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Qu’est-ce qu’un intervenant ?
Un intervenant est un professionnel, comme un enseignant ou un entraîneur, qui met en œuvre une activité d’intervention auprès de pratiquants.
Qu’est-ce que l’intervention éducative ?
Elle participe au maintien de l’individu et développe ses potentialités motrices, sociales et cognitives.
Que signifie intervenir auprès d’un pratiquant ?
Intervenir, c’est venir entre l’activité d’essais-erreurs du pratiquant et la performance attendue, afin de modifier ou réorienter son activité.
Quel est l’objectif principal de l’intervention ?
Orienter le chemin d’apprentissage du pratiquant pour diminuer ses erreurs et lui faire gagner du temps dans l’atteinte des performances attendues.
Pourquoi l’intervention constitue-t-elle une intrusion ?
Parce que l’intervenant s’introduit dans l’activité d’autrui pour la modifier ou résoudre un problème identifié. Cette intervention est interactive.
Comment Le Noir, Larose, Deaudelin, Kalubi et Roy (2002) définissent-ils l’intervention ?
Ils la définissent comme une activité interactive constituant une intrusion d’un intervenant dans la vie d’un ou plusieurs êtres humains.
Comment l’ARIS définit-elle l’intervention ?
Comme tout acte professionnel mobilisant des compétences, des savoirs d’expérience et des savoirs théoriques au service d’un objectif, auprès de publics variés et dans différents champs.
Quels types de savoirs l’intervenant mobilise-t-il ?
Savoirs théoriques ou disciplinaires : connaissances formalisées et partagées.
Savoirs d’expérience : connaissances construites personnellement au fil des expériences.
Quelles sont les principales formes d’intervention ?
Les interventions peuvent être verbales, prendre la forme d’une démonstration, modifier l’environnement de pratique ou passer par des questions posées au pratiquant. Plusieurs formes peuvent être combinées.
Quels peuvent être les objectifs d’une intervention ?
Préciser les buts de la tâche, aider à construire les ressources attendues, expliquer ou décrire ce qu’il faut réaliser.
Qu’est-ce que l’activité prescrite ?
C’est ce qui doit être réalisé : les tâches, les objectifs et les procédures formalisées, dans des conditions déterminées.
Qu’est-ce que l’activité réelle ?
C’est ce que l’individu réalise concrètement et effectivement dans la situation de travail.
Pourquoi existe-t-il un écart entre activité prescrite et activité réelle ?
Les prescriptions sont générales et ne peuvent pas prévoir toutes les situations. L’intervenant doit donc ajuster son activité aux circonstances concrètes.
Pourquoi l’intervenant doit-il connaître ses pratiquants ?
Pour ajuster ses actions aux personnes et aux situations singulières, plutôt que d’appliquer mécaniquement des consignes générales.
Quelles sont les deux grandes catégories de ressources de l’intervenant ?
Les savoirs prescriptifs ou théoriques, et les connaissances d’expérience.
Que sont les savoirs prescriptifs ou théoriques ?
Ce sont des savoirs partagés au sein d’un champ professionnel qui indiquent ce qu’il faudrait faire. Ils sont généraux et laissent une marge de liberté à l’intervenant.
Que sont les connaissances d’expérience ?
Ce sont des connaissances subjectives, construites au fil des expériences de travail. Elles peuvent être implicites et se manifester directement dans l’activité.
Comment l’expertise de l’intervenant peut-elle se manifester ?
Elle peut se manifester par une expertise sensorielle : observer, percevoir, diagnostiquer, qualifier un phénomène et ajuster son intervention.
Quel est l’objet d’étude du cours concernant l’expertise ?
L’objet d’étude est l’activité réelle d’un expert : ce qu’il fait concrètement en situation, et non seulement ce qu’il est censé savoir ou ce que les ouvrages recommandent.
Quelles sont les trois dimensions de la charge de travail ?
Charge prescriptive : ce qui est demandé.
Charge réelle : ce qui est effectivement réalisé.
Charge vécue : ce que l’acteur vit et ressent pendant son activité.
Comment Pastré (2010) conçoit-il l’expérience ?
’expérience est conçue comme ce que l’on apprend par son activité.
Quelles sont les deux dimensions de l’activité selon Rabardel et Samurcay (2004) ?
Dimension productive : l’activité transforme le réel.
Dimension constructive : l’activité transforme l’acteur lui-même et contribue à construire ses ressources.
Quelles sont les deux intentions de l’analyse des pratiques effectives ?
Visée épistémique : produire des connaissances pour comprendre l’activité réelle.
Visée transformative : transformer les pratiques et nourrir la formation des futurs intervenants.
Comment définir l’activité ?
C’est un ensemble d’actions se déroulant dans une unité de temps et d’espace, comprenant des composantes visibles et des composantes invisibles.
Quelles sont les composantes visibles de l’activité ?
Les comportements observables de l’extérieur : gestes, déplacements, posture, regard, orientation du corps et paroles.
Quelles sont les composantes invisibles de l’activité ?
Cognitives : les connaissances.
Intentionnelles : ce que l’acteur cherche à faire.
Affectives : ce qu’il ressent.
Perceptives : ce qu’il perçoit.
Que représente la métaphore de l’iceberg de Jacques Saury (2004) ?
Elle illustre la différence entre les comportements observables, qui constituent la partie visible, et l’expérience vécue de l’acteur, qui constitue la partie immergée.
Pourquoi les comportements observables ne suffisent-ils pas à comprendre l’activité ?
Parce qu’un même comportement peut correspondre à différentes intentions, connaissances, perceptions ou émotions. Il faut donc aussi accéder au point de vue de l’acteur.
Comment le chercheur peut-il accéder à l’expérience vécue de l’acteur ?
Grâce à des entretiens et à un travail d’explicitation, notamment l’entretien d’autoconfrontation, en veillant à ne pas orienter les réponses.
Qu’est-ce qu’un entretien d’autoconfrontation ?
C’est un entretien durant lequel l’acteur est confronté à une vidéo de sa propre activité passée et décrit son expérience vécue.
Quelle est l’ambition du chercheur dans l’approche anthropologique ?
Elle est compréhensive et non transformative : comprendre comment autrui pense, construit son monde et donne du sens à ses pratiques.
Pourquoi le chercheur doit-il mettre en suspens ses interprétations spontanées ?
Parce que ses interprétations peuvent être inexactes et ne pas correspondre à l’expérience réellement vécue par l’acteur.
Qu’est-ce que l’analyse extrinsèque ?
C’est une analyse qui donne la priorité au point de vue d’un observateur extérieur et utilise des catégories prédéterminées pour décrire ou expliquer l’activité.
Quelles catégories l’analyse extrinsèque peut-elle utiliser ?
Des catégories de sens commun, comme le charisme ou l’autorité, ou des catégories issues de savoirs formalisés, comme le rapport de soumission-domination.
Qu’est-ce que l’analyse intrinsèque ?
C’est une analyse qui donne la priorité à l’expérience vécue des acteurs et cherche à respecter leur propre point de vue.
Quelle est la différence fondamentale entre analyse extrinsèque et intrinsèque ?
L’analyse extrinsèque part du regard extérieur ; l’analyse intrinsèque part de l’expérience vécue de l’acteur.
Qu’est-ce qu’une approche anthropologique ?
C’est une approche qui cherche à comprendre les pratiques d’un groupe humain dans des situations ordinaires, ainsi que le sens que ces pratiques ont pour les personnes concernées.
Qu’est-ce que l’observation participante ?
C’est une démarche qui consiste à aller sur le terrain et à se joindre aux activités étudiées pour mieux les comprendre.
Que signifie abandonner le regard ethnocentrique ?
Cela signifie mettre en suspens ses propres croyances, pensées et valeurs afin de ne pas juger les pratiques d’autrui uniquement à partir de ses propres références.
Quelles sont les grandes étapes de la démarche anthropologique ?
Définir un projet compréhensif.
Aller sur le terrain et observer les pratiques.
Mettre en suspens ses présupposés.
Recueillir des matériaux : vidéos, carnets, enregistrements et entretiens.
Analyser les matériaux en privilégiant le point de vue de l’acteur.
Construire un modèle de compréhension.
Quels matériaux peuvent être utilisés pour étudier l’activité ?
Des vidéos, des enregistrements audio, des carnets et des entretiens. Ils permettent de décrire les actions et de comprendre le sens qu’elles ont pour l’acteur.
Quelle différence existe-t-il entre étudier une situation comme tâche prescrite et comme expérience vécue ?
Comme tâche prescrite, la situation est abordée dans une perspective explicative.
Comme expérience vécue, elle est abordée dans une perspective descriptive et compréhensive.
Pourquoi l’analyse de l’activité suppose-t-elle de la décrire ?
La description est nécessaire à l’analyse, mais elle ne suffit pas : il faut aussi chercher à comprendre les intentions et l’expérience vécue de l’acteur.
Quels paradigmes sont associés aux trois voies d’étude des pratiques expertes dans le schéma du cours ?
Paradigme descriptif : behaviorisme et étude des comportements experts.
Paradigme explicatif : cognitivisme et étude des représentations et décisions des experts.
Paradigme compréhensif : énaction et activité comme expression d’un couplage avec le monde.
Que faut-il retenir du bilan de formation sur les présupposés et le rôle du chercheur ?
Le chercheur ne peut pas être totalement dépourvu de présupposés. Il doit les mettre en suspens, décrire l’activité et chercher à comprendre le point de vue de l’acteur. Son rôle n’est pas nécessairement de vérifier les théories existantes ni de chercher immédiatement à améliorer les pratiques.