>0, que valent les rayons de convergence des séries ∑n≥1nαanzn (α∈R) et ∑n≥1n!anzn ?
Le rayon de la série ∑n≥1nαanzn est Rα=R, et le rayon de la série ∑n≥1n!anzn vaut +∞.
Quels sont les développements en série entière des fonctions cos(x) et sin(x) pour tout x∈R ?
Pour tout x∈R : cos(x)=∑n=0+∞(−1)n(2n)!x2n et sin(x)=∑n=0+∞(−1)n(2n+1)!x2n+1.
Quelle est la valeur de la somme ∑n=0+∞2n1∑k=0nk!1 obtenue à l'aide d'un produit de Cauchy ?
Cette somme correspond au produit de Cauchy de ex et 1−x1 évalué en x=21, et vaut 1−1/2e1/2=2e1/2=2e.
Quel est le rayon de convergence et la somme de la série entière B(x)=∑n=0+∞(2n+2)!(−1)nx2n ?
Son rayon est R=+∞. Sa somme vaut B(0)=21 et pour x=0, B(x)=x21−cos(x). Pour x=1, elle donne ∑n=0+∞(2n+2)!(−1)n=1−cos(1).