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Définition et différents types de goitre
1. Définition
Goitre = augmentation du volume thyroïdien.
Cette augmentation peut être :
Diffuse.
Localisée → goitre nodulaire.
2. Volume thyroïdien normal
- Variable selon :
L'âge.
La surface corporelle.
3. Définition clinique selon l'OMS
- Goitre retenu lorsque la surface de chacun des lobes thyroïdiens dépasse celle de la dernière phalange du pouce à la palpation.
4. Fonctionnement thyroïdien
La présence d'un goitre ne préjuge pas du fonctionnement hormonal.
Il peut exister :
Une euthyroïdie.
Une hyperthyroïdie.
Une hypothyroïdie.
Points clés :
Goitre = augmentation du volume thyroïdien.
Diffus ou nodulaire.
OMS : chaque lobe > dernière phalange du pouce.
Goitre ≠ dysthyroïdie systématique (+++).
Critères échographiques de définition d'un goitre
1. Chez l'adolescent
- Volume thyroïdien > 16 mL.
2. Chez la femme
- Volume thyroïdien > 18 mL.
3. Chez l'homme
- Volume thyroïdien > 20 mL.
4. Examen utilisé
Échographie thyroïdienne.
→ Mesure du volume thyroïdien.
Points clés :
Adolescent : > 16 mL.
Femme : > 18 mL.
Homme : > 20 mL.
Épidémiologie du goitre
1. Prévalence
- Goitre observé chez plus de 10 % de la population.
2. Répartition selon le sexe
- Atteint 3 fois plus souvent les femmes que les hommes.
3. Évolution avec l'âge
- La prévalence augmente avec l'âge.
Points clés :
Prévalence > 10 %.
3 femmes pour 1 homme.
Fréquence augmentant avec l'âge.
Carence iodée : principal facteur favorisant un goitre
1. Facteur majeur
Déficience iodée, même relative.
→ Principal facteur goitrigène.
2. Mécanismes
Sensibilité du tissu thyroïdien à l'effet trophique de la TSH augmentée.
Production intrathyroïdienne de facteurs de croissance tissulaire augmentée.
3. Apport iodé optimal chez l'adulte
- 100 à 150 µg/jour.
4. Apport iodé optimal pendant la grossesse
- 200 à 250 µg/jour.
5. Situation en France
- Amélioration des apports grâce :
À l'iodation du sel de table.
À la diversification alimentaire.
- L'iodation du sel ne concerne pas systématiquement :
Les cantines.
Les restaurants.
Les plats cuisinés.
6. Femme enceinte
- Apports iodés journaliers encore souvent insuffisants en France.
Points clés :
Carence iodée = premier facteur goitrigène (+++).
Sensibilité à la TSH augmentée.
Adulte : 100–150 µg/j.
Grossesse : 200–250 µg/j.
Apports parfois insuffisants pendant la grossesse.
Facteurs génétiques, hormonaux et environnementaux du goitre
1. Facteurs génétiques
Prédisposition familiale fréquente.
Plusieurs gènes de prédisposition identifiés.
Affection multigénique :
→ Pas de dépistage génétique justifié.
2. Facteurs hormonaux
Présence de récepteurs aux œstrogènes sur les follicules thyroïdiens.
Goitre apparaissant souvent :
À la puberté.
Augmentation possible pendant :
La grossesse.
Les grossesses multiples successives (multiparité).
- Effet renforcé par une carence iodée.
3. Tabac
Contient notamment des thiocyanates.
Effet goitrigène.
N'augmente pas le risque de cancer thyroïdien, selon le collège.
4. Lithium
Possède un effet comparable à celui d'un antithyroïdien de synthèse.
→ Favorise l'apparition d'un goitre.
Points clés :
Prédisposition familiale multigénique.
Œstrogènes → puberté, grossesse, multiparité.
Tabac = goitrigène, mais pas facteur de cancer thyroïdien dans ce chapitre.
Lithium = goitrigène.
Circonstances de découverte et objectifs du bilan d'un goitre
1. Circonstances de découverte
Par le patient.
Par l'entourage.
Par le médecin lors d'une consultation.
Fortuitement à l'imagerie :
Échographie.
Scanner.
2. Objectifs diagnostiques
Évaluer les caractéristiques du goitre.
Rechercher ses éventuelles complications.
Éliminer une pathologie thyroïdienne spécifique.
3. Première orientation
Interrogatoire.
Examen clinique.
TSH.
Échographie thyroïdienne, selon les caractéristiques du goitre.
Points clés :
Découverte clinique ou fortuite.
Caractériser le goitre.
Rechercher les complications.
Identifier une éventuelle maladie thyroïdienne sous-jacente.
Goitre : interrogatoire et examen clinique
1. Interrogatoire
Antécédents familiaux de maladie thyroïdienne.
Gêne fonctionnelle :
À la déglutition.
Respiratoire.
Symptômes de dysthyroïdie.
2. Palpation cervicale
Thyroïde augmentée de volume.
Ascension à la déglutition.
3. Caractéristiques du goitre
Volume.
Caractère homogène ou irrégulier.
Présence éventuelle de nodules.
Présence d'adénopathies cervicales.
4. Recherche d'un goitre plongeant
- Suspecté lorsque le pôle inférieur des lobes thyroïdiens n'est pas perçu lors de la déglutition.
5. Recherche de dysthyroïdie
Signes d'hyperthyroïdie.
Signes d'hypothyroïdie.
Points clés :
ATCD familiaux + gêne respiratoire ou à la déglutition.
Ascension du goitre à la déglutition.
Homogénéité, nodules, adénopathies.
Pôle inférieur non palpable → goitre plongeant (+++).
Rechercher une dysthyroïdie.
Goitre : bilan biologique de première et deuxième intention
1. Première intention
- TSH.
2. Si TSH anormale
Dosage de la T4 libre.
→ Évaluer l'importance de la dysfonction hormonale.
3. Si TSH augmentée
Recherche d'une thyroïdite de Hashimoto.
Dosage :
Anticorps anti-TPO.
Puis éventuellement anticorps anti-thyroglobuline, si anti-TPO négatifs.
4. Si TSH basse avec goitre diffus chez un sujet jeune
Suspecter une maladie de Basedow.
Dosage des anticorps anti-récepteurs de la TSH.
5. Si TSH basse avec goitre plurinodulaire
Scintigraphie thyroïdienne.
→ Recherche d'un goitre multinodulaire toxique.
Points clés :
TSH = premier dosage (+++).
TSH anormale → T4L.
TSH ↑ → anti-TPO ± anti-Tg.
TSH ↓ + goitre diffus → anticorps anti-récepteurs TSH.
TSH ↓ + goitre plurinodulaire → scintigraphie.
Échographie thyroïdienne : indications et informations apportées devant un goitre
1. Indication principale
- Particulièrement utile si le goitre est irrégulier.
2. Recherche des nodules
- Identification de nodules thyroïdiens.
3. Analyse du parenchyme
- Recherche d'une thyroïdite :
Parenchyme hypoéchogène.
4. Évaluation du volume
Mesure du volume thyroïdien.
→ Suivi de son évolution.
5. Limite
- Examen opérateur-dépendant.
Points clés :
Goitre irrégulier → échographie particulièrement utile.
Recherche de nodules.
Parenchyme hypoéchogène → évoquer une thyroïdite.
Mesure du volume et suivi.
Examen opérateur-dépendant.
Goitre simple : définition et évolution vers le goitre multinodulaire
1. Définition
- Goitre simple :
Augmentation du volume thyroïdien.
Euthyroïdie.
Absence de thyroïdite.
2. Apparition
Débute généralement à l'adolescence.
Diagnostic parfois plus tardif.
3. Stade initial
Hypertrophie diffuse et homogène.
Le plus souvent modérée.
Parenchyme souple et régulier.
4. Bilan initial
TSH normale.
Anticorps antithyroïdiens négatifs :
Aident à éliminer une thyroïdite auto-immune ou une maladie de Basedow.
5. Évolution
- Sur plusieurs années ou décennies :
Remaniement progressif du goitre.
Apparition de nodules fonctionnels.
Apparition de nodules non fonctionnels.
- → Constitution d'un goitre multinodulaire.
6. Trois principales complications évolutives
Compression :
Liée au volume du goitre.
Hyperthyroïdie :
Autonomisation des nodules fonctionnels.
Cancer thyroïdien :
Possible au sein des nodules non fonctionnels.
Points clés :
Goitre simple = euthyroïdien, non inflammatoire.
Début fréquent à l'adolescence.
Initialement diffus et homogène.
Évolution possible vers un goitre multinodulaire.
Trois complications : compression, hyperthyroïdie, cancer (+++).
Goitre multinodulaire : évolution vers l'hyperthyroïdie
1. Mécanisme
Augmentation progressive du volume des nodules hyperfonctionnels.
→ Autonomisation du goitre.
→ Apparition d'une hyperthyroïdie.
2. Évolution biologique
- Initialement :
TSH basse.
T4 et T3 normales.
→ Hyperthyroïdie fruste.
- Secondairement :
Évolution vers une thyrotoxicose.
3. Complications
Complications cardiaques.
Notamment troubles du rythme :
Fibrillation atriale (FA).
4. Scintigraphie thyroïdienne
- Alternance de :
Plages fixantes.
Plages hypofixantes.
- → Confirmation d'un goitre multinodulaire toxique.
5. Épidémiologie
- Première cause d'hyperthyroïdie chez le sujet âgé.
6. Facteur déclenchant
- Surcharge en iode :
Par exemple injection de produit de contraste iodé lors d'un scanner.
7. Situation clinique évocatrice
Découverte d'une FA.
→ Dosage de la TSH pour rechercher une hyperthyroïdie liée à un goitre autonomisé méconnu.
Points clés :
Goitre multinodulaire → autonomisation progressive.
TSH basse avec T4/T3 normales au début.
Risque de thyrotoxicose et de FA.
Première cause d'hyperthyroïdie du sujet âgé (+++).
Surcharge iodée = facteur déclenchant possible.
Scintigraphie : plages chaudes et froides.
Goitre volumineux : compression des organes de voisinage
1. Mécanisme
Augmentation du volume thyroïdien.
→ Compression des structures cervicales et médiastinales.
2. Compression digestive
- Troubles de la déglutition.
3. Compression respiratoire
Gêne respiratoire.
Possibilité de compression trachéale.
4. Compression veineuse
Plus rare.
Manifestations :
Turgescence jugulaire.
Circulation veineuse collatérale.
5. Goitre plongeant
Extension du goitre vers le médiastin.
À l'échographie :
Partie inférieure du goitre non visualisée.
6. Radiographie thoracique
- Historiquement :
Élargissement du médiastin supérieur.
Déviation trachéale.
7. Scanner cervicothoracique
Examen apportant des informations morphologiques plus précises.
Demandé en préopératoire par le chirurgien en cas de :
Goitre plongeant dans le médiastin à l'échographie cervicale.
Points clés :
Dysphagie + gêne respiratoire = signes compressifs.
Turgescence jugulaire et circulation collatérale = compression veineuse.
Goitre plongeant → pôle inférieur non visualisé à l'échographie.
Scanner cervicothoracique en préopératoire (+++).
Goitre multinodulaire : risque de cancer thyroïdien
1. Fréquence
- Cancer thyroïdien présent dans :
4 à 5 % des goitres ou thyroïdes plurinodulaires.
2. Évaluation échographique
- Recherche de nodules suspects.
3. Indication de cytoponction
- Nodule suspect > 10 mm à l'échographie :
→ Cytoponction systématique, selon le collège.
4. Importance
- Le caractère multinodulaire n'élimine pas la possibilité d'un cancer thyroïdien.
Points clés :
Cancer dans 4–5 % des goitres plurinodulaires.
Nodule échographiquement suspect > 10 mm → cytoponction (+++).
Un goitre multinodulaire peut contenir un cancer
Maladie de Basedow : présentation clinique et diagnostic
1. Terrain
- Le plus souvent :
Femme jeune.
2. Caractéristiques du goitre
- Goitre diffus.
3. Fonctionnement thyroïdien
- Hyperthyroïdie.
4. Manifestations extrathyroïdiennes
- Possibilité d'une :
Orbitopathie.
5. Confirmation diagnostique
- Dosage des anticorps antirécepteurs de la TSH (TRAK).
Points clés :
Femme jeune + goitre diffus + hyperthyroïdie.
Orbitopathie possible.
Anticorps antirécepteurs de la TSH = confirmation diagnostique (+++).
Thyroïdite subaiguë de De Quervain : signes évocateurs
1. Début
- Brutal.
2. Caractéristiques du goitre
Douloureux.
Très ferme.
Souvent irrégulier.
3. Syndrome inflammatoire biologique
- Augmentation de la CRP.
4. Fonctionnement thyroïdien
- Hyperthyroïdie transitoire possible.
5. Mécanisme de l'hyperthyroïdie
Lyse cellulaire.
→ Relargage des hormones thyroïdiennes préformées, stockées dans la colloïde.
Points clés :
Début brutal + goitre douloureux (+++).
Goitre ferme et parfois irrégulier.
CRP augmentée.
Hyperthyroïdie transitoire par lyse cellulaire.
Thyroïdite de Hashimoto : signes diagnostiques
1. Nature
- Thyroïdite auto-immune.
2. Association caractéristique
Goitre.
Hypothyroïdie.
Anticorps antithyroïdiens à titre élevé.
3. Anticorps
- Anticorps anti-TPO :
Antiperoxydase.
- Et/ou anticorps anti-thyroglobuline (anti-Tg).
Points clés :
Hashimoto = goitre + hypothyroïdie + autoanticorps (+++).
Anti-TPO.
Anti-thyroglobuline.
Goitre : autres étiologies rares
1. Fréquence
- Causes exceptionnelles.
2. Troubles de l'hormonosynthèse
- Liés à diverses anomalies moléculaires.
3. Sécrétion inappropriée de TSH
Adénome thyréotrope.
Syndrome de résistance aux hormones thyroïdiennes.
4. Référence du collège
- Ces anomalies sont développées dans :
Item 242 — Chapitre 13.
Points clés :
Troubles de l'hormonosynthèse.
Adénome thyréotrope.
Résistance aux hormones thyroïdiennes.
Causes rares de goitre (rang B).
Prévention du goitre et place de la lévothyroxine
1. Mesure préventive principale
Apports iodés suffisants.
Particulièrement :
Pendant l'adolescence.
Pendant la grossesse.
2. Goitre simple
L'intérêt d'un traitement par lévothyroxine est discuté.
Objectif éventuel :
Limiter l'augmentation du volume du goitre.
Éviter l'apparition de nodules thyroïdiens.
3. Pendant la grossesse
- L'intérêt de la lévothyroxine dans la prévention de l'augmentation du goitre est également discuté.
4. Goitre nodulaire constitué
Les lésions nodulaires deviennent irréversibles.
Les traitements par hormones thyroïdiennes sont inefficaces pour limiter :
La progression du volume du goitre.
La progression du volume des nodules.
Points clés :
Prévention = apports iodés suffisants (+++).
Périodes importantes : adolescence et grossesse.
Lévothyroxine dans le goitre simple : intérêt discuté.
Goitre nodulaire constitué → lévothyroxine inefficace pour réduire la progression.
Goitre : indications de surveillance, chirurgie et iode radioactif
1. Surveillance simple
- Goitre simple ou multinodulaire :
Euthyroïdien.
Non compressif.
Sans gêne cervicale.
Sans suspicion de malignité.
→ Surveillance possible.
2. Goitre nodulaire suspect
Présence d'un nodule suspect.
→ Traitement chirurgical à envisager.
3. Goitre symptomatique
- Apparition d'une :
Gêne cervicale.
Ou de manifestations compressives.
→ Envisager :
Chirurgie.
Ou iode radioactif (iode 131), selon la situation.
4. Goitre hyperfonctionnel
Évolution vers une hyperthyroïdie.
→ Envisager :
Chirurgie.
Ou iode radioactif.
5. Décision thérapeutique
- Présenter au patient :
Les possibilités de surveillance.
Les différentes options de traitement.
- → Discussion au cas par cas.
Points clés :
Goitre euthyroïdien, sans gêne ni suspicion de malignité → surveillance.
Nodule suspect → chirurgie.
Goitre compressif ou toxique → chirurgie ou iode 131 (+++).
Décision individualisée avec le patient.
Nodule thyroïdien : définition et risques évolutifs
1. Définition
- Nodule thyroïdien :
Hypertrophie localisée de la glande thyroïde.
Généralement de forme :
Arrondie.
Ou ovalaire.
2. Nature des nodules
- Majorité des nodules :
Bénins.
3. Risque de cancer
Environ 5 % des nodules sont des cancers.
Généralement de très bon pronostic.
4. Risque d'hyperthyroïdie
Environ 10 % des nodules sont hyperfonctionnels.
→ Risque d'hyperthyroïdie.
5. Transformation maligne
- La transformation d'un nodule bénin en nodule malin est considérée comme :
Impossible.
Ou excessivement rare.
6. Conséquence pratique
- La faible fréquence des faux négatifs d'une cytologie bénigne permet :
Une surveillance des nodules considérés comme bénins.
Points clés :
Nodule = hypertrophie thyroïdienne localisée.
Majorité bénigne.
≈ 5 % de cancers.
≈ 10 % de nodules hyperfonctionnels.
Transformation bénin → malin exceptionnelle.
Cytologie bénigne → surveillance possible.
Épidémiologie des nodules thyroïdiens
1. Fréquence
- Pathologie très fréquente.
2. Répartition selon le sexe
- 3 à 4 fois plus fréquente chez la femme que chez l'homme.
3. Prévalence clinique des nodules palpables
Femme : environ 5 %.
Homme : environ 1 à 2 %.
4. Prévalence échographique
- Supérieure à la prévalence clinique.
5. Évolution avec l'âge
- La prévalence des nodules augmente avec l'âge.
Points clés :
3–4 femmes pour 1 homme.
Nodules palpables : 5 % chez la femme, 1–2 % chez l'homme.
Prévalence échographique supérieure.
Fréquence augmentant avec l'âge.
Nodules thyroïdiens : circonstances de découverte
1. Découverte par palpation
Par le patient.
Ou par le médecin.
- Fréquence :
40 à 50 % des cas.
2. Découverte fortuite à l'imagerie
- Fréquence :
30 à 40 % des cas.
- Examens concernés :
Échographie.
Scanner.
Scintigraphie.
TEP.
3. Évolution des circonstances diagnostiques
- Part des découvertes fortuites :
En augmentation constante.
4. Dysthyroïdie révélatrice
- Présente dans :
10 à 15 % des cas.
Points clés :
Palpation : 40–50 %.
Découverte fortuite à l'imagerie : 30–40 %.
Dysthyroïdie révélatrice : 10–15 %.
Incidentalomes thyroïdiens de plus en plus fréquents.
Nodules thyroïdiens : surdiagnostic et risque de surtraitement
1. Évolution de l'incidence des cancers thyroïdiens
- Dans les pays industrialisés :
Incidence des cancers thyroïdiens multipliée par 6 au cours des 30 dernières années.
2. Cancers principalement concernés
Petits cancers thyroïdiens ≤ 10 mm.
→ Microcancers thyroïdiens.
3. Mortalité
- Absence de modification de la mortalité, malgré l'augmentation des diagnostics.
4. Enjeu principal
Éviter le surdiagnostic.
Éviter les chirurgies inutiles.
5. Conséquences du surtraitement
Complications opératoires.
Retentissement sur la qualité de vie.
Nécessité possible d'un traitement hormonal substitutif.
Coûts supplémentaires.
6. Conséquence pratique
- Ne pas pratiquer systématiquement :
Une échographie thyroïdienne de dépistage.
Une exploration des micronodules < 10 mm.
Points clés :
Incidence des cancers × 6 en 30 ans.
Augmentation surtout des microcancers ≤ 10 mm.
Mortalité inchangée (+++).
Éviter le surdiagnostic et les chirurgies inutiles.
Pas d'exploration systématique des micronodules < 1 cm
Nodules thyroïdiens : objectifs de la stratégie diagnostique
1. Premier objectif
Dépister un nodule hyperfonctionnel.
→ Risque d'évolution vers une hyperthyroïdie.
2. Deuxième objectif
- Identifier un cancer thyroïdien à risque évolutif :
Extension locorégionale.
Extension à distance.
Risque de décès.
3. Particularité
- Les nodules < 1 cm ne nécessitent pas d'exploration systématique.
4. Examens de première intention
TSH.
Échographie thyroïdienne.
5. Examens de deuxième intention
- Selon le résultat :
Scintigraphie thyroïdienne.
Cytoponction échoguidée.
Points clés :
Deux risques : hyperthyroïdie et cancer évolutif (+++).
TSH + échographie en première intention.
Scintigraphie ou cytoponction selon les résultats.
Pas d'exploration systématique des nodules < 10 mm.
Nodule thyroïdien : interrogatoire et facteurs de suspicion de malignité
1. Antécédents personnels
- Irradiation cervicale dans l'enfance :
Facteur de risque de cancer thyroïdien.
2. Antécédents familiaux
- Recherche notamment d'un :
Cancer médullaire de la thyroïde.
3. Symptômes recherchés
- Manifestations d'hyperthyroïdie.
4. Signes cliniques suspects
- Nodule :
Très ferme ou dur.
Irrégulier.
Associé à des signes compressifs.
Associé à des adénopathies cervicales.
5. Évolution du nodule
- Une augmentation rapide du volume est suspecte :
> 20 % en 1 an.
6. Limites de l'examen clinique
La plupart des cancers thyroïdiens ne diffèrent pas cliniquement des nodules bénins.
La taille seule et l'évolutivité seule ne prouvent pas la malignité.
Points clés :
Irradiation cervicale dans l'enfance (+++).
ATCD familiaux de cancer médullaire.
Nodule dur, irrégulier, compressif ou avec adénopathies.
Croissance > 20 % en 1 an → vigilance.
Examen clinique parfois normal malgré un cancer.
Échographie thyroïdienne : bilan initial et compte rendu
1. Examen principal
Échographie thyroïdienne.
Plus sensible que la palpation cervicale.
2. Conditions de réalisation
Échographie dédiée.
Réalisée par un opérateur entraîné.
3. Analyse thyroïdienne
Identification des nodules.
Description de leurs caractéristiques échographiques.
4. Examen ganglionnaire
- Examen systématique des aires ganglionnaires cervicales.
5. Repérage
Réalisation d'un schéma.
Numérotation des nodules.
→ Facilite leur surveillance.
6. Classification
- Chaque nodule est classé selon le score :
EU-TIRADS.
7. Objectif du score
Estimer le risque de malignité.
Aider à décider de l'indication d'une cytoponction.
Points clés :
Échographie = plus sensible que la palpation.
Opérateur entraîné.
Examen ganglionnaire systématique (+++).
Schéma et numérotation des nodules.
EU-TIRADS = estimation du risque de malignité
Classification EU-TIRADS : catégories et caractéristiques échographiques
1. EU-TIRADS 2 — Bénin
Kyste simple.
Risque de malignité très faible.
2. EU-TIRADS 3 — Bas risque
Nodule isoéchogène.
Bien limité.
3. EU-TIRADS 4 — Risque intermédiaire
Nodule modérément hypoéchogène.
Contours réguliers.
4. EU-TIRADS 5 — Haut risque
Nodule très hypoéchogène.
Et/ou présentant des caractéristiques suspectes :
Microcalcifications.
Contours irréguliers.
Forme non ovalaire.
5. Critères principaux d'estimation du risque
Échogénicité.
Microcalcifications.
Contours.
Forme du nodule.
6. Particularité
- Les nodules purement kystiques sont considérés comme bénins.
Points clés :
EU-TIRADS 2 = kyste simple bénin.
EU-TIRADS 3 = isoéchogène régulier.
EU-TIRADS 4 = modérément hypoéchogène régulier.
EU-TIRADS 5 = forte suspicion (+++).
Quatre critères : échogénicité, microcalcifications, contours, forme.
Nodule thyroïdien : bilan biologique initial et dosage de la calcitonine
1. TSH
Dosage systématique dans le bilan initial.
→ Recherche d'une dysthyroïdie.
2. Calcitonine
- Marqueur du cancer médullaire de la thyroïde (CMT).
3. Dosage systématique devant tout nodule
- Son intérêt est controversé :
Faible fréquence du CMT.
Possibilité de faux positifs.
4. Indications retenues dans le collège
Contexte familial connu de CMT.
Suspicion de malignité à la cytoponction.
Avant toute intervention chirurgicale pour goitre ou nodule.
Points clés :
TSH = dosage initial (+++).
Calcitonine = marqueur du cancer médullaire.
Dosage systématique devant tout nodule controversé.
Calcitonine indiquée si contexte familial de CMT ou cytoponction suspecte.
Calcitonine systématique avant chirurgie thyroïdienne.
Nodule thyroïdien avec TSH basse : diagnostic d'un nodule hyperfonctionnel
1. Orientation diagnostique
TSH basse.
→ Suspecter un adénome fonctionnel.
2. Fréquence
- Environ 10 % des nodules thyroïdiens.
3. Risque évolutif
Évolution possible vers une hyperthyroïdie.
→ Adénome toxique.
4. Caractère bénin
Nodules hyperfonctionnels :
A priori bénins.
→ Pas de cytoponction nécessaire en principe.
5. Bilan biologique complémentaire
Dosage de T4 libre.
→ Évaluer l'importance de l'hyperthyroïdie.
6. Scintigraphie thyroïdienne
- Utilisation :
Du technétium 99.
Ou de l'iode 123.
- → Confirme le caractère hyperfonctionnel du nodule.
7. Nodule extinctif
Nodule seul fixant à la scintigraphie.
Le reste du tissu thyroïdien est freiné par la TSH basse.
→ Parenchyme thyroïdien sain éteint.
Points clés :
TSH basse → scintigraphie (+++).
Adénome fonctionnel = environ 10 % des nodules.
Risque d'hyperthyroïdie.
Nodule chaud = pratiquement toujours bénin.
Pas de cytoponction en principe.
T4L pour apprécier l'hyperthyroïdie.
Nodule extinctif = seul fixant à la scintigraphie.
Nodule thyroïdien avec TSH normale ou élevée : indication de cytoponction
1. Orientation
TSH normale ou élevée.
→ Déterminer la nature bénigne ou maligne du nodule.
2. Examen de référence
Cytoponction à l'aiguille fine.
Généralement échoguidée.
Moins invasive qu'une biopsie.
3. Indications principales
Nodule échographiquement suspect.
Diamètre > 10 mm.
Avec une composante solide.
4. Quatre critères échographiques de forte suspicion
Forte hypoéchogénicité.
Microcalcifications.
Contours irréguliers :
Spiculés.
Ou lobulés.
Forme non ovalaire.
5. Éléments renforçant l'indication
ATCD familial de cancer médullaire.
Radiothérapie cervicale dans l'enfance :
Risque de cancer thyroïdien multiplié par 7.
Présentation suspecte :
Adénopathies.
Métastases.
6. Nodules peu ou non suspects
- Cytoponction seulement si leur taille dépasse :
15 à 20 mm, selon le collège.
7. Découverte fortuite en TEP-FDG
Risque de malignité :
30 à 40 %.
→ Cytoponction indiquée.
Points clés :
TSH normale/haute → évaluation échographique du risque.
Cytoponction si nodule suspect > 10 mm (+++).
Quatre signes de forte suspicion.
Radiothérapie cervicale dans l'enfance → risque × 7.
Nodule peu suspect : seuil 15–20 mm.
Nodule découvert en TEP-FDG : malignité 30–40 % → cytoponction.
Cytoponction thyroïdienne : classification de Bethesda et risque de malignité
1. Principe
Les résultats de la cytoponction sont classés selon Bethesda.
Classification en 6 catégories.
→ Estimation du risque de malignité.
→ Orientation de la prise en charge.
2. Catégories cytologiques
Bethesda | Résultat cytologique | Risque de malignité dans la figure 12.9 |
|---|---|---|
I | Non diagnostique | Non précisé |
II | Bénin | < 4 % |
III | Atypies de signification indéterminée | 20 % |
IV | Néoplasme folliculaire | 30 % |
V | Suspect de malignité | 70 % |
VI | Malin | 97 % |
3. Particularité des catégories III à V
- Catégories nécessitant une discussion spécialisée, avec un risque de malignité croissant.
4. Importance
- La classification de Bethesda guide la décision entre :
Surveillance.
Nouvelle cytoponction.
Avis spécialisé.
Chirurgie.
Points clés :
Bethesda = 6 catégories (+++).
II = bénin, risque < 4 %.
III = atypies indéterminées, 20 %.
IV = néoplasme folliculaire, 30 %.
V = suspect, 70 %.
VI = malin, 97 %.
Conduite à tenir fondée sur le résultat cytologique.
Nodule hyperfonctionnel : traitements et indication de lobectomie
1. Indication de traitement
- Nodule hyperfonctionnel responsable d'une hyperthyroïdie.
2. Traitements possibles
- Irathérapie :
Traitement par iode radioactif.
- Chirurgie.
3. Chirurgie partielle
Lobectomie unilatérale possible.
À condition :
D'absence de nodule sur le lobe controlatéral.
Points clés :
Nodule toxique → iode radioactif ou chirurgie.
Lobectomie unilatérale possible si autre lobe indemne.
Nodule thyroïdien bénin : surveillance et indication de traitement
1. Nodule non fonctionnel
- Possibilités :
Surveillance.
Chirurgie selon les caractéristiques.
2. Cytologie Bethesda II
Nodule bénin.
→ Surveillance clinique et échographique.
3. Rythme de surveillance
- Initialement :
Annuelle.
- Puis :
Espacée tous les 3 à 5 ans.
4. Indication possible de chirurgie malgré la bénignité
- Nodule volumineux :
> 40 mm.
- Et responsable :
D'une gêne fonctionnelle.
5. Alternatives thérapeutiques
- Techniques en développement :
Radiofréquence.
Points clés :
Bethesda II → surveillance (+++).
Surveillance initialement annuelle.
Puis tous les 3–5 ans.
Nodule bénin > 40 mm avec gêne → chirurgie à discuter.
Radiofréquence = alternative possible.
Nodules thyroïdiens indéterminés, suspects ou malins : conduite à tenir
1. Bethesda I — Non diagnostique
- Deuxième cytoponction.
2. Bethesda II — Bénin
- Surveillance clinique et échographique.
3. Bethesda III et IV — Indéterminés
Avis spécialisé.
Chirurgie non systématique.
Décision selon :
Le contexte clinique.
Les résultats des explorations.
Le souhait du patient.
4. Bethesda V — Suspect de malignité
- Chirurgie nécessaire.
5. Bethesda VI — Malin
- Chirurgie nécessaire.
6. Principe général
Éviter les chirurgies inutiles.
Décision individualisée et discutée avec le patient.
Points clés :
Bethesda I → nouvelle ponction.
Bethesda II → surveillance.
Bethesda III–IV → avis spécialisé, chirurgie non systématique (+++).
Bethesda V–VI → chirurgie.
Prise en charge adaptée au risque et au souhait du patient.
Épidémiologie et pronostic général des cancers thyroïdiens
1. Fréquence
- Le cancer thyroïdien est le plus fréquent des cancers endocriniens.
2. Pronostic
Bon pronostic d'ensemble.
Les cancers sont le plus souvent :
Bien différenciés.
De type papillaire.
3. Variabilité pronostique
- Le pronostic dépend notamment du type histologique.
- Carcinomes papillaires différenciés :
Excellent pronostic.
- Carcinomes anaplasiques :
Très mauvais pronostic.
Points clés :
Cancer thyroïdien = cancer endocrinien le plus fréquent.
Bon pronostic global (+++).
Majorité de carcinomes papillaires différenciés.
Carcinome anaplasique = pronostic très péjoratif.
Cancer thyroïdien : principales circonstances de découverte
1. Circonstance la plus fréquente
- Découverte d'un nodule thyroïdien :
À l'examen clinique.
Ou de manière fortuite à l'imagerie.
2. Caractéristiques cliniques suspectes
- Nodule :
Dur.
Irrégulier.
Adhérent.
Rapidement progressif.
- Parfois associé à des adénopathies cervicales.
3. Présentation habituelle
- Le plus souvent :
Nodule isolé.
D'allure banale.
4. Conséquence diagnostique
- L'absence de signe clinique suspect n'élimine pas un cancer thyroïdien.
Points clés :
Découverte principalement devant un nodule thyroïdien.
Découverte fortuite à l'imagerie de plus en plus fréquente.
Nodule dur, irrégulier, adhérent ou rapidement évolutif = suspect.
Adénopathies cervicales possibles.
Cancer souvent sous forme d'un nodule banal (+++).
Cancer thyroïdien : circonstances de découverte plus rares
1. Découverte ganglionnaire
- Adénopathie cervicale.
2. Signes compressifs
- Paralysie récurrentielle.
3. Cancer médullaire de la thyroïde
- Possibilité de :
Flushs.
Diarrhée.
Liés à la sécrétion de calcitonine.
Présentation rare, traduisant une forme :
Évoluée.
Déjà métastatique.
4. Découverte métastatique
- Symptômes liés à une localisation :
Pulmonaire.
Osseuse.
- Manifestation osseuse possible :
Fracture pathologique.
Points clés :
Adénopathie cervicale.
Paralysie récurrentielle = signe compressif.
Flushs + diarrhée → évoquer un cancer médullaire évolué.
Métastases pulmonaires ou osseuses possibles.
Fracture pathologique révélatrice possible.
Marqueurs tumoraux thyroïdiens : thyroglobuline et calcitonine
1. Thyroglobuline
Marqueur des cancers de souche vésiculaire.
Produite par :
Les cellules thyroïdiennes normales.
Les cellules thyroïdiennes tumorales.
2. Conséquence diagnostique
- La thyroglobuline ne permet pas de faire le diagnostic initial d'un cancer thyroïdien.
3. Indication particulière du dosage
Suspicion de métastase à distance d'un cancer thyroïdien.
→ Recherche d'une sécrétion de thyroglobuline orientant vers une origine vésiculaire.
4. Calcitonine
Marqueur des cancers médullaires.
Produite par les cellules C thyroïdiennes.
5. Utilisation
- Thyroglobuline :
Marqueur de suivi des cancers d'origine vésiculaire.
- Calcitonine :
Marqueur diagnostique et de suivi des cancers médullaires.
Points clés :
Thyroglobuline = cancers de souche vésiculaire.
Ne pas doser la thyroglobuline pour diagnostiquer un nodule malin (+++).
Thyroglobuline également sécrétée par les cellules normales.
Calcitonine = cancer médullaire.
En cas de métastase suspecte : thyroglobuline ou calcitonine selon l'origine recherchée.
Classification histologique des cancers thyroïdiens
1. Cancers d'origine vésiculaire
Développés à partir des cellules folliculaires thyroïdiennes.
D'origine épithéliale.
Représentent 90 à 95 % des cancers thyroïdiens.
2. Principaux types d'origine vésiculaire
- Carcinome papillaire différencié :
85 %.
- Carcinome vésiculaire différencié :
5 %.
- Carcinomes peu différenciés et oncocytaires :
2 à 5 %.
- Carcinome anaplasique :
1 %.
3. Cancers d'origine parafolliculaire
- Carcinome médullaire :
Développé à partir des cellules C.
5 % des cas.
4. Autres cancers
- Environ 1 % :
Lymphomes.
Métastases thyroïdiennes d'autres cancers.
- Exemple de cancer primitif :
Cancer du rein à cellules claires.
Points clés :
Origine vésiculaire : 90–95 %.
Papillaire : 85 % (+++).
Vésiculaire : 5 %.
Peu différenciés et oncocytaires : 2–5 %.
Anaplasique : 1 %.
Médullaire : 5 %.
Autres : 1 %.
Carcinome papillaire différencié : fréquence, pronostic et caractéristiques
1. Fréquence
85 % des cancers thyroïdiens.
Type histologique le plus fréquent.
2. Origine
- Cellules folliculaires thyroïdiennes.
3. Pronostic
Excellent.
Survie à 10 ans : 95 %.
4. Extension tumorale
- Fréquence des atteintes ganglionnaires.
5. Diagnostic anatomopathologique
- Diagnostic :
Cytologique.
Histologique.
- Repose sur :
Des anomalies caractéristiques des noyaux.
6. Marqueur de suivi
- Thyroglobuline.
Points clés :
Papillaire = 85 % des cancers thyroïdiens (+++).
Survie à 10 ans : 95 %.
Atteintes ganglionnaires fréquentes.
Diagnostic cytologique et histologique sur anomalies nucléaires.
Marqueur de suivi : thyroglobuline.
Carcinome vésiculaire différencié : diagnostic et dissémination
1. Fréquence
- Environ 5 % des cancers thyroïdiens.
2. Origine
- Cellules folliculaires thyroïdiennes.
3. Extension
- Tropisme ganglionnaire moindre que le carcinome papillaire.
- Possibilité de dissémination :
Hématogène.
4. Diagnostic de certitude
- Uniquement histologique.
5. Critères histologiques
- Mise en évidence :
D'une invasion vasculaire.
Et/ou d'une invasion de la capsule tumorale.
6. Conséquence
- La cytoponction seule ne suffit pas à affirmer un carcinome vésiculaire.
Points clés :
Carcinome vésiculaire : 5 %.
Dissémination hématogène possible.
Tropisme ganglionnaire moindre.
Diagnostic exclusivement histologique (+++).
Invasion capsulaire et/ou vasculaire indispensable.
Cytoponction insuffisante pour le diagnostic de certitude.
Carcinomes peu différenciés, oncocytaires et anaplasiques
1. Carcinomes peu différenciés et oncocytaires
Représentent 2 à 5 % des cancers thyroïdiens.
Pronostic :
Plus défavorable que celui des carcinomes différenciés.
2. Carcinome anaplasique
- Rare :
Environ 1 % des cancers thyroïdiens.
3. Terrain
- Survient surtout chez le sujet âgé.
4. Pronostic
Très péjoratif.
Survie relative à 1 an : 15 %.
5. Gravité
- Responsable d'environ 3/4 des décès par cancer thyroïdien.
6. Prise en charge
- Nécessite une prise en charge en urgence.
Points clés :
Peu différenciés et oncocytaires : 2–5 %.
Anaplasique : 1 %, surtout sujet âgé.
Survie relative à 1 an : 15 % (+++).
3/4 des décès par cancer thyroïdien.
Prise en charge urgente.
Carcinome médullaire de la thyroïde : origine, marqueurs et génétique
1. Fréquence
- Environ 5 % des cancers thyroïdiens.
2. Origine
- Cellules C parafolliculaires.
3. Nature
- Tumeur neuroendocrine.
4. Marqueurs tumoraux
- Calcitonine :
Marqueur diagnostique et de suivi.
- Antigène carcinoembryonnaire (ACE) :
Également exprimé.
5. Pronostic
- Dépend du stade au diagnostic.
6. Formes familiales
Environ 25 % des cancers médullaires.
Peuvent s'intégrer dans :
Une néoplasie endocrinienne multiple de type 2 (NEM2).
7. Gène impliqué
RET.
Mutations activatrices de cet oncogène.
Points clés :
Médullaire = cellules C (+++).
Fréquence : 5 %.
Tumeur neuroendocrine.
Calcitonine + ACE.
25 % de formes familiales.
NEM2 liée à une mutation activatrice de RET.
Néoplasie endocrinienne multiple de type 2A : association tumorale
1. Nature
- Syndrome de prédisposition familiale.
2. Gène
- Mutation activatrice de l'oncogène RET.
3. Association caractéristique de la NEM2A
Carcinome médullaire de la thyroïde.
Phéochromocytome.
Hyperparathyroïdie primaire.
4. Conséquence
- Devant un cancer médullaire de la thyroïde, rechercher un contexte de NEM2.
Points clés :
NEM2A = cancer médullaire + phéochromocytome + hyperparathyroïdie primitive (+++).
Mutation activatrice RET.
25 % des cancers médullaires sont familiaux.