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Méninges — Anatomie et liquide cérébrospinal — Rang B
Trois membranes entourent l’encéphale et la moelle spinale, de dehors en dedans :
→ Dure-mère : couche superficielle résistante, accolée à l’os.
→ Arachnoïde : couche moyenne.
→ Pie-mère : couche interne, recouvrant directement le cerveau.
Regroupements anatomiques :
→ Pachyméninge = dure-mère.
→ Leptoméninges = arachnoïde + pie-mère.
Espace sous-arachnoïdien :
→ Situé entre l’arachnoïde et la pie-mère.
→ Contient le liquide cérébrospinal — LCS.
→ Point clé : le LCS circule dans l’espace sous-arachnoïdien.
Méningite et méningo-encéphalite — Définitions — Rang A
Méningite :
→ Inflammation des enveloppes méningées.
Méningo-encéphalite :
→ Inflammation méningée associée à une atteinte du parenchyme cérébral.
→ Point clé : une atteinte cérébrale associée distingue la méningo-encéphalite de la méningite isolée.
Méningites et méningo-encéphalites aiguës — Origine et voies de contamination — Rang B
Origine majoritairement infectieuse :
→ Contamination du LCS par un agent infectieux.
→ Le plus souvent une bactérie ou un virus.
Voies de contamination :
→ Hématogène, la plus fréquente.
→ Par contiguïté, à partir des cavités ORL.
→ Plus rarement par inoculation directe : traumatisme ou chirurgie.
Mécanisme de l’atteinte encéphalique :
→ Multiplication de l’agent pathogène.
→ Ou, plus souvent, réaction inflammatoire.
→ Point clé : la contamination méningée se fait le plus souvent par voie hématogène.
Abcès cérébral — Définition et constitution — Rang A/B
Définition :
→ Cavité purulente au sein du parenchyme cérébral.
→ Entourée d’une importante zone d’œdème.
→ Constitue un processus expansif intracrânien.
Fréquence :
→ Affection rare.
→ Incidence indiquée : 1 cas pour 100 000 habitants par an.
Phase d’encéphalite présuppurative :
→ Centre nécrotique.
→ Réaction inflammatoire.
→ Présence de germes.
→ Œdème périphérique.
Stade d’abcès :
→ Formation d’une capsule de gliose.
→ Point clé : un abcès associe une collection purulente intraparenchymateuse et un œdème périphérique.
Abcès cérébral — Localisations préférentielles — Rang B
Par ordre de fréquence :
→ Lobe frontal : environ un tiers des cas.
→ Lobe temporal : environ un quart des cas.
→ Lobe pariétal : environ un cinquième des cas.
→ Point clé : localisation préférentielle frontale, puis temporale, puis pariétale.
Abcès cérébral — Portes d’entrée — Rang B
Foyer de contiguïté, le plus souvent :
→ Infection ORL.
→ Ostéite crânienne.
→ Thrombose veineuse cérébrale.
→ Plus rarement méningite purulente.
Dissémination hématogène depuis un foyer :
→ Dentaire.
→ Pulmonaire.
→ Cardiaque.
Plus rarement :
→ Traumatisme crânien avec brèche méningée.
→ Suites d’une neurochirurgie.
→ Point clé : rechercher un foyer ORL, dentaire, pulmonaire ou cardiaque, ainsi qu’un antécédent traumatique ou neurochirurgical.
Syndrome méningé — Définition et triade clinique — Rang A
Définition :
→ Manifestations liées à une irritation des enveloppes méningées.
→ Concernent l’arachnoïde et la pie-mère.
→ Quelle qu’en soit l’origine.
Triade clinique :
→ Céphalées.
→ Vomissements.
→ Raideur méningée.
Limite :
→ L’association des trois manifestations est inconstante.
→ Point clé : une triade incomplète n’exclut pas un syndrome méningé.
Syndrome méningé — Caractéristiques des céphalées — Rang A
Fréquence et chronologie :
→ Quasi constantes.
→ Précoces.
Caractéristiques :
→ Intenses.
→ Diffuses.
→ Continues.
→ Avec des paroxysmes possibles.
→ Mal soulagées par les antalgiques habituels.
Facteurs d’exacerbation :
→ Mouvements de la tête.
→ Examen physique.
→ Lumière : photophobie.
→ Bruit : phonophobie.
→ Point clé : céphalée intense, diffuse et précoce, aggravée par les stimulations.
Syndrome méningé — Caractéristiques des vomissements — Rang A
Fréquence et chronologie :
→ Inconstants.
→ Généralement précoces.
Caractéristiques :
→ Spontanés.
→ En jet.
→ Survenant sans effort.
Facteur favorisant possible :
→ Changement de position.
→ Point clé : des vomissements précoces, en jet et sans effort peuvent accompagner le syndrome méningé.
Syndrome méningé — Raideur méningée et attitude en chien de fusil — Rang A
Mécanisme de la raideur :
→ Contracture des muscles paravertébraux.
→ Liée à la douleur provoquée par l’irritation méningée.
Atteinte préférentielle de la nuque :
→ La flexion de la tête par l’examinateur provoque une résistance invincible et douloureuse.
→ Les mouvements de rotation et de latéralité sont conservés.
→ Mais ils augmentent la céphalée.
Attitude possible en chien de fusil :
→ Patient couché sur le côté.
→ Dos tourné à la lumière.
→ Tête en hyperextension vers l’arrière.
→ Membres semi-fléchis.
→ Point clé : la raideur méningée limite surtout la flexion de la nuque.
Syndrome méningé — Signes de Brudzinski et de Kernig — Rang A
Examen du patient couché sur le dos.
Signe de Brudzinski :
→ La flexion forcée antérieure de la nuque entraîne une flexion involontaire des membres inférieurs.
→ Flexion des cuisses sur le bassin.
→ Et des jambes sur les cuisses.
Signe de Kernig :
→ Impossibilité de s’asseoir sans fléchir les genoux.
→ Résistance douloureuse à l’extension complète de la jambe lorsque la cuisse est fléchie.
→ Point clé : ces manœuvres mettent en évidence la raideur méningée.
Syndrome méningé — Signes associés et diagnostics à évoquer — Rang A
Autres signes accompagnateurs possibles :
→ Hyperesthésie cutanée diffuse.
→ Réflexes tendineux vifs.
Principaux diagnostics à évoquer :
→ Méningite.
→ Méningo-encéphalite.
→ Hémorragie méningée.
→ Méningisme.
Meningisme :
→ Symptômes évocateurs de méningite.
→ Mais sans atteinte inflammatoire des méninges.
→ Point clé : un syndrome méningé n’est pas nécessairement infectieux.
Syndrome encéphalitique — Manifestations neurologiques — Rang A
Définition :
→ Manifestations liées à une inflammation de l’encéphale.
Présentation :
→ Isolée : encéphalite.
→ Le plus souvent associée à un syndrome méningé : méningo-encéphalite.
Troubles de la conscience :
→ De la simple somnolence au coma profond.
Troubles cognitifs et comportementaux :
→ Syndrome confusionnel.
→ Troubles du comportement.
Signes de focalisation :
→ Déficit moteur : monoplégie ou hémiplégie.
→ Paralysie d’un ou plusieurs nerfs crâniens.
→ Aphasie.
→ Mouvements anormaux : tremblement, myoclonies.
Crises épileptiques :
→ Focales, avec ou sans trouble de la conscience.
→ Généralisées.
→ Évolution possible vers un état de mal.
→ Point clé : des troubles de conscience, une focalisation ou des crises doivent faire rechercher une atteinte encéphalique.
Syndrome encéphalitique — Troubles neurovégétatifs et gravité — Rang A
Troubles neurovégétatifs possibles :
→ Irrégularité du pouls.
→ De la pression artérielle.
→ De la température.
Signification :
→ Évoquent une souffrance du tronc cérébral.
Conséquence diagnostique :
→ Nécessité d’une imagerie cérébrale urgente.
→ Les indications d’imagerie avant la ponction lombaire seront précisées dans les cartes consacrées aux examens complémentaires.
→ Point clé : les troubles neurovégétatifs constituent des signes de gravité neurologique.
Méningites et méningo-encéphalites — Syndrome infectieux — Rang A
Fièvre :
→ Intensité variable selon le germe responsable.
→ Parfois associée à des frissons, des sueurs et des myalgies.
Foyers ou manifestations infectieuses associés possibles :
→ Pneumopathie.
→ Foyer ORL : otite, sinusite, mastoïdite, rhinopharyngite, angine.
→ Infection urinaire.
→ Atteinte digestive, notamment diarrhées.
→ Éruption cutanée.
→ Atteinte cardiaque : endocardite, myocardite.
Purpura vasculaire :
→ Doit faire évoquer une infection à méningocoque.
→ Constitue une urgence vitale.
→ Point clé : rechercher un foyer infectieux associé et examiner systématiquement la peau.
Purpura fulminans — Reconnaissance clinique — Rang A
Tableau gravissime, notamment lié à une septicémie à méningocoque.
Purpura extensif ulcéro-nécrotique :
→ Éléments purpuriques s’étendant rapidement.
→ Avec au moins un élément nécrotique ou ecchymotique de diamètre supérieur à 3 mm, selon le collège.
Manifestations associées :
→ Choc septique.
→ Coagulation intravasculaire disséminée — CIVD.
→ Hémorragies viscérales, notamment surrénaliennes.
→ Point clé : un purpura rapidement extensif avec élément nécrotique ou ecchymotique impose de reconnaître une urgence absolue.
Méningites et méningo-encéphalites — Critères cliniques de gravité — Rang A
Identification impérative des signes de gravité.
Trois ensembles soulignés dans le collège :
→ Purpura extensif.
→ Signes encéphalitiques.
→ Gravité hémodynamique.
Gravité hémodynamique :
→ Sepsis grave, selon la terminologie du collège.
→ Choc septique.
→ Point clé : rechercher simultanément une gravité cutanée, neurologique et hémodynamique.
Abcès cérébral — Présentation clinique évocatrice — Rang B
Installation habituelle :
→ Subaiguë, sur 1 à 2 semaines.
Association variable de trois composantes :
→ Syndrome d’hypertension intracrânienne.
→ Atteinte neurologique focale.
→ Crises épileptiques focales ou généralisées.
Atteinte focale dépendant de la localisation, de la taille et du nombre de lésions :
→ Hémiparésie.
→ Troubles sensitifs.
→ Aphasie.
→ Hémianopsie latérale homonyme.
→ Troubles neurocognitifs, notamment sous-cortico-frontaux.
Fièvre :
→ Inconstante, présente dans environ 50 % des cas.
Altération de l’état général :
→ Également inconstante.
Autres présentations possibles :
→ Évolution plus progressive, sous forme de syndrome tumoral isolé en tache d’huile.
→ Ou, à l’inverse, installation brutale.
→ Point clé : l’absence de fièvre ne permet pas d’exclure un abcès cérébral.
Méningites et méningo-encéphalites du nourrisson — Particularités cliniques — Rang A
Diagnostic clinique plus difficile.
Signes devant faire évoquer le diagnostic :
→ Enfant geignard.
→ Cris à la mobilisation, liés à une hyperesthésie cutanée.
→ Modification du comportement.
→ Somnolence inhabituelle, entrecoupée de périodes d’agitation.
→ Refus répété du biberon.
→ Convulsions fébriles, même brèves et apparemment isolées.
Examen clinique :
→ Une hypotonie axiale remplace souvent la raideur de nuque.
→ Possible tension anormale de la fontanelle.
→ Point clé : chez le nourrisson, l’absence de raideur de nuque ne doit pas faire écarter le diagnostic.
Méningites du sujet âgé et de l’adulte — Présentations incomplètes — Rang A
Chez le sujet âgé :
→ Signes cliniques parfois plus frustes.
→ Syndrome infectieux souvent au second plan.
→ Prédominance possible des troubles du comportement.
→ Ou des signes neurologiques focaux.
Dans les méningites bactériennes de l’adulte :
→ 95 % des patients présentent au moins deux des quatre signes suivants :
→ Céphalées.
→ Fièvre.
→ Raideur de nuque.
→ Altération de la vigilance.
Difficulté diagnostique particulière :
→ Aux âges extrêmes de la vie.
→ Point clé : une présentation clinique incomplète est possible, particulièrement chez le nourrisson et la personne âgée.
Suspicion de méningite — Place et urgence de la ponction lombaire
Ponction lombaire — PL :
→ Examen clé permettant d’affirmer le diagnostic de méningite.
Délai :
→ Réalisation en urgence.
Ordre habituel :
→ Avant l’antibiothérapie, dans la très grande majorité des cas.
Exception :
→ Certaines situations imposent de différer la PL.
→ L’antibiothérapie ne doit alors pas être retardée.
→ Point clé : réaliser rapidement la PL lorsqu’elle est possible, sans retarder un traitement urgent en cas de contre-indication.
Ponction lombaire — Contre-indications à la réalisation immédiate
Contre-indications générales :
→ Instabilité hémodynamique.
→ Trouble de l’hémostase, spontané ou induit par un anticoagulant.
→ Thrombopénie.
→ Infection du site de ponction, précisée par LiSA.
Situations neurologiques imposant de différer la PL selon LiSA :
→ Signe de focalisation.
→ Crise convulsive persistante.
→ Glasgow < 12.
→ Signes d’engagement cérébral.
Contre-indications radiologiques citées dans le collège :
→ Engagement cérébral.
→ Effet de masse, notamment en cas d’abcès volumineux.
Signes cliniques d’engagement cités :
→ Mydriase unilatérale.
→ Hoquet.
→ Mouvements d’enroulement.
→ Troubles ventilatoires.
→ Point clé : différer la PL devant un risque hémorragique, hémodynamique ou neurologique.
Ponction lombaire — Hémostase et seuils biologiques
Bilan présenté dans le collège avant la PL :
→ Bilan d’hémostase.
→ Numération plaquettaire.
Seuils habituels de contre-indication indiqués :
→ Taux de prothrombine — TP < 50 %.
→ Ratio du TCA > 1,5.
→ Plaquettes < 50 000/mm³.
Anticoagulants oraux directs — AOD :
→ Certains tests habituels d’hémostase peuvent être pris à défaut.
→ Tenir compte de la prise d’un AOD, même lorsque les tests usuels ne montrent pas d’anomalie.
→ Point clé : rechercher un traitement anticoagulant en complément des résultats biologiques.
Suspicion de méningite — Imagerie avant la ponction lombaire
Scanner cérébral en première intention, selon LiSA, devant une contre-indication clinique neurologique à la PL :
→ Signe de focalisation.
→ Crise convulsive persistante.
→ Glasgow < 12.
→ Signes d’engagement cérébral.
Objectifs de l’imagerie :
→ Rechercher une complication, notamment abcès ou empyème.
→ Rechercher un diagnostic différentiel.
Diagnostics différentiels cités par LiSA :
→ Thrombophlébite cérébrale.
→ Épanchement sous-dural.
→ Hémorragie.
→ Tumeur.
→ AVC.
Principe de délai :
→ L’imagerie doit être réalisée en extrême urgence.
→ Elle ne doit pas retarder l’antibiothérapie lorsqu’elle est indiquée.
→ Point clé : imagerie préalable lorsqu’il existe une contre-indication neurologique à la PL, avec traitement urgent sans attendre.
Suspicion de méningite — Antibiothérapie avant la ponction lombaire
Situations citées dans le collège :
→ Purpura fulminans.
→ Prise en charge hospitalière ne pouvant pas être réalisée dans les 60 minutes.
→ Notamment lorsqu’une imagerie risque de retarder l’antibiothérapie.
En cas de contre-indication à la PL, selon LiSA :
→ Réaliser les hémocultures.
→ Administrer la dexaméthasone et l’antibiothérapie selon les indications.
→ Réaliser le scanner si la contre-indication est neurologique.
→ Corriger les contre-indications non neurologiques, notamment l’instabilité hémodynamique.
→ Réaliser la PL dès que la contre-indication est levée.
→ Point clé : une PL différée ne doit pas entraîner une antibiothérapie différée.
Purpura fulminans — Antibiothérapie immédiate avant la PL
Urgence absolue :
→ Traitement immédiat sur place, dès la reconnaissance.
→ Y compris au domicile du patient.
Antibiotique privilégié :
→ Ceftriaxone, céphalosporine de troisième génération.
À défaut :
→ Céfotaxime.
Dose initiale présentée dans le collège, pour l’une ou l’autre molécule :
→ Adulte : 1 g.
→ Nourrisson et enfant : 50 mg/kg, sans dépasser 1 g.
Voie :
→ Intraveineuse dans le collège.
→ LiSA précise IV ou IM.
Autres mesures immédiates précisées par LiSA :
→ Appel du 15 en préhospitalier pour un transport médicalisé.
→ Prise en charge du choc.
→ Précautions complémentaires gouttelettes.
Ponction lombaire :
→ Non nécessaire et contre-indiquée dans l’urgence, selon LiSA.
→ Point clé : devant un purpura fulminans, traiter immédiatement sans attendre la PL.
Ponction lombaire — Technique et prévention du syndrome post-PL
Conditions :
→ Asepsie stricte.
Site de ponction :
→ Cul-de-sac lombaire.
→ Espace intervertébral L4-L5.
→ Ou espace immédiatement sus-jacent ou sous-jacent.
Position du patient :
→ Assis, courbé en avant.
→ Ou couché sur le côté.
Aiguille :
→ Privilégier une aiguille atraumatique.
→ Afin de réduire le risque de syndrome post-ponction lombaire.
→ Point clé : privilégier une aiguille atraumatique, en respectant une asepsie stricte.
Analyse du LCS — Aspect macroscopique et cytologie
Inspection macroscopique :
→ Examiner l’aspect du LCS.
→ Aspect normal : « eau de roche ».
Analyse cytologique :
→ Numération des globules rouges.
→ Numération des globules blancs.
→ Identification des polynucléaires neutrophiles.
→ Et des lymphocytes.
→ Point clé : associer l’aspect macroscopique à l’analyse cellulaire du LCS.
Analyse du LCS — Biochimie
Paramètres biochimiques cités dans le collège :
→ Protéinorachie.
→ Glycorachie.
→ Chlorurorachie.
→ Lactates.
→ Point clé : l’analyse biochimique contribue à l’orientation étiologique de la méningite.
Analyse du LCS — Microbiologie initiale
Examen bactériologique :
→ Examen direct.
→ Avec coloration de Gram.
→ Mise en culture.
En cas de culture positive :
→ Antibiogramme systématique.
→ Point clé : l’analyse microbiologique associe examen direct, culture et antibiogramme si la culture est positive.
Analyse du LCS — Examens complémentaires orientés
Prélever des tubes supplémentaires :
→ Pour des analyses guidées par le contexte clinique.
PCR virales citées :
→ Herpèsvirus.
→ Virus varicelle-zona — VZV.
→ Entérovirus.
PCR bactériennes citées :
→ Méningocoque.
→ Pneumocoque.
→ Tuberculose.
Autres analyses possibles :
→ PCR universelle.
→ Antigènes solubles pneumococciques.
→ Point clé : anticiper les analyses orientées en prélevant des tubes supplémentaires.
Ponction lombaire — Difficultés techniques et limites
Difficultés techniques possibles :
→ Scoliose.
→ Calcification du ligament interépineux.
→ Agitation du patient.
PL blanche :
→ Absence d’écoulement du LCS.
→ Causes citées : déshydratation sévère ou compression médullaire sus-jacente.
PL traumatique :
→ LCS hémorragique lié au geste.
→ Point clé : distinguer une difficulté de prélèvement d’une anomalie propre au LCS.
Ponction lombaire — Complications immédiates possibles
Contact avec une racine nerveuse :
→ Sensation de décharge électrique dans un membre.
Complication hémorragique :
→ Hématome épidural rachidien.
→ Avec risque de compression neurologique.
→ Point clé : le risque d’hématome justifie l’attention portée à l’hémostase et aux anticoagulants.
Syndrome post-ponction lombaire — Mécanisme et signes cliniques
Mécanisme :
→ Brèche méningée.
→ Écoulement de LCS.
→ Hypotension du LCS.
Céphalée typiquement orthostatique :
→ Apparaît dans les secondes ou minutes suivant la mise debout.
→ S’améliore significativement, voire disparaît, en position allongée.
Manifestations associées possibles :
→ Vision floue.
→ Acouphènes non pulsatiles, à type de sifflements.
→ Baisse d’acuité auditive.
→ Distorsion sonore.
→ Nausées et vomissements.
Diagnostic :
→ Clinique.
→ Point clé : après une PL, une céphalée majorée debout et soulagée couché évoque une hypotension du LCS.
Hypotension du LCS après PL — Signes à l’IRM
Déplacement craniocaudal de l’encéphale :
→ Ptose des amygdales cérébelleuses.
→ Effacement des citernes prépontiques.
→ Effacement des citernes chiasmatiques.
Après injection de gadolinium :
→ Prise de contraste diffuse et régulière des pachyméninges.
Figure 24.1 :
→ IRM en T2 sagittal et T1 axial avec gadolinium.
→ Illustre l’effacement de la citerne prépontique, la ptose amygdalienne et le rehaussement pachyméningé.
→ Point clé : associer les signes de descente de l’encéphale au rehaussement pachyméningé diffus.

Syndrome post-PL — Traitement, complications et signes d’alerte
Traitement parfois nécessaire :
→ Blood patch épidural.
→ Injection de sang autologue dans l’espace épidural.
Complications d’une hypotension prolongée non traitée :
→ Hématomes sous-duraux bilatéraux.
→ Thrombose veineuse cérébrale.
Signes devant conduire à une imagerie cérébrale :
→ Disparition du caractère orthostatique avec céphalée devenue permanente.
→ Et/ou apparition d’un autre signe neurologique.
Objectif de l’imagerie :
→ Rechercher un hématome sous-dural.
→ Ou une thrombose veineuse cérébrale.
→ Point clé : toute modification inhabituelle d’une céphalée post-PL impose de rechercher une complication.
Suspicion d’encéphalite — Choix de l’imagerie
Objectif :
→ Recherche d’une cause et de lésions encéphaliques.
Examen privilégié :
→ IRM cérébrale sans et avec injection de gadolinium.
→ En raison de sa meilleure sensibilité.
Lésions possibles :
→ Hypersignaux T2 et T2-FLAIR du parenchyme.
→ Atteinte volontiers temporale et frontale.
→ Avec prise de contraste.
À défaut d’IRM :
→ Scanner cérébral sans et avec injection de produit de contraste iodé.
Limite importante :
→ Une IRM normale n’élimine pas une encéphalite.
Suspicion d’encéphalite herpétique — précision LiSA :
→ L’imagerie ne doit pas retarder l’aciclovir intraveineux.
→ Point clé : privilégier l’IRM, sans retarder un traitement antiviral urgent.
Méningite — Signes possibles en imagerie
En séquence FLAIR :
→ Hypersignaux diffus au sein des sillons corticaux.
En T1 après gadolinium :
→ Prise de contraste des leptoméninges.
Variabilité :
→ D’autres lésions peuvent dépendre du micro-organisme responsable.
Limite :
→ Une IRM normale n’élimine pas une méningite.
Figure 24.2 :
→ Hypersignaux diffus des sillons corticaux en FLAIR.
→ Exemple d’une méningite à pneumocoque.
→ Point clé : une imagerie normale ne remplace pas l’analyse du LCS lorsque la PL est indiquée et réalisable.

Abcès cérébral — Aspect au scanner
Examen :
→ Scanner cérébral avec injection de produit de contraste.
Au stade d’abcès encapsulé :
→ Image en cocarde.
→ Hypodensité arrondie centrale.
→ Entourée d’une prise de contraste annulaire.
Signes associés :
→ Œdème périlésionnel.
→ Effet de masse.
→ Point clé : l’abcès encapsulé peut donner une image en cocarde, entourée d’œdème.
Abcès cérébral — Aspect à l’IRM
Centre de la lésion :
→ Hyposignal T1.
→ Hypersignal T2.
→ Hypersignal FLAIR.
→ Hypersignal en diffusion.
→ Avec coefficient apparent de diffusion — ADC — abaissé.
Capsule :
→ Hyperintense en T2.
→ Iso-intense ou hypo-intense en T1.
→ Prise de contraste marquée après gadolinium.
Œdème périphérique :
→ Prononcé.
→ En hypersignal T2 et FLAIR.
Figure 24.3 :
→ Scanner et IRM illustrant un abcès cérébral frontal droit.
→ Point clé : rechercher notamment le rehaussement annulaire, l’œdème et la restriction de diffusion centrale.

Diagnostic étiologique des méningites — Orientation par le LCS
Orientation étiologique guidée par l’analyse du LCS :
→ Aspect macroscopique.
→ Analyse cytologique.
→ Analyse biochimique.
Deux grands profils :
→ Méningite purulente, habituellement bactérienne.
→ Méningite à liquide clair, pouvant être bactérienne, virale, parasitaire ou fongique.
→ Point clé : un LCS clair ne signifie pas nécessairement une origine virale.
Méningite purulente — Profil cytologique du LCS
Hypercytose décrite dans le tableau 24.1 :
→ Supérieure à 20 cellules/mm³.
→ Généralement supérieure à 1 000 cellules/mm³.
Formule cellulaire :
→ Nette prédominance de polynucléaires neutrophiles.
→ Polynucléaires souvent altérés.
→ Point clé : une forte cellularité à prédominance de polynucléaires neutrophiles altérés évoque une méningite purulente.
Méningite purulente — Profil biochimique du LCS
Proténorachieclassique dans le tableau du collège :
→ Supérieure à 1 g/L.
Hypoglycorachie :
→ Glycorachie ≤ 40 % de la glycémie.
→ Soit un rapport glycorachie/glycémie ≤ 0,4.
Lactates du LCS :
→ Le plus souvent augmentés.
→ Une valeur < 3,2 mmol/L rend une méningite bactérienne peu probable.
→ Mais ne l’élimine pas totalement.
Précision de LiSA :
→ Son tableau retient une protéinorachie > 0,4 g/L dans le profil bactérien.
→ Le seuil classique > 1 g/L du collège ne doit donc pas être considéré comme indispensable au diagnostic.
→ Point clé : associer cytologie, glycorachie, protéinorachie et microbiologie, sans exclure une origine bactérienne sur un seul paramètre.
Méningite à liquide clair — Profil du LCS
Céllularite décrite dans le collège :
→ De 5 à 1 000 cellules/mm³.
→ Généralement supérieure à 100 cellules/mm³.
Formule :
→ Prédominance lymphocytaire.
→ Ou formule panachée : lymphocytes et polynucléaires neutrophiles.
Protéinorachie :
→ Le plus souvent modérément augmentée.
→ Généralement < 1 g/L.
Glycorachie :
→ Normale ou basse, selon la cause.
Liquide clair avec hypoglycorachie :
→ Évoquer particulièrement Listeria monocytogenes.
→ Ou une tuberculose neuroméningée.
→ Point clé : devant un LCS clair, la glycorachie contribue fortement à l’orientation étiologique.
Méningites purulentes — Principales causes
Causes principales du tableau 24.1 :
→ Méningocoque — Neisseria meningitidis.
→ Pneumocoque — Streptococcus pneumoniae.
→ Haemophilus influenzae.
Causes plus rares :
→ Listeria monocytogenes.
→ Streptocoques.
→ Bacilles à Gram négatif.
→ Staphylocoques.
→ Point clé : les principales causes citées sont le méningocoque, le pneumocoque et Haemophilus influenzae.
Méningites à liquide clair — Causes bactériennes
Causes particulièrement importantes :
→ Listériose.
→ Tuberculose.
Spirochètes :
→ Maladie de Lyme.
→ Syphilis.
→ Leptospirose.
Autres bactéries citées :
→ Brucellose.
→ Mycoplasme.
→ Rickettsiose.
Autres présentations bactériennes possibles :
→ Méningite bactérienne débutante.
→ Méningite bactérienne décapitée.
→ Point clé : l’aspect clair du LCS n’élimine pas une méningite bactérienne.
Méningites à liquide clair — Causes virales, parasitaires et fongiques
Causes virales citées dans le tableau 24.1 :
→ Herpès.
→ Entérovirus.
→ Grippe.
→ Rougeole.
→ Oreillons.
Causes parasitaires :
→ Accès pernicieux palustre.
→ Toxoplasmose.
→ Cysticercose.
→ Trypanosomiase.
Causes fongiques :
→ Cryptocoque.
→ Candida.
→ Aspergillus.
→ Point clé : orienter les recherches selon le terrain, le contexte et les résultats du LCS.

Méningites bactériennes avant 3 mois — Principaux agents
Principaux agents du tableau 24.2 pour les moins de 3 mois :
→ Streptococcus agalactiae — streptocoque du groupe B.
→ Escherichia coli.
→ Autres entérobactéries.
→ Neisseria meningitidis.
→ Listeria monocytogenes.
→ Point clé : avant 3 mois, penser particulièrement au streptocoque B et aux entérobactéries, sans oublier les autres agents du tableau.
Méningites bactériennes entre 1 et 5 ans — Principaux agents
Principaux agents :
→ Streptococcus pneumoniae.
→ Neisseria meningitidis.
→ Haemophilus influenzae, si l’enfant est non vacciné.
→ Point clé : le statut vaccinal intervient dans l’orientation étiologique.
Méningites bactériennes après 5 ans et chez le jeune de moins de 24 ans
Population du tableau 24.2 :
→ Enfant de plus de 5 ans.
→ Adolescent.
→ Adulte jeune de moins de 24 ans.
Principaux agents :
→ Neisseria meningitidis.
→ Streptococcus pneumoniae.
→ Haemophilus influenzae, si non vacciné.
→ Point clé : le méningocoque occupe une place importante chez l’adolescent et l’adulte jeune.
Méningites bactériennes chez l’adulte à partir de 24 ans — Principaux agents
Principaux agents présentés dans le tableau 24.2 :
→ Streptococcus pneumoniae.
→ Neisseria meningitidis.
→ Listeria monocytogenes.
→ Point clé : chez l’adulte, adapter l’orientation à l’âge et aux comorbidités.
Méningites et méningo-encéphalites sur immunodépression — Agents à évoquer
Micro-organismes habituels :
→ Restent possibles.
Autres agents cités dans le tableau 24.2 :
→ Mycobacterium tuberculosis.
→ Mycobactéries atypiques.
→ Cryptocoque.
→ Nocardia.
→ Aspergillus.
→ Point clé : l’immunodépression élargit les recherches aux agents opportunistes, notamment mycobactériens et fongiques.
Méningites — Orientation selon certains terrains particuliers
Splénectomie :
→ Évoquer particulièrement Streptococcus pneumoniae.
Neurochirurgie ou valve de dérivation ventriculaire :
→ Staphylococcus aureus.
→ Staphylococcus epidermidis.
Brèche ostéoméningée post-traumatique :
→ Évoquer particulièrement Streptococcus pneumoniae.
→ Point clé : rechercher un antécédent de splénectomie, neurochirurgie ou brèche ostéoméningée.

Méningite à méningocoque — Épidémiologie et bactériologie
Agent :
→ Neisseria meningitidis.
→ Diplocoque à Gram négatif.
→ Aérobie.
Transmission :
→ Par voie aérienne.
Épidémiologie présentée dans le collège :
→ Deuxième cause de méningite bactérienne chez l’adulte.
→ Environ 500 cas par an, selon les chiffres du référentiel.
→ Première cause chez les jeunes de 15 à 24 ans.
Circonstances de survenue :
→ À tout âge.
→ Cas sporadiques ou épidémiques.
→ Recrudescence hivernale.
→ Point clé : penser au méningocoque devant une méningite du sujet jeune, particulièrement en contexte hivernal ou de cas groupés.
Méningite à méningocoque — Arguments cliniques et LCS
Arguments d’orientation cités :
→ Rhinopharyngite inaugurale.
→ Herpès nasolabial.
→ Arthralgies.
→ Injection conjonctivale.
Purpura pétéchial :
→ Peut toucher les membres.
→ Le tronc.
→ Les muqueuses.
Forme gravissime :
→ Purpura extensif nécrotique.
→ Purpura fulminans des septicémies à méningocoque.
LCS :
→ Le plus souvent purulent.
→ Point clé : rechercher systématiquement un purpura, notamment extensif ou nécrotique.
Méningite à pneumocoque — Bactériologie, fréquence et pronostic
Agent :
→ Streptococcus pneumoniae.
→ Diplocoque à Gram positif.
→ Encapsulé.
Épidémiologie présentée dans le collège :
→ Première cause de méningite bactérienne chez l’adulte.
→ Environ 700 cas par an, selon les chiffres du référentiel.
→ Recrudescence hivernale.
Pronostic :
→ Associée au pronostic le plus grave parmi les principales méningites bactériennes présentées.
→ Point clé : le pneumocoque est une cause majeure de méningite bactérienne grave chez l’adulte.
Méningite à pneumocoque — Terrains favorisants
Sujet âgé.
Pathologies chroniques sous-jacentes citées :
→ Diabète.
→ Éthylisme chronique.
→ Myélome.
Autres terrains favorisants :
→ Immunodépression.
→ Splénectomie.
→ Point clé : rechercher une immunodépression, une asplénie ou une pathologie chronique favorisante.
Méningite à pneumocoque — Portes d’entrée et arguments associés
Brèche ostéoméningée post-traumatique :
→ Peut être ancienne.
Foyers infectieux associés cités :
→ Pneumopathie.
→ Sinusite.
→ Otite suppurée.
→ Mastoïdite.
Manifestations accompagnatrices possibles :
→ Rhinorrhée.
→ Signes d’infection des voies aériennes.
LCS :
→ Le plus souvent purulent.
→ Point clé : rechercher une brèche ostéoméningée, même ancienne, et un foyer ORL ou pulmonaire.
Méningite à Haemophilus influenzae — Bactériologie et terrain
Agent :
→ Haemophilus influenzae.
→ Bacille à Gram négatif.
→ Intra- et extracellulaire.
Terrain souligné dans le collège :
→ Nourrisson et enfant de moins de 6 ans non vaccinés.
→ Présentée comme la première cause de méningite bactérienne dans cette population non vaccinée.
→ Point clé : vérifier le statut vaccinal devant une suspicion de méningite chez le jeune enfant.
Méningite à Haemophilus influenzae — Manifestations associées et LCS
Manifestations associées possibles :
→ Otite.
→ Épiglottite.
→ Arthrite.
→ Pneumopathie.
LCS :
→ Le plus souvent purulent.
→ Possibilité d’une formule panachée.
→ Point clé : une formule panachée n’exclut pas une méningite à Haemophilus influenzae.
Listeria monocytogenes — Bactériologie et transmission
Listeria monocytogenes :
→ Bacille à Gram positif.
→ Intracellulaire facultatif.
Transmission :
→ Par voie digestive.
→ Notamment par consommation de produits laitiers crus.
→ Point clé : Listeria est une bactérie à transmission alimentaire.
Listériose neuroméningée — Terrains favorisants
Possible à tout âge.
Situations devant particulièrement faire évoquer le diagnostic :
→ Sujet âgé.
→ Grossesse.
Maladies chroniques citées :
→ Diabète.
→ Alcoolisme.
→ Cancer.
→ Cirrhose.
Immunodépression :
→ Corticothérapie.
→ Chimiothérapie.
→ Greffe.
→ Point clé : évoquer particulièrement Listeria chez le sujet âgé, la femme enceinte et le patient immunodéprimé.
Listériose neuroméningée — Début et syndrome méningé
Début progressif.
Phase prodromale de quelques jours :
→ Fatigue.
→ Douleurs abdominales.
→ Nausées.
→ Vomissements.
→ Céphalées.
Syndrome méningé :
→ Parfois fruste.
Fièvre :
→ Inconstante.
→ Point clé : une présentation progressive et un syndrome méningé discret peuvent évoquer une listériose neuroméningée.
Listériose neuroméningée — Rhombencéphalite
Rhombencéphalite :
→ Atteinte du tronc cérébral.
Atteinte des nerfs crâniens :
→ Paralysie oculomotrice.
→ Paralysie faciale.
→ Troubles de la déglutition.
Autres manifestations possibles :
→ Syndrome cérébelleux.
→ Atteinte des voies longues.
→ Troubles de la vigilance.
→ Atteinte cardiorespiratoire.
→ Point clé : une méningite associée à des signes d’atteinte du tronc cérébral doit faire évoquer Listeria.
Listériose neuroméningée — Profil du LCS
Aspect habituel :
→ Clair.
Cytologie :
→ Pléiocytose à prédominance lymphocytaire.
→ Ou formule panachée.
Biochimie :
→ Hyperprotéinorachie modérée.
→ Hypoglycorachie.
→ Une normoglycorachie est également possible selon le collège.
Présentation plus rare :
→ LCS purulent.
→ Point clé : Listeria peut donner un LCS lymphocytaire, panaché ou plus rarement purulent.
Tuberculose neuroméningée — Survenue et contexte évocateur
Modes de survenue :
→ Dissémination suivant une primo-infection tuberculeuse.
→ Ou survenue à distance, à partir d’une autre localisation.
Diagnostic :
→ Difficile.
→ Souvent retardé.
Contextes évocateurs cités :
→ Origine d’une zone d’endémie.
→ Absence de vaccination par le BCG.
→ Immunodépression.
→ Notion de contage tuberculeux.
→ Autre localisation de tuberculose-maladie, pulmonaire ou extrapulmonaire.
→ Point clé : rechercher les arguments épidémiologiques et les autres localisations tuberculeuses.
Tuberculose neuroméningée — Installation et manifestations générales
Début progressif :
→ Sur plusieurs jours ou semaines.
Manifestations générales :
→ Fièvre modérée.
→ Sueurs.
→ Altération de l’état général.
→ Anorexie.
→ Amaigrissement.
Manifestations neurologiques ou psychiques initiales :
→ Céphalées progressives.
→ Irritabilité.
→ Insomnie.
→ Troubles cognitifs.
Signes méningés :
→ Souvent au second plan.
→ Point clé : évoquer une tuberculose devant un tableau progressif, avec altération générale et signes méningés parfois discrets.
Tuberculose neuroméningée — Méningite basilaire
Méningite basilaire :
→ Atteinte des méninges de la base du cerveau.
→ Présentation fréquente dans la tuberculose neuroméningée.
Atteinte des nerfs crâniens :
→ Paralysie oculomotrice.
→ Paralysie faciale.
Troubles neurovégétatifs :
→ Anomalies du rythme respiratoire.
→ Irrégularité du pouls.
→ Irrégularité de la pression artérielle.
Autres manifestations :
→ Troubles de la vigilance.
→ Signes neurologiques focaux.
Atteintes associées citées :
→ Arachnoïdite.
→ Épidurite.
→ Infarctus localisé.
→ Hydrocéphalie.
→ Point clé : l’atteinte des nerfs crâniens et les complications neurologiques orientent vers une méningite basilaire.
Tuberculose neuroméningée — LCS et confirmation diagnostique
Aspect du LCS :
→ Typiquement clair.
→ Parfois trouble.
Cytologie :
→ Pléiocytose à prédominance lymphocytaire.
Biochimie :
→ Hyperprotéinorachie, dépassant souvent 1 g/L.
→ Hypoglycorachie, décrite comme constante dans le collège, sauf au début de l’évolution.
Confirmation diagnostique :
→ Culture positive du LCS.
→ Sur milieu solide de Löwenstein.
→ Ou sur milieu liquide, plus rapide.
→ Ou par PCR.
→ Point clé : le profil classique associe lymphocytes, hyperprotéinorachie importante et hypoglycorachie.
Tuberculose neuroméningée — Imagerie et recherche d’autres localisations
Anomalies possibles en imagerie cérébrale :
→ Prise de contraste méningée à la base du cerveau.
→ Tuberculomes.
→ Infarctus cérébraux, témoignant d’une angéite cérébrale.
Autres localisations à rechercher :
→ Pulmonaires.
→ Extrapulmonaires.
Exemples extrapulmonaires cités :
→ Ophtalmique.
→ Péricardique.
→ Urogénitale.
→ Hépatique.
→ Point clé : le bilan ne se limite pas au système nerveux : rechercher d’autres foyers tuberculeux.
Neuroborréliose de Lyme — Agent, transmission et chronologie
Agent :
→ Borrelia burgdorferi.
→ Spirochète.
Transmission :
→ Piqûre de tique, en zone d’endémie.
Chronologie de l’atteinte neuroméningée décrite :
→ Phase secondaire de la maladie.
→ Plusieurs semaines ou mois après le contage.
Antécédent à rechercher :
→ Érythème chronique migrateur.
Autres manifestations secondaires à rechercher :
→ Arthrites.
→ Atteinte cardiaque : bloc auriculoventriculaire ou péricardite.
→ Point clé : rechercher une exposition aux tiques et les manifestations cutanées, articulaires ou cardiaques associées.
Neuroborréliose de Lyme — Tableau neurologique
Présentation classique :
→ Atteinte pluriradiculaire très douloureuse.
→ Associée à une méningite ou méningo-encéphalite.
Atteinte possible des nerfs crâniens :
→ Notamment du nerf facial.
Particularité importante :
→ La maladie de Lyme peut provoquer une paralysie faciale périphérique bilatérale.
→ Point clé : l’association douleurs radiculaires et paralysie faciale, notamment bilatérale, doit faire évoquer Lyme.
Neuroborréliose de Lyme — LCS et sérologie
LCS typique :
→ Clair.
→ Pléiocytose à prédominance lymphocytaire.
→ Hyperprotéinorachie.
→ Normoglycorachie.
Recherche diagnostique indiquée dans le collège :
→ Sérologie sanguine.
→ Et sérologie dans le LCS.
→ Point clé : le bilan repose sur le contexte clinique, l’analyse du LCS et les recherches sanguines et intrathécales.
Méningites syphilitiques — Agent et phases de survenue
Agent :
→ Treponema pallidum.
Survenue décrite dans le collège :
→ Les méningites aiguës peuvent se rencontrer à la phase secondaire.
→ Ou tertiaire.
Cadre clinique :
→ Peuvent s’intégrer à une neurosyphilis comportant d’autres manifestations neurologiques.
→ Point clé : rechercher les autres signes de neurosyphilis devant une méningite syphilitique.
Neurosyphilis — Manifestations neurologiques associées
Atteinte méningée :
→ Méningite chronique.
Atteinte des nerfs crâniens :
→ Paralysie oculomotrice.
→ Atteinte du nerf optique.
→ Atteinte du nerf auditif.
Signe d’Argyll-Robertson :
→ Abolition du réflexe photomoteur.
→ Avec conservation de la contraction pupillaire à l’accommodation-convergence.
Autres manifestations citées :
→ Tabès.
→ Infarctus cérébraux par angéite.
→ Démence frontale avec mégalomanie, appelée paralysie générale.
→ Point clé : la neurosyphilis peut associer des atteintes méningées, crâniennes, vasculaires et cognitives.
Neurosyphilis — LCS et confirmation sérologique
LCS typique :
→ Clair.
→ Pléiocytose à prédominance lymphocytaire.
→ Hyperprotéinorachie.
→ Normoglycorachie.
Examens sérologiques cités :
→ VDRL.
→ TPHA.
→ FTA.
Prélèvements :
→ Sang.
→ LCS.
Limite :
→ La sérologie du LCS est inconstamment positive.
→ Point clé : une sérologie négative dans le LCS ne permet pas, isolément, d’exclure une neurosyphilis.
Autres méningites et méningo-encéphalites bactériennes — Causes rares
Orientation diagnostique :
→ Selon le contexte.
→ Et les atteintes extraneurologiques associées.
Causes citées :
→ Leptospirose.
→ Brucellose.
Bactéries intracellulaires citées :
→ Mycoplasma.
→ Chlamydia.
→ Legionella.
→ Coxiella burnetii.
→ Rickettsia.
→ Point clé : adapter les recherches microbiologiques aux expositions et manifestations associées.
Méningo-encéphalite herpétique — Urgence et virus responsables
Urgence diagnostique et thérapeutique :
→ Risque de séquelles graves.
Virus responsables selon le collège :
→ HSV-1 : 95 % des cas.
→ HSV-2 : 5 % des cas.
→ HSV-2 donne habituellement une méningite sans atteinte encéphalitique.
Mécanisme :
→ Réplication d’un virus demeuré quiescent dans les ganglions nerveux céphaliques.
Âge :
→ Survenue possible à tout âge.
→ Âge moyen indiqué : 40 ans.
→ Point clé : HSV-1 est la principale cause de méningo-encéphalite herpétique.
Méningo-encéphalite herpétique — Début et syndromes infectieux et méningé
Début rapide :
→ Syndrome grippal.
→ Asthénie.
→ Altération de l’état général.
Syndrome infectieux :
→ Fièvre quasi constante selon le collège.
→ Son intensité ne permet pas d’écarter le diagnostic : LiSA décrit une hyperthermie volontiers modérée.
Syndrome méningé :
→ Plus inconstant.
→ Parfois limité aux céphalées.
→ Point clé : l’absence de syndrome méningé complet ou de forte fièvre n’exclut pas une encéphalite herpétique.
Méningo-encéphalite herpétique — Troubles cognitifs, comportementaux et de vigilance
Syndrome confusionnel.
Troubles du comportement :
→ Agitation.
→ Agressivité.
Troubles mnésiques :
→ Amnésie antérograde marquée.
→ Oubli à mesure.
Troubles de la vigilance :
→ Fluctuants.
→ Pouvant évoluer jusqu’au coma.
Troubles du langage :
→ Notamment aphasie de Wernicke.
→ Point clé : rechercher une association de troubles comportementaux, mnésiques et de vigilance.
Méningo-encéphalite herpétique — Crises épileptiques et signes focaux
Crises épileptiques focales :
→ Avec ou sans altération de la conscience.
→ Possibilité de généralisation secondaire.
Manifestations focales citées :
→ Illusions.
→ Hallucinations olfactives.
→ Gustatives.
→ Auditives.
→ Crises végétatives.
Autre présentation :
→ Crises généralisées d’emblée.
Signes plus rares :
→ Quadranopsie supérieure.
→ Hémiparésie, notamment dans les formes graves nécrotiques ou œdémateuses.
→ Point clé : des crises à manifestations olfactives, gustatives ou auditives peuvent révéler l’atteinte encéphalique.
Méningo-encéphalite herpétique — Situations imposant de l’évoquer
Le diagnostic doit être évoqué devant :
→ Toute céphalée fébrile.
→ Toute confusion fébrile.
→ Tout coma fébrile.
Conséquence thérapeutique rappelée par LiSA :
→ L’introduction de l’aciclovir intraveineux est une urgence thérapeutique.
→ Point clé : ne pas attendre une présentation complète pour évoquer une méningo-encéphalite herpétique.
Méningo-encéphalite herpétique — Profil du LCS
Aspect habituel :
→ Clair.
Cytologie :
→ Pléiocytose à prédominance lymphocytaire.
→ Souvent < 500 cellules/mm³.
Biochimie :
→ Hyperprotéinorachie généralement modérée, souvent < 1 g/L.
→ Normoglycorachie.
Aspect hémorragique possible :
→ En rapport avec la nécrose associée.
→ Environ 10 à 1 000 hématies/mm³.
Formes encéphalitiques pures :
→ Hypercytose parfois discrète.
→ Protéinorachie légèrement augmentée.
Formes débutantes :
→ LCS parfois normal.
→ Point clé : un LCS normal ou peu inflammatoire au début n’exclut pas une encéphalite herpétique.
Méningo-encéphalite herpétique — PCR HSV et faux négatifs précoces
Recherche systématique :
→ PCR HSV dans le LCS.
Limite précoce :
→ Peut être négative au début de la maladie.
→ Jusqu’à 4 jours, selon le collège.
Si la suspicion clinique persiste :
→ Renouveler la PCR sur le LCS.
→ Réaliser la seconde recherche au moins 4 jours après le début des signes neurologiques.
Pendant l’attente :
→ Maintenir le traitement jusqu’à l’obtention des résultats.
→ Point clé : PCR négative précoce ≠ exclusion du diagnostic.
Méningo-encéphalite herpétique — Limites des autres examens biologiques
Antigènes herpétiques sanguins :
→ Peuvent être positifs très précocement.
→ Mais technique peu sensible.
Anticorps IgM dans le sang et le LCS :
→ Décrits comme très spécifiques dans le collège.
→ Positivité tardive, vers 8 jours.
Conséquence :
→ Leur apport au diagnostic initial est limité.
→ Point clé : ces examens ne remplacent pas la PCR HSV dans le LCS pour le diagnostic précoce.
Méningo-encéphalite herpétique — IRM cérébrale
Anomalies possibles :
→ Hypersignaux T2 et FLAIR.
→ Prise de contraste en T1 après gadolinium.
Localisations préférentielles :
→ Lobes temporaux.
→ Atteinte d’abord antérieure, évoluant vers les régions moyenne et médiale.
→ Régions frontales orbitaires.
Répartition :
→ Le plus souvent bilatérale.
→ Mais asymétrique.
Évolution possible :
→ Atrophie des noyaux amygdaliens.
→ Atrophie hippocampique.
Figure 24.5 :
→ Hypersignal FLAIR franc des régions antérieure et médiale du lobe temporal droit.
→ Atteinte plus subtile de la région médiale du lobe temporal gauche.
→ Point clé : rechercher une atteinte temporale et fronto-orbitaire, souvent bilatérale asymétrique.

Méningo-encéphalite herpétique — Scanner et signes de gravité en imagerie
Scanner cérébral :
→ Moins sensible que l’IRM.
Anomalies possibles :
→ Hypodensité.
→ Œdème.
→ Prise de contraste gyriforme.
→ Dans les mêmes régions temporales et frontales.
Formes graves :
→ Effet de masse.
→ Signes d’engagement cérébral.
→ Point clé : l’imagerie recherche aussi les complications œdémateuses et compressives.
Méningo-encéphalite herpétique — EEG
Anomalies possibles :
→ Anomalies paroxystiques séparées par des intervalles réguliers.
→ Aspect périodique, de type LPDs.
Topographie initiale :
→ Anomalies latéralisées.
→ Plutôt dans les régions frontales et temporales.
Évolution :
→ Possibilité de diffusion secondaire des anomalies.
→ Point clé : l’EEG peut montrer des anomalies périodiques initialement frontotemporales et latéralisées.
Autres méningites virales — Fréquence et contexte évocateur
Fréquence :
→ Les méningites virales représentent la première cause de méningites aiguës.
Arguments d’orientation :
→ Notion de contage.
→ Syndrome pseudogrippal.
→ Courbatures.
→ Myalgies.
Signes pouvant précéder ou accompagner le syndrome méningé :
→ Respiratoires : rhinopharyngite, bronchite.
→ Digestifs : gastro-entérite.
→ Éruption cutanée.
→ Conjonctivite.
→ Point clé : le contexte épidémiologique et les manifestations extraneurologiques orientent vers une origine virale.
Méningites virales — Principaux virus responsable
Enterovirus :
→ Coxsackie A et B.
→ Échovirus.
→ Poliovirus.
Myxovirus et paramyxovirus, selon le regroupement du collège :
→ Grippe.
→ Rougeole.
→ Oreillons.
Virus du groupe herpès :
→ VZV.
→ Epstein-Barr virus — EBV.
→ Cytomégalovirus — CMV.
→ Herpèsvirus humain de type 6 — HHV-6.
Autres virus cités :
→ Virus de l’encéphalite à tiques.
→ Virus de la fièvre de la vallée du Rift.
→ West Nile virus.
→ Virus de l’encéphalite japonaise.
→ VIH lors de la primo-infection.
→ Point clé : orienter les recherches selon le contexte clinique et épidémiologique.
Atteinte neuroméningée à VZV — Arguments d’orientation
Éléments devant faire évoquer le VZV :
→ Vésicules cutanées.
→ Atteinte d’un nerf crânien.
→ Signes de vasculopathie à l’imagerie cérébrale.
→ Point clé : associer l’examen cutané, l’examen des nerfs crâniens et les résultats de l’imagerie.
Autres méningites virales — LCS, identification virale et évolution
LCS habituel :
→ Clair.
→ Pléiocytose à prédominance lymphocytaire.
→ Hyperprotéinorachie modérée, < 1 g/L.
→ Normoglycorachie.
Identification du virus par PCR :
→ Intérêt souvent limité en l’absence de conséquence thérapeutique.
→ Le collège individualise notamment le VIH et le VZV en cas d’encéphalite associée.
Évolution habituelle :
→ Favorable en quelques jours.
Précision de LiSA :
→ Une méningite virale sans encéphalite associée relève d’un traitement symptomatique.
→ Point clé : distinguer une méningite virale isolée d’une atteinte encéphalitique nécessitant un traitement spécifique.
Abcès cérébraux — Agents liés à une porte d’entrée ORL ou dentaire
Principe général :
→ Les agents responsables dépendent de la porte d’entrée.
Chez le patient immunocompétent, après infection ORL ou dentaire :
→ Streptocoques oraux.
→ Streptocoques du groupe milleri.
→ Bactéries anaérobies.
Espèces du groupe milleri citées :
→ Streptococcus anginosus.
→ Streptococcus constellatus.
→ Streptococcus intermedius.
Flore :
→ Souvent polymicrobienne.
→ Point clé : une porte d’entrée ORL ou dentaire évoque une flore associant streptocoques et anaérobies.
Abcès cérébraux — Agents liés à une dissémination hématogène
Agents cités :
→ Staphylococcus aureus.
→ Listeria monocytogenes.
→ Mycobacterium tuberculosis.
Localisations particulièrement citées pour Listeria :
→ Cervelet.
→ Tronc cérébral.
→ Point clé : relier l’agent suspecté au mode de dissémination et à la localisation de l’abcès.
Abcès cérébraux post-traumatiques ou post-neurochirurgicaux — Agents responsables
Agents cités :
→ Staphylococcus aureus.
→ Entérobactéries.
→ Pseudomonas aeruginosa.
→ Point clé : un contexte de traumatisme ou de neurochirurgie modifie l’orientation microbiologique.
Abcès cérébraux chez l’immunodéprimé — Autres agents à rechercher
Agents supplémentaires possibles :
→ Toxoplasma gondii, responsable de toxoplasmose cérébrale.
→ Nocardia.
Champignons cités :
→ Aspergillus.
→ Cryptocoques.
→ Candida.
→ Point clé : chez l’immunodéprimé, élargir la recherche aux agents opportunistes parasitaires, bactériens et fongiques.
Méningites et méningo-encéphalites — Mesures générales immédiates
Hospitalisation en urgence :
→ Dans une unité expérimentée dans la prise en charge.
→ Si possible avec une unité de surveillance continue.
Isolement infectieux :
→ Mesures initiales dans l’attente du diagnostic bactériologique.
Traitement symptomatique :
→ Antipyrétiques.
→ Antalgiques.
→ Correction des troubles hydro-électrolytiques.
→ Traitement antiépileptique en cas de crise.
→ Point clé : associer rapidement les mesures étiologiques, symptomatiques et de surveillance.
Méningites et méningo-encéphalites — Critères de réanimation ou de soins intensifs
Un des critères suivants justifie une hospitalisation en réanimation ou soins intensifs selon le collège :
→ Glasgow ≤ 13.
→ Signes neurologiques focaux.
→ Signes de souffrance du tronc cérébral.
→ Plus d’une crise convulsive.
→ État de mal épileptique.
→ Détresse respiratoire.
→ Autre défaillance d’organe.
→ Instabilité hémodynamique.
→ Purpura extensif.
→ Troubles du comportement incompatibles avec une hospitalisation conventionnelle.
→ Point clé : rechercher une gravité neurologique, respiratoire, hémodynamique ou comportementale.
Méningite bactérienne — Principes de l’antibiothérapie initiale
Antibiothérapie :
→ Urgente.
→ Parentérale intraveineuse.
→ À forte dose.
→ Bactéricide.
Orientation initiale :
→ Guidée par les premiers résultats de l’analyse du LCS.
LCS trouble :
→ Administrer l’antibiothérapie sans attendre les autres résultats du LCS.
Si une imagerie avant la PL risque de retarder le traitement :
→ Commencer l’antibiothérapie avant l’imagerie et la PL.
→ Point clé : une méningite bactérienne impose une antibiothérapie le plus rapidement possible.
Méningite purulente avec examen direct négatif — Absence d’argument pour Listeria
Traitement probabiliste :
→ Céphalosporine de troisième génération — C3G — IV.
→ Céfotaxime ou ceftriaxone.
Chez le nourrisson de moins de 3 mois :
→ Associer la gentamicine.
En cas d’allergie aux bêtalactamines, selon le collège :
→ Vancomycine + rifampicine.
→ Point clé : sans argument pour Listeria, le traitement repose sur une C3G IV.