PSY1048-10
Commande Motrice Coordonnée :
Le système moteur coordonne les muscles pour permettre le mouvement.
Deux aspects : commande motrice coordonnée par les circuits spinaux et commande motrice centrale du cerveau.
Contrôle du Coude et Inhibition Réciproque :
Activation des fuseaux neuromusculaires dans les muscles sous le poids du liquide.
Signal des fuseaux neuromusculaires synaptique avec les motoneurones alpha des muscles fléchisseurs (biceps, brachialis).
Inhibition réciproque : relaxation des muscles extenseurs antagonistes (triceps, anconeus) par des interneurones inhibiteurs Ib.
Niveaux de Contrôle du Mouvement :
Niveau Inférieur : exécution du mouvement (moelle épinière et tronc cérébral).
Niveau Intermédiaire : définition des paramètres du mouvement (cortex moteur et cervelet).
Niveau Supérieur : définition des stratégies motrices, sélection de mouvement (aires associatives du cortex et ganglions de la base).
Systèmes Moteurs Descendants :
Système Latéral : Voie corticospinale et voie rubrospinale pour mouvements volontaires des muscles distaux.
Système Ventromédian : Impliqué dans le contrôle de la posture et de la locomotion (voie vestibulospinale, voie tectospinale, voies réticulospinales).
Voie Corticospinale :
Joue un rôle primordial dans les mouvements volontaires.
Origine dans le cortex moteur, décussation pyramidale, synapse avec motoneurones alpha dans la moelle épinière.
Faisceau Rubrospinal :
Commence dans le noyau rouge du mésencéphale.
Contribue aux mouvements volontaires, particulièrement chez les mammifères non-primates.
Lésions du Système Moteur :
Lésions du système latéral entraînent des mouvements difficiles, lents, en particulier des mouvements fins des mains et des doigts.
Lésions de la partie inférieure du système moteur provoquent une parésie ou paralysie, tandis que les lésions supérieures peuvent causer une spasticité.
Faisceaux Descendants du Tronc Cérébral :
Voies vestibulospinale, tectospinale, et réticulospinale facilitent ou inhibent les réflexes antigravitaire.
Cortex Moteur :
Aire 4 et 6 de Brodmann dans le lobe frontal.
Impliqué dans la génération de mouvements volontaires.
Ganglions de la Base :
Voie directe (« go ») et voie indirecte (« no go ») pour la sélection et le déclenchement des mouvements.
Implication dans la prise de décision.
Maladies Neurologiques :
Maladie de Parkinson : Déficit dopaminergique, symptômes tels que bradykinésie, rigidité, tremblements.
Chorée de Huntington : Hyperkinésie, dyskinésies, démence, dégénérescence des ganglions de la base.
Cervelet :
Coordination fine des muscles et apprentissage moteur.
Boucle motrice impliquant cortex, pont, cervelet, thalamus, et cortex moteur.
Lésions du cervelet entraînent une ataxie et une perte de coordination.
On distingue donc (1) la commande motrice coordonnée de la musculature par les circuits spinaux [cliquer] et (2) la commande motrice centrale descendante et le contrôle par le cerveau des programmes moteurs spinaux.
La semaine dernière on a parlé de (1).
Ici du coude.
Via l’activation des fuseaux neuromusculaires dans les muscles qui s’étirent sous le poids du liquide qui envoient leur signal le long de leurs axones Ia font synapse dans la corne dorsale de la moelle épinière avec les motoneurones alpha qui contractent les muscles fléchisseurs synergistes du coude—le biceps et le brachialis.
Qui font pivoter le radius et le cubitus par rapport à l’humérus au niveau de l’articulation du coude.
Mais aussi la relaxation de muscles extenseurs antagonistes du coude— le triceps et l’anconeus.
Ce mécanisme est connu sous le nom de l’inhibition réciproque.
Mis en jeu par les collatérales des afférences Ia (en provenance des fuseaux neuromusculaires) qui font synapse avec des interneurones inhibiteurs Ib dans la zone intermédiaire de la moelle épinière qui inhibent les motoneurones alpha qui commandent les muscles antagonistes.
Plus spécifiquement : on distingue 3 niveaux du contrôle du mouvement :
Niveau inférieur : exécution du mouvement (moelle épinière et tronc cérébral, pour les nerfs crâniens)—vu la semaine dernière.
Niveau intermédiaire : définition des paramètres du mouvement (le cortex moteur et le cervelet — via une première boucle motrice)
Niveau supérieur : définition des stratégies motrices, sélection de mouvement (aires associatives du cortex et ganglions de la base—via une seconde boucle motrice)
Aujourd’hui on va voir comment des commandes émanant du cerveau peuvent influencer ces programmes musculaires spinaux et mener à des mouvements volontaires : niveau intermédiaire et supérieur de la commande motrice.
On va voir brièvement 2 systèmes moteurs descendants (latéral et ventromédian) et 2 boucles motrices.
Système latérale :
voie corticospinale et voie rubrospinale. Impliquées dans la réalisation de mouvements volontaires des muscles distaux particulièrement; surtout la voie corticospinale.
Sous contrôle du cortex cérébral.
Système ventromédian :
Impliqué dans le contrôle de la posture et de la locomotion.
Sous contrôle du tronc cérébral entre autres.
voie vestibulospinale et voie tectospinale : impliquées dans le maintien de la tête en position adéquate par rapport aux épaules pendant que le corps bouge + orientent la tête en réponse à des stimulations nouvelles
voies réticulospinales (pontique et bulbaire) : facilitent ou inhibent le réflexe antigravitaire
[cliquer]
On voit que ces voies sont bien distinctes au niveau de la matière blanche dans la moelle épinière.
Voie ou faisceau / corticospinale ou pyramidale
Joue un rôle primordial dans les mouvements volontaires.
Constituée d’environ 1 million d’axones.
Origine surtout des aires 4 et 6 de Brodmann (i.e. le cortex moteur) du lobe frontal.
Mais aussi des aires somatosensorielles dans le lobe pariétal.
-> capsule interne reliant télencéphale et thalamus
-> traverse mésencéphale où se regroupent dans le pédoncule cérébral (juste au-dessus du pont)
-> faisceau dense au niveau du bulbe rachidien : pyramide bulbaire
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-> décussation pyramidale entre le bulbe rachidien et la moelle épinière.
Donc contrôle des muscles controlatéraux.
-> font synapse dans la portion dorso-latérale de la corne ventrale de moelle épinière et dans la substance grise intermédiaire
[cliquer]
Donc contrôle surtout muscles (latéral =) distaux et (dorsal =) fléchisseurs.
Aussi faisceau rubrospinal :
Mêmes coupes que pour la voie corticospinale, sans la 1.
-> commence dans noyau rouge du mésencéphale mais reçoit de l’info du cortex frontal.
Apparence rosâtre dans une coupe fraîche. D’où son nom (« rubro » signifie rouge en latin).
-> décusse au niveau du pont, entre la coupe 2 et 3 dans la représentation (alors que la voie corticospinale décusse entre la coupe 3 et 4, entre le bulbe et la moelle épinière).
-> et rejoignent les axones de la voie corticospinale au niveau du bulbe, après leur décussation (mais avant celle de la voir corticospinale, donc n’innerve pas les mêmes muscles).
-> terminent dans la corne ventrale de la moelle épinière pas très loin de axones de la voie corticospinale.
Joue un rôle important dans les mouvements volontaires chez beaucoup de mammifères mais pas trop chez les primates; chez les humains largement pris en charge par la voie corticospinale.
Lawrence & Kuypers, 1963
Chez le singe
-> lésions du système latéral (corticospinal + rubrospinal)
-> mouvements difficiles, lents; en particulier, mouvements fins des mains et des doigts.
-> capables de s’asseoir correctement, tenir debout
-> Si uniquement lésions du corticospinal:
-> symptômes semblables mais récupération (via faisceau rubrospinal); persiste une faiblesse musculaire ou parésie + difficulté avec les mouvements fins des doigts
-> si on détruit le faisceau rubrospinal, la récupération disparaît
Lésions de la partie inférieure du système moteur :
Parésie : lésion partielle -> faiblesse musculaire
Paralysie : lésions importante -> perte de mouvement d’un segment de membre
Hémiplégie : paralysie seulement d’un côté du corps.
Paraplégie : paralysie des membres inférieurs.
Quadraplégie : paralysie des quatres membres.
Aréflexie : lésions importante -> perte des réflexes spinaux
Lésions de la partie supérieure :
e.g. Accident Vasculaire Cérébral (AVC) dans des zones corticomotrices ou au niveau du tronc cérébral.
Immédiatement après la lésion : choc spinal : tonus musculaire est fortement réduit (hypotonie), aréflexie et paralysie.
Quelques jours après lésion : quelques réflexes reviennent. S’installe alors la spasticité : augmentation considérable du tonus musculaire (hypertonie) et hyperréflexie.
Une autre indication que le système moteur est atteint : le signe de Babinski : si on stimule la plante du pied brutalement, un réflexe caractérisé par la flexion du gros orteil par le haut et l’étirement en éventail des orteils. Normal chez les jeunes enfants (<2 ans) chez qui le système moteur descendant est immature mais pas chez les adultes. Le réflexe normal chez les adultes est une flexion de tous les orteils vers le bas.
4 faisceaux issus du tronc cérébral influencant les interneurones spinaux impliqués surtout dans la musculature proximale et axiale :
Faisceau vestibulospinal, faisceau tectospinal, et les 2 faisceaux réticulospinaux (pontique et bulbaire).
Reçoivent de l’information sensorielles en rapport avec le sens de l’équilibre, de la position du corps et de l’environnement visuel. Contribuent au maintien de l’équilibre et de la posture du corps.
Plus spécifiquement faisceaux vestibulospinal et tectospinal :
-> maintien de la tête en position correcte par rapport aux épaules pendant que le corps se déplace dans l’espace (vestibulospinal)
-> orienter la tête en réponse à des stimulations nouvelles (tectospinal)
Ici, faisceau vestibulospinal:
-> origine dans les noyaux vestibulaires bulbaires (afférences sensorielles en provenance des labyrinthes vestibulaires dans l’oreille interne via la VIIIième paire de nerfs crâniens)
-> projections bilatérales sur la moelle épinière au niveau cervical (muscles du cou et du dos).
Une autre composante du faisceau vestibulospinal projettent ipsilatéralement jusqu’au niveau lombaire de la moelle épinière.
Contribue au maintien de l’équilibre et de la posture
-> Le faisceau tectospinal origine dans le colliculus supérieur du mésencéphale (= tectum optique, d’où son nom).
En fait, le colliculus supérieur reçoit de l’information visuelle (dont certaines directement de la rétine) mais aussi auditive et somatosensorielle. Carte de l’environnement. Capable d’orienter les yeux vers un endroit « d’intérêt » dans l’environnement.
-> axones décussent rapidement (au niveau pontique : entre 1 et 2 dans la représentation) et
-> passe par la pyramide bulbaire, près des fibres corticospinaux
-> terminent dans la corne ventrale près de la ligne médiane au niveau cervical.
Contribuent au contrôle des muscles du cou et de la partie supérieure du tronc et des épaules.
2 faisceaux réticulospinaux : celui d’origine pontique et celui d’origine bulbaire.
Tous les 2 commencent dans la formation réticulée. S’étend sur toute la longueur du tronc cérébral. [cliquer]
Reçoit de l’info de toute origine et impliquée dans plusieurs fonctions. Pour ce qui est de la motricité : formation réticulée divisée en 2 régions à l’origine des 2 faisceaux.
Aucun des deux ne décusse. Donc des efférences ipsilatérales.
Tous les deux impliqués dans les réflexes antigravitaires.
Le faisceau réticulospinal (médian) pontique :
Action facilitatrice sur les réflexes antigravitaires dont le départ est la moelle épinière : muscles extenseurs des membres inférieurs et des fléchisseurs des membres supérieurs chez l’homme.
[cliquer 3x]
Le faisceau réticulospinal (latéral) bulbaire :
Effet inverse : libère les muscles antigravitaires des activités réflexes. Permet des mouvements volontaires de ces muscles.
Les 2 faisceaux sont sous contrôle descendant issu du cortex moteur.
Le cortex moteur : aires 4 et 6 de Brodmann dans le lobe frontal.
Aire 4 : gyrus précentral, juste devant scissure (sillon) centrale (ou de Rolando) dans le lobe frontal.
Aussi nommé M1 ou aire motrice primaire
Découverte du cortex moteur remonte à plus d’un siècle.
En 1870, Gustav Fritsch et Eduard Hitzig ont découvert que des stimulations de faibles intensités dans l’aire 4 du chien produisent des activations musculaires très localisées controlatéralement.
Mouvement simple; souvent 1 seul muscle.
Cette découverte a été vérfiée chez l’homme par Penfield. Et découvert que l’aire 6 est impliqué dans le mouvement. Nous y reviendrons plus tard.
A aussi cartographié l’aire 4. Organisation somatotopique semblable à celle du cortex somatosensoriel.
Avec une magnification des régions correspondantes aux muscles pour lesquels nous avons un contrôle plus fin.
Efférences (puisque système moteur) :
La voie corticospinale par laquelle le cortex moteur active les motoneurones alpha est issue de la couche V du cortex.
Formée de cellules pyramidales de fortes taille (ayant un diamètre pouvant atteindre 0.1 mm).
Ces cellules décrites pour la première fois par le russe Vladimir Betz en 1874. On parle de cellules de Betz.
Les cellules de Betz projettent vers des pools de motoneurones (tous les motoneurones alpha qui contrôle un muscle) qu’ils excitent monosynaptiquement. On parle de champ musculaire.
Les axones peuvent présenter de nombreuses collatérales et innerver des interneurones inhibiteurs aussi. Donc peuvent produire des effets sur des muscles antagonistes.
Afférences :
Deux types principalement : depuis d’autres régions corticales (surtout l’aire motrice 6 et les aires somatosensorielles 1, 2, 3a et 3b) et depuis le thalamus (une partie du noyau ventrolatéral: VLc).
Porter et Lemon, 1993
Dans le poignet : champ musculaire de 2 à 3 muscles (plusieurs motoneurones)
Georgeopoulos et al., 1986
Neurone individuelle : réponse peu sélective.
« Population coding »
(Souvenez-vous du principe que la volée afférente pour coder la fréquence des sont de relativement basses fréquences et réalisé dans les noyaux cochléaires et dans les olives supérieures.)
1 neurones représenté en b et en c.
En b, la sélectivité de ce neurones à l’orientation du mouvement en fréquence de potentiels d’action.
En c, cette sélectivité est transformée en vecteurs dont la longueur représente la fréquence de déclenchement et l’orientation sont orientation préférée.
Ces vecteurs représenteront ce neurones dans les prochaines diapos…
A enregistré 200 neurones.
Donc 200 vecteurs pour chaque orientation. Plusieurs à 0.
Notre neurone de tout à l’heure a une orientation à 180 deg et une longueur maximale dans le cercle rouge. Et une longueur proche de 0 à 0 deg.
En faisant une sommation des vecteurs des 200 neurones à chaque orientation on obtient le « population code » du mouvement.
Le cortex moteur comprends d’autres aires que l’aire 4 :
• Aire 6 : juste rostralement à l’aire 4 dans le lobe frontal.
Penfield a montré que des stimulations électrique de l’aire 6 chez l’homme provoquent des mouvements complexes, bilatéralement.
A montré que constituée de l’aire motrice supplémentaire (ou AMS), dans la région médiane de l’aire 6, et de l’aire prémotrice (ou APM), dans la région latérale.
Même genre d’actions mais des groupes musculaires différents. AMS : muscles distaux via la voie corticospinale et APM : muscles proximaux via les voies réticulospinales.
Aussi des contributions de d’autres aires corticales :
• Au niveau pariétal postérieur : aire 5 qui reçoit des infos somatosensorielles des aires 3a, 3b, 1 et 2; et l’aire 7 qui est la cible d’information issues d’aires visuelles de haut niveau (notamment V5 ou MT).
• Au niveau frontal : aire préfrontale, impliquée dans la pensée abstraite.
Plus haut niveau d’intégration dans la hiérarchie de la commande motrice avec le cortex pariétal postérieur.
Ces aires préfrontales et pariétales projettent vers l’aire 6 du cortex moteur. Sert à spécifier les caractéristiques de l’action qui va être réalisée.
Per Roland et son équipe au Danemark ont montré à l’aide de la TEP (tomographie par émission de positron) que le
cortex pariétal supérieur,
le cortex préfrontal (aire 8),
les aires somatosensorielles
et les aires 4 et 6 sont activées (i.e. changement de flux sanguin) quand un mouvement volontaire est exécuté.
Même chose, y compris aire 6, mais sans l’aire 4 quand ce mouvement est imaginé.
Donc l’aire 6 jouerait un rôle dans la planification du mouvement.
Attention! : aires préfrontales et pariétales supérieures
Prêt! : aire 6 (AMS et APM)
Partez! : aire 4
Weinrich et Wise (1982) du NIH.
Attention!
Prêt!
Délai variable…
Partez!
Enregistrement dans l’APM (aire prémotrice). Répond spécifiquement à un mouvement d’un muscle proximal.
Si instruction dans Prêt! Est de faire mouvement vers bouton 1 ce neurone déclenche (mais pas les autres boutons).
Jusqu’à ce que singe reçoive l’instruction Partez!
Donc un lien avec la direction du mouvement à effectuer et dans la planification du mouvement.
Cohérent avec l’idée que ces neurones contribuent à la planification motrice.
Remarquablement, certains neurones de l’aire 6 répondent non seulement quand un mouvement spécifique est exécuté mais également quand quelqu’un d’autre exécute le même mouvement.
On les appelle les neurones miroirs. Ont été découvert par Giacomo Rizzolatti et ses collègues à l’Université de Parme au début des années 1990.
Ici, un neurone de l’aire prémotrice est actif lorsue l’animal saisit un cacahuète. Mais aussi quand l’animal voit un autre animal saisir la cacahuète ou l’expérimentateur saisir la cacahuète.
Cependant, ce neurone ne déclenche pas quand l’expérimentateur saisit une cacahuète avec une pince.
Des actes moteurs particuliers comme atteindre un but avec la main, déplacer un objet. Assez spécifique.
Pourraient faire partie d’un système pour comprendre les actions et les intentions d’autrui. « Theory of mind. »
Pourrait être la base de l’empathie aussi. On ressent ce que l’autre personne exprime.
Aire 6 reçoit des afférence sous-corticales en provenance principalement d’une partie du noyau ventrolatéral du thalamus (VLo).
Le VLo reçoit des afférences principalement des ganglions de la base, des structures dans le télencéphale.
Les ganglions de la base reçoivent des afférences de plusieurs régions du cortex, notamment d’aires frontales, préfrontales et pariétales.
Boucle motrice des ganglions de la base : cortex frontal, préfrontal, pariétal -> ganglions de la base (striatum - > globus pallidus interne) -> thalamus (VLo) -> AMS et APM.
Sélectionnent et déclenche le mouvement.
Ici en coupe coronale :
On voit le noyau VL du thalamus.
Ganglions de la base (aussi nommés noyaux gris centraux) comprennent plusieurs structures :
Dans télencéphale:
Striatum : noyau caudé et putamen. La cible majeure des afférences corticales.
Globus pallidus. Principale efférence vers le thalamus.
Les autres structures des ganglions de la base participent à des boucles internes.
Noyau sous-thalamique dans diencéphale
N’en fait pas partie mais interagit fortement avec les ganglions de la base:
Substance noire (ou substantia nigra) dans mésencéphale
En plus de la motricité, les ganglions de la base sont impliqués dans la prise de décision. En neuroéconomie. Calculerait l’erreur de prédiction du renforcement.
2 voies principales :
Voie « directe » :
Cortex excite le putamen -> inhibe le globus pallidus interne -> inhibe de façon permanente les neurones du VLo -> exciter l’AMS (aire motrice supplémentaire)
Résultat net (double inhibition) un effet facilitateur ou de sélection d’une action motrice.
On parle aussi de la voie « go ».
Voie « indirecte » :
Plus complexe seulement schématiquement représentée ici. Effet opposé à celui de la voie directe.
On parle parfois de voie « no go ».
Cortex excite le putamen -> excite le globus pallidus externe -> inhibe le globus pallidus interne -> inhibe le VLo -> qui excite l’AMS.
Pour l’instant le résultat est excitateur comme la voie du go.
Mais il y a aussi une composante excitatrice qui provient des noyaux sous-thalamiques qui est excitée entre autre par le cortex et donc qui saute une ihinibition. Donc qui a un effet globalement inhibiteur.
Résultat net : tendance à inhiber à ne pas sélectionner un mouvement.
Maladie de Parkinson:
1% de la population. Se caractérise par une hypokinésie : une réduction considérable de la capacité à réaliser des mouvements.
Symptômes : bradykinésie : ralentissement moteur;
akinésie : difficulté à déclencher des mouvements volontaires;
rigidité : une augmentation du tonus musculaire; et
des tremblements des mains et de la mâchoire au repos.
Associée à une dégénérescence de la voie neuronale liant la substance noire pars compacta (l’autre partie est nommée pars reticula ) au striatum.
Substance noire produit de la dopamine. Origine d’un des systèmes modulateurs diffus: système dopaminergique nigrostrié.
Dopamine facilite la voie directe, « go ».
En haut : coupe mésencéphalique normale; en bas, patient atteint de la maladie Parkinson
L-DOPA est souvent prescrit pour traiter la maladie de Parkinson. Un précurseur de la dopamine. Donc favorise la production de dopamine et par conséquant sa secrétion par la substance noire par compacta. Agoniste de la dopamine.
Mais finit par ne plus être suffisant.
Plus produit des effets secondaires comme des dyskinésies (mouvements anormaux incontrôlables).
Aussi en prise de décision par exemple. Patients deviennent impulsifs. Peuvent acheter compulsivement par exemple. (Parce qu’affecte aussi le système dopaminergique mésocorticolimbique qui prend son origine dans l’aire tegmentale ventrale.)
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Autre traitement, la stimulation intracérébrale souvent dans le noyau sous-thalamique. Grâce aux travaux de Alim-Louis Benabid neurochirurgien à Grenoble.
Chorée de Huntington:
5-10 sur 100 000. Donc assez rare. Maladie héréditaire, progressive et fatale. Caractérisée par de
l’hyperkinésie : une augmetation considérable de la capacité à réaliser des mouvements;
des dyskinésies—mouvements inappropriés;
et une démence : affaiblissement des fonctions cognitives.
Symptôme le plus caractéristique : la chorée : des mouvements rapides et incontrôlables impliquant diverses membres du corps.
Se déclare tard, à l’âge adulte donc souvent après la transmission sexuelle des gènes. Aujourd’hui test génétique.
Atteint plusieurs structures du cerveau dont le cortex cérébral mais surtout le noyau caudé, le putamen et le globus pallidus.
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À gauche un cerveau normal. À droite un cerveau d’un individu atteint de Chorée de Huntington.
Donc moins d’ihnibition du Vlo par le globus pallidus. Effet global facilitateur du mouvement.
Commander aux muscles de se contracter n’est pas suffisant. Il faut aussi que ce soit fait dans un ordre précis.
C’est le cervelet qui est responsable de coordonner finement les muscles de la commande motrice. Joue un rôle dans l’apprentissage moteur (mémoire procédurale). Store ces séquences motrices.
Des lésions au cervelet produisent des effets très caractéristiques.
Ataxie : perte de coordination et mouvements imprécis (intoxication éthilique).
Test des fonctions cérébelleuses : placer une main sur le genou. Puis toucher le nez les yeux ouverts. Même chose mais les yeux fermés.
Un sujet sans lésions cérébelleuses y arrive sans problème. Un avec lésion y parvient difficilement : d’abord l’épaule, puis le coude et finalement le poignet. Plutôt que tout ensemble. On parle de dyssynergie.
Une autre caractéristique : le mouvement du doigt est dysmétrique c’est-à-dire n’atteint pas sa cible ou vient frapper violemment le nez.
L’atteinte est au niveau des membres ipslatéraux (donc le cervelet droit parle au cortex moteur gauche qui lui influence les membres controlatéralement).
Boucle motrice impliquant le cervelet :
Axones venant de la couche V des aires 4 et 6, et des aires somatosensorielle, et du lobe pariétal -> projettent massivement vers les noyaux du pont (tronc cérébral) -> cervelet -> thalamus (noyau ventrolatéral ou VLc) -> cortex moteur
Projections cortico-pontocérébelleuses comprennent environ 20 millions d’axones (c.-à-d. 20x plus que le faisceau corticospinal)!
En mauve : faisceau corticospinal. Environ 1 million d’axones. Décussation au niveau de la pyramide bulbaire dans le bulbe. Termine dans la corne ventrale — dans la zone intermédiaire de la moelle épinière. Donc M1 dans un hémisphère cérébral affecte les muscles controlatéraux.
La boucle motrice du cervelet :
En rouge : projections cortico-pontocérébelleuses comprennent environ 20 millions d’axones (c.-à-d. 20x plus que le faisceau corticospinal)! Axones venant de M1 -> projettent massivement vers les noyaux du pont (métencéphale) -> décussation #1 (pointique) puis parvient au cervelet…
En bleu clair : -> noyaux profond du cervelet -> décussation #2 au niveau des pédoncules cérébelleux supérieurs puis atteint le thalamus (noyau ventrolatéral ou VLc) ->
En jaune : projection vers M1
Donc un hémisphère cérébelleux (e.g. droit) affecte M1 (e.g. gauche) dans l’hémisphère controlatéral et donc, ultimement, les muscles ipsilatéraux.
Repose sur les puissants pédoncules cérébelleux qui s’élèvent depuis le pont.
Partie visible est une fine lame représentant le cortex cérébelleux. Très plissé. Deux profondes scissures divisent le cervelet.
Des neurones sont enfouis dans la substance blanche et forme les noyaux cérébelleux profonds.
Représente 1/10 du volume du cerveau mais contient autant de neurones que le reste du cerveau.
Les deux hémisphères du cervelet sont séparés par le vermis.
Le vermis projette vers les structures du tronc cérébral qui contribuent au système ventromédian. Impliqué principalement dans le contrôle de la musculature axiale.
Les hémisphères sont mis en rapport avec les structures motrices formant le système moteur latéral. Impliqués dans le contrôle de la musculature des membres (proximale et distale).
Lésions du vermis : ataxie du tronc (intoxication éthilique, perte de coordination des mouvements):
Lésions des hémisphères du cervelet : ataxie appendiculaire (trémeur d’intention, perte de coordination des membres):