approche théorique de la mémoire

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1
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Qui incarne la mémoire dans la mythologie grecque ?

  • La déesse Mnémosyne, une titanide, fille d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre). Elle aurait inventé les mots et le langage.


2
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Que donne Mnémosyne en s'unissant à Zeus ? Quelle idée en découle ?

  • Les 9 muses, dont chacune préside un domaine de connaissance.

  • La mémoire est ainsi considérée comme donnant naissance aux connaissances.


3
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Quand apparaissent les premiers écrits scientifiques sur la mémoire ?

  • En 1881 (France), avec la psychologie expérimentale.

  • Avant le 19e siècle, la mémoire relevait de la philosophie.


4
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Qui est Théodule Ribot et qu'a-t-il publié en 1881 ?

  • Fondateur de la psychologie scientifique française.

  • Il publie « La mémoire et les maladies » (1881) et propose la loi de Ribot.


5
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Qu'énonce la loi de Ribot ?

  • Un gradient temporel selon lequel les souvenirs anciens sont plus robustes que les souvenirs récents.

  • Ribot l'a observé dans l'amnésie rétrograde (souvenirs d'enfance plus robustes que les récents)


6
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Qu'a apporté Ebbinghaus (1885, Allemagne) ?

  • Premières études expérimentales de la mémoire : il étudie sa propre mémoire (syllabes à retenir de jour en jour) et fait des avancées méthodologiques.

  • Il a aussi étudié le rappel immédiat (le chiffre 7, repris plus tard par Miller) et introduit les termes « encodage », « stockage », « récupération ».


7
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Que montre la courbe d'Ebbinghaus ?

  • Sans répétition, l'information s'efface selon une courbe descendante.

  • Avec répétition, la courbe ne descend pas directement mais plus lentement.


8
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Que représente le chiffre 7 chez Ebbinghaus/Miller ?

  • L'empan moyen pour la rétention en mémoire à court terme.


9
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Que publie Korsakoff en 1889 (Russie) ?

  • Une étude médico-psychologique sur une forme de maladie de la mémoire, parue dans la Revue Philosophique, avec plusieurs faits cliniques exposés avec précision.


10
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Quelles sont les caractéristiques du syndrome de Korsakoff (syndrome alcoolo-carentiel) ?/#*#/

  • Suite d'une encéphalopathie de Gayet-Wernicke ; amnésie antérograde massive (oubli à mesure) ; amnésie rétrograde partielle (gradient de Ribot) ; désorientation temporo-spatiale ; anosognosie ; fausses reconnaissances et fabulations ; atteinte des fonctions exécutives ; mémoire sémantique et procédurale conservées.


11
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Quelles lésions et signes d'imagerie dans le syndrome mnésique diencéphalique (Korsakoff) ?

  • Lésions du thalamus et des corps mamillaires.

  • Imagerie : perte progressive du volume cortical, rétrécissement du corps calleux, élargissement des ventricules et des sillons (visibles en coupes axiales), atteinte du cervelet, altération du lobe temporal (coupes coronales).


12
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Qu'apporte William James (1890) ?/#*#/

La distinction entre

  • mémoire primaire (= mémoire immédiate) et

  • mémoire secondaire (mémoire à plus long terme).


13
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Qu'apporte Papez (1937, US) ?

Le circuit de Papez : un ensemble de structures du lobe temporal interne qui jouerait un rôle dans les émotions alors même qu'il serait plutôt impliqué dans la mémoire à long terme.

14
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Quel est le trajet du circuit de Papez (M.A.T.C.H.) ?

Hippocampe

→ corps mamillaires

→ thalamus antérieur

→ gyrus cingulaire

→ retour à l'hippocampe (une boucle, via le fornix).

Il s'active quand on veut mémoriser ; quand on répète, c'est cette boucle qui se renforce.

15
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Qu'apportent Scoville et Milner (1957) ?

La distinction entre mémoire à court terme et mémoire à long terme.

16
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Qui est le patient HM et que lui est-il arrivé (Milner, 1962) ?

  • Patient de l'Institut neurologique de Montréal, étudié par Milner, opéré pour épilepsie pharmaco-résistante par ablation bilatérale du lobe temporal interne.


17
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Quel est le profil du patient HM (syndrome amnésique bi-hippocampique) ?

Lésions du gyrus parahippocampique et des 2/3 antérieurs de l'hippocampe ;

  • atteinte de la MLT avec préservation de la MCT (préservée mais seulement 2 minutes) ;

  • atteinte de la mémoire déclarative avec préservation de la procédurale (savoir-faire, routines automatiques).


18
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Que montre le cas HM sur le rôle de l'hippocampe ?

  • L'importance du rôle de l'hippocampe dans la mémoire (surtout MLT déclarative).


19
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Qu'est-ce que le modèle sériel (modal) d'Atkinson et Shiffrin (1968) ?

Un modèle multi-système à 3 types de mémoires en série :

registres sensoriels

→ (attention)

→ mémoire à court terme

→ (encodage)

→ mémoire à long terme, avec répétition (autorépétition) dans la MCT, un générateur de réponse, et des pertes possibles à chaque niveau.

20
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Quelles sont la durée de rétention et le traitement de chaque mémoire dans le modèle d'Atkinson et Shiffrin ?

  • Mémoire sensorielle (RIS) : traitements sensoriels, moins d'1 seconde.

  • MCT (cœur du modèle) : encodage ou autorépétition, quelques secondes (augmente avec l'autorépétition).

  • MLT : apprentissage et oubli, des années voire la vie entière.


21
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Quelle est la critique du modèle sériel ?

  • Il suppose qu'une lésion à un niveau endommage les niveaux suivants.

  • C'est inexact : une atteinte de la MLT sans atteinte de la MCT est possible (et inversement).


22
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Qui a proposé le modèle de la mémoire de travail et quand ?

  • Baddeley et Hitch (1977). Le buffer épisodique a été ajouté en 2000.

  • On passe de la MCT (passive) à la mémoire de travail (dynamique : on peut manipuler l'information, composante exécutive).


23
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Quelles sont les composantes du modèle de Baddeley et Hitch ?

  • Administrateur central, ardoise (calepin) visuo-spatiale (registre statique et registre dynamique),

  • boucle phonologique (stock phonologique et boucle articulatoire)

  • buffer épisodique (ajouté en 2000), reliés à la MLT (visuel sémantique, MLT épisodique, langage).


24
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Quelles sont les 3 fonctions de l'administrateur central selon Miyake ?

  • Mise à jour,

  • flexibilité,

  • inhibition.


25
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Quel exemple illustre les fonctions de l'administrateur central ?

  • Au restaurant, vous commandez steak, frites, salade puis changez de choix : le serveur doit faire une mise à jour, être flexible (jongler entre différents stimuli) et inhiber (arrêter ou supprimer une information ou un parasite qui gêne le traitement en cours).


26
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À quoi sert l'ardoise (calepin) visuo-spatiale ?

  • À maintenir de l'information visuelle et spatiale, statique (retenir une photo, une image)

  • ou dynamique (information avec mouvement, forme de spatialité).


27
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Quelle épreuve évalue l'ardoise visuo-spatiale dynamique ? Et pour faire intervenir l'administrateur central ?

  • Le Block Tapping Test (test de Corsi), qui est dynamique.

  • Le Block Tapping Test à l'envers (Corsi à l'envers) fait intervenir l'administrateur central.


28
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Quelles sont les 2 sous-composantes de la boucle phonologique ?

  • Le stock phonologique (plutôt MCT, ex. maintenir un numéro de téléphone)

  • et la boucle articulatoire (répéter les informations dans la tête pour les retenir plus longtemps : la petite voix intérieure).


29
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Quelle épreuve correspond à quelle sous-composante de la boucle phonologique ?

Empan endroit → stock phonologique.

Empan à l'envers → boucle articulatoire (selon le cours).

30
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Quel est le rôle du buffer épisodique ?

  • Intégrer l'information en un tout cohérent avant de l'envoyer dans la MLT.


31
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Quelle distinction font Squire et Zola-Morgan (1988) ?

Mémoire explicite/implicite (déclarative/non déclarative).

  • Implicite : récupération des connaissances de manière non consciente et involontaire (« knowing how »).

  • Explicite : faits récupérables consciemment et volontairement (« knowing that »).


32
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Comment s'organise la mémoire à long terme chez Squire ?

  • Déclarative (faits = sémantique, événements = épisodique ; lobe temporal médian/diencéphale)

  • et non déclarative : procédurale (habiletés et habitudes ; striatum),

  • amorçage et apprentissages perceptifs (néocortex),

  • conditionnement classique (réponses émotionnelles : amygdale ; réponses musculaires : cervelet),

  • apprentissages non associatifs (voies réflexes).


33
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Quelles sont les deux positions théoriques fortes du schéma de Squire ?

  • 1) Le lobe temporal médian fonctionne comme un système intégré dans lequel la mémoire épisodique et sémantique antérogrades ne sont pas dissociables par des lésions sélectives internes à la structure.

  • 2) L'acquisition de nouvelles connaissances (sémantique) ne peut être que le « produit décontextualisé » de la mémoire épisodique.


34
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Quelle nuance apporte le cours à la position de Squire ?

  • Pour Squire, épisodique et sémantique viennent d'une même zone et sont au même niveau,

  • mais ce n'est pas tout à fait exact (Tulving propose une hiérarchie des mémoires).


35
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Quelle distinction fait Tulving (1972, 1983, 1984, 1985) ?

  • Mémoire sémantique/épisodique, appuyée par des atteintes dissociées chez certains patients amnésiques


36
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Qui est le patient KC (Tulving) ?

  • Victime d'un accident de moto à 30 ans, avec lésions cérébrales multiples (surtout lobes temporaux internes).

  • Dissociation MS/ME : incapacité totale à se souvenir des événements de sa propre vie (amnésie épisodique sur toute la vie, sauf les 2 dernières minutes) et incapacité de former de nouveaux souvenirs, mais savoir sémantique acquis avant l'accident intact (savoir général et personnel : date de naissance, prénom).


37
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Définition de la mémoire épisodique (Tulving) ?

Informations relatives aux événements, inscrits dans un contexte spatial et temporel ;

« reviviscence » mentale des événements. Autonoétique (voyage mental dans le temps, lié à la conscience de soi) et tout à fait individuelle.


38
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Définition de la mémoire sémantique (Tulving) ?

  • Connaissances générales, mots et leur sens. Noétique (liée à la conscience du monde), elle permet d'évoquer des concepts ou faits en leur absence (savoir qu'une pomme est un fruit sans en voir une). Connaissances partagées entre les personnes.


39
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Définition de la mémoire procédurale (Tulving) ?/#*#/

  • Mémoire des habiletés et habitudes, automatique et non consciente (« anoétique »).

  • C'est la récupération de ces habiletés implicites.


40
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Que signifient noétique, autonoétique et anoétique ?

  • Noétique : conscience du monde (mémoire sémantique).


  • Autonoétique : conscience de soi (mémoire épisodique).


  • Anoétique : sans conscience (mémoire procédurale).


41
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Quelle est la vision phylogénétique/ontogénétique de Tulving ?

  • Phylogénétique (évolution de l'espèce) : d'abord procédural, puis sémantique, puis épisodique.


  • Ontogénétique : éducation/développement d'un être humain.


42
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Que propose le modèle multi-système de Tulving (1980) ?

3 systèmes de mémoire hiérarchiques :

  • (sémantique, épisodique, procédurale)


et 3 formes de conscience

  • (noétique, autonoétique, anoétique),


et 3 formes de conscience

  • (noétique, autonoétique, anoétique),


avec une organisation hiérarchique par emboîtements :

  • ME = sous-système de la MS,

  • MS = sous-système de la MP.


43
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Que suppose l'organisation hiérarchique par emboîtements de Tulving (1980) ?

  • Que l'atteinte d'un processus de bas niveau impacte les processus de plus haut niveau.

  • Le modèle exclut donc les doubles dissociations (dépendance des systèmes de haut niveau aux systèmes de bas niveau).


44
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Quelle observation contredit le modèle multi-système de Tulving ?

  • La démence sémantique : atteinte massive des connaissances sémantiques mais pas épisodiques (double dissociation).


45
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Que propose le modèle SPI (sériel parallèle indépendant, Tulving, 1990) ?

2 nouveaux systèmes

  • (mémoire de travail et système de représentation perceptive, SRP)


et une organisation où l'encodage est sériel,

le stockage parallèle et la récupération indépendante.

Il tente d'expliquer les doubles dissociations.

46
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Qu'est-ce que le SRP (système de représentation perceptive) ?

Représentation perceptive et asémantique : identification perceptive des stimuli.

  • Selon Schacter, 3 sous-systèmes :

    • visuel,

    • structural,

    • auditif. .

Caractéristiques :

  • niveau pré-sémantique,

  • non conscient,

  • sous la dépendance de mécanismes corticaux.

Ressemble au modèle de Camarazza.


47
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Quels sont les systèmes du modèle SPI ?

4 systèmes de représentation (4 unités mnésiques) :

  • SRP,

  • sémantique,

  • mémoire de travail,

  • épisodique ;

et 1 système d'action : la mémoire procédurale.


48
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Que signifie « encodage sériel, stockage parallèle, récupération indépendante » ?

  • Encodage sériel : l'encodage dans un système dépend de la qualité de l'encodage dans le système inférieur.

  • Stockage parallèle dans les différents systèmes.

  • Récupération dans un système indépendante de la récupération dans les autres.


49
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Qu'est-ce que la contrainte forte d'encodage du SPI ?

  • L'encodage d'une information dans un système inférieur est possible même si l'encodage dans un système supérieur est défaillant, mais pas l'inverse.

  • Si l'encodage en MS est déficitaire, il l'est aussi en ME ; si l'encodage est déficitaire en ME, on peut quand même encoder en MS.


50
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Qu'est-ce que la contrainte faible de récupération du SPI ?

  • Le modèle n'exclut pas un trouble de la récupération en mémoire sémantique sans trouble de la récupération en mémoire épisodique : la récupération est indépendante, donc une récupération faible en MS peut s'accompagner d'une récupération épisodique déficitaire ou préservée.

  • Cela rend compte des doubles dissociations (ex. APP sémantique).


51
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Qu'est-ce que le modèle GAPS (Tulving, 1983) ?

General Abstract Processing System : modèle fondateur qui décrit les mécanismes fonctionnels de la mémoire épisodique en 3 étapes :

  • encodage, stockage, récupération. Modèle abstractif.


52
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Qu'est-ce qu'un engramme mnésique ?

  • La trace créée à l'encodage = information spécifique (item, interne) + information de contexte (externe). Ex. raconter le cours du jour : infos spécifiques du cours + contexte spatio-temporel (salle étouffante, cours l'après-midi)


53
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Qu'est-ce que l'encodage dans GAPS ?

  • La première étape : les événements ou stimuli sont transformés en trace mnésique en mémoire à long terme.

  • Il peut être intentionnel ou non (tâche de mémoire incidente).


54
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Quels facteurs influencent l'encodage dans GAPS ?

  • 1) Le niveau de traitement de l'information, profond vs superficiel (Craik et Lockhart, 1972) ;

  • 2) les caractéristiques des informations à encoder (Craik, 1979 : connotation émotionnelle, ex. biais de négativité si on est triste ; mots courts et simples) ;

  • 3) le « binding » (Van der Linden, 2003 ; intervention hippocampique) ; 4) les ressources attentionnelles allouées (Grady et Craik, 2000).


55
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Qu'est-ce que le binding ?

  • L'association d'une information avec des informations préalablement encodées en mémoire (intervention de l'hippocampe).


56
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Comment se fait la récupération dans GAPS ?/#*#/

La conservation de l'engramme au sein du stock épisodique.

57
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Comment se fait la récupération dans GAPS ?

  • Réactivation de la trace mnésique, grâce à l'interaction entre indice et engramme.

  • Récupération = reconstruction de l'engramme et réactivation en MDT (processus ecphorique).

  • Récupération distincte entre épisodique (« quand », « où », « quoi ») et sémantique (« quoi »).


58
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Quel exemple illustre l'interaction indice-engramme ?

  • Aller dans une pièce et ne plus savoir ce qu'on cherchait ; en retournant dans la pièce où l'on a encodé, on retrouve des éléments de contexte qui permettent de s'en souvenir.


59
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Qu'est-ce que le principe de spécificité d'encodage (Tulving et Thomson, 1973) ?

  • La facilité de se rappeler dépend du lien entre le contexte d'encodage et le contexte de récupération ; réinstaller à la récupération un indice présent à l'encodage améliore le rappel. Ex. des nageurs qui apprennent une liste sous l'eau : meilleur rappel sous l'eau.


60
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Qu'est-ce que le modèle MNESIS (Eustache et Desgranges, 2003) ?

Modèle NéoStructural Inter-Système : proposition de synthèse des modèles importants de la mémoire.

  • Il situe la mémoire épisodique dans une vision intégrée et en interrelations avec les autres systèmes mnésiques.


61
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Principe de la spécificitéQuelles sont les composantes de MNESIS ?

3 systèmes de représentation à long terme (mémoire perceptive, sémantique, épisodique ;

  • organisation hiérarchique de Tulving), la mémoire de travail (boucle phonologique, administrateur central, registre visuo-spatial, avec le buffer épisodique en position centrale)

  • et la mémoire procédurale (apprentissage procédural cognitif, perceptivo-verbal, perceptivo-moteur).


62
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Pourquoi MNESIS parle de mémoire perceptive plutôt que de SRP ?

  • Le concept est plus large : il inclut les opérations conscientes et non conscientes, alors que le SRP est uniquement non conscient.


63
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Quels sont les exemples de mémoire procédurale dans MNESIS ?

  • Dans l'ordre cognitif, perceptivo-verbal, perceptivo-moteur : lecture/tables de multiplication, langage, vélo.


64
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Quel est le rôle du buffer épisodique dans MNESIS ?

  • Position centrale : structure d'interface temporaire entre différents systèmes neurocognitifs.


65
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Le modèle de mishkinQue représentent les flèches blanches de MNESIS ?

Des rétroactions qui montrent le caractère dynamique et reconstructif de la mémoire :

  • de l'épisodique vers la sémantique (processus de sémantisation des souvenirs)


  • et de l'épisodique vers la mémoire perceptive (processus de reviviscence, indispensable à la consolidation).


66
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Qu'est-ce que la sémantisation et la reviviscence ?

  • Sémantisation : de nombreux souvenirs deviennent sémantiques, sans que cela signifie qu'il ne persiste pas de vrais souvenirs épisodiques.


  • Reviviscence : revivre un souvenir à travers une perception consciente ou inconsciente. Ex. détails d'un événement qui changent quand on le raconte (16h ou 16h30, chocolat noir ou blanc).



67
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Que représentent les flèches noires de MNESIS ?

Les interactions entre le système d'action et les systèmes mnésiques :

  • procédurale cognitive ↔ mémoire déclarative ;

  • procédurale perceptivo-motrice ↔ mémoire perceptive. .

Ces liens se distendent ensuite avec l'automatisation.


68
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Qu'est-ce qu'un modèle non-abstractif ?

  • Un modèle qui abandonne l'opposition sémantique/épisodique et propose une représentation distribuée des connaissances dans les systèmes perceptifs et moteurs : évoquer une connaissance ou un souvenir revient à réactiver des traces sensorimotrices.

  • Le système conceptuel (ni épisodique ni sémantique) est ancré dans la perception et l'action.


69
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Comment comparer modèles abstractifs et non abstractifs (Carbonnel et al., 2010) ?

  • Abstractifs : modulaires (distinction système sensorimoteur/sémantique/épisodique), format amodal, non situé (sens décontextualisé), stabilité (sens invariable et permanent).


  • Non abstractifs : non modulaires (mémoire entièrement épisodique), format modal, situé dans le temps et l'espace, non stable (sens variable selon le contexte, l'expérience et l'individu).


70
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Que dit l'approche de la cognition incarnée ?

  • La cognition est ancrée dans la perception et les actions ; connaissances et souvenirs sont acquis par les expériences du corps via des systèmes sensoriels, moteurs/kinesthésiques, proprioceptifs, émotionnels et cognitifs.


71
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Quel est l'exemple de la chaise (Barsalou, 2008) ?

  • Quand on s'assoit, le cerveau capture les états via les modalités sensorimotrices et les intègre en représentations multiples (apparence, action de s'asseoir, confort).

  • Quand le concept « chaise » est évoqué, ces représentations multimodales sont réactivées pour simuler la perception, l'action et l'introspection associées.


72
New cards

Qu'est-ce que l'approche située ?

  • La connaissance est simulée dans un contexte de situations probables : les représentations d'une chaise ne s'activent pas pareil pour s'asseoir ou pour changer une ampoule (Barsalou et al., 2008).

  • Expérience : mémoriser des mots manipulables (bic, téléphone) les mains dans le dos rend la récupération plus difficile.


73
New cards

Qu'est-ce que le continuum de l'embodiement ?


Le degré d'influence du corps varie selon les auteurs (de absent à fort embodiement). On peut imaginer des processus partiellement incarnés et d'autres abstraits : approche plutôt hybride.

74
New cards

Qu'est-ce que le modèle ACT-IN (Versace et al., 2009) ?

Modèle qui explique en quoi la mémoire est incarnée et dynamique et fait émerger des souvenirs de façon dynamique et interactive. Il s'inspire des modèles à traces multiples (MINERVA II) : chaque expérience crée une trace.

75
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Quels sont les principes des traces mnésiques dans ACT-IN ?

  • Les traces sont multisensorielles/multimodales (traits sensoriels, moteurs, émotionnels).

    • 1) Formées lors de l'expérience perceptive ;

    • 2) codées sur un ensemble de structures cérébrales ;

    • 3) récupérer une connaissance active le même système neuronal que lors de la perception.


76
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La représentation schématique du modèle Activation- Intégration, adaptée ( Versace et al. 2014 )

  • Les souvenirs émergent d'une dynamique d'activation et d'intégration (comparaison avec ce qui est stocké).

  • L'activation rend un souvenir accessible. L'intégration multi-composantes combine l'info perçue/traitée avec les souvenirs activés pour produire une réponse ou récupérer des souvenirs.


77
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Quelle différence entre activation inter-trace et intra-trace (ACT-IN) ?

  • Inter-trace : diffusion de l'activation à d'autres traces selon leurs points communs (ex. autres souvenirs de chats, faisant émerger des connaissances catégorielles : les chats sont des mammifères).


  • Intra-trace : propagation à travers les composants d'une trace (auditif : miaulement ; tactile : fourrure).


78
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Que suppose l'intégration dans ACT-IN ?

  • Que la trace est davantage que la somme des activations impliquées : intégration dynamique des composantes (sensorimotrices, contextuelles, émotionnelles) en une représentation mentale intégrée, durant la création de la trace (~ encodage).

  • L'intensité de cette intégration module l'activation.


79
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Comment ACT-IN définit-il la mémoire ?

  • Dynamique par essence : les connaissances (« représentations ») émergent selon un profil d'activation donné, pas stockées de façon statique.


80
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Quelles sont les parties de l'hippocampe et leurs fonctions ?

  • La tête de l'hippocampe encode, intègre et récupère l'information.

  • Cortex entorhinal : connecte l'hippocampe avec les autres parties.

  • Cortex périrhinal : familiarité et reconnaissance d'objets, de détails précis, plutôt sémantique.

  • Cortex parahippocampique : rappel des lieux (spatial, où quelque chose s'est produit).


81
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Mémoire contextualisée/décontextualisée : quelles positions de Squire et de Mishkin ?

  • Squire et Zola-Morgan : de façon indifférenciée au niveau du lobe temporal médian.


  • Mishkin : séparation anatomo-fonctionnelle.


82
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Qu'est-ce que le modèle de Mishkin ?

Modèle hiérarchique et modulaire à 2 grands systèmes :

  • 1) mémoire contextualisée (autobiographique et spatiale), dépendant de l'hippocampe ;

  • 2) mémoire décontextualisée (sémantique et reconnaissance fondée sur la familiarité), dépendant du cortex périrhinal.


Hiérarchique car le système contextualisé dépend des systèmes afférents.


83
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Quelles voies et structures dans le modèle de Mishkin ?

  • Mémoire décontextualisée : cortex périrhinal, voie ventrale (voie du quoi, sémantique).

  • Mémoire spatiale : cortex parahippocampique, voie dorsale (voie du où).

  • Au sommet : hippocampe (mémoire contextualisée).

  • Lésion de l'hippocampe → syndrome amnésique ; si les lésions sont limitées à l'hippocampe, les structures sous-hippocampiques permettent de traiter certaines informations décontextualisées.


84
New cards

Où se passent encodage, stockage et récupération (vision simple à nuancer) ?

  • Encodage plutôt préfrontal (plutôt gauche pour le verbal) ; stockage plutôt temporal ; récupération plutôt préfrontale (plutôt droite pour le visuo-spatial).

  • Mais aussi hippocampique (cf. binding). Vision simpliste à nuancer : les régions sont interconnectées.


85
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Qu'est-ce que le modèle HIPER (Lepage et al., 1998) ?

  • Hippocampal Encoding/Retrieval : partie antérieure de l'hippocampe → encodage en mémoire épisodique ; partie postérieure → récupération en mémoire épisodique.


  • Régions préfrontales impliquées dans l'encodage et régions occipitales dans la récupération des détails perceptifs. Fonctions exécutives partiellement impliquées.


86
New cards

Quelle dissociation fonctionnelle hippocampique gauche-droite ?

  • Hippocampe gauche : encodage et/ou récupération des informations verbales en MLT.


  • Hippocampe droit : encodage et/ou récupération des données visuo-spatiales.


87
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Qu'est-ce que le modèle HERA (Tulving et al., 1994) ?

Hemispheric Encoding Retrieval Asymmetry :

  • cortex préfrontal gauche plus impliqué dans l'encodage d'informations épisodiques (surtout verbales) ; cortex préfrontal droit plus impliqué dans la récupération d'informations épisodiques (surtout non verbales).

  • Même pattern valide pour la mémoire sémantique : le préfrontal gauche pour la récupération d'informations verbales/sémantiques.


88
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Quels outils cliniques évaluent la mémoire épisodique ?

  • California Verbal Learning

  • Test, RL/RI-16,

  • test des portes,

  • GERIA-12,

  • 15 mots de Rey,

  • 5 mots de Dubois et Pillon,

  • etc.


89
New cards

Quand éviter le RL/RI-16 ?

  • Si la personne a un haut niveau socio-culturel : sinon il y a un effet plafond et plancher.


90
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Comment se déroule le CVLT (California Verbal Learning Test) ?

  • 1) Apprentissage en 5 essais d'une liste de 16 mots correspondant à 4 catégories sémantiques ;

  • 2) apprentissage en 1 essai d'une autre liste de 16 mots à rappeler librement ;

  • 3) rappel différé de la première liste ;

  • 4) épreuve de reconnaissance à long terme.


91
New cards

Qu'est-ce que le GERIA-12 ?

  • Évaluation de la mémoire épisodique verbale chez les personnes âgées de 70 à 89 ans.

  • Même procédure que le rappel libre/indicé à 16 items mais avec 12 items et 2 essais d'apprentissage.

  • Rappels différés après 20 minutes et 24 h (processus de consolidation).


92
New cards

Comment se déroulent les 5 mots de Dubois et Pillon ?

  • Encodage (« quel est le nom du vêtement ? », « quel est le nom de la fleur ? »), interférence, rappel libre (2 min), rappel indicé (« quel était le vêtement ? »), rappel différé (20 min) et reconnaissance.

  • Items type : musée, limonade, sauterelle, passoire, camion. Score de mémoire /5, score total /10.


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Quel test évalue la mémoire épisodique non verbale ?

  • Le test des portes (reconnaissance de photos de portes).


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Quelles sont les limites des tests classiques de mémoire épisodique ?

  • Peu écologiques, apprentissage intentionnel avec délai court (sauf GERIA-12 : H24) et peu d'éléments de contexte.

  • Différent de la vie quotidienne où les éléments à mémoriser sont riches, varient selon le délai, les caractéristiques associées, les émotions, l'importance.


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Qu'est-ce que le DMS-48 ?

Test de reconnaissance visuelle à choix forcé de 48 images mémorisées de façon incidente.

  • 1) Encodage : regarder les 48 items un à un et dire s'il y a plus ou moins de 3 couleurs ;

  • 2) tâche distractrice (fluence P) 2 minutes ;

  • 3) reconnaissance (immédiate, après 1 h, après 24 h) parmi des distracteurs (paires). Items concrets vs abstraits, uniques/appariés.


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Qu'est-ce que la théorie des deux processus (Dual Process) ?

2 modes comportementaux distincts de récupération :

  • Remember (remémoration, recollection) et - -

  • Know (familiarité).


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Qu'est-ce que le mode Remember (remémoration) ?

  • Récupération explicite de l'information encodée, associée au souvenir conscient du contexte d'acquisition ; processus contrôlés et lents de récupération des détails contextuels ; associé à un plus grand sentiment de confiance.

  • Degré de certitude élevé ; dépendrait des régions hippocampiques et parahippocampiques. Réponse « R » : souvenir conscient des détails contextuels.


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Qu'est-ce que le mode Know (familiarité) ?

  • Accès direct à l'information sur la base d'un sentiment de « déjà-vu », sans souvenir conscient du contexte spatio-temporel d'acquisition ; accès automatique (« je sais qu'un épisode a été enregistré »).

  • Degré de certitude faible ; dépendrait du cortex périrhinal. Réponse « K ».


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Comment comparer rappel libre, reconnaissance et rappel indicé selon la théorie des deux processus ?/

  • Rappel libre : stratégies spontanées basées sur la récupération d'éléments contextuels, sous-tendu par la remémoration.


  • Reconnaissance : discriminer des items anciens de nouveaux, sous-tendue par la familiarité.


  • Rappel indicé : guidé par des indices, repose sur une mise en œuvre plus partagée des deux processus.


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Qu'est-ce que la mémoire prospective ?

  • Versant de la mémoire épisodique tourné vers le futur : mémoire des intentions (se rappeler du futur : RV, éteindre le four, récupérer les enfants), opposée à la mémoire rétrospective (se rappeler du passé, voyage mental dans le passé).


  • Régions cérébrales communes entre mémoire du passé et du futur.