Item 241 - Goitre, nodules thyroîdiens et cancers thyroîdiens

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Définition et différents types de goitre

1. Définition

  • Goitre = augmentation du volume thyroïdien.

  • Cette augmentation peut être :

    • Diffuse.

    • Localisée → goitre nodulaire.

2. Volume thyroïdien normal

- Variable selon :

  • L'âge.

  • La surface corporelle.

3. Définition clinique selon l'OMS

- Goitre retenu lorsque la surface de chacun des lobes thyroïdiens dépasse celle de la dernière phalange du pouce à la palpation.

4. Fonctionnement thyroïdien

  • La présence d'un goitre ne préjuge pas du fonctionnement hormonal.

  • Il peut exister :

    • Une euthyroïdie.

    • Une hyperthyroïdie.

    • Une hypothyroïdie.

Points clés :

  • Goitre = augmentation du volume thyroïdien.

  • Diffus ou nodulaire.

  • OMS : chaque lobe > dernière phalange du pouce.

  • Goitre ≠ dysthyroïdie systématique (+++).


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Critères échographiques de définition d'un goitre

1. Chez l'adolescent

- Volume thyroïdien > 16 mL.

2. Chez la femme

- Volume thyroïdien > 18 mL.

3. Chez l'homme

- Volume thyroïdien > 20 mL.

4. Examen utilisé

  • Échographie thyroïdienne.

  • → Mesure du volume thyroïdien.

Points clés :

  • Adolescent : > 16 mL.

  • Femme : > 18 mL.

  • Homme : > 20 mL.


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Épidémiologie du goitre

1. Prévalence

- Goitre observé chez plus de 10 % de la population.

2. Répartition selon le sexe

- Atteint 3 fois plus souvent les femmes que les hommes.

3. Évolution avec l'âge

- La prévalence augmente avec l'âge.

Points clés :

  • Prévalence > 10 %.

  • 3 femmes pour 1 homme.

  • Fréquence augmentant avec l'âge.


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Carence iodée : principal facteur favorisant un goitre

1. Facteur majeur

  • Déficience iodée, même relative.

  • → Principal facteur goitrigène.

2. Mécanismes

  • Sensibilité du tissu thyroïdien à l'effet trophique de la TSH augmentée.

  • Production intrathyroïdienne de facteurs de croissance tissulaire augmentée.

3. Apport iodé optimal chez l'adulte

- 100 à 150 µg/jour.

4. Apport iodé optimal pendant la grossesse

- 200 à 250 µg/jour.

5. Situation en France

- Amélioration des apports grâce :

  • À l'iodation du sel de table.

  • À la diversification alimentaire.

- L'iodation du sel ne concerne pas systématiquement :

  • Les cantines.

  • Les restaurants.

  • Les plats cuisinés.

6. Femme enceinte

- Apports iodés journaliers encore souvent insuffisants en France.

Points clés :

  • Carence iodée = premier facteur goitrigène (+++).

  • Sensibilité à la TSH augmentée.

  • Adulte : 100–150 µg/j.

  • Grossesse : 200–250 µg/j.

  • Apports parfois insuffisants pendant la grossesse.


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Facteurs génétiques, hormonaux et environnementaux du goitre

1. Facteurs génétiques

  • Prédisposition familiale fréquente.

  • Plusieurs gènes de prédisposition identifiés.

  • Affection multigénique :

    • → Pas de dépistage génétique justifié.

2. Facteurs hormonaux

  • Présence de récepteurs aux œstrogènes sur les follicules thyroïdiens.

  • Goitre apparaissant souvent :

    • À la puberté.

  • Augmentation possible pendant :

    • La grossesse.

    • Les grossesses multiples successives (multiparité).

- Effet renforcé par une carence iodée.

3. Tabac

  • Contient notamment des thiocyanates.

  • Effet goitrigène.

  • N'augmente pas le risque de cancer thyroïdien, selon le collège.

4. Lithium

  • Possède un effet comparable à celui d'un antithyroïdien de synthèse.

  • → Favorise l'apparition d'un goitre.

Points clés :

  • Prédisposition familiale multigénique.

  • Œstrogènes → puberté, grossesse, multiparité.

  • Tabac = goitrigène, mais pas facteur de cancer thyroïdien dans ce chapitre.

  • Lithium = goitrigène.


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Circonstances de découverte et objectifs du bilan d'un goitre

1. Circonstances de découverte

  • Par le patient.

  • Par l'entourage.

  • Par le médecin lors d'une consultation.

  • Fortuitement à l'imagerie :

    • Échographie.

    • Scanner.

2. Objectifs diagnostiques

  • Évaluer les caractéristiques du goitre.

  • Rechercher ses éventuelles complications.

  • Éliminer une pathologie thyroïdienne spécifique.

3. Première orientation

  • Interrogatoire.

  • Examen clinique.

  • TSH.

  • Échographie thyroïdienne, selon les caractéristiques du goitre.

Points clés :

  • Découverte clinique ou fortuite.

  • Caractériser le goitre.

  • Rechercher les complications.

  • Identifier une éventuelle maladie thyroïdienne sous-jacente.


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Goitre : interrogatoire et examen clinique

1. Interrogatoire

  • Antécédents familiaux de maladie thyroïdienne.

  • Gêne fonctionnelle :

    • À la déglutition.

    • Respiratoire.

  • Symptômes de dysthyroïdie.

2. Palpation cervicale

  • Thyroïde augmentée de volume.

  • Ascension à la déglutition.

3. Caractéristiques du goitre

  • Volume.

  • Caractère homogène ou irrégulier.

  • Présence éventuelle de nodules.

  • Présence d'adénopathies cervicales.

4. Recherche d'un goitre plongeant

- Suspecté lorsque le pôle inférieur des lobes thyroïdiens n'est pas perçu lors de la déglutition.

5. Recherche de dysthyroïdie

  • Signes d'hyperthyroïdie.

  • Signes d'hypothyroïdie.

Points clés :

  • ATCD familiaux + gêne respiratoire ou à la déglutition.

  • Ascension du goitre à la déglutition.

  • Homogénéité, nodules, adénopathies.

  • Pôle inférieur non palpable → goitre plongeant (+++).

  • Rechercher une dysthyroïdie.


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Goitre : bilan biologique de première et deuxième intention

1. Première intention

- TSH.

2. Si TSH anormale

  • Dosage de la T4 libre.

  • → Évaluer l'importance de la dysfonction hormonale.

3. Si TSH augmentée

  • Recherche d'une thyroïdite de Hashimoto.

  • Dosage :

    • Anticorps anti-TPO.

    • Puis éventuellement anticorps anti-thyroglobuline, si anti-TPO négatifs.

4. Si TSH basse avec goitre diffus chez un sujet jeune

  • Suspecter une maladie de Basedow.

  • Dosage des anticorps anti-récepteurs de la TSH.

5. Si TSH basse avec goitre plurinodulaire

  • Scintigraphie thyroïdienne.

  • → Recherche d'un goitre multinodulaire toxique.

Points clés :

  • TSH = premier dosage (+++).

  • TSH anormale → T4L.

  • TSH ↑ → anti-TPO ± anti-Tg.

  • TSH ↓ + goitre diffus → anticorps anti-récepteurs TSH.

  • TSH ↓ + goitre plurinodulaire → scintigraphie.


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Échographie thyroïdienne : indications et informations apportées devant un goitre

1. Indication principale

- Particulièrement utile si le goitre est irrégulier.

2. Recherche des nodules

- Identification de nodules thyroïdiens.

3. Analyse du parenchyme

- Recherche d'une thyroïdite :

  • Parenchyme hypoéchogène.

4. Évaluation du volume

  • Mesure du volume thyroïdien.

  • → Suivi de son évolution.

5. Limite

- Examen opérateur-dépendant.

Points clés :

  • Goitre irrégulier → échographie particulièrement utile.

  • Recherche de nodules.

  • Parenchyme hypoéchogène → évoquer une thyroïdite.

  • Mesure du volume et suivi.

  • Examen opérateur-dépendant.


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Goitre simple : définition et évolution vers le goitre multinodulaire

1. Définition

- Goitre simple :

  • Augmentation du volume thyroïdien.

  • Euthyroïdie.

  • Absence de thyroïdite.

2. Apparition

  • Débute généralement à l'adolescence.

  • Diagnostic parfois plus tardif.

3. Stade initial

  • Hypertrophie diffuse et homogène.

  • Le plus souvent modérée.

  • Parenchyme souple et régulier.

4. Bilan initial

  • TSH normale.

  • Anticorps antithyroïdiens négatifs :

    • Aident à éliminer une thyroïdite auto-immune ou une maladie de Basedow.

5. Évolution

- Sur plusieurs années ou décennies :

  • Remaniement progressif du goitre.

  • Apparition de nodules fonctionnels.

  • Apparition de nodules non fonctionnels.

- → Constitution d'un goitre multinodulaire.

6. Trois principales complications évolutives

  • Compression :

    • Liée au volume du goitre.

  • Hyperthyroïdie :

    • Autonomisation des nodules fonctionnels.

  • Cancer thyroïdien :

    • Possible au sein des nodules non fonctionnels.

Points clés :

  • Goitre simple = euthyroïdien, non inflammatoire.

  • Début fréquent à l'adolescence.

  • Initialement diffus et homogène.

  • Évolution possible vers un goitre multinodulaire.

  • Trois complications : compression, hyperthyroïdie, cancer (+++).


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Goitre multinodulaire : évolution vers l'hyperthyroïdie

1. Mécanisme

  • Augmentation progressive du volume des nodules hyperfonctionnels.

  • → Autonomisation du goitre.

  • → Apparition d'une hyperthyroïdie.

2. Évolution biologique

- Initialement :

  • TSH basse.

  • T4 et T3 normales.

  • → Hyperthyroïdie fruste.

- Secondairement :

  • Évolution vers une thyrotoxicose.

3. Complications

  • Complications cardiaques.

  • Notamment troubles du rythme :

    • Fibrillation atriale (FA).

4. Scintigraphie thyroïdienne

- Alternance de :

  • Plages fixantes.

  • Plages hypofixantes.

- → Confirmation d'un goitre multinodulaire toxique.

5. Épidémiologie

- Première cause d'hyperthyroïdie chez le sujet âgé.

6. Facteur déclenchant

- Surcharge en iode :

  • Par exemple injection de produit de contraste iodé lors d'un scanner.

7. Situation clinique évocatrice

  • Découverte d'une FA.

  • → Dosage de la TSH pour rechercher une hyperthyroïdie liée à un goitre autonomisé méconnu.

Points clés :

  • Goitre multinodulaire → autonomisation progressive.

  • TSH basse avec T4/T3 normales au début.

  • Risque de thyrotoxicose et de FA.

  • Première cause d'hyperthyroïdie du sujet âgé (+++).

  • Surcharge iodée = facteur déclenchant possible.

  • Scintigraphie : plages chaudes et froides.


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Goitre volumineux : compression des organes de voisinage

1. Mécanisme

  • Augmentation du volume thyroïdien.

  • → Compression des structures cervicales et médiastinales.

2. Compression digestive

- Troubles de la déglutition.

3. Compression respiratoire

  • Gêne respiratoire.

  • Possibilité de compression trachéale.

4. Compression veineuse

  • Plus rare.

  • Manifestations :

    • Turgescence jugulaire.

    • Circulation veineuse collatérale.

5. Goitre plongeant

  • Extension du goitre vers le médiastin.

  • À l'échographie :

    • Partie inférieure du goitre non visualisée.

6. Radiographie thoracique

- Historiquement :

  • Élargissement du médiastin supérieur.

  • Déviation trachéale.

7. Scanner cervicothoracique

  • Examen apportant des informations morphologiques plus précises.

  • Demandé en préopératoire par le chirurgien en cas de :

    • Goitre plongeant dans le médiastin à l'échographie cervicale.

Points clés :

  • Dysphagie + gêne respiratoire = signes compressifs.

  • Turgescence jugulaire et circulation collatérale = compression veineuse.

  • Goitre plongeant → pôle inférieur non visualisé à l'échographie.

  • Scanner cervicothoracique en préopératoire (+++).


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Goitre multinodulaire : risque de cancer thyroïdien

1. Fréquence

- Cancer thyroïdien présent dans :

  • 4 à 5 % des goitres ou thyroïdes plurinodulaires.

2. Évaluation échographique

- Recherche de nodules suspects.

3. Indication de cytoponction

- Nodule suspect > 10 mm à l'échographie :

  • → Cytoponction systématique, selon le collège.

4. Importance

- Le caractère multinodulaire n'élimine pas la possibilité d'un cancer thyroïdien.

Points clés :

  • Cancer dans 4–5 % des goitres plurinodulaires.

  • Nodule échographiquement suspect > 10 mm → cytoponction (+++).

  • Un goitre multinodulaire peut contenir un cancer


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Maladie de Basedow : présentation clinique et diagnostic

1. Terrain

- Le plus souvent :

  • Femme jeune.

2. Caractéristiques du goitre

- Goitre diffus.

3. Fonctionnement thyroïdien

- Hyperthyroïdie.

4. Manifestations extrathyroïdiennes

- Possibilité d'une :

  • Orbitopathie.

5. Confirmation diagnostique

- Dosage des anticorps antirécepteurs de la TSH (TRAK).

Points clés :

  • Femme jeune + goitre diffus + hyperthyroïdie.

  • Orbitopathie possible.

  • Anticorps antirécepteurs de la TSH = confirmation diagnostique (+++).


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Thyroïdite subaiguë de De Quervain : signes évocateurs

1. Début

- Brutal.

2. Caractéristiques du goitre

  • Douloureux.

  • Très ferme.

  • Souvent irrégulier.

3. Syndrome inflammatoire biologique

- Augmentation de la CRP.

4. Fonctionnement thyroïdien

- Hyperthyroïdie transitoire possible.

5. Mécanisme de l'hyperthyroïdie

  • Lyse cellulaire.

  • → Relargage des hormones thyroïdiennes préformées, stockées dans la colloïde.

Points clés :

  • Début brutal + goitre douloureux (+++).

  • Goitre ferme et parfois irrégulier.

  • CRP augmentée.

  • Hyperthyroïdie transitoire par lyse cellulaire.


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Thyroïdite de Hashimoto : signes diagnostiques

1. Nature

- Thyroïdite auto-immune.

2. Association caractéristique

  • Goitre.

  • Hypothyroïdie.

  • Anticorps antithyroïdiens à titre élevé.

3. Anticorps

- Anticorps anti-TPO :

  • Antiperoxydase.

- Et/ou anticorps anti-thyroglobuline (anti-Tg).

Points clés :

  • Hashimoto = goitre + hypothyroïdie + autoanticorps (+++).

  • Anti-TPO.

  • Anti-thyroglobuline.


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Goitre : autres étiologies rares

1. Fréquence

- Causes exceptionnelles.

2. Troubles de l'hormonosynthèse

- Liés à diverses anomalies moléculaires.

3. Sécrétion inappropriée de TSH

  • Adénome thyréotrope.

  • Syndrome de résistance aux hormones thyroïdiennes.

4. Référence du collège

- Ces anomalies sont développées dans :

  • Item 242 — Chapitre 13.

Points clés :

  • Troubles de l'hormonosynthèse.

  • Adénome thyréotrope.

  • Résistance aux hormones thyroïdiennes.

  • Causes rares de goitre (rang B).


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Prévention du goitre et place de la lévothyroxine

1. Mesure préventive principale

  • Apports iodés suffisants.

  • Particulièrement :

    • Pendant l'adolescence.

    • Pendant la grossesse.

2. Goitre simple

  • L'intérêt d'un traitement par lévothyroxine est discuté.

  • Objectif éventuel :

    • Limiter l'augmentation du volume du goitre.

    • Éviter l'apparition de nodules thyroïdiens.

3. Pendant la grossesse

- L'intérêt de la lévothyroxine dans la prévention de l'augmentation du goitre est également discuté.

4. Goitre nodulaire constitué

  • Les lésions nodulaires deviennent irréversibles.

  • Les traitements par hormones thyroïdiennes sont inefficaces pour limiter :

    • La progression du volume du goitre.

    • La progression du volume des nodules.

Points clés :

  • Prévention = apports iodés suffisants (+++).

  • Périodes importantes : adolescence et grossesse.

  • Lévothyroxine dans le goitre simple : intérêt discuté.

  • Goitre nodulaire constitué → lévothyroxine inefficace pour réduire la progression.


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Goitre : indications de surveillance, chirurgie et iode radioactif

1. Surveillance simple

- Goitre simple ou multinodulaire :

  • Euthyroïdien.

  • Non compressif.

  • Sans gêne cervicale.

  • Sans suspicion de malignité.

→ Surveillance possible.

2. Goitre nodulaire suspect

  • Présence d'un nodule suspect.

  • → Traitement chirurgical à envisager.

3. Goitre symptomatique

- Apparition d'une :

  • Gêne cervicale.

  • Ou de manifestations compressives.

→ Envisager :

  • Chirurgie.

  • Ou iode radioactif (iode 131), selon la situation.

4. Goitre hyperfonctionnel

  • Évolution vers une hyperthyroïdie.

  • → Envisager :

    • Chirurgie.

    • Ou iode radioactif.

5. Décision thérapeutique

- Présenter au patient :

  • Les possibilités de surveillance.

  • Les différentes options de traitement.

- → Discussion au cas par cas.

Points clés :

  • Goitre euthyroïdien, sans gêne ni suspicion de malignité → surveillance.

  • Nodule suspect → chirurgie.

  • Goitre compressif ou toxique → chirurgie ou iode 131 (+++).

  • Décision individualisée avec le patient.


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Nodule thyroïdien : définition et risques évolutifs

1. Définition

- Nodule thyroïdien :

  • Hypertrophie localisée de la glande thyroïde.

  • Généralement de forme :

    • Arrondie.

    • Ou ovalaire.

2. Nature des nodules

- Majorité des nodules :

  • Bénins.

3. Risque de cancer

  • Environ 5 % des nodules sont des cancers.

  • Généralement de très bon pronostic.

4. Risque d'hyperthyroïdie

  • Environ 10 % des nodules sont hyperfonctionnels.

  • → Risque d'hyperthyroïdie.

5. Transformation maligne

- La transformation d'un nodule bénin en nodule malin est considérée comme :

  • Impossible.

  • Ou excessivement rare.

6. Conséquence pratique

- La faible fréquence des faux négatifs d'une cytologie bénigne permet :

  • Une surveillance des nodules considérés comme bénins.

Points clés :

  • Nodule = hypertrophie thyroïdienne localisée.

  • Majorité bénigne.

  • ≈ 5 % de cancers.

  • ≈ 10 % de nodules hyperfonctionnels.

  • Transformation bénin → malin exceptionnelle.

  • Cytologie bénigne → surveillance possible.


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Épidémiologie des nodules thyroïdiens

1. Fréquence

- Pathologie très fréquente.

2. Répartition selon le sexe

- 3 à 4 fois plus fréquente chez la femme que chez l'homme.

3. Prévalence clinique des nodules palpables

  • Femme : environ 5 %.

  • Homme : environ 1 à 2 %.

4. Prévalence échographique

- Supérieure à la prévalence clinique.

5. Évolution avec l'âge

- La prévalence des nodules augmente avec l'âge.

Points clés :

  • 3–4 femmes pour 1 homme.

  • Nodules palpables : 5 % chez la femme, 1–2 % chez l'homme.

  • Prévalence échographique supérieure.

  • Fréquence augmentant avec l'âge.


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Nodules thyroïdiens : circonstances de découverte

1. Découverte par palpation

  • Par le patient.

  • Ou par le médecin.

- Fréquence :

  • 40 à 50 % des cas.

2. Découverte fortuite à l'imagerie

- Fréquence :

  • 30 à 40 % des cas.

- Examens concernés :

  • Échographie.

  • Scanner.

  • Scintigraphie.

  • TEP.

3. Évolution des circonstances diagnostiques

- Part des découvertes fortuites :

  • En augmentation constante.

4. Dysthyroïdie révélatrice

- Présente dans :

  • 10 à 15 % des cas.

Points clés :

  • Palpation : 40–50 %.

  • Découverte fortuite à l'imagerie : 30–40 %.

  • Dysthyroïdie révélatrice : 10–15 %.

  • Incidentalomes thyroïdiens de plus en plus fréquents.


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Nodules thyroïdiens : surdiagnostic et risque de surtraitement

1. Évolution de l'incidence des cancers thyroïdiens

- Dans les pays industrialisés :

  • Incidence des cancers thyroïdiens multipliée par 6 au cours des 30 dernières années.

2. Cancers principalement concernés

  • Petits cancers thyroïdiens ≤ 10 mm.

  • → Microcancers thyroïdiens.

3. Mortalité

- Absence de modification de la mortalité, malgré l'augmentation des diagnostics.

4. Enjeu principal

  • Éviter le surdiagnostic.

  • Éviter les chirurgies inutiles.

5. Conséquences du surtraitement

  • Complications opératoires.

  • Retentissement sur la qualité de vie.

  • Nécessité possible d'un traitement hormonal substitutif.

  • Coûts supplémentaires.

6. Conséquence pratique

- Ne pas pratiquer systématiquement :

  • Une échographie thyroïdienne de dépistage.

  • Une exploration des micronodules < 10 mm.

Points clés :

  • Incidence des cancers × 6 en 30 ans.

  • Augmentation surtout des microcancers ≤ 10 mm.

  • Mortalité inchangée (+++).

  • Éviter le surdiagnostic et les chirurgies inutiles.

  • Pas d'exploration systématique des micronodules < 1 cm


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Nodules thyroïdiens : objectifs de la stratégie diagnostique

1. Premier objectif

  • Dépister un nodule hyperfonctionnel.

  • → Risque d'évolution vers une hyperthyroïdie.

2. Deuxième objectif

- Identifier un cancer thyroïdien à risque évolutif :

  • Extension locorégionale.

  • Extension à distance.

  • Risque de décès.

3. Particularité

- Les nodules < 1 cm ne nécessitent pas d'exploration systématique.

4. Examens de première intention

  • TSH.

  • Échographie thyroïdienne.

5. Examens de deuxième intention

- Selon le résultat :

  • Scintigraphie thyroïdienne.

  • Cytoponction échoguidée.

Points clés :

  • Deux risques : hyperthyroïdie et cancer évolutif (+++).

  • TSH + échographie en première intention.

  • Scintigraphie ou cytoponction selon les résultats.

  • Pas d'exploration systématique des nodules < 10 mm.


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Nodule thyroïdien : interrogatoire et facteurs de suspicion de malignité

1. Antécédents personnels

- Irradiation cervicale dans l'enfance :

  • Facteur de risque de cancer thyroïdien.

2. Antécédents familiaux

- Recherche notamment d'un :

  • Cancer médullaire de la thyroïde.

3. Symptômes recherchés

- Manifestations d'hyperthyroïdie.

4. Signes cliniques suspects

- Nodule :

  • Très ferme ou dur.

  • Irrégulier.

  • Associé à des signes compressifs.

  • Associé à des adénopathies cervicales.

5. Évolution du nodule

- Une augmentation rapide du volume est suspecte :

  • > 20 % en 1 an.

6. Limites de l'examen clinique

  • La plupart des cancers thyroïdiens ne diffèrent pas cliniquement des nodules bénins.

  • La taille seule et l'évolutivité seule ne prouvent pas la malignité.

Points clés :

  • Irradiation cervicale dans l'enfance (+++).

  • ATCD familiaux de cancer médullaire.

  • Nodule dur, irrégulier, compressif ou avec adénopathies.

  • Croissance > 20 % en 1 an → vigilance.

  • Examen clinique parfois normal malgré un cancer.


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Échographie thyroïdienne : bilan initial et compte rendu

1. Examen principal

  • Échographie thyroïdienne.

  • Plus sensible que la palpation cervicale.

2. Conditions de réalisation

  • Échographie dédiée.

  • Réalisée par un opérateur entraîné.

3. Analyse thyroïdienne

  • Identification des nodules.

  • Description de leurs caractéristiques échographiques.

4. Examen ganglionnaire

- Examen systématique des aires ganglionnaires cervicales.

5. Repérage

  • Réalisation d'un schéma.

  • Numérotation des nodules.

  • → Facilite leur surveillance.

6. Classification

- Chaque nodule est classé selon le score :

  • EU-TIRADS.

7. Objectif du score

  • Estimer le risque de malignité.

  • Aider à décider de l'indication d'une cytoponction.

Points clés :

  • Échographie = plus sensible que la palpation.

  • Opérateur entraîné.

  • Examen ganglionnaire systématique (+++).

  • Schéma et numérotation des nodules.

  • EU-TIRADS = estimation du risque de malignité


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Classification EU-TIRADS : catégories et caractéristiques échographiques

1. EU-TIRADS 2 — Bénin

  • Kyste simple.

  • Risque de malignité très faible.

2. EU-TIRADS 3 — Bas risque

  • Nodule isoéchogène.

  • Bien limité.

3. EU-TIRADS 4 — Risque intermédiaire

  • Nodule modérément hypoéchogène.

  • Contours réguliers.

4. EU-TIRADS 5 — Haut risque

  • Nodule très hypoéchogène.

  • Et/ou présentant des caractéristiques suspectes :

    • Microcalcifications.

    • Contours irréguliers.

    • Forme non ovalaire.

5. Critères principaux d'estimation du risque

  • Échogénicité.

  • Microcalcifications.

  • Contours.

  • Forme du nodule.

6. Particularité

- Les nodules purement kystiques sont considérés comme bénins.

Points clés :

  • EU-TIRADS 2 = kyste simple bénin.

  • EU-TIRADS 3 = isoéchogène régulier.

  • EU-TIRADS 4 = modérément hypoéchogène régulier.

  • EU-TIRADS 5 = forte suspicion (+++).

  • Quatre critères : échogénicité, microcalcifications, contours, forme.


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Nodule thyroïdien : bilan biologique initial et dosage de la calcitonine

1. TSH

  • Dosage systématique dans le bilan initial.

  • → Recherche d'une dysthyroïdie.

2. Calcitonine

- Marqueur du cancer médullaire de la thyroïde (CMT).

3. Dosage systématique devant tout nodule

- Son intérêt est controversé :

  • Faible fréquence du CMT.

  • Possibilité de faux positifs.

4. Indications retenues dans le collège

  • Contexte familial connu de CMT.

  • Suspicion de malignité à la cytoponction.

  • Avant toute intervention chirurgicale pour goitre ou nodule.

Points clés :

  • TSH = dosage initial (+++).

  • Calcitonine = marqueur du cancer médullaire.

  • Dosage systématique devant tout nodule controversé.

  • Calcitonine indiquée si contexte familial de CMT ou cytoponction suspecte.

  • Calcitonine systématique avant chirurgie thyroïdienne.


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Nodule thyroïdien avec TSH basse : diagnostic d'un nodule hyperfonctionnel

1. Orientation diagnostique

  • TSH basse.

  • → Suspecter un adénome fonctionnel.

2. Fréquence

- Environ 10 % des nodules thyroïdiens.

3. Risque évolutif

  • Évolution possible vers une hyperthyroïdie.

  • → Adénome toxique.

4. Caractère bénin

  • Nodules hyperfonctionnels :

    • A priori bénins.

  • → Pas de cytoponction nécessaire en principe.

5. Bilan biologique complémentaire

  • Dosage de T4 libre.

  • → Évaluer l'importance de l'hyperthyroïdie.

6. Scintigraphie thyroïdienne

- Utilisation :

  • Du technétium 99.

  • Ou de l'iode 123.

- → Confirme le caractère hyperfonctionnel du nodule.

7. Nodule extinctif

  • Nodule seul fixant à la scintigraphie.

  • Le reste du tissu thyroïdien est freiné par la TSH basse.

  • → Parenchyme thyroïdien sain éteint.

Points clés :

  • TSH basse → scintigraphie (+++).

  • Adénome fonctionnel = environ 10 % des nodules.

  • Risque d'hyperthyroïdie.

  • Nodule chaud = pratiquement toujours bénin.

  • Pas de cytoponction en principe.

  • T4L pour apprécier l'hyperthyroïdie.

  • Nodule extinctif = seul fixant à la scintigraphie.


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Nodule thyroïdien avec TSH normale ou élevée : indication de cytoponction

1. Orientation

  • TSH normale ou élevée.

  • → Déterminer la nature bénigne ou maligne du nodule.

2. Examen de référence

  • Cytoponction à l'aiguille fine.

  • Généralement échoguidée.

  • Moins invasive qu'une biopsie.

3. Indications principales

  • Nodule échographiquement suspect.

  • Diamètre > 10 mm.

  • Avec une composante solide.

4. Quatre critères échographiques de forte suspicion

  • Forte hypoéchogénicité.

  • Microcalcifications.

  • Contours irréguliers :

    • Spiculés.

    • Ou lobulés.

  • Forme non ovalaire.

5. Éléments renforçant l'indication

  • ATCD familial de cancer médullaire.

  • Radiothérapie cervicale dans l'enfance :

    • Risque de cancer thyroïdien multiplié par 7.

  • Présentation suspecte :

    • Adénopathies.

    • Métastases.

6. Nodules peu ou non suspects

- Cytoponction seulement si leur taille dépasse :

  • 15 à 20 mm, selon le collège.

7. Découverte fortuite en TEP-FDG

  • Risque de malignité :

    • 30 à 40 %.

  • → Cytoponction indiquée.

Points clés :

  • TSH normale/haute → évaluation échographique du risque.

  • Cytoponction si nodule suspect > 10 mm (+++).

  • Quatre signes de forte suspicion.

  • Radiothérapie cervicale dans l'enfance → risque × 7.

  • Nodule peu suspect : seuil 15–20 mm.

  • Nodule découvert en TEP-FDG : malignité 30–40 % → cytoponction.


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Cytoponction thyroïdienne : classification de Bethesda et risque de malignité

1. Principe

  • Les résultats de la cytoponction sont classés selon Bethesda.

  • Classification en 6 catégories.

  • → Estimation du risque de malignité.

  • → Orientation de la prise en charge.

2. Catégories cytologiques

Bethesda

Résultat cytologique

Risque de malignité dans la figure 12.9

I

Non diagnostique

Non précisé

II

Bénin

< 4 %

III

Atypies de signification indéterminée

20 %

IV

Néoplasme folliculaire

30 %

V

Suspect de malignité

70 %

VI

Malin

97 %

3. Particularité des catégories III à V

- Catégories nécessitant une discussion spécialisée, avec un risque de malignité croissant.

4. Importance

- La classification de Bethesda guide la décision entre :

  • Surveillance.

  • Nouvelle cytoponction.

  • Avis spécialisé.

  • Chirurgie.

Points clés :

  • Bethesda = 6 catégories (+++).

  • II = bénin, risque < 4 %.

  • III = atypies indéterminées, 20 %.

  • IV = néoplasme folliculaire, 30 %.

  • V = suspect, 70 %.

  • VI = malin, 97 %.

  • Conduite à tenir fondée sur le résultat cytologique.


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Nodule hyperfonctionnel : traitements et indication de lobectomie

1. Indication de traitement

- Nodule hyperfonctionnel responsable d'une hyperthyroïdie.

2. Traitements possibles

- Irathérapie :

  • Traitement par iode radioactif.

- Chirurgie.

3. Chirurgie partielle

  • Lobectomie unilatérale possible.

  • À condition :

    • D'absence de nodule sur le lobe controlatéral.

Points clés :

  • Nodule toxique → iode radioactif ou chirurgie.

  • Lobectomie unilatérale possible si autre lobe indemne.


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Nodule thyroïdien bénin : surveillance et indication de traitement

1. Nodule non fonctionnel

- Possibilités :

  • Surveillance.

  • Chirurgie selon les caractéristiques.

2. Cytologie Bethesda II

  • Nodule bénin.

  • → Surveillance clinique et échographique.

3. Rythme de surveillance

- Initialement :

  • Annuelle.

- Puis :

  • Espacée tous les 3 à 5 ans.

4. Indication possible de chirurgie malgré la bénignité

- Nodule volumineux :

  • > 40 mm.

- Et responsable :

  • D'une gêne fonctionnelle.

5. Alternatives thérapeutiques

- Techniques en développement :

  • Radiofréquence.

Points clés :

  • Bethesda II → surveillance (+++).

  • Surveillance initialement annuelle.

  • Puis tous les 3–5 ans.

  • Nodule bénin > 40 mm avec gêne → chirurgie à discuter.

  • Radiofréquence = alternative possible.


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Nodules thyroïdiens indéterminés, suspects ou malins : conduite à tenir

1. Bethesda I — Non diagnostique

- Deuxième cytoponction.

2. Bethesda II — Bénin

- Surveillance clinique et échographique.

3. Bethesda III et IV — Indéterminés

  • Avis spécialisé.

  • Chirurgie non systématique.

  • Décision selon :

    • Le contexte clinique.

    • Les résultats des explorations.

    • Le souhait du patient.

4. Bethesda V — Suspect de malignité

- Chirurgie nécessaire.

5. Bethesda VI — Malin

- Chirurgie nécessaire.

6. Principe général

  • Éviter les chirurgies inutiles.

  • Décision individualisée et discutée avec le patient.

Points clés :

  • Bethesda I → nouvelle ponction.

  • Bethesda II → surveillance.

  • Bethesda III–IV → avis spécialisé, chirurgie non systématique (+++).

  • Bethesda V–VI → chirurgie.

  • Prise en charge adaptée au risque et au souhait du patient.


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Épidémiologie et pronostic général des cancers thyroïdiens

1. Fréquence

- Le cancer thyroïdien est le plus fréquent des cancers endocriniens.

2. Pronostic

  • Bon pronostic d'ensemble.

  • Les cancers sont le plus souvent :

    • Bien différenciés.

    • De type papillaire.

3. Variabilité pronostique

- Le pronostic dépend notamment du type histologique.

- Carcinomes papillaires différenciés :

  • Excellent pronostic.

- Carcinomes anaplasiques :

  • Très mauvais pronostic.

Points clés :

  • Cancer thyroïdien = cancer endocrinien le plus fréquent.

  • Bon pronostic global (+++).

  • Majorité de carcinomes papillaires différenciés.

  • Carcinome anaplasique = pronostic très péjoratif.


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Cancer thyroïdien : principales circonstances de découverte

1. Circonstance la plus fréquente

- Découverte d'un nodule thyroïdien :

  • À l'examen clinique.

  • Ou de manière fortuite à l'imagerie.

2. Caractéristiques cliniques suspectes

- Nodule :

  • Dur.

  • Irrégulier.

  • Adhérent.

  • Rapidement progressif.

- Parfois associé à des adénopathies cervicales.

3. Présentation habituelle

- Le plus souvent :

  • Nodule isolé.

  • D'allure banale.

4. Conséquence diagnostique

- L'absence de signe clinique suspect n'élimine pas un cancer thyroïdien.

Points clés :

  • Découverte principalement devant un nodule thyroïdien.

  • Découverte fortuite à l'imagerie de plus en plus fréquente.

  • Nodule dur, irrégulier, adhérent ou rapidement évolutif = suspect.

  • Adénopathies cervicales possibles.

  • Cancer souvent sous forme d'un nodule banal (+++).


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Cancer thyroïdien : circonstances de découverte plus rares

1. Découverte ganglionnaire

- Adénopathie cervicale.

2. Signes compressifs

- Paralysie récurrentielle.

3. Cancer médullaire de la thyroïde

- Possibilité de :

  • Flushs.

  • Diarrhée.

  • Liés à la sécrétion de calcitonine.

  • Présentation rare, traduisant une forme :

    • Évoluée.

    • Déjà métastatique.

4. Découverte métastatique

- Symptômes liés à une localisation :

  • Pulmonaire.

  • Osseuse.

- Manifestation osseuse possible :

  • Fracture pathologique.

Points clés :

  • Adénopathie cervicale.

  • Paralysie récurrentielle = signe compressif.

  • Flushs + diarrhée → évoquer un cancer médullaire évolué.

  • Métastases pulmonaires ou osseuses possibles.

  • Fracture pathologique révélatrice possible.


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Marqueurs tumoraux thyroïdiens : thyroglobuline et calcitonine

1. Thyroglobuline

  • Marqueur des cancers de souche vésiculaire.

  • Produite par :

    • Les cellules thyroïdiennes normales.

    • Les cellules thyroïdiennes tumorales.

2. Conséquence diagnostique

- La thyroglobuline ne permet pas de faire le diagnostic initial d'un cancer thyroïdien.

3. Indication particulière du dosage

  • Suspicion de métastase à distance d'un cancer thyroïdien.

  • → Recherche d'une sécrétion de thyroglobuline orientant vers une origine vésiculaire.

4. Calcitonine

  • Marqueur des cancers médullaires.

  • Produite par les cellules C thyroïdiennes.

5. Utilisation

- Thyroglobuline :

  • Marqueur de suivi des cancers d'origine vésiculaire.

- Calcitonine :

  • Marqueur diagnostique et de suivi des cancers médullaires.

Points clés :

  • Thyroglobuline = cancers de souche vésiculaire.

  • Ne pas doser la thyroglobuline pour diagnostiquer un nodule malin (+++).

  • Thyroglobuline également sécrétée par les cellules normales.

  • Calcitonine = cancer médullaire.

  • En cas de métastase suspecte : thyroglobuline ou calcitonine selon l'origine recherchée.


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Classification histologique des cancers thyroïdiens

1. Cancers d'origine vésiculaire

  • Développés à partir des cellules folliculaires thyroïdiennes.

  • D'origine épithéliale.

  • Représentent 90 à 95 % des cancers thyroïdiens.

2. Principaux types d'origine vésiculaire

- Carcinome papillaire différencié :

  • 85 %.

- Carcinome vésiculaire différencié :

  • 5 %.

- Carcinomes peu différenciés et oncocytaires :

  • 2 à 5 %.

- Carcinome anaplasique :

  • 1 %.

3. Cancers d'origine parafolliculaire

- Carcinome médullaire :

  • Développé à partir des cellules C.

  • 5 % des cas.

4. Autres cancers

- Environ 1 % :

  • Lymphomes.

  • Métastases thyroïdiennes d'autres cancers.

- Exemple de cancer primitif :

  • Cancer du rein à cellules claires.

Points clés :

  • Origine vésiculaire : 90–95 %.

  • Papillaire : 85 % (+++).

  • Vésiculaire : 5 %.

  • Peu différenciés et oncocytaires : 2–5 %.

  • Anaplasique : 1 %.

  • Médullaire : 5 %.

  • Autres : 1 %.


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Carcinome papillaire différencié : fréquence, pronostic et caractéristiques

1. Fréquence

  • 85 % des cancers thyroïdiens.

  • Type histologique le plus fréquent.

2. Origine

- Cellules folliculaires thyroïdiennes.

3. Pronostic

  • Excellent.

  • Survie à 10 ans : 95 %.

4. Extension tumorale

- Fréquence des atteintes ganglionnaires.

5. Diagnostic anatomopathologique

- Diagnostic :

  • Cytologique.

  • Histologique.

- Repose sur :

  • Des anomalies caractéristiques des noyaux.

6. Marqueur de suivi

- Thyroglobuline.

Points clés :

  • Papillaire = 85 % des cancers thyroïdiens (+++).

  • Survie à 10 ans : 95 %.

  • Atteintes ganglionnaires fréquentes.

  • Diagnostic cytologique et histologique sur anomalies nucléaires.

  • Marqueur de suivi : thyroglobuline.


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Carcinome vésiculaire différencié : diagnostic et dissémination

1. Fréquence

- Environ 5 % des cancers thyroïdiens.

2. Origine

- Cellules folliculaires thyroïdiennes.

3. Extension

- Tropisme ganglionnaire moindre que le carcinome papillaire.

- Possibilité de dissémination :

  • Hématogène.

4. Diagnostic de certitude

- Uniquement histologique.

5. Critères histologiques

- Mise en évidence :

  • D'une invasion vasculaire.

  • Et/ou d'une invasion de la capsule tumorale.

6. Conséquence

- La cytoponction seule ne suffit pas à affirmer un carcinome vésiculaire.

Points clés :

  • Carcinome vésiculaire : 5 %.

  • Dissémination hématogène possible.

  • Tropisme ganglionnaire moindre.

  • Diagnostic exclusivement histologique (+++).

  • Invasion capsulaire et/ou vasculaire indispensable.

  • Cytoponction insuffisante pour le diagnostic de certitude.


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Carcinomes peu différenciés, oncocytaires et anaplasiques

1. Carcinomes peu différenciés et oncocytaires

  • Représentent 2 à 5 % des cancers thyroïdiens.

  • Pronostic :

    • Plus défavorable que celui des carcinomes différenciés.

2. Carcinome anaplasique

- Rare :

  • Environ 1 % des cancers thyroïdiens.

3. Terrain

- Survient surtout chez le sujet âgé.

4. Pronostic

  • Très péjoratif.

  • Survie relative à 1 an : 15 %.

5. Gravité

- Responsable d'environ 3/4 des décès par cancer thyroïdien.

6. Prise en charge

- Nécessite une prise en charge en urgence.

Points clés :

  • Peu différenciés et oncocytaires : 2–5 %.

  • Anaplasique : 1 %, surtout sujet âgé.

  • Survie relative à 1 an : 15 % (+++).

  • 3/4 des décès par cancer thyroïdien.

  • Prise en charge urgente.


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Carcinome médullaire de la thyroïde : origine, marqueurs et génétique

1. Fréquence

- Environ 5 % des cancers thyroïdiens.

2. Origine

- Cellules C parafolliculaires.

3. Nature

- Tumeur neuroendocrine.

4. Marqueurs tumoraux

- Calcitonine :

  • Marqueur diagnostique et de suivi.

- Antigène carcinoembryonnaire (ACE) :

  • Également exprimé.

5. Pronostic

- Dépend du stade au diagnostic.

6. Formes familiales

  • Environ 25 % des cancers médullaires.

  • Peuvent s'intégrer dans :

    • Une néoplasie endocrinienne multiple de type 2 (NEM2).

7. Gène impliqué

  • RET.

  • Mutations activatrices de cet oncogène.

Points clés :

  • Médullaire = cellules C (+++).

  • Fréquence : 5 %.

  • Tumeur neuroendocrine.

  • Calcitonine + ACE.

  • 25 % de formes familiales.

  • NEM2 liée à une mutation activatrice de RET.


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Néoplasie endocrinienne multiple de type 2A : association tumorale

1. Nature

- Syndrome de prédisposition familiale.

2. Gène

- Mutation activatrice de l'oncogène RET.

3. Association caractéristique de la NEM2A

  • Carcinome médullaire de la thyroïde.

  • Phéochromocytome.

  • Hyperparathyroïdie primaire.

4. Conséquence

- Devant un cancer médullaire de la thyroïde, rechercher un contexte de NEM2.

Points clés :

  • NEM2A = cancer médullaire + phéochromocytome + hyperparathyroïdie primitive (+++).

  • Mutation activatrice RET.

  • 25 % des cancers médullaires sont familiaux.