Chapitre 7 analyse économique

Adam smith, principamement connu comme le père de l'économie moderne, il a notamment écrit deux ouvrages qui ont contribué à l'analyse économique : la théorie des sentiments moraux en 1759 et la recherche sur la nature et les causes de la richesses des nations en 1776

la théorie du revirement = changment drastique de point de vue entre la TSM et a RN

Dans la TSM = relations sociales reposant sur les sentiments de bienveillance
Dans la RN = relations sociales reposant sur les échanges marchands sous-tendus par des motivations égoïstes
Oppositions entre TSM et RN dues à la création et distribution des richesses

L’idée de poursuite égoïste de l’intérêt personnel par la “main invisible” du marché permet :
- Coordination des plans des agents économistes
- ordre social harmonieux
-> règles morales seraient donc superflues dans le domaine éco.

Selon Smith, la sympathie est l’opérateur permettant :

  • la communication entre agents

  • réguler leurs sentiments

  • émerger des règles de conduite


TSM : permet de comprendre la création des richesses, la contenance du morale dans le dév. éco.

7.2

Smith est un sensualiste écossais : jugement moral fondé sur les passions/sentiments et non la raison ≠ rationaliste : fondé sur la raison.


Les fondements philosophiques sont radicalement opposés :
- Quesnay : lois économiques incluses dans l’ordre naturel, éternel.
- Smith : origine de l’extension des richesses -> conséquence de principes psycho. des individus les poussant à produire plus que leurs besoins.

L’ordre éco et social : selon Smith et Hume -> naturel ≠ artificiel/construit. 

Résultat des interactions répétées des comportements individuels.

Smith ≠ Hobbes : la passion égoïste domine le genre humain. L’Hommes cherche plutôt l’entente que le conflit. Les individus forcés à communiquer leurs sentiments.

Conséquence de cette recherche d’entente : crainte que les autres ne nous approuve pas.
- Hume : sympathie permet de comprendre les sentiments des autres. Mise à la place d’autrui : si conséquence des actions est positive, le sentiment est communiqué par sympathie et approbation de l’autre de son comportement.


- Smith : en plus de penser comme Hume, rajout du processus réciproque de la part de l’acteur. Individus : conscients qu’ils sont jugés par les autres. Ayant envie d’être approuvé, les individus recherchent la sympathie chez les autres.
Sympathie réciproque : spectateur se met dans la situation de l’acteur et acteur se met dans la situation du spectateur.

Autre point de désaccord sur l’utilisation de la sympathie à l’intérieur du processus de formation de la morale :
- Smith : les indiv. sympathise avec les sentiments d’autrui, se mettent à la place de l’autre pour imaginer ce qu’il ressentirait.
- Hume : critère du jugement moral situé dans les conséquences de l’action. Si action est utile à la société -> comportement de l’acteur jugé convenable.

Smith critique Hume car des actions peuvent être bénéfiques alors que les motifs ne sont pas dignes d’être approuvés.

Ce qui motive les individus est la vanité : l’amour de la louange, désir d’être admiré.
Vanité fondée sur la croyance que nous sommes le centre de l’attention.

L’effet psychologique de la vanité est à l’origine de l’extension des richesses.
La vanité pousse les indiv. à produire plus que ce qu’ils ont besoin à leur conservation.
Les riches aiment la richesse pour l’attention que cela apporte sur eux que l’avantage que cela leur apporte. Une large part est alors redistribuée.

Le vaniteux participe :
- à la préservation de l’espèce
- l’enrichissement de la collectivité.

Nous tirons plus de plaisir ou de malheur de nos actions si l'idée que nous avons de nous-même est en accord avec le jugement des autres. On a moins de plaisir à recevoir des félicitations qu'on ne pense pas mériter, et moins de peine à recevoir des critiques que l'on pense infondées.


Spectateur impartial (être fictif) symbolise la conscience incarnant le regard de toute l’humanité et juge les actions de chaque individu.

Hume : jugement moral grâce à la sympathie et l’utilité.
Smith : regard d’autrui ne modèle pas de manière définitive nos critères d’évaluation.
La morale et l’économie restent l’objet d’une même science.

7.4

Penchant de l’échange donne lieu à la division du travail : enrichissement d’une nation est le résultat des gains de productivité venant de la division du travail.

Intro de la RN : richesse = ensemble des objets utiles aux indiv., produits par le travail et consommées au cours d’un cycle annuel.

Smith développe que la richesse dépend :
- du nombre de travailleurs
- de la dextérité/habileté des travailleurs.

Augmentation de la productivité du travail : résultat de la div. du travail
Div. du travail plus facile dans le secteur industriel qu’agricole car métiers saisonniers donc n’est pas une activité continue et rentable.
L’industrie : secteur moteur du progrès éco. ≠ Quesnay

3 effets bénéfiques de la div. du travail augmentant la productivité du travail : 

- augmentation du savoir-faire de chaque ouvrier sur sa tâche

- le gain de temps car il n'est pas nécessaire de faire des changements de lieu et de matériel entre deux tâches 

- la mécanisation des tâches pour faciliter la production.

Hume a fortement influencé Smith :
La div. du travail ne vient pas de la raison mais de la tendance naturelle des hommes à échanger entre eux.
Les échanges représentent la poursuite de l’intérêt personnel ≠ bienveillance envers autrui.
échange entre 2 indiv. s’il y a un intérêt mutuel à échanger.
échange reposant sur la communication : parole = élément nécessaire + sympathie pour se mettre à la place de l’autre.

La division du travail est limitée par l'étendue du marché : il faut avoir assez de débouchés pour sa production pour pouvoir se spécialiser

Taille du marché dépend de :
- la large mesure du développement de la capacité de persuasion
- négociation des individus

La recherche de nouveaux partenaires pour l’échange permet d’approfondir la div. du travail -> source de nouvelles richesses -> finance de nouveaux échanges = ouverture de nouveaux marchés donc extension de la div. du travail et la capacité à échanger dépendent de l’une de l’autre.


Moyen d’étendre la taille du marché :
- exploiter des capacités de communication et de négociation entre agents
- agrandir le territoire du marché.

Smith en faveur d’une liberté du commerce international en vue d’une extension des échanges entre les nations.
Commerce international : bénéfique à l’éco car permet approfondissement de la div. de travail = augmentation de la prod.
Smith favorable à la spécialisation des nations sur des activités pour échanger = avantages absolus

2 pays vont tirer profit de procéder à des échanges absolus. Chaque nation a intérêt à se spécialiser dans la production d’un bien car elle produirait à coût moindre par rapport à d’autres pays.

Smith ≠ Ricardo : Ricardo pense que si un pays n’a pas de spécialisation particulière, elle devrait procéder à des échanges internationaux en se spécialisant dans l’activité pour laquelle son désavantage est le plus faible. Il s’agit de la théorie des avantages relatifs

ou comparatifs.