Item 151 - Meningites, Meningo-encéphalites, abces cérébral chez l’adulte et l’enfant

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Méninges — Anatomie et liquide cérébrospinal — Rang B

  • Trois membranes entourent l’encéphale et la moelle spinale, de dehors en dedans :

  → Dure-mère : couche superficielle résistante, accolée à l’os.

  → Arachnoïde : couche moyenne.

  → Pie-mère : couche interne, recouvrant directement le cerveau.

  • Regroupements anatomiques :

  → Pachyméninge = dure-mère.

  → Leptoméninges = arachnoïde + pie-mère.

  • Espace sous-arachnoïdien :

  → Situé entre l’arachnoïde et la pie-mère.

  → Contient le liquide cérébrospinal — LCS.

→ Point clé : le LCS circule dans l’espace sous-arachnoïdien.

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Méningite et méningo-encéphalite — Définitions — Rang A

  • Méningite :

  → Inflammation des enveloppes méningées.

  • Méningo-encéphalite :

  → Inflammation méningée associée à une atteinte du parenchyme cérébral.

→ Point clé : une atteinte cérébrale associée distingue la méningo-encéphalite de la méningite isolée.

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Méningites et méningo-encéphalites aiguës — Origine et voies de contamination — Rang B

  • Origine majoritairement infectieuse :

  → Contamination du LCS par un agent infectieux.

  → Le plus souvent une bactérie ou un virus.

  • Voies de contamination :

  → Hématogène, la plus fréquente.

  → Par contiguïté, à partir des cavités ORL.

  → Plus rarement par inoculation directe : traumatisme ou chirurgie.

  • Mécanisme de l’atteinte encéphalique :

  → Multiplication de l’agent pathogène.

  → Ou, plus souvent, réaction inflammatoire.

→ Point clé : la contamination méningée se fait le plus souvent par voie hématogène.

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Abcès cérébral — Définition et constitution — Rang A/B

  • Définition :

  → Cavité purulente au sein du parenchyme cérébral.

  → Entourée d’une importante zone d’œdème.

  → Constitue un processus expansif intracrânien.

  • Fréquence :

  → Affection rare.

  → Incidence indiquée : 1 cas pour 100 000 habitants par an.

  • Phase d’encéphalite présuppurative :

  → Centre nécrotique.

  → Réaction inflammatoire.

  → Présence de germes.

  → Œdème périphérique.

  • Stade d’abcès :

  → Formation d’une capsule de gliose.

→ Point clé : un abcès associe une collection purulente intraparenchymateuse et un œdème périphérique.

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Abcès cérébral — Localisations préférentielles — Rang B

  • Par ordre de fréquence :

  → Lobe frontal : environ un tiers des cas.

  → Lobe temporal : environ un quart des cas.

  → Lobe pariétal : environ un cinquième des cas.

→ Point clé : localisation préférentielle frontale, puis temporale, puis pariétale.

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Abcès cérébral — Portes d’entrée — Rang B

  • Foyer de contiguïté, le plus souvent :

  → Infection ORL.

  → Ostéite crânienne.

  → Thrombose veineuse cérébrale.

  → Plus rarement méningite purulente.

  • Dissémination hématogène depuis un foyer :

  → Dentaire.

  → Pulmonaire.

  → Cardiaque.

  • Plus rarement :

  → Traumatisme crânien avec brèche méningée.

  → Suites d’une neurochirurgie.

→ Point clé : rechercher un foyer ORL, dentaire, pulmonaire ou cardiaque, ainsi qu’un antécédent traumatique ou neurochirurgical.

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Syndrome méningé — Définition et triade clinique — Rang A

  • Définition :

  → Manifestations liées à une irritation des enveloppes méningées.

  → Concernent l’arachnoïde et la pie-mère.

  → Quelle qu’en soit l’origine.

  • Triade clinique :

  → Céphalées.

  → Vomissements.

  → Raideur méningée.

  • Limite :

  → L’association des trois manifestations est inconstante.

→ Point clé : une triade incomplète n’exclut pas un syndrome méningé.

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Syndrome méningé — Caractéristiques des céphalées — Rang A

  • Fréquence et chronologie :

  → Quasi constantes.

  → Précoces.

  • Caractéristiques :

  → Intenses.

  → Diffuses.

  → Continues.

  → Avec des paroxysmes possibles.

  → Mal soulagées par les antalgiques habituels.

  • Facteurs d’exacerbation :

  → Mouvements de la tête.

  → Examen physique.

  → Lumière : photophobie.

  → Bruit : phonophobie.

→ Point clé : céphalée intense, diffuse et précoce, aggravée par les stimulations.

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Syndrome méningé — Caractéristiques des vomissements — Rang A

  • Fréquence et chronologie :

  → Inconstants.

  → Généralement précoces.

  • Caractéristiques :

  → Spontanés.

  → En jet.

  → Survenant sans effort.

  • Facteur favorisant possible :

  → Changement de position.

→ Point clé : des vomissements précoces, en jet et sans effort peuvent accompagner le syndrome méningé.

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Syndrome méningé — Raideur méningée et attitude en chien de fusil — Rang A

  • Mécanisme de la raideur :

  → Contracture des muscles paravertébraux.

  → Liée à la douleur provoquée par l’irritation méningée.

  • Atteinte préférentielle de la nuque :

  → La flexion de la tête par l’examinateur provoque une résistance invincible et douloureuse.

  → Les mouvements de rotation et de latéralité sont conservés.

  → Mais ils augmentent la céphalée.

  • Attitude possible en chien de fusil :

  → Patient couché sur le côté.

  → Dos tourné à la lumière.

  → Tête en hyperextension vers l’arrière.

  → Membres semi-fléchis.

→ Point clé : la raideur méningée limite surtout la flexion de la nuque.

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Syndrome méningé — Signes de Brudzinski et de Kernig — Rang A

  • Examen du patient couché sur le dos.

  • Signe de Brudzinski :

  → La flexion forcée antérieure de la nuque entraîne une flexion involontaire des membres inférieurs.

  → Flexion des cuisses sur le bassin.

  → Et des jambes sur les cuisses.

  • Signe de Kernig :

  → Impossibilité de s’asseoir sans fléchir les genoux.

  → Résistance douloureuse à l’extension complète de la jambe lorsque la cuisse est fléchie.

→ Point clé : ces manœuvres mettent en évidence la raideur méningée.

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Syndrome méningé — Signes associés et diagnostics à évoquer — Rang A

  • Autres signes accompagnateurs possibles :

  → Hyperesthésie cutanée diffuse.

  → Réflexes tendineux vifs.

  • Principaux diagnostics à évoquer :

  → Méningite.

  → Méningo-encéphalite.

  → Hémorragie méningée.

  → Méningisme.

  • Meningisme :

  → Symptômes évocateurs de méningite.

  → Mais sans atteinte inflammatoire des méninges.

→ Point clé : un syndrome méningé n’est pas nécessairement infectieux.

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Syndrome encéphalitique — Manifestations neurologiques — Rang A

  • Définition :

  → Manifestations liées à une inflammation de l’encéphale.

  • Présentation :

  → Isolée : encéphalite.

  → Le plus souvent associée à un syndrome méningé : méningo-encéphalite.

  • Troubles de la conscience :

  → De la simple somnolence au coma profond.

  • Troubles cognitifs et comportementaux :

  → Syndrome confusionnel.

  → Troubles du comportement.

  • Signes de focalisation :

  → Déficit moteur : monoplégie ou hémiplégie.

  → Paralysie d’un ou plusieurs nerfs crâniens.

  → Aphasie.

  → Mouvements anormaux : tremblement, myoclonies.

  • Crises épileptiques :

  → Focales, avec ou sans trouble de la conscience.

  → Généralisées.

  → Évolution possible vers un état de mal.

→ Point clé : des troubles de conscience, une focalisation ou des crises doivent faire rechercher une atteinte encéphalique.

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Syndrome encéphalitique — Troubles neurovégétatifs et gravité — Rang A

  • Troubles neurovégétatifs possibles :

  → Irrégularité du pouls.

  → De la pression artérielle.

  → De la température.

  • Signification :

  → Évoquent une souffrance du tronc cérébral.

  • Conséquence diagnostique :

  → Nécessité d’une imagerie cérébrale urgente.

  → Les indications d’imagerie avant la ponction lombaire seront précisées dans les cartes consacrées aux examens complémentaires.

→ Point clé : les troubles neurovégétatifs constituent des signes de gravité neurologique.

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Méningites et méningo-encéphalites — Syndrome infectieux — Rang A

  • Fièvre :

  → Intensité variable selon le germe responsable.

  → Parfois associée à des frissons, des sueurs et des myalgies.

  • Foyers ou manifestations infectieuses associés possibles :

  → Pneumopathie.

  → Foyer ORL : otite, sinusite, mastoïdite, rhinopharyngite, angine.

  → Infection urinaire.

  → Atteinte digestive, notamment diarrhées.

  → Éruption cutanée.

  → Atteinte cardiaque : endocardite, myocardite.

  • Purpura vasculaire :

  → Doit faire évoquer une infection à méningocoque.

  → Constitue une urgence vitale.

→ Point clé : rechercher un foyer infectieux associé et examiner systématiquement la peau.

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Purpura fulminans — Reconnaissance clinique — Rang A

  • Tableau gravissime, notamment lié à une septicémie à méningocoque.

  • Purpura extensif ulcéro-nécrotique :

  → Éléments purpuriques s’étendant rapidement.

  → Avec au moins un élément nécrotique ou ecchymotique de diamètre supérieur à 3 mm, selon le collège.

  • Manifestations associées :

  → Choc septique.

  → Coagulation intravasculaire disséminée — CIVD.

  → Hémorragies viscérales, notamment surrénaliennes.

→ Point clé : un purpura rapidement extensif avec élément nécrotique ou ecchymotique impose de reconnaître une urgence absolue.

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Méningites et méningo-encéphalites — Critères cliniques de gravité — Rang A

  • Identification impérative des signes de gravité.

  • Trois ensembles soulignés dans le collège :

  → Purpura extensif.

  → Signes encéphalitiques.

  → Gravité hémodynamique.

  • Gravité hémodynamique :

  → Sepsis grave, selon la terminologie du collège.

  → Choc septique.

→ Point clé : rechercher simultanément une gravité cutanée, neurologique et hémodynamique.

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Abcès cérébral — Présentation clinique évocatrice — Rang B

  • Installation habituelle :

  → Subaiguë, sur 1 à 2 semaines.

  • Association variable de trois composantes :

  → Syndrome d’hypertension intracrânienne.

  → Atteinte neurologique focale.

  → Crises épileptiques focales ou généralisées.

  • Atteinte focale dépendant de la localisation, de la taille et du nombre de lésions :

  → Hémiparésie.

  → Troubles sensitifs.

  → Aphasie.

  → Hémianopsie latérale homonyme.

  → Troubles neurocognitifs, notamment sous-cortico-frontaux.

  • Fièvre :

  → Inconstante, présente dans environ 50 % des cas.

  • Altération de l’état général :

  → Également inconstante.

  • Autres présentations possibles :

  → Évolution plus progressive, sous forme de syndrome tumoral isolé en tache d’huile.

  → Ou, à l’inverse, installation brutale.

→ Point clé : l’absence de fièvre ne permet pas d’exclure un abcès cérébral.

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Méningites et méningo-encéphalites du nourrisson — Particularités cliniques — Rang A

  • Diagnostic clinique plus difficile.

  • Signes devant faire évoquer le diagnostic :

  → Enfant geignard.

  → Cris à la mobilisation, liés à une hyperesthésie cutanée.

  → Modification du comportement.

  → Somnolence inhabituelle, entrecoupée de périodes d’agitation.

  → Refus répété du biberon.

  → Convulsions fébriles, même brèves et apparemment isolées.

  • Examen clinique :

  → Une hypotonie axiale remplace souvent la raideur de nuque.

  → Possible tension anormale de la fontanelle.

→ Point clé : chez le nourrisson, l’absence de raideur de nuque ne doit pas faire écarter le diagnostic.

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Méningites du sujet âgé et de l’adulte — Présentations incomplètes — Rang A

  • Chez le sujet âgé :

  → Signes cliniques parfois plus frustes.

  → Syndrome infectieux souvent au second plan.

  → Prédominance possible des troubles du comportement.

  → Ou des signes neurologiques focaux.

  • Dans les méningites bactériennes de l’adulte :

  → 95 % des patients présentent au moins deux des quatre signes suivants :

    → Céphalées.

    → Fièvre.

    → Raideur de nuque.

    → Altération de la vigilance.

  • Difficulté diagnostique particulière :

  → Aux âges extrêmes de la vie.

→ Point clé : une présentation clinique incomplète est possible, particulièrement chez le nourrisson et la personne âgée.

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Suspicion de méningite — Place et urgence de la ponction lombaire

  • Ponction lombaire — PL :

  → Examen clé permettant d’affirmer le diagnostic de méningite.

  • Délai :

  → Réalisation en urgence.

  • Ordre habituel :

  → Avant l’antibiothérapie, dans la très grande majorité des cas.

  • Exception :

  → Certaines situations imposent de différer la PL.

  → L’antibiothérapie ne doit alors pas être retardée.

→ Point clé : réaliser rapidement la PL lorsqu’elle est possible, sans retarder un traitement urgent en cas de contre-indication.

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Ponction lombaire — Contre-indications à la réalisation immédiate

  • Contre-indications générales :

  → Instabilité hémodynamique.

  → Trouble de l’hémostase, spontané ou induit par un anticoagulant.

  → Thrombopénie.

  → Infection du site de ponction, précisée par LiSA.

  • Situations neurologiques imposant de différer la PL selon LiSA :

  → Signe de focalisation.

  → Crise convulsive persistante.

  → Glasgow < 12.

  → Signes d’engagement cérébral.

  • Contre-indications radiologiques citées dans le collège :

  → Engagement cérébral.

  → Effet de masse, notamment en cas d’abcès volumineux.

  • Signes cliniques d’engagement cités :

  → Mydriase unilatérale.

  → Hoquet.

  → Mouvements d’enroulement.

  → Troubles ventilatoires.

→ Point clé : différer la PL devant un risque hémorragique, hémodynamique ou neurologique.

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Ponction lombaire — Hémostase et seuils biologiques

  • Bilan présenté dans le collège avant la PL :

  → Bilan d’hémostase.

  → Numération plaquettaire.

  • Seuils habituels de contre-indication indiqués :

  → Taux de prothrombine — TP < 50 %.

  → Ratio du TCA > 1,5.

  → Plaquettes < 50 000/mm³.

  • Anticoagulants oraux directs — AOD :

  → Certains tests habituels d’hémostase peuvent être pris à défaut.

  → Tenir compte de la prise d’un AOD, même lorsque les tests usuels ne montrent pas d’anomalie.

→ Point clé : rechercher un traitement anticoagulant en complément des résultats biologiques.

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Suspicion de méningite — Imagerie avant la ponction lombaire

  • Scanner cérébral en première intention, selon LiSA, devant une contre-indication clinique neurologique à la PL :

  → Signe de focalisation.

  → Crise convulsive persistante.

  → Glasgow < 12.

  → Signes d’engagement cérébral.

  • Objectifs de l’imagerie :

  → Rechercher une complication, notamment abcès ou empyème.

  → Rechercher un diagnostic différentiel.

  • Diagnostics différentiels cités par LiSA :

  → Thrombophlébite cérébrale.

  → Épanchement sous-dural.

  → Hémorragie.

  → Tumeur.

  → AVC.

  • Principe de délai :

  → L’imagerie doit être réalisée en extrême urgence.

  → Elle ne doit pas retarder l’antibiothérapie lorsqu’elle est indiquée.

→ Point clé : imagerie préalable lorsqu’il existe une contre-indication neurologique à la PL, avec traitement urgent sans attendre.

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Suspicion de méningite — Antibiothérapie avant la ponction lombaire

  • Situations citées dans le collège :

  → Purpura fulminans.

  → Prise en charge hospitalière ne pouvant pas être réalisée dans les 60 minutes.

  → Notamment lorsqu’une imagerie risque de retarder l’antibiothérapie.

  • En cas de contre-indication à la PL, selon LiSA :

  → Réaliser les hémocultures.

  → Administrer la dexaméthasone et l’antibiothérapie selon les indications.

  → Réaliser le scanner si la contre-indication est neurologique.

  → Corriger les contre-indications non neurologiques, notamment l’instabilité hémodynamique.

  → Réaliser la PL dès que la contre-indication est levée.

→ Point clé : une PL différée ne doit pas entraîner une antibiothérapie différée.

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Purpura fulminans — Antibiothérapie immédiate avant la PL

  • Urgence absolue :

  → Traitement immédiat sur place, dès la reconnaissance.

  → Y compris au domicile du patient.

  • Antibiotique privilégié :

  → Ceftriaxone, céphalosporine de troisième génération.

  • À défaut :

  → Céfotaxime.

  • Dose initiale présentée dans le collège, pour l’une ou l’autre molécule :

  → Adulte : 1 g.

  → Nourrisson et enfant : 50 mg/kg, sans dépasser 1 g.

  • Voie :

  → Intraveineuse dans le collège.

  → LiSA précise IV ou IM.

  • Autres mesures immédiates précisées par LiSA :

  → Appel du 15 en préhospitalier pour un transport médicalisé.

  → Prise en charge du choc.

  → Précautions complémentaires gouttelettes.

  • Ponction lombaire :

  → Non nécessaire et contre-indiquée dans l’urgence, selon LiSA.

→ Point clé : devant un purpura fulminans, traiter immédiatement sans attendre la PL.

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Ponction lombaire — Technique et prévention du syndrome post-PL

  • Conditions :

  → Asepsie stricte.

  • Site de ponction :

  → Cul-de-sac lombaire.

  → Espace intervertébral L4-L5.

  → Ou espace immédiatement sus-jacent ou sous-jacent.

  • Position du patient :

  → Assis, courbé en avant.

  → Ou couché sur le côté.

  • Aiguille :

  → Privilégier une aiguille atraumatique.

  → Afin de réduire le risque de syndrome post-ponction lombaire.

→ Point clé : privilégier une aiguille atraumatique, en respectant une asepsie stricte.

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Analyse du LCS — Aspect macroscopique et cytologie

  • Inspection macroscopique :

  → Examiner l’aspect du LCS.

  → Aspect normal : « eau de roche ».

  • Analyse cytologique :

  → Numération des globules rouges.

  → Numération des globules blancs.

  → Identification des polynucléaires neutrophiles.

  → Et des lymphocytes.

→ Point clé : associer l’aspect macroscopique à l’analyse cellulaire du LCS.

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Analyse du LCS — Biochimie

  • Paramètres biochimiques cités dans le collège :

  → Protéinorachie.

  → Glycorachie.

  → Chlorurorachie.

  → Lactates.

→ Point clé : l’analyse biochimique contribue à l’orientation étiologique de la méningite.

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Analyse du LCS — Microbiologie initiale

  • Examen bactériologique :

  → Examen direct.

  → Avec coloration de Gram.

  → Mise en culture.

  • En cas de culture positive :

  → Antibiogramme systématique.

→ Point clé : l’analyse microbiologique associe examen direct, culture et antibiogramme si la culture est positive.

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Analyse du LCS — Examens complémentaires orientés

  • Prélever des tubes supplémentaires :

  → Pour des analyses guidées par le contexte clinique.

  • PCR virales citées :

  → Herpèsvirus.

  → Virus varicelle-zona — VZV.

  → Entérovirus.

  • PCR bactériennes citées :

  → Méningocoque.

  → Pneumocoque.

  → Tuberculose.

  • Autres analyses possibles :

  → PCR universelle.

  → Antigènes solubles pneumococciques.

→ Point clé : anticiper les analyses orientées en prélevant des tubes supplémentaires.

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Ponction lombaire — Difficultés techniques et limites

  • Difficultés techniques possibles :

  → Scoliose.

  → Calcification du ligament interépineux.

  → Agitation du patient.

  • PL blanche :

  → Absence d’écoulement du LCS.

  → Causes citées : déshydratation sévère ou compression médullaire sus-jacente.

  • PL traumatique :

  → LCS hémorragique lié au geste.

→ Point clé : distinguer une difficulté de prélèvement d’une anomalie propre au LCS.

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Ponction lombaire — Complications immédiates possibles

  • Contact avec une racine nerveuse :

  → Sensation de décharge électrique dans un membre.

  • Complication hémorragique :

  → Hématome épidural rachidien.

  → Avec risque de compression neurologique.

→ Point clé : le risque d’hématome justifie l’attention portée à l’hémostase et aux anticoagulants.

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Syndrome post-ponction lombaire — Mécanisme et signes cliniques

  • Mécanisme :

  → Brèche méningée.

  → Écoulement de LCS.

  → Hypotension du LCS.

  • Céphalée typiquement orthostatique :

  → Apparaît dans les secondes ou minutes suivant la mise debout.

  → S’améliore significativement, voire disparaît, en position allongée.

  • Manifestations associées possibles :

  → Vision floue.

  → Acouphènes non pulsatiles, à type de sifflements.

  → Baisse d’acuité auditive.

  → Distorsion sonore.

  → Nausées et vomissements.

  • Diagnostic :

  → Clinique.

→ Point clé : après une PL, une céphalée majorée debout et soulagée couché évoque une hypotension du LCS.

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Hypotension du LCS après PL — Signes à l’IRM

  • Déplacement craniocaudal de l’encéphale :

  → Ptose des amygdales cérébelleuses.

  → Effacement des citernes prépontiques.

  → Effacement des citernes chiasmatiques.

  • Après injection de gadolinium :

  → Prise de contraste diffuse et régulière des pachyméninges.

  • Figure 24.1 :

  → IRM en T2 sagittal et T1 axial avec gadolinium.

  → Illustre l’effacement de la citerne prépontique, la ptose amygdalienne et le rehaussement pachyméningé.

→ Point clé : associer les signes de descente de l’encéphale au rehaussement pachyméningé diffus.

<ul><li><p><strong>Déplacement craniocaudal de l’encéphale</strong> :</p></li></ul><p>  → <strong>Ptose des amygdales cérébelleuses</strong>.</p><p>  → <strong>Effacement des citernes prépontiques</strong>.</p><p>  → <strong>Effacement des citernes chiasmatiques</strong>.</p><ul><li><p><strong>Après injection de gadolinium</strong> :</p></li></ul><p>  → <strong>Prise de contraste diffuse et régulière des pachyméninges</strong>.</p><ul><li><p><strong>Figure 24.1</strong> :</p></li></ul><p>  → IRM en <strong>T2 sagittal</strong> et <strong>T1 axial avec gadolinium</strong>.</p><p>  → Illustre l’effacement de la citerne prépontique, la ptose amygdalienne et le rehaussement pachyméningé.</p><p>→ <strong>Point clé :</strong> associer les signes de <strong>descente de l’encéphale</strong> au <strong>rehaussement pachyméningé diffus</strong>.</p>
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Syndrome post-PL — Traitement, complications et signes d’alerte

  • Traitement parfois nécessaire :

  → Blood patch épidural.

  → Injection de sang autologue dans l’espace épidural.

  • Complications d’une hypotension prolongée non traitée :

  → Hématomes sous-duraux bilatéraux.

  → Thrombose veineuse cérébrale.

  • Signes devant conduire à une imagerie cérébrale :

  → Disparition du caractère orthostatique avec céphalée devenue permanente.

  → Et/ou apparition d’un autre signe neurologique.

  • Objectif de l’imagerie :

  → Rechercher un hématome sous-dural.

  → Ou une thrombose veineuse cérébrale.

→ Point clé : toute modification inhabituelle d’une céphalée post-PL impose de rechercher une complication.

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Suspicion d’encéphalite — Choix de l’imagerie

  • Objectif :

  → Recherche d’une cause et de lésions encéphaliques.

  • Examen privilégié :

  → IRM cérébrale sans et avec injection de gadolinium.

  → En raison de sa meilleure sensibilité.

  • Lésions possibles :

  → Hypersignaux T2 et T2-FLAIR du parenchyme.

  → Atteinte volontiers temporale et frontale.

  → Avec prise de contraste.

  • À défaut d’IRM :

  → Scanner cérébral sans et avec injection de produit de contraste iodé.

  • Limite importante :

  → Une IRM normale n’élimine pas une encéphalite.

  • Suspicion d’encéphalite herpétique — précision LiSA :

  → L’imagerie ne doit pas retarder l’aciclovir intraveineux.

→ Point clé : privilégier l’IRM, sans retarder un traitement antiviral urgent.

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Méningite — Signes possibles en imagerie

  • En séquence FLAIR :

  → Hypersignaux diffus au sein des sillons corticaux.

  • En T1 après gadolinium :

  → Prise de contraste des leptoméninges.

  • Variabilité :

  → D’autres lésions peuvent dépendre du micro-organisme responsable.

  • Limite :

  → Une IRM normale n’élimine pas une méningite.

  • Figure 24.2 :

  → Hypersignaux diffus des sillons corticaux en FLAIR.

  → Exemple d’une méningite à pneumocoque.

→ Point clé : une imagerie normale ne remplace pas l’analyse du LCS lorsque la PL est indiquée et réalisable.

<ul><li><p><strong>En séquence FLAIR</strong> :</p></li></ul><p>  → <strong>Hypersignaux diffus au sein des sillons corticaux</strong>.</p><ul><li><p><strong>En T1 après gadolinium</strong> :</p></li></ul><p>  → <strong>Prise de contraste des leptoméninges</strong>.</p><ul><li><p><strong>Variabilité</strong> :</p></li></ul><p>  → D’autres lésions peuvent dépendre du <strong>micro-organisme responsable</strong>.</p><ul><li><p><strong>Limite</strong> :</p></li></ul><p>  → Une <strong>IRM normale n’élimine pas une méningite</strong>.</p><ul><li><p><strong>Figure 24.2</strong> :</p></li></ul><p>  → Hypersignaux diffus des sillons corticaux en FLAIR.</p><p>  → Exemple d’une <strong>méningite à pneumocoque</strong>.</p><p>→ <strong>Point clé :</strong> une imagerie normale ne remplace pas l’<strong>analyse du LCS</strong> lorsque la PL est indiquée et réalisable.</p>
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Abcès cérébral — Aspect au scanner

  • Examen :

  → Scanner cérébral avec injection de produit de contraste.

  • Au stade d’abcès encapsulé :

  → Image en cocarde.

  → Hypodensité arrondie centrale.

  → Entourée d’une prise de contraste annulaire.

  • Signes associés :

  → Œdème périlésionnel.

  → Effet de masse.

→ Point clé : l’abcès encapsulé peut donner une image en cocarde, entourée d’œdème.

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Abcès cérébral — Aspect à l’IRM

  • Centre de la lésion :

  → Hyposignal T1.

  → Hypersignal T2.

  → Hypersignal FLAIR.

  → Hypersignal en diffusion.

  → Avec coefficient apparent de diffusion — ADC — abaissé.

  • Capsule :

  → Hyperintense en T2.

  → Iso-intense ou hypo-intense en T1.

  → Prise de contraste marquée après gadolinium.

  • Œdème périphérique :

  → Prononcé.

  → En hypersignal T2 et FLAIR.

  • Figure 24.3 :

  → Scanner et IRM illustrant un abcès cérébral frontal droit.

→ Point clé : rechercher notamment le rehaussement annulaire, l’œdème et la restriction de diffusion centrale.

<ul><li><p><strong>Centre de la lésion</strong> :</p></li></ul><p>  → <strong>Hyposignal T1</strong>.</p><p>  → <strong>Hypersignal T2</strong>.</p><p>  → <strong>Hypersignal FLAIR</strong>.</p><p>  → <strong>Hypersignal en diffusion</strong>.</p><p>  → Avec <strong>coefficient apparent de diffusion — ADC — abaissé</strong>.</p><ul><li><p><strong>Capsule</strong> :</p></li></ul><p>  → <strong>Hyperintense en T2</strong>.</p><p>  → <strong>Iso-intense ou hypo-intense en T1</strong>.</p><p>  → <strong>Prise de contraste marquée après gadolinium</strong>.</p><ul><li><p><strong>Œdème périphérique</strong> :</p></li></ul><p>  → <strong>Prononcé</strong>.</p><p>  → En <strong>hypersignal T2 et FLAIR</strong>.</p><ul><li><p><strong>Figure 24.3</strong> :</p></li></ul><p>  → Scanner et IRM illustrant un <strong>abcès cérébral frontal droit</strong>.</p><p>→ <strong>Point clé :</strong> rechercher notamment le <strong>rehaussement annulaire</strong>, l’<strong>œdème</strong> et la <strong>restriction de diffusion centrale</strong>.</p>
41
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Diagnostic étiologique des méningites — Orientation par le LCS

  • Orientation étiologique guidée par l’analyse du LCS :

  → Aspect macroscopique.

  → Analyse cytologique.

  → Analyse biochimique.

  • Deux grands profils :

  → Méningite purulente, habituellement bactérienne.

  → Méningite à liquide clair, pouvant être bactérienne, virale, parasitaire ou fongique.

→ Point clé : un LCS clair ne signifie pas nécessairement une origine virale.

42
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Méningite purulente — Profil cytologique du LCS

  • Hypercytose décrite dans le tableau 24.1 :

  → Supérieure à 20 cellules/mm³.

  → Généralement supérieure à 1 000 cellules/mm³.

  • Formule cellulaire :

  → Nette prédominance de polynucléaires neutrophiles.

  → Polynucléaires souvent altérés.

→ Point clé : une forte cellularité à prédominance de polynucléaires neutrophiles altérés évoque une méningite purulente.

43
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Méningite purulente — Profil biochimique du LCS

  • Proténorachieclassique dans le tableau du collège :

  → Supérieure à 1 g/L.

  • Hypoglycorachie :

  → Glycorachie ≤ 40 % de la glycémie.

  → Soit un rapport glycorachie/glycémie ≤ 0,4.

  • Lactates du LCS :

  → Le plus souvent augmentés.

  → Une valeur < 3,2 mmol/L rend une méningite bactérienne peu probable.

  → Mais ne l’élimine pas totalement.

  • Précision de LiSA :

  → Son tableau retient une protéinorachie > 0,4 g/L dans le profil bactérien.

  → Le seuil classique > 1 g/L du collège ne doit donc pas être considéré comme indispensable au diagnostic.

→ Point clé : associer cytologie, glycorachie, protéinorachie et microbiologie, sans exclure une origine bactérienne sur un seul paramètre.

44
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Méningite à liquide clair — Profil du LCS

  • Céllularite décrite dans le collège :

  → De 5 à 1 000 cellules/mm³.

  → Généralement supérieure à 100 cellules/mm³.

  • Formule :

  → Prédominance lymphocytaire.

  → Ou formule panachée : lymphocytes et polynucléaires neutrophiles.

  • Protéinorachie :

  → Le plus souvent modérément augmentée.

  → Généralement < 1 g/L.

  • Glycorachie :

  → Normale ou basse, selon la cause.

  • Liquide clair avec hypoglycorachie :

  → Évoquer particulièrement Listeria monocytogenes.

  → Ou une tuberculose neuroméningée.

→ Point clé : devant un LCS clair, la glycorachie contribue fortement à l’orientation étiologique.

45
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Méningites purulentes — Principales causes

  • Causes principales du tableau 24.1 :

  → Méningocoque — Neisseria meningitidis.

  → Pneumocoque — Streptococcus pneumoniae.

  → Haemophilus influenzae.

  • Causes plus rares :

  → Listeria monocytogenes.

  → Streptocoques.

  → Bacilles à Gram négatif.

  → Staphylocoques.

→ Point clé : les principales causes citées sont le méningocoque, le pneumocoque et Haemophilus influenzae.

46
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Méningites à liquide clair — Causes bactériennes

  • Causes particulièrement importantes :

  → Listériose.

  → Tuberculose.

  • Spirochètes :

  → Maladie de Lyme.

  → Syphilis.

  → Leptospirose.

  • Autres bactéries citées :

  → Brucellose.

  → Mycoplasme.

  → Rickettsiose.

  • Autres présentations bactériennes possibles :

  → Méningite bactérienne débutante.

  → Méningite bactérienne décapitée.

→ Point clé : l’aspect clair du LCS n’élimine pas une méningite bactérienne.

47
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Méningites à liquide clair — Causes virales, parasitaires et fongiques

  • Causes virales citées dans le tableau 24.1 :

  → Herpès.

  → Entérovirus.

  → Grippe.

  → Rougeole.

  → Oreillons.

  • Causes parasitaires :

  → Accès pernicieux palustre.

  → Toxoplasmose.

  → Cysticercose.

  → Trypanosomiase.

  • Causes fongiques :

  → Cryptocoque.

  → Candida.

  → Aspergillus.

→ Point clé : orienter les recherches selon le terrain, le contexte et les résultats du LCS.

<ul><li><p><strong>Causes virales citées dans le tableau 24.1</strong> :</p></li></ul><p>  → <strong>Herpès</strong>.</p><p>  → <strong>Entérovirus</strong>.</p><p>  → <strong>Grippe</strong>.</p><p>  → <strong>Rougeole</strong>.</p><p>  → <strong>Oreillons</strong>.</p><ul><li><p><strong>Causes parasitaires</strong> :</p></li></ul><p>  → <strong>Accès pernicieux palustre</strong>.</p><p>  → <strong>Toxoplasmose</strong>.</p><p>  → <strong>Cysticercose</strong>.</p><p>  → <strong>Trypanosomiase</strong>.</p><ul><li><p><strong>Causes fongiques</strong> :</p></li></ul><p>  → <strong>Cryptocoque</strong>.</p><p>  → <strong>Candida</strong>.</p><p>  → <strong>Aspergillus</strong>.</p><p>→ <strong>Point clé :</strong> orienter les recherches selon le <strong>terrain</strong>, le <strong>contexte</strong> et les résultats du LCS.</p>
48
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Méningites bactériennes avant 3 mois — Principaux agents

  • Principaux agents du tableau 24.2 pour les moins de 3 mois :

  → Streptococcus agalactiae — streptocoque du groupe B.

  → Escherichia coli.

  → Autres entérobactéries.

  → Neisseria meningitidis.

  → Listeria monocytogenes.

→ Point clé : avant 3 mois, penser particulièrement au streptocoque B et aux entérobactéries, sans oublier les autres agents du tableau.

49
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Méningites bactériennes entre 1 et 5 ans — Principaux agents

  • Principaux agents :

  → Streptococcus pneumoniae.

  → Neisseria meningitidis.

  → Haemophilus influenzae, si l’enfant est non vacciné.

→ Point clé : le statut vaccinal intervient dans l’orientation étiologique.

50
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Méningites bactériennes après 5 ans et chez le jeune de moins de 24 ans

  • Population du tableau 24.2 :

  → Enfant de plus de 5 ans.

  → Adolescent.

  → Adulte jeune de moins de 24 ans.

  • Principaux agents :

  → Neisseria meningitidis.

  → Streptococcus pneumoniae.

  → Haemophilus influenzae, si non vacciné.

→ Point clé : le méningocoque occupe une place importante chez l’adolescent et l’adulte jeune.

51
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Méningites bactériennes chez l’adulte à partir de 24 ans — Principaux agents

  • Principaux agents présentés dans le tableau 24.2 :

  → Streptococcus pneumoniae.

  → Neisseria meningitidis.

  → Listeria monocytogenes.

→ Point clé : chez l’adulte, adapter l’orientation à l’âge et aux comorbidités.

52
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Méningites et méningo-encéphalites sur immunodépression — Agents à évoquer

  • Micro-organismes habituels :

  → Restent possibles.

  • Autres agents cités dans le tableau 24.2 :

  → Mycobacterium tuberculosis.

  → Mycobactéries atypiques.

  → Cryptocoque.

  → Nocardia.

  → Aspergillus.

→ Point clé : l’immunodépression élargit les recherches aux agents opportunistes, notamment mycobactériens et fongiques.

53
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Méningites — Orientation selon certains terrains particuliers

  • Splénectomie :

  → Évoquer particulièrement Streptococcus pneumoniae.

  • Neurochirurgie ou valve de dérivation ventriculaire :

  → Staphylococcus aureus.

  → Staphylococcus epidermidis.

  • Brèche ostéoméningée post-traumatique :

  → Évoquer particulièrement Streptococcus pneumoniae.

→ Point clé : rechercher un antécédent de splénectomie, neurochirurgie ou brèche ostéoméningée.

<ul><li><p><strong>Splénectomie</strong> :</p></li></ul><p>  → Évoquer particulièrement <strong>Streptococcus pneumoniae</strong>.</p><ul><li><p><strong>Neurochirurgie ou valve de dérivation ventriculaire</strong> :</p></li></ul><p>  → <strong>Staphylococcus aureus</strong>.</p><p>  → <strong>Staphylococcus epidermidis</strong>.</p><ul><li><p><strong>Brèche ostéoméningée post-traumatique</strong> :</p></li></ul><p>  → Évoquer particulièrement <strong>Streptococcus pneumoniae</strong>.</p><p>→ <strong>Point clé :</strong> rechercher un antécédent de <strong>splénectomie, neurochirurgie ou brèche ostéoméningée</strong>.</p>
54
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Méningite à méningocoque — Épidémiologie et bactériologie

  • Agent :

  → Neisseria meningitidis.

  → Diplocoque à Gram négatif.

  → Aérobie.

  • Transmission :

  → Par voie aérienne.

  • Épidémiologie présentée dans le collège :

  → Deuxième cause de méningite bactérienne chez l’adulte.

  → Environ 500 cas par an, selon les chiffres du référentiel.

  → Première cause chez les jeunes de 15 à 24 ans.

  • Circonstances de survenue :

  → À tout âge.

  → Cas sporadiques ou épidémiques.

  → Recrudescence hivernale.

→ Point clé : penser au méningocoque devant une méningite du sujet jeune, particulièrement en contexte hivernal ou de cas groupés.

55
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Méningite à méningocoque — Arguments cliniques et LCS

  • Arguments d’orientation cités :

  → Rhinopharyngite inaugurale.

  → Herpès nasolabial.

  → Arthralgies.

  → Injection conjonctivale.

  • Purpura pétéchial :

  → Peut toucher les membres.

  → Le tronc.

  → Les muqueuses.

  • Forme gravissime :

  → Purpura extensif nécrotique.

  → Purpura fulminans des septicémies à méningocoque.

  • LCS :

  → Le plus souvent purulent.

→ Point clé : rechercher systématiquement un purpura, notamment extensif ou nécrotique.

56
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Méningite à pneumocoque — Bactériologie, fréquence et pronostic

  • Agent :

  → Streptococcus pneumoniae.

  → Diplocoque à Gram positif.

  → Encapsulé.

  • Épidémiologie présentée dans le collège :

  → Première cause de méningite bactérienne chez l’adulte.

  → Environ 700 cas par an, selon les chiffres du référentiel.

  → Recrudescence hivernale.

  • Pronostic :

  → Associée au pronostic le plus grave parmi les principales méningites bactériennes présentées.

→ Point clé : le pneumocoque est une cause majeure de méningite bactérienne grave chez l’adulte.

57
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Méningite à pneumocoque — Terrains favorisants

  • Sujet âgé.

  • Pathologies chroniques sous-jacentes citées :

  → Diabète.

  → Éthylisme chronique.

  → Myélome.

  • Autres terrains favorisants :

  → Immunodépression.

  → Splénectomie.

→ Point clé : rechercher une immunodépression, une asplénie ou une pathologie chronique favorisante.

58
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Méningite à pneumocoque — Portes d’entrée et arguments associés

  • Brèche ostéoméningée post-traumatique :

  → Peut être ancienne.

  • Foyers infectieux associés cités :

  → Pneumopathie.

  → Sinusite.

  → Otite suppurée.

  → Mastoïdite.

  • Manifestations accompagnatrices possibles :

  → Rhinorrhée.

  → Signes d’infection des voies aériennes.

  • LCS :

  → Le plus souvent purulent.

→ Point clé : rechercher une brèche ostéoméningée, même ancienne, et un foyer ORL ou pulmonaire.

59
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Méningite à Haemophilus influenzae — Bactériologie et terrain

  • Agent :

  → Haemophilus influenzae.

  → Bacille à Gram négatif.

  → Intra- et extracellulaire.

  • Terrain souligné dans le collège :

  → Nourrisson et enfant de moins de 6 ans non vaccinés.

  → Présentée comme la première cause de méningite bactérienne dans cette population non vaccinée.

→ Point clé : vérifier le statut vaccinal devant une suspicion de méningite chez le jeune enfant.

60
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Méningite à Haemophilus influenzae — Manifestations associées et LCS

  • Manifestations associées possibles :

  → Otite.

  → Épiglottite.

  → Arthrite.

  → Pneumopathie.

  • LCS :

  → Le plus souvent purulent.

  → Possibilité d’une formule panachée.

→ Point clé : une formule panachée n’exclut pas une méningite à Haemophilus influenzae.

61
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Listeria monocytogenes — Bactériologie et transmission

  • Listeria monocytogenes :

  → Bacille à Gram positif.

  → Intracellulaire facultatif.

  • Transmission :

  → Par voie digestive.

  → Notamment par consommation de produits laitiers crus.

→ Point clé : Listeria est une bactérie à transmission alimentaire.

62
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Listériose neuroméningée — Terrains favorisants

  • Possible à tout âge.

  • Situations devant particulièrement faire évoquer le diagnostic :

  → Sujet âgé.

  → Grossesse.

  • Maladies chroniques citées :

  → Diabète.

  → Alcoolisme.

  → Cancer.

  → Cirrhose.

  • Immunodépression :

  → Corticothérapie.

  → Chimiothérapie.

  → Greffe.

→ Point clé : évoquer particulièrement Listeria chez le sujet âgé, la femme enceinte et le patient immunodéprimé.

63
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Listériose neuroméningée — Début et syndrome méningé

  • Début progressif.

  • Phase prodromale de quelques jours :

  → Fatigue.

  → Douleurs abdominales.

  → Nausées.

  → Vomissements.

  → Céphalées.

  • Syndrome méningé :

  → Parfois fruste.

  • Fièvre :

  → Inconstante.

→ Point clé : une présentation progressive et un syndrome méningé discret peuvent évoquer une listériose neuroméningée.

64
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Listériose neuroméningée — Rhombencéphalite

  • Rhombencéphalite :

  → Atteinte du tronc cérébral.

  • Atteinte des nerfs crâniens :

  → Paralysie oculomotrice.

  → Paralysie faciale.

  → Troubles de la déglutition.

  • Autres manifestations possibles :

  → Syndrome cérébelleux.

  → Atteinte des voies longues.

  → Troubles de la vigilance.

  → Atteinte cardiorespiratoire.

→ Point clé : une méningite associée à des signes d’atteinte du tronc cérébral doit faire évoquer Listeria.

65
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Listériose neuroméningée — Profil du LCS

  • Aspect habituel :

  → Clair.

  • Cytologie :

  → Pléiocytose à prédominance lymphocytaire.

  → Ou formule panachée.

  • Biochimie :

  → Hyperprotéinorachie modérée.

  → Hypoglycorachie.

  → Une normoglycorachie est également possible selon le collège.

  • Présentation plus rare :

  → LCS purulent.

→ Point clé : Listeria peut donner un LCS lymphocytaire, panaché ou plus rarement purulent.

66
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Tuberculose neuroméningée — Survenue et contexte évocateur

  • Modes de survenue :

  → Dissémination suivant une primo-infection tuberculeuse.

  → Ou survenue à distance, à partir d’une autre localisation.

  • Diagnostic :

  → Difficile.

  → Souvent retardé.

  • Contextes évocateurs cités :

  → Origine d’une zone d’endémie.

  → Absence de vaccination par le BCG.

  → Immunodépression.

  → Notion de contage tuberculeux.

  → Autre localisation de tuberculose-maladie, pulmonaire ou extrapulmonaire.

→ Point clé : rechercher les arguments épidémiologiques et les autres localisations tuberculeuses.

67
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Tuberculose neuroméningée — Installation et manifestations générales

  • Début progressif :

  → Sur plusieurs jours ou semaines.

  • Manifestations générales :

  → Fièvre modérée.

  → Sueurs.

  → Altération de l’état général.

  → Anorexie.

  → Amaigrissement.

  • Manifestations neurologiques ou psychiques initiales :

  → Céphalées progressives.

  → Irritabilité.

  → Insomnie.

  → Troubles cognitifs.

  • Signes méningés :

  → Souvent au second plan.

→ Point clé : évoquer une tuberculose devant un tableau progressif, avec altération générale et signes méningés parfois discrets.

68
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Tuberculose neuroméningée — Méningite basilaire

  • Méningite basilaire :

  → Atteinte des méninges de la base du cerveau.

  → Présentation fréquente dans la tuberculose neuroméningée.

  • Atteinte des nerfs crâniens :

  → Paralysie oculomotrice.

  → Paralysie faciale.

  • Troubles neurovégétatifs :

  → Anomalies du rythme respiratoire.

  → Irrégularité du pouls.

  → Irrégularité de la pression artérielle.

  • Autres manifestations :

  → Troubles de la vigilance.

  → Signes neurologiques focaux.

  • Atteintes associées citées :

  → Arachnoïdite.

  → Épidurite.

  → Infarctus localisé.

  → Hydrocéphalie.

→ Point clé : l’atteinte des nerfs crâniens et les complications neurologiques orientent vers une méningite basilaire.

69
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Tuberculose neuroméningée — LCS et confirmation diagnostique

  • Aspect du LCS :

  → Typiquement clair.

  → Parfois trouble.

  • Cytologie :

  → Pléiocytose à prédominance lymphocytaire.

  • Biochimie :

  → Hyperprotéinorachie, dépassant souvent 1 g/L.

  → Hypoglycorachie, décrite comme constante dans le collège, sauf au début de l’évolution.

  • Confirmation diagnostique :

  → Culture positive du LCS.

  → Sur milieu solide de Löwenstein.

  → Ou sur milieu liquide, plus rapide.

  → Ou par PCR.

→ Point clé : le profil classique associe lymphocytes, hyperprotéinorachie importante et hypoglycorachie.

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Tuberculose neuroméningée — Imagerie et recherche d’autres localisations

  • Anomalies possibles en imagerie cérébrale :

  → Prise de contraste méningée à la base du cerveau.

  → Tuberculomes.

  → Infarctus cérébraux, témoignant d’une angéite cérébrale.

  • Autres localisations à rechercher :

  → Pulmonaires.

  → Extrapulmonaires.

  • Exemples extrapulmonaires cités :

  → Ophtalmique.

  → Péricardique.

  → Urogénitale.

  → Hépatique.

→ Point clé : le bilan ne se limite pas au système nerveux : rechercher d’autres foyers tuberculeux.

71
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Neuroborréliose de Lyme — Agent, transmission et chronologie

  • Agent :

  → Borrelia burgdorferi.

  → Spirochète.

  • Transmission :

  → Piqûre de tique, en zone d’endémie.

  • Chronologie de l’atteinte neuroméningée décrite :

  → Phase secondaire de la maladie.

  → Plusieurs semaines ou mois après le contage.

  • Antécédent à rechercher :

  → Érythème chronique migrateur.

  • Autres manifestations secondaires à rechercher :

  → Arthrites.

  → Atteinte cardiaque : bloc auriculoventriculaire ou péricardite.

→ Point clé : rechercher une exposition aux tiques et les manifestations cutanées, articulaires ou cardiaques associées.

72
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Neuroborréliose de Lyme — Tableau neurologique

  • Présentation classique :

  → Atteinte pluriradiculaire très douloureuse.

  → Associée à une méningite ou méningo-encéphalite.

  • Atteinte possible des nerfs crâniens :

  → Notamment du nerf facial.

  • Particularité importante :

  → La maladie de Lyme peut provoquer une paralysie faciale périphérique bilatérale.

→ Point clé : l’association douleurs radiculaires et paralysie faciale, notamment bilatérale, doit faire évoquer Lyme.

73
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Neuroborréliose de Lyme — LCS et sérologie

  • LCS typique :

  → Clair.

  → Pléiocytose à prédominance lymphocytaire.

  → Hyperprotéinorachie.

  → Normoglycorachie.

  • Recherche diagnostique indiquée dans le collège :

  → Sérologie sanguine.

  → Et sérologie dans le LCS.

→ Point clé : le bilan repose sur le contexte clinique, l’analyse du LCS et les recherches sanguines et intrathécales.

74
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Méningites syphilitiques — Agent et phases de survenue

  • Agent :

  → Treponema pallidum.

  • Survenue décrite dans le collège :

  → Les méningites aiguës peuvent se rencontrer à la phase secondaire.

  → Ou tertiaire.

  • Cadre clinique :

  → Peuvent s’intégrer à une neurosyphilis comportant d’autres manifestations neurologiques.

→ Point clé : rechercher les autres signes de neurosyphilis devant une méningite syphilitique.

75
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Neurosyphilis — Manifestations neurologiques associées

  • Atteinte méningée :

  → Méningite chronique.

  • Atteinte des nerfs crâniens :

  → Paralysie oculomotrice.

  → Atteinte du nerf optique.

  → Atteinte du nerf auditif.

  • Signe d’Argyll-Robertson :

  → Abolition du réflexe photomoteur.

  → Avec conservation de la contraction pupillaire à l’accommodation-convergence.

  • Autres manifestations citées :

  → Tabès.

  → Infarctus cérébraux par angéite.

  → Démence frontale avec mégalomanie, appelée paralysie générale.

→ Point clé : la neurosyphilis peut associer des atteintes méningées, crâniennes, vasculaires et cognitives.

76
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Neurosyphilis — LCS et confirmation sérologique

  • LCS typique :

  → Clair.

  → Pléiocytose à prédominance lymphocytaire.

  → Hyperprotéinorachie.

  → Normoglycorachie.

  • Examens sérologiques cités :

  → VDRL.

  → TPHA.

  → FTA.

  • Prélèvements :

  → Sang.

  → LCS.

  • Limite :

  → La sérologie du LCS est inconstamment positive.

→ Point clé : une sérologie négative dans le LCS ne permet pas, isolément, d’exclure une neurosyphilis.

77
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Autres méningites et méningo-encéphalites bactériennes — Causes rares

  • Orientation diagnostique :

  → Selon le contexte.

  → Et les atteintes extraneurologiques associées.

  • Causes citées :

  → Leptospirose.

  → Brucellose.

  • Bactéries intracellulaires citées :

  → Mycoplasma.

  → Chlamydia.

  → Legionella.

  → Coxiella burnetii.

  → Rickettsia.

→ Point clé : adapter les recherches microbiologiques aux expositions et manifestations associées.

78
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Méningo-encéphalite herpétique — Urgence et virus responsables

  • Urgence diagnostique et thérapeutique :

  → Risque de séquelles graves.

  • Virus responsables selon le collège :

  → HSV-1 : 95 % des cas.

  → HSV-2 : 5 % des cas.

  → HSV-2 donne habituellement une méningite sans atteinte encéphalitique.

  • Mécanisme :

  → Réplication d’un virus demeuré quiescent dans les ganglions nerveux céphaliques.

  • Âge :

  → Survenue possible à tout âge.

  → Âge moyen indiqué : 40 ans.

→ Point clé : HSV-1 est la principale cause de méningo-encéphalite herpétique.

79
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Méningo-encéphalite herpétique — Début et syndromes infectieux et méningé

  • Début rapide :

  → Syndrome grippal.

  → Asthénie.

  → Altération de l’état général.

  • Syndrome infectieux :

  → Fièvre quasi constante selon le collège.

  → Son intensité ne permet pas d’écarter le diagnostic : LiSA décrit une hyperthermie volontiers modérée.

  • Syndrome méningé :

  → Plus inconstant.

  → Parfois limité aux céphalées.

→ Point clé : l’absence de syndrome méningé complet ou de forte fièvre n’exclut pas une encéphalite herpétique.

80
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Méningo-encéphalite herpétique — Troubles cognitifs, comportementaux et de vigilance

  • Syndrome confusionnel.

  • Troubles du comportement :

  → Agitation.

  → Agressivité.

  • Troubles mnésiques :

  → Amnésie antérograde marquée.

  → Oubli à mesure.

  • Troubles de la vigilance :

  → Fluctuants.

  → Pouvant évoluer jusqu’au coma.

  • Troubles du langage :

  → Notamment aphasie de Wernicke.

→ Point clé : rechercher une association de troubles comportementaux, mnésiques et de vigilance.

81
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Méningo-encéphalite herpétique — Crises épileptiques et signes focaux

  • Crises épileptiques focales :

  → Avec ou sans altération de la conscience.

  → Possibilité de généralisation secondaire.

  • Manifestations focales citées :

  → Illusions.

  → Hallucinations olfactives.

  → Gustatives.

  → Auditives.

  → Crises végétatives.

  • Autre présentation :

  → Crises généralisées d’emblée.

  • Signes plus rares :

  → Quadranopsie supérieure.

  → Hémiparésie, notamment dans les formes graves nécrotiques ou œdémateuses.

→ Point clé : des crises à manifestations olfactives, gustatives ou auditives peuvent révéler l’atteinte encéphalique.

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Méningo-encéphalite herpétique — Situations imposant de l’évoquer

  • Le diagnostic doit être évoqué devant :

  → Toute céphalée fébrile.

  → Toute confusion fébrile.

  → Tout coma fébrile.

  • Conséquence thérapeutique rappelée par LiSA :

  → L’introduction de l’aciclovir intraveineux est une urgence thérapeutique.

→ Point clé : ne pas attendre une présentation complète pour évoquer une méningo-encéphalite herpétique.

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Méningo-encéphalite herpétique — Profil du LCS

  • Aspect habituel :

  → Clair.

  • Cytologie :

  → Pléiocytose à prédominance lymphocytaire.

  → Souvent < 500 cellules/mm³.

  • Biochimie :

  → Hyperprotéinorachie généralement modérée, souvent < 1 g/L.

  → Normoglycorachie.

  • Aspect hémorragique possible :

  → En rapport avec la nécrose associée.

  → Environ 10 à 1 000 hématies/mm³.

  • Formes encéphalitiques pures :

  → Hypercytose parfois discrète.

  → Protéinorachie légèrement augmentée.

  • Formes débutantes :

  → LCS parfois normal.

→ Point clé : un LCS normal ou peu inflammatoire au début n’exclut pas une encéphalite herpétique.

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Méningo-encéphalite herpétique — PCR HSV et faux négatifs précoces

  • Recherche systématique :

  → PCR HSV dans le LCS.

  • Limite précoce :

  → Peut être négative au début de la maladie.

  → Jusqu’à 4 jours, selon le collège.

  • Si la suspicion clinique persiste :

  → Renouveler la PCR sur le LCS.

  → Réaliser la seconde recherche au moins 4 jours après le début des signes neurologiques.

  • Pendant l’attente :

  → Maintenir le traitement jusqu’à l’obtention des résultats.

→ Point clé : PCR négative précoce ≠ exclusion du diagnostic.

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Méningo-encéphalite herpétique — Limites des autres examens biologiques

  • Antigènes herpétiques sanguins :

  → Peuvent être positifs très précocement.

  → Mais technique peu sensible.

  • Anticorps IgM dans le sang et le LCS :

  → Décrits comme très spécifiques dans le collège.

  → Positivité tardive, vers 8 jours.

  • Conséquence :

  → Leur apport au diagnostic initial est limité.

→ Point clé : ces examens ne remplacent pas la PCR HSV dans le LCS pour le diagnostic précoce.

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Méningo-encéphalite herpétique — IRM cérébrale

  • Anomalies possibles :

  → Hypersignaux T2 et FLAIR.

  → Prise de contraste en T1 après gadolinium.

  • Localisations préférentielles :

  → Lobes temporaux.

  → Atteinte d’abord antérieure, évoluant vers les régions moyenne et médiale.

  → Régions frontales orbitaires.

  • Répartition :

  → Le plus souvent bilatérale.

  → Mais asymétrique.

  • Évolution possible :

  → Atrophie des noyaux amygdaliens.

  → Atrophie hippocampique.

  • Figure 24.5 :

  → Hypersignal FLAIR franc des régions antérieure et médiale du lobe temporal droit.

  → Atteinte plus subtile de la région médiale du lobe temporal gauche.

→ Point clé : rechercher une atteinte temporale et fronto-orbitaire, souvent bilatérale asymétrique.

<ul><li><p><strong>Anomalies possibles</strong> :</p></li></ul><p>  → <strong>Hypersignaux T2 et FLAIR</strong>.</p><p>  → <strong>Prise de contraste en T1 après gadolinium</strong>.</p><ul><li><p><strong>Localisations préférentielles</strong> :</p></li></ul><p>  → <strong>Lobes temporaux</strong>.</p><p>  → Atteinte d’abord <strong>antérieure</strong>, évoluant vers les régions <strong>moyenne et médiale</strong>.</p><p>  → <strong>Régions frontales orbitaires</strong>.</p><ul><li><p><strong>Répartition</strong> :</p></li></ul><p>  → Le plus souvent <strong>bilatérale</strong>.</p><p>  → Mais <strong>asymétrique</strong>.</p><ul><li><p><strong>Évolution possible</strong> :</p></li></ul><p>  → <strong>Atrophie des noyaux amygdaliens</strong>.</p><p>  → <strong>Atrophie hippocampique</strong>.</p><ul><li><p><strong>Figure 24.5</strong> :</p></li></ul><p>  → Hypersignal FLAIR franc des régions <strong>antérieure et médiale du lobe temporal droit</strong>.</p><p>  → Atteinte plus subtile de la région <strong>médiale du lobe temporal gauche</strong>.</p><p>→ <strong>Point clé :</strong> rechercher une atteinte <strong>temporale et fronto-orbitaire</strong>, souvent bilatérale asymétrique.</p>
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Méningo-encéphalite herpétique — Scanner et signes de gravité en imagerie

  • Scanner cérébral :

  → Moins sensible que l’IRM.

  • Anomalies possibles :

  → Hypodensité.

  → Œdème.

  → Prise de contraste gyriforme.

  → Dans les mêmes régions temporales et frontales.

  • Formes graves :

  → Effet de masse.

  → Signes d’engagement cérébral.

→ Point clé : l’imagerie recherche aussi les complications œdémateuses et compressives.

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Méningo-encéphalite herpétique — EEG

  • Anomalies possibles :

  → Anomalies paroxystiques séparées par des intervalles réguliers.

  → Aspect périodique, de type LPDs.

  • Topographie initiale :

  → Anomalies latéralisées.

  → Plutôt dans les régions frontales et temporales.

  • Évolution :

  → Possibilité de diffusion secondaire des anomalies.

→ Point clé : l’EEG peut montrer des anomalies périodiques initialement frontotemporales et latéralisées.

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Autres méningites virales — Fréquence et contexte évocateur

  • Fréquence :

  → Les méningites virales représentent la première cause de méningites aiguës.

  • Arguments d’orientation :

  → Notion de contage.

  → Syndrome pseudogrippal.

  → Courbatures.

  → Myalgies.

  • Signes pouvant précéder ou accompagner le syndrome méningé :

  → Respiratoires : rhinopharyngite, bronchite.

  → Digestifs : gastro-entérite.

  → Éruption cutanée.

  → Conjonctivite.

→ Point clé : le contexte épidémiologique et les manifestations extraneurologiques orientent vers une origine virale.

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Méningites virales — Principaux virus responsable

  • Enterovirus :

  → Coxsackie A et B.

  → Échovirus.

  → Poliovirus.

  • Myxovirus et paramyxovirus, selon le regroupement du collège :

  → Grippe.

  → Rougeole.

  → Oreillons.

  • Virus du groupe herpès :

  → VZV.

  → Epstein-Barr virus — EBV.

  → Cytomégalovirus — CMV.

  → Herpèsvirus humain de type 6 — HHV-6.

  • Autres virus cités :

  → Virus de l’encéphalite à tiques.

  → Virus de la fièvre de la vallée du Rift.

  → West Nile virus.

  → Virus de l’encéphalite japonaise.

  → VIH lors de la primo-infection.

→ Point clé : orienter les recherches selon le contexte clinique et épidémiologique.

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Atteinte neuroméningée à VZV — Arguments d’orientation

  • Éléments devant faire évoquer le VZV :

  → Vésicules cutanées.

  → Atteinte d’un nerf crânien.

  → Signes de vasculopathie à l’imagerie cérébrale.

→ Point clé : associer l’examen cutané, l’examen des nerfs crâniens et les résultats de l’imagerie.

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Autres méningites virales — LCS, identification virale et évolution

  • LCS habituel :

  → Clair.

  → Pléiocytose à prédominance lymphocytaire.

  → Hyperprotéinorachie modérée, < 1 g/L.

  → Normoglycorachie.

  • Identification du virus par PCR :

  → Intérêt souvent limité en l’absence de conséquence thérapeutique.

  → Le collège individualise notamment le VIH et le VZV en cas d’encéphalite associée.

  • Évolution habituelle :

  → Favorable en quelques jours.

  • Précision de LiSA :

  → Une méningite virale sans encéphalite associée relève d’un traitement symptomatique.

→ Point clé : distinguer une méningite virale isolée d’une atteinte encéphalitique nécessitant un traitement spécifique.

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Abcès cérébraux — Agents liés à une porte d’entrée ORL ou dentaire

  • Principe général :

  → Les agents responsables dépendent de la porte d’entrée.

  • Chez le patient immunocompétent, après infection ORL ou dentaire :

  → Streptocoques oraux.

  → Streptocoques du groupe milleri.

  → Bactéries anaérobies.

  • Espèces du groupe milleri citées :

  → Streptococcus anginosus.

  → Streptococcus constellatus.

  → Streptococcus intermedius.

  • Flore :

  → Souvent polymicrobienne.

→ Point clé : une porte d’entrée ORL ou dentaire évoque une flore associant streptocoques et anaérobies.

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Abcès cérébraux — Agents liés à une dissémination hématogène

  • Agents cités :

  → Staphylococcus aureus.

  → Listeria monocytogenes.

  → Mycobacterium tuberculosis.

  • Localisations particulièrement citées pour Listeria :

  → Cervelet.

  → Tronc cérébral.

→ Point clé : relier l’agent suspecté au mode de dissémination et à la localisation de l’abcès.

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Abcès cérébraux post-traumatiques ou post-neurochirurgicaux — Agents responsables

  • Agents cités :

  → Staphylococcus aureus.

  → Entérobactéries.

  → Pseudomonas aeruginosa.

→ Point clé : un contexte de traumatisme ou de neurochirurgie modifie l’orientation microbiologique.

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Abcès cérébraux chez l’immunodéprimé — Autres agents à rechercher

  • Agents supplémentaires possibles :

  → Toxoplasma gondii, responsable de toxoplasmose cérébrale.

  → Nocardia.

  • Champignons cités :

  → Aspergillus.

  → Cryptocoques.

  → Candida.

→ Point clé : chez l’immunodéprimé, élargir la recherche aux agents opportunistes parasitaires, bactériens et fongiques.

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Méningites et méningo-encéphalites — Mesures générales immédiates

  • Hospitalisation en urgence :

  → Dans une unité expérimentée dans la prise en charge.

  → Si possible avec une unité de surveillance continue.

  • Isolement infectieux :

  → Mesures initiales dans l’attente du diagnostic bactériologique.

  • Traitement symptomatique :

  → Antipyrétiques.

  → Antalgiques.

  → Correction des troubles hydro-électrolytiques.

  → Traitement antiépileptique en cas de crise.

→ Point clé : associer rapidement les mesures étiologiques, symptomatiques et de surveillance.

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Méningites et méningo-encéphalites — Critères de réanimation ou de soins intensifs

  • Un des critères suivants justifie une hospitalisation en réanimation ou soins intensifs selon le collège :

  → Glasgow ≤ 13.

  → Signes neurologiques focaux.

  → Signes de souffrance du tronc cérébral.

  → Plus d’une crise convulsive.

  → État de mal épileptique.

  → Détresse respiratoire.

  → Autre défaillance d’organe.

  → Instabilité hémodynamique.

  → Purpura extensif.

  → Troubles du comportement incompatibles avec une hospitalisation conventionnelle.

→ Point clé : rechercher une gravité neurologique, respiratoire, hémodynamique ou comportementale.

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Méningite bactérienne — Principes de l’antibiothérapie initiale

  • Antibiothérapie :

  → Urgente.

  → Parentérale intraveineuse.

  → À forte dose.

  → Bactéricide.

  • Orientation initiale :

  → Guidée par les premiers résultats de l’analyse du LCS.

  • LCS trouble :

  → Administrer l’antibiothérapie sans attendre les autres résultats du LCS.

  • Si une imagerie avant la PL risque de retarder le traitement :

  → Commencer l’antibiothérapie avant l’imagerie et la PL.

→ Point clé : une méningite bactérienne impose une antibiothérapie le plus rapidement possible.

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Méningite purulente avec examen direct négatif — Absence d’argument pour Listeria

  • Traitement probabiliste :

  → Céphalosporine de troisième génération — C3G — IV.

  → Céfotaxime ou ceftriaxone.

  • Chez le nourrisson de moins de 3 mois :

  → Associer la gentamicine.

  • En cas d’allergie aux bêtalactamines, selon le collège :

  → Vancomycine + rifampicine.

→ Point clé : sans argument pour Listeria, le traitement repose sur une C3G IV.