Global Environmental Risks and Sustainable Development

Cadre conceptuel : aléas, vulnérabilité et risque
  • Définition du risque :
    • Un risque est défini comme la probabilité qu'un événement dangereux (un aléa) se réalise, entraînant des conséquences néfastes pour les sociétés.
    • Ces impacts néfastes se traduisent par des pertes économiques, matérielles et humaines, provoquant une crise, voire une catastrophe.
  • Risques naturels majeurs :
    • La qualification de risques naturels majeurs s'applique spécifiquement lorsque l'aléa sous-jacent est d'origine naturelle.
  • Risque combiné :
    • Un risque combiné survient lorsque plusieurs types d'aléas interagissent, en particulier la convergence d'un risque naturel et d'un risque technologique.
    • Fukushima (2011) : constitue l'exemple type d'un risque combiné, où un aléa naturel a déclenché une catastrophe technologique majeure.
  • Vulnérabilité :
    • La vulnérabilité désigne la capacité d'une société à s'organiser et à limiter les dégâts.
    • Elle englobe l'exposition globale de la société aux risques, qu'ils soient d'origine naturelle ou technologique, ainsi que la préparation structurelle et organisationnelle.
    • La vulnérabilité globale et les coûts financiers associés ne cessent de s'intensifier à l'échelle mondiale.
Évolution et impact des catastrophes sur les populations mondiales
  • Évolution historique des victimes de catastrophes :
    • Depuis les années 1970, le nombre total de victimes de catastrophes est en constante augmentation.
    • Depuis les années 1980, les populations asiatiques sont les plus fréquemment confrontées aux catastrophes naturelles.
  • Repères de catastrophes marquantes :
    • Tsunami de 2004 à Banda Aceh : a frappé Banda Aceh en 2004, causant environ 250 000250\,000 personnes décédées ou disparues.
    • Tsunami de 2011 à Fukushima : a frappé Fukushima en 2011, provoquant 16 00016\,000 morts confirmés et 2 5002\,500 personnes disparues.
  • Déplacements liés aux aléas climatologiques :
    • Sur la seule année 2012, un total de 32 millions32\text{ millions} d'individus ont été déplacés en raison d'un aléa climatologique.
    • Ces déplacements résultent directement d'événements climatiques extrêmes, tels que des inondations consécutives à un cyclone ou des sécheresses prolongées.
  • Intégration d'une culture du risque au sein des sociétés :
    • Les habitants de certaines régions hautement exposées savent qu'ils seront inévitablement confrontés à une catastrophe d'une ampleur inédite à un moment donné.
    • Par conséquent, les populations des grandes métropoles et zones sismiques actives — comme Tokyo ou la Californie — ont profondément intégré la notion de risque dans leur vie quotidienne.
Disparités mondiales de vulnérabilité : inégalités Nord-Sud
  • Disparités des conséquences humaines et économiques :
    • Des aléas identiques engendrent des conséquences humaines et économiques fondamentalement inégales selon le lieu où ils se produisent ; une catastrophe frappe avec une gravité très différente selon qu'elle survient en Haïti ou au Japon.
  • Aggravation par les risques sanitaires :
    • Dans les pays fortement vulnérables, une catastrophe majeure entraîne fréquemment une crise sanitaire secondaire, qui vient s'ajouter aux destructions initiales.
  • Vulnérabilité dans le Sud global et les pays les moins avancés (PMA) :
    • La vulnérabilité est particulièrement aiguë au Sud du globe.
    • L'extrême vulnérabilité face au changement climatique entrave directement le développement socio-économique des États fragiles.
    • Cette dynamique affecte tout particulièrement les Pays les Moins Avancés (PMA), avec pour exemples emblématiques :
    • Djibouti
    • Le Soudan
    • Le Niger
    • Le Tchad
  • Priorités de développement contre atténuation des risques dans les pays émergents :
    • Dans les pays émergents, la priorité des gouvernements est presque entièrement concentrée sur le développement des activités économiques.
    • En contrepartie, peu ou pas de priorité et de financements sont alloués à la limitation et à la réduction des risques.
Prévention, surveillance et gouvernance institutionnelle
  • Mécanismes modernes de gestion des risques :
    • Les sociétés contemporaines font preuve d'une meilleure organisation pour atténuer et affronter les aléas.
  • Mesures de prévention structurelle :
    • Mise en œuvre de normes de construction spécialisées, telles que les constructions parasismiques et les constructions paracycloniques.
  • Sensibilisation du public :
    • Réalisation de vastes campagnes de sensibilisation auprès des populations.
  • Surveillance d'un aléa :
    • Suivi technologique des menaces environnementales grâce à des satellites en orbite et des sondes sous-marines dans les océans.
  • Cadres réglementaires dans les pays du Nord :
    • Dans les pays développés du Nord, des cadres légaux imposent des périmètres de sécurité rigoureux.
    • L'Union européenne a mis en place la directive SEVESO, qui classe les sites industriels présentant un danger majeur pour les populations civiles environnantes et les soumet à une surveillance stricte et obligatoire.
  • Obstacles économiques à la limitation des risques :
    • La construction d'infrastructures spécifiques de protection entraîne des coûts financiers considérables.
    • De nombreux États ne peuvent ou ne veulent pas assumer ces dépenses importantes.
Nouveaux acteurs, limites de la gouvernance et développement durable
  • Évolution des acteurs locaux vers des acteurs mondiaux :
    • Historiquement, la vaste majorité des risques étaient pris en charge exclusivement par des acteurs locaux ou nationaux.
    • La prolifération des risques environnementaux globaux a rendu nécessaire l'intervention de nouvelles parties prenantes internationales.
  • Organisations internationales et non gouvernementales :
    • Organisations Non Gouvernementales (ONG).
    • Organisation des Nations Unies (ONU).
    • PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement).
    • FAO (Food and Agriculture Organisation / Organisation pour l'alimentation et l'agriculture).
    • GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).
    • UNICEF.
  • Développement durable et crise climatique :
    • Le réchauffement climatique et ses répercussions en cascade ont fait de la gouvernance des risques un pilier central du développement durable.
    • Définition du développement durable : croissance qui permet de répondre aux besoins des populations actuelles tout en préservant la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
  • Absence d'autorité internationale de sanction :
    • Malgré l'échelle planétaire des dégradations environnementales et des aléas climatiques, il n'existe pas encore d'autorité supranationale dotée du pouvoir juridique d'imposer des sanctions contraignantes contre les États qui ne respectent pas les accords sur le développement durable et la gestion des risques.