AIC
Examen écrit – deux questions ouvertes
Préambules
Auguste Renoir (1841 – 1919)
Intérêt de Renoir pour la couleur et pour les phénomènes de la vie sociale ordinaire (vie de travail et vie des loisirs)
Impressionniste
Intérêt pour la contemporanéité : cherche à saisir un instant
Vie quotidienne ordinaire de son temps
à Ne peint donc pas des scènes imaginaires
Représentation des corps non-idéalisés / réalistes
Sensation du toucher de son propre corps
Marcel Proust (1871 – 1922)
Le côté de guermantes
À la recherche du temps perdu, tome VII
Roman majeur de la littérature du 20ème siècle où le personnage (Marcel) raconte son adolescence, son entrée dans l’âge adulte / dans différents milieux sociaux et sa résolution de devenir écrivain
Passage qui parle de Renoir
Plusieurs observations :
1. Les grands peintres travaillent notre vision du monde : nous permettent de voir les choses que nous ne pouvions pas voir
Les artistes agissent sur les spectateurs en modifiant leur regard et ce passage n’est pas toujours agréable
2. Dire que Renoir est un peintre du 18ème siècle (alors que ce n’est pas le cas) est une manière de dire qu’il ne fait plus réellement scandale / qu’il a conquis son public et qu’il devient donc une sorte de « valeur classique »
à Proust : se dire ça est une erreur car il a fallu beaucoup de temps pour que cette évidence s’installe que Renoir est un peintre à l’égal des grands peintres de l’âge classique
3. Lorsque les œuvres de Renoir sont apparues dans les expositions, elles ont causé un étonnement auprès du public qui était déconcerté (familiarisé à une peinture plus académique)
Nous voyons à présent dans le réel les figures féminines peintes par Renoir
à Proust : un grand peintre original crée un monde nouveau, il est à l’origine de la modification de la vision du monde jusqu’à ce que de nouveaux artistes bougent à nouveau les choses
// à un tremblement de terre qui change le paysage
Dimension engagée de révolutionner le regard / la perception
Michel Eyquem de Montaigne (1533 – 1592)
Figure majeure de la littérature / sur la pensée critique
Homme engagé politiquement (a notamment été maire de Bordeaux)
Les Essais (3 tomes)
Volonté de pratiquer une réflexion philosophique sur un homme ordinaire
à Écrit sur les tragédies qu’il a vécues
Journal du voyage de Michel de Montaigne
Voyage en Italie / Suisse / Allemagne
Par curiosité, mais aussi pour soumettre au pape l’édition des Essais et obtenir donc la protection
En Italie, Montaigne sera confronté à des œuvres d’art
ð Il n’en fait aucun commentaire esthétique
Le regard qui nous semble naturel aujourd’hui sur les œuvres (le regard esthétique) est un principe de vision et de compréhension des œuvres qui n’était pas encore installé dans les esprits aux 16ème siècle
Le regard « pur » sur les œuvres est un principe qui est postérieur à la Renaissance
Zola (1840 – 1902)
L’Assommoir
Ici : ouvriers confrontés à des œuvres d’art
Rejoint l’idée que le regard pur / la contemplation des œuvres d’art n’est pas sociologiquement distribué partout
Les classes « supérieures » n’ont pas forcément un regard pur sur les œuvres d’art
à Ce sont les classes dominantes qui ont ce regard
// un étudiant en marketing n’aura pas le même regard sur les œuvres d’art qu’un étudiant en commu
Le regard pur suppose un certain nombre de conditions qui sont notamment celles d’une éducation scolaire à formes institutionnelles qui contribuent à adopter un regard plus pertinent sur les œuvres
Edouard Manet (1832 – 1883)
Déjeuner sur l’herbe – Manet
Deux hommes habillés et une femme nue (scène apparue comme une scène de débauche)
Peinture exposée hors salon (salon des refusés)
à Tableau comme moment de bascule : nouveau modèle scandaleux / difficultés de conquérir un nouveau public
Œuvre qui joue avec les codes de la représentation académique :
- Construction géométrique du tableau : en « triangle »
- Recycle un certain nombre de codes et de genres de la peinture
à Plein-air, nudité, nature morte (panier de fruits), …
- Regard du modèle féminin vers celui qui regarde le tableau
à Le regard nous rappelle qu’on regarde un tableau représentant une scène
- Corps qui n’est pas une « beauté » et qui la rend davantage émouvante car plus réaliste
Tableau qui a fait l’objet d’un refus car « indigne d’être montré au public » même si Manet a déjà une réputation (qui transgresse les règles)
Ce tableau va avoir le privilège d’être exposé en 1863 dans une annexe du salon officiel : Le salon des refusés
Permet aux peintres d’être vus et permet au monde de l’art de montrer au public des œuvres légitimes d’être exclues
à Tableau qui fait scandale / objet de la risée publique : immoral à cause de sa charge érotique + apparaît comme mal fait
Ce tableau ne fait plus scandale aujourd’hui ; il fait partie du patrimoine artistique du 19ème siècle
Pour retrouver ce que ce tableau avait de choquant, il faut reconstituer le système que ce tableau est venu contester (et qui a jeté le tableau hors des cadres officiels du savoir en le refusant)
ð Il faut se resituer dans le système artistique d’autrefois
Bourdieu : révolution symbolique de ce type de tableaux
Ouvrage « Manet, une révolution symbolique » : l’illustration de couverture du format de poche est le tableau Le déjeuner sur l’herbe
Révolution symbolique : idée que ce tableau n’est pas seulement le vecteur d’une modernité offensive, il a aussi accompli une révolution au sein du système artistique
// à une révolution politique
à Le renversement d’un régime pour un autre dans le monde de l’art qui renverse les structures de l’appareil artistique (école des beaux-arts, académies des beaux-arts, grandes expositions officielles, … qui faisaient de l’art un appareil d’Etat)
Ce système est remplacé par un marché de l’art qui n’est plus soumis à la juridiction de l’Etat mais qui est un champ artistique = un système dans lequel les auteurs / artistes travaillent dans un rapport de concurrence et s’adressent à un public d’acheteurs à travers les galeries marchandes et médiations journalistiques et littéraires (critique d’art)
Cette révolution devient invisible : elle installe une nouvelle forme de conception et de compréhension des œuvres qui, à termes, devient aussi « naturelle » que l’était le système académique jusque là
Cette révolution est aussi une sorte de renversement des structures mentales : modes de lecture des œuvres, conception de l’art, …
ð Une nouvelle définition de l’art voit le jour : l’œuvre n’est plus à regarder sous le rapport de la morale / de la politique / du religieux mais sous le regard de l’expérience formelle
à Concerne l’activité des peintres, les œuvres elles-mêmes et le regard sur les œuvres
Le système des beaux-arts sous l’Ancien Régime
3 problématiques :
- Le statut de la peinture dans le système des beaux-arts
- Le statut professionnel des artistes
- L’organisation de la carrière de peintre
Le statut des arts plastiques
Térence Varron (écrivain / philosophe) propose d’organiser l’ensemble des disciplines des arts libéraux à 9 disciplines fondamentales :
- La grammaire
- La rhétorique
- La dialectique (le raisonnement)
- L’arithmétique
- La géométrie
- L’astronomie
- La médecine
- L’architecture
- La musique
Dans ces 9 arts, on ne trouve pas les arts plastiques
À côté des arts libéraux, on retrouve les arts mécaniques : arts de la dextérité manuelle / arts du faire (sur des choses matérielles plutôt que spirituelles) à on y retrouve notamment les arts de la peinture et la sculpture
Arts libéraux car, dans l’Antiquité, ces arts étaient les arts pratiqués par les individus libres >< arts mécaniques qui étaient réservées aux esclaves
Après Varron, la médecine et l’architecture ne font plus partie des arts libéraux
à Donc seulement 7 disciplines restantes
Ce système des arts libéraux >< mécaniques détermine l’organisation du système universitaire
L’université au Moyen-Âge enseigne d’abord exclusivement les arts libéraux en deux cursus :
- Trivium : sciences du langage (grammaire, rhétorique et dialectique)
- Quadrivium : sciences métriques (arithmétique, géométrie, astronomie et musique)
à La musique reste un art libéral comme travail sur les nombres et les systèmes (complexe)
Donc la peinture reste exclue de ce système ; en déficit de légitimité intellectuelle
À partir du 12ème siècle (alors que les universités se développent), le monde des arts mécaniques est organisé en métiers et en corporations
- Métiers
- Corporations
Domaines de l’artisanat à accessibles seulement à partir d’une formation d’apprenti (« chef d’œuvre » à prouver pour devenir compagnon et ensuite membre de la corporation)
Surviennent suite à une réglementation du travail
Règlementations du savoir-faire (est-ce fait dans les règles de l’art ?)
Commercialisation des ouvrages produits
Besoin d’une autorisation pour exercer un métier / une corporation
à Contrôle de l’Etat sur des professions manuelles
ð La peinture : une corporation
a) Les peintres de figures (« artistes peintres » : tableaux, fresques, paysages, …)
b) Les peintres en bâtiment
à Considérés de la même manière
Le peintre est donc à la fois un artiste et un artisan
Les choses changent d’abord lors de la Renaissance en Italie ( faut que note le titre dans ma fiche
Ascension sociale et intellectuelle des artistes
Durant cette période du 15ème et du 16ème, l’artiste connaît une sorte de promotion spirituelle et intellectuelle
De plus, les peintres de la Renaissance apparaissent de plus en plus comme des figures individuelles, ils commencent par exemple à peindre des autoportrait à promotion du visage et du corps de l’artiste dans l’interprétation
ð La vie des artistes commence à susciter l’intérêt des historiens
Peintre Giorgio Vasari : compose de 1550 à 1558 un ouvrage Les vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes
Vasari est proche du Duc de Florence à en 1553, il fonde à Florence une académie du dessin ; promeut l’art de peindre comme quelque chose qui s’enseigne et ne se communique pas seulement dans un rapport de maître à apprenti
Construit la Galerie des offices : bâtiments d’administration des ducs de Florence
En 1585, ces galeries ont une fonction d’exposition de peintures et de sculptures appartenant aux ducs de Florence à pratiquement le premier musée de l’Histoire (qui deviendra le Musée des offices plus tard)
Les vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes
Nouvelle figure de l’artiste représentée : artiste comme étant un personnage avec une personnalité / une individualité
+ Catalogue d’œuvres et anecdotes sur la vie des artistes
Vasari contribue à une forme de légitimation des artistes
Au cours du 16ème siècle :
- D’un côté, l’Occident chrétien se divise à protestants et catholique
- Du côté du monde catholique, l’Église développe une politique et une esthétique visant à la reconquête des esprits (morale, théologique et esthétique = contre-réforme) à met un temps d’arrêt à la montée en indépendance des artistes (notamment à Florence) car cette contre-réforme engage les artistes à mettre leurs arts au profit de la reconquête catholique
Ex : commande auprès de Michel-Ange pour peindre la fresque de la Chapelle Sixtine (Vatican)
Au début du 17ème siècle : montée en force et en prestige du monde des écrits
Ouvrage Naissance de l’écrivain d’Alain Viala : raconte les mutations de l’écriture au 17ème siècle
à La figure de l’écrivain se définit ainsi que la notion de littérature
Ces mutations sont dues à diverses raisons :
1. Au début du 17ème, le public est élargi (nouvelle demande sociale)
2. Le nombre d’écrivains triple entre le 16ème et le 17ème siècle, ce qui provoque le sentiment qu’un univers social est en train de naître (les écrivains professionnels)
3. Les lieux et les instances de sociabilité littéraires se multiplient
Ex : les salons, les institutions académiques, …
Viala remarque que la notion d’écrivain et de littérature évolue :
- L’écrivain voit sa définition se spécialiser du côté de ceux qui font usage du langage à des fins esthétiques (avant ça : écrivain public sans réel prestige)
ð D’un côté, les savants écrivent en latin (langue scientifique internationale de l’époque)
ð De l’autre, ceux qui écrivent dans leur langue nationale à des fins esthétiques (en français en France) à contribuent à la pureté / à la beauté de la langue nationale
- La littérature connaît également une évolution : elle devient l’ensemble du savoir
Le terme littérature désigne au 17ème siècle les écrits / ouvrages dont la visée est essentiellement esthétique
Q,p
Le 22 février 1635 est créée l’Académie française par Richelieu
Institution d’Etat placée sous l’institution publique
1. L’indépendance des écrivains / des gens de lettres est soulignée en terme de prestige par la mise en place de l’Académie, mais cette dernière normalise également la littérature
2. Académie française : instance de consécration réservée aux gens de lettres
3. Lieu de fixation des normes esthétiques et linguistiques de la littérature
3 tâches de l’Académie française :
- Rédaction d’un dictionnaire
- Établissement de la grammaire de la langue française
- Mise en place d’une poétique (science de la littérature fixant les normes du « bien-écrit » et du goût) à règles
Il est donné pour tâche aux académiciens de contribuer à la pureté du langage
À travers cette Académie, les académiciens contribuent au prestige du langage
à Nation littéraire / dans laquelle la littérature compte
Au 17ème siècle : « don contre don » entre Etat et littérature
Dans l’Académie française :
- Toujours 40 membres élus
- Fonctionnent selon des rituels (se réunissent selon un calendrier précis dans un lieu précis)
- Rituel vestimentaire : tenue d’apparat de l’académicien
- Les membres peuvent porter l’épée (l’épée de l’académicien) à sens très fort au 17ème siècle où seuls les nobles pouvaient porter l’épée
Être académicien est un titre de prestige et non un travail à part entière
Cette institution va servir de modèle à des institutions semblables dans les autres arts
à ! 20 janvier 1648 : institution de l’Académie royale de peinture et de sculpture
Charles Le Brun a contribué à établir cette académie
Séjour à Rome (Saint-Luc) durant lequel il peint des tableaux ; de retour à Paris, Le Brun est porteur d’un souci de marquer ses distances avec les systèmes de métiers et de corporations
Prend ses distances avec les corporations qu’il considère comme archaïques / dépassées
ð Ambition d’apporter au peintre une indépendance et un prestige social et esthétique en passant du statut d’artisan au statut d’artiste
Château de Vaux-le-Vicomte – appartient à Fouquet (inauguré vers 1660) réalisé avec le concours de trois grandes œuvres
Architecte : Le Vau
Paysagiste : Le Nôtre
Décorateur : Le Brun
L’art passe du statut d’art mécanique au statut d’art de savoir-faire
En 1635, Louis XIII a établi de manière durable l’Académie française sous l’impulsion de Richelieu
L’Académie française est une instance centralisée
à La monarchie protège l’institution littéraire et, en retour, celle-ci apporte un rayonnement à la monarchie
Requêtes adressées au roi pour mettre en place une académie de peinture et de sculpture sur le modèle de l’Académie française (Le Brun) :
1. Contre le système des métiers et des corporations (donc de la maîtrise)
à La maîtrise d’un art purement mécanique ne devrait pas s’appliquer aux artistes mais à ceux qui leur fournissent les matériaux
2. Promotion de la peinture et de la structure comme mobilisation de la connaissance et de savoirs (statut égal au statut de la géométrie, de l’anatomie, de l’astronomie et de l’histoire) à donne à la peinture un autre statut que la simple pratique artisanale
3. François Ier avait à cœur d’honorer les peintres
à Le Brun et ses proches proposent au roi et à l’Etat de renouveler cette tradition
4. On fait miroiter des exemples d’autres républiques qui ont contribué à l’exercice libre des arts ( ? )
Ces requêtes sont reçues par le cardinal Mazarin (successeur de Richelieu)
En février 1648, les statuts de l’institution sont rédigés
Mesures prises pour distinguer l’exercice académique de la peinture et l’exercice professionnel :
- Interdit de tenir boutique de leurs productions
à Le travail du peintre académique ne doit pas être vendu
- Prône l’apprentissage à partir du modèle vivant (peintures sur modèle vivant)
à Était absent dans le système de la maîtrise
Interdiction de blasphémer Dieu
- L’Académie réclame un respect / une vénération
- L’institution ne se consacre qu’aux débats techniques et esthétiques liés aux arts de la peinture et de la sculpture (pas question de morale, de politique, … ou d’autres disciplines) à l’art est le noyaux exclusif de cette institution
- Aucun festin ni banquet à là où, dans les corporations, il existait des fêtes (ex : St-Luc pour les forgerons), elles sont exclues de ce système académique
Le Brun devient une des têtes dirigeantes de l’institution
En 1663, il monte à la tête de l’Académie
Entre temps, il est engagé par Fouquet pour être le décorateur de son château (rappel)
Enjeux politiques de l’Académie :
- Comme l’Académie française, elle correspond à la montée en force de la monarchie absolue à s’inscrit dans l’esprit de centralisation et volonté de codifier les arts et les pratiques
- Elle répond aussi à un contrat de réciprocité à l’Académie permet un « rayonnement national » et, en retour, l’état anoblit les artistes et les légitimise (ex : Le Brun a été anobli en 1662)
Ce système va provoquer de virulentes réactions chez les artistes
Fonctions de l’Académie :
1. Fonction de formation et d’instruction
L’Académie reçoit un certain nombre d’apprentis peintres sur concours
2. Fonction de prestige des arts
D’une conception artisanale à une fonction artistique de la discipline
3. Fonction de socialisation des artistes
Ils sont intégrés au sein d’une communauté
4. Fonction de sélection
Système fonctionnant par concours (émulation)
5. Fonction de gratifications et de récompenses
Le peintre passe des concours et, à chaque moment de son cursus, reçoit des récompenses ; détermine le parcours de réussite
Au terme de ce parcours, l’artiste deviens membre du jury de l’Académie, ce qui contribue au maintien de l’ordre et des codes
6. Fonction de mécénat
Introduit les artistes qu’elle forme dans le circuit des commandes (les peintres peuvent donc tirer profit de l’exercice de son art)
ð Tout cela suppose des interventions de l’Etat qui rémunèrent les Académiciens
Dès 1667 (sous Louis XIV) : obligation annuelle pour les Académiciens d’exposer leurs travaux, d’abord à un public restreint (la Cour) puis à un public plus large
à L’institution du Salon Officiel de Peintures
Cette exposition annuelle est d’abord organisée au Palais Royal puis au Louvre (d’abord dans la Grande Galerie puis, à partir de 1725, dans le Salon Carré)
L’expression « salon » vient d’ailleurs de là
Le Salon sera le lieu d’enjeux vifs entre les peintres réfractaires et les peintres qui défendent les formes plus traditionnelles
Le public de ce Salon s’élargit et des commentaires / textes de catalogues sont rédigés lors de ces expositions annuelles (ex : Zola, Diderot, Baudelaire, …)
à Textes qui touchent à la philosophie de l’art
Un certain nombre d’écrivains (Diderot, Baudelaire, Zola, …) vont commenter, parfois avec virulence, les artistes exposés au Salon
Avec l'augmentation du nombre de visiteurs et la démocratisation progressive de l'accès à l'art, le Salon devint non seulement un lieu d'exposition, mais aussi un espace critique
Les écrivains et les penseurs commencent à commenter, analyser et évaluer les œuvres exposées, formant ainsi une tradition littéraire particulière
Ce genre littéraire (critique d'art), a été popularisé par des auteurs comme Diderot, qui rédigeait des comptes rendus des expositions pour une lecture publique plus générale
Ex :
Diderot va défendre le travail de Greuze
Baudelaire va défendre celui de Delacroix et de Manet
Mise en place d’un système artistique d’Etat donc très hiérarchisé, mais qui tend à garantir une forme de législation des beaux-arts (peinture et sculpture)
ð L’Académie apparaît de plus en plus comme le lieu d’une codification étroite de l’art
Sous l’Ancien Régime, l’Académie est porteuse d’enjeux essentiels pour le prestige de l’art et est une élévation en terme de légitimité (au même titre que la littérature et la musique)
Des éléments de description et de récits concernant l’évolution de ce système à la fin de l’Ancien Régime :
- Sous la Révolution, une des premières résolutions fut un ensemble de lois portées par Le Chapelier en 1791 supprimant et interdisant les corporations
+ Interdiction pour les ouvriers de s’associer et de coaliser
Conséquence : les syndicats vont donc devoir lutter pour exister
- Le système académique est mis en cause en 1790 : les Académiciens protestent contre le système comme trop hiérarchique
à Un certain nombre de ceux-ci vont proposer l’institution d’une nouvelle académie composée de membres qui disposeraient de la voix délibérative
Un système moins hiérarchique / plus égalitaire
- Jacques-Louis David obtient que l’Académie soit supprimée mais que les structures d’enseignement soient maintenues
- Les révolutionnaires français cherchent à organiser la patrimonialisation des œuvres
En 1793 :
Effondrement du système académique et création du Museum Central des Arts
= Musée du Louvre actuel (collections royales ouvertes au public)
- Institution du statut du patrimoine par l’abbé Grégoire : les œuvres appartiennent à l’ensemble de la nation
à Institution mise en place après que les révolutionnaires aient détruit un certain nombre de choses
- En 1795, on établit un institut national qui ne va pas simplement être un rhabillage de l’ancien institut monarchique :
D’abord, les artistes choisissent ceux qui vont les rejoindre (plus grande indépendance des artistes)
L’admission de l’institut passe par une élection soumise à un numerus clausus
Le nombre de ceux qui peuvent entrer à l’Académie est limité
Inertie dans le système à le vieillissement des membres de l’Académie engendre un vieillissement esthétique
Néanmoins, cet institut national maintient l’institut de l’Académie et, sous Bonaparte, une réforme est mise en place et institue 4 classes :
1. La classe des sciences et de mathématiques
2. La classe de langues et de la littérature française
3. La classe des langues anciennes et de l’histoire
4. La classe des beaux-arts
- En 1816, Louis XVIII établit que les différentes classes reprendront le nom d’Académie
L’Institut de France (Quai Conti à Paris) comprend un certain nombre d’institutions
o Académie française (classe des langues et de la littératures)
o Académie des Inscriptions et belles-lettres (classe des langues anciennes et de l’Histoire)
o Académie des sciences
o Académie des Beaux-Arts
o Académie des sciences morales et politiques
Conclusion de la période : entre 18ème et 19ème, l’Académie est de moins en moins supportable auprès des jeunes artistes
à Les institutions héritées de l’Ancien Régime paraissent de plus en plus tyranniques et archaïques (vision critique)
Le système des Beaux-Arts repose sur 4 piliers :
n L’école des Beaux-Arts (1648)
Lieu d’enseignement, non seulement des techniques, mais aussi des connaissances relatives à l’anatomie, à l’histoire, aux religions, à l’astronomie, à la géométrie, …
à Utiles dans l’art dans son contenu et d’un point de vue formel
n L’académie de France à Rome (1666)
Lieu d’accueil d’artistes dans la capitale (Rome) et qui recrute ses artistes invités sous la forme de bourses d’étude décernées par l’Académie au terme d’un concours
à Ce concours est le Prix de Rome : permet à l’artiste de séjourner 4 ans à Rome
La Villa Médicis abrite cette Académie française depuis lors
Dans un premier temps, seuls sont accueillis les peintres, les musiciens et les gens de lettres
Plus tard, le concours est supprimé et les artistes peuvent entrer par dossiers
à Domaines étendus au cinéma, à la vidéo et à la photographie
n Le Salon Officiel (1667)
Se trouve à partir de 1725 dans le Carré du Louvre
Permet aux artistes appartenant au système d’exposer leurs œuvres
n L’Académie des Beaux-Arts
L’Académie réunit au sein de l’Institut de France plusieurs artistes qui exercent un pouvoir de sélection au sein des jurys et concernant les examens qui rythment le cursus des artistes
C’est un système qui correspond à un cursus de formation mais aussi à un cursus honorifique
à Au sommet de ce parcours, l’artiste entre dans le circuit des commandes prestigieuses et dans les postes de décision au sein de l’institution académique
Sujets fondés sur un certain nombre de principes au 19ème siècle
Modification extrêmement forte de l’esthétique picturale en classant et en déterminant les sujets « dignes »
- Sujets majeurs : thèmes classiques empruntés à l’Histoire et à la mythologie chrétienne
- Pratiques de finition et de composition qui sont empruntées à la Renaissance italienne (et plus spécifiquement à la peinture de Raphael)
- Motifs et postures nobles : les attitudes des personnages représentés signifient prestige, noblesse, prestance, …
Personnages représentés qui apparaissent comme absorbés par ce qu’ils font
à Le personnage est représenté comme un morceau du réel mis dans un cadre
- Compositions dans lesquelles le principe d’harmonie règne
- Morale technique de la peinture académique : morale du dessin
à Le fondement de la peinture académique est le dessin (+ que la couleur ou le volume)
= Preuve d’une technique de la transmission d’un apprentissage au sein d’une école
La peinture académique est fondée sur une hiérarchie des genres qui est aussi une hiérarchie des formats
Par ordre hiérarchique (des grandes thématiques susceptibles d’être représentées) :
a) La peinture d’Histoire (qui représente des scènes de l’Histoire réelle ou imaginaire) = la plus prestigieuse
b) Le portrait
c) La peinture de genre : recouvre la représentation des petites gens / des personnages de la vie réelle
à Impossible d’être reporté au format du portrait ou de la peinture d’Histoire
d) La peinture de paysages
e) La peinture de nature morte (objets inanimés ou morts)
La peinture de paysages et de nature morte vont devenir dominants dans la peinture moderne tandis que la peinture d’Histoire va reculer
à Chamboulement qui vient de la modernité
L’histoire de la modernité est en fait l’histoire de l’entrée en crise de ce système académique
Le Salon Officiel
Le Salon devient lui-même un objet qu’on représente dans les peinture exposées au Salon
Le Salon débouche sur des récompenses mais la rivalité entre les peintres commence aussi par le lieu d’exposition (ex : si on est exposés à hauteur du regard ou tout près du plafond, ce n’est pas la même chose)
Le Salon est une institution d’état : le monarque remet les prix
Articulation entre art et état
Le salon est annuel, parfois biannuel
Il va de quelques semaines à plusieurs mois
Il est d’abord organisé en été puis, à partir de la monarchie de juillet (1830), il est organisé au printemps
Lieux :
- Jusqu’en1848 à dans le Salon Carré du musée du Louvre avec des extensions dans la Grande Galerie
- En 1849 à aux Tuileries
- À partir de 1850 à au Palais Royal
- À partir de 1855 à au Grand Palais jusqu’en 1881
Il est dirigé par une administration publique
Puis l’état va déléguer l’organisation à l’Académie des Beaux-Arts
On met en place un jury nommé par le gouvernement puis par l’Académie des Beaux-Arts
En 1848, sous la Deuxième République, on va décider provisoirement de supprimer le jury au nom d’une représentation égalitaire des artistes
Dès l’année suivante, le jury est remis en place (lol)
Les peintres vont imaginer toutes sortes de stratégies pour être vus sans passer par le salon
Fonctions du salon :
1) Fonction publique (public de plus en plus nombreux)
En 1846 : 1 200 000 personnes
Devient un phénomène de masse
2) Fonction de « reconnaissance professionnelle et de consécration » à être exposé au Salon, c’est être reconnu en tant qu’artiste
Lieu de consécration également
3) Fonction de mise en contact avec le pouvoir
C’est le pouvoir qui commande les œuvres
ð Le salon est un lieu crucial dans le parcours d’un artiste
C’est une des raisons pour lesquelles ce sera un des enjeux principaux de Manet qui va s’obstiner d’une année à l’autre à présenter des œuvres (refusé de nombreuses fois)
Il veut modifier le système de l’intérieur
La notion d’Institution
Le terme Institution a divers usages :
Sens 1 : l’Institution au sens de structure publique gouvernant la société
(ex : institutions pour désigner les communautés et les régions à réformes des institutions)
Sens 2 : l’Institution désignant des établissements
(ex : les institutions judiciaires, pénitentiaires, universitaires, scolaires, … tels que les tribunaux, les prisons, …)
ð Ces deux sens désignent des institutions à la fois politique et publique
Sens 3 : l’Institution comme les grandes structures financières
(ex : les grandes banques)
ð Ici, domaine du privé
Sens 4 : l’Institution désignant des système
(ex : la famille, le mariage, le langage, …)
à Pas une « infrastructure » (dans le sens matériel) mais immatérialité
Sens 5 : l’Institution comme une habitude / un ensemble de pratique
(ex : le Pot-au-Lait à institution de la vie courante à Liège)
Quel est le socle commun dans lequel s’établit le terme Institution ?
Étymologie
Instituer (du latin instituere)
- IN (dans)
- INSTITUERE (établir)
= Établir dans
Deux sens propres : mettre sur pied / établir ou enseigner
Un sens figuré : commencer / entreprendre
Notions importantes du terme :
- La notion d’établissement qui suppose une certaine durée
- La notion de transmission (instruction)
- La reproduction dans le temps
En français, le verbe instituer connaît une évolution intéressante
- Apparaît d’abord avec un sens qui est « établir de manière durable » et est quelques fois utilisé pour désigner la mise en place d’un travail (ex : instituer un chemin = creuser une route à sens qui a disparu aujourd’hui)
- Sens scolaire
Au 15ème – 16ème siècle, le sens du terme enseigner reprend de la vigueur à ce sens se prolonge et rebondit fortement à la révolution ; l’instituteur pour désigner le maître d’école
- Au 18ème siècle, instituer va signifier dans le langage juridico-politique « doter un peuple d’un Etat régit par des lois »
à Pas loin d’établir une constitution
- En latin, institution signifie 4 choses :
L’arrangement / l’organisation d’éléments les uns par rapport aux autres
La méthode / la doctrine
La formation d’éducation / d’instruction
- Institution :
Entreprendre
Abréger une matière
Institution dans le sens éducation (à travers le terme d’instituteur)
- Au 17ème – 18ème siècle, on donnera comme institution tout ce qui est établit par les Hommes
Au pluriel, institutions désignera l’ensemble de la constitution sociale et politique
Peu à peu, ce terme qui était relié au domaine politique va devenir de plus en plus fréquent dans le discours sociologique
Instituer un peuple : c’est faire passer un ensemble d’individus que l’on fait passer de l’état de nature (// de sauvagerie) à l’état social
= Constituer un ensemble +- organisé correspondant à un état social
Dans la nature, les passions isolent les individus entre eux
Dans l’état social, l’individu accepte qu’un intérêt commun et qu’une autorité extérieure s’impose à lui dans deux dimensions :
- L’institution au sens actif à acte du législateur qui fixe des lois
- L’institution au sens passif à l’Etat du peuple soumis au Roi
De l’esprit des lois de Montesquieu (1748)
Réfléchit sur la notion de lois / de législation à sur la substance du phénomène législatif
Réfléchit également sur la variété des mœurs, des lois et des systèmes politiques
Montesquieu dit que les sociétés humaines sont instituées en ce qu’elles répondent à un ordre dans lequel les individus se reconnaissent des droits et des devoirs réciproques
à Implique que, dans une société instituée, les actions des uns et des autres sont soumises à un principe de prévisibilité
Distinction entre les lois (produits du législateur) et les mœurs
- Les lois gouvernent le citoyen de l’extérieur, par un acte collectif
à Comportement politique
- Les mœurs correspondent plutôt à l’activité intérieure de l’Homme (// morale)
à Conscience et fort intérieur
Montesquieu cherche à savoir si les lois viennent des mœurs ou si les mœurs viennent des lois
Pour lui, les deux cas existent :
1. Rome de la République (450ACN) : on établit sur le Forum 12 plaques de bronze dans lesquelles est gravé le droit romain
à Les mœurs de la république ont été déterminants pour ces lois
2. En Angleterre, c’est l’inverse : pays dans lequel la loi est première et détermine les mœurs du peuple
à Mœurs comme conséquence des lois
ð Donc pas de réponse claire
Un des premiers philosophes à avoir réfléchi aux structures sociales de manière fondamentale à une époque où la sociologie n’existe pas encore
Le terme sociologie sera créé plus tard par Auguste Comte ; discipline tentant de déterminer les lois et le fonctionnement des sociétés humaines
Comte n’est pas sociologue (ne donnera pas les règles fondamentales de la sociologie)
Durkheim
! Rajouter dates :
De la division du travail social
Les règles de la méthode sociologique
Le suicide, étude de sociologie
L’Année sociologique (revue)
Les formes élémentaires de la vie religieuse
n De la division du travail social
Réflexion sur les structures sociales à thèse sur le travail social (division des tâches et spécialisation des fonctions)
Grande différence entre les sociétés traditionnelles et modernes
- Sociétés traditionnelles : solidarité mécanique où les individus se RESSEMBLENT)
- Sociétés modernes : solidarité organique où l’individu est de plus en plus SINGULIER / avec des tâches spécifiques
n Les règles de la méthode sociologique
Établit notamment les grands idéaux méthodologiques auxquelles la sociologie doit répondre
Dans le chapitre lu pour le cours (sur le fait social), Durkheim tente de définir ce qu’est l’objet propre de la sociologie (le fait social)
Le fait social est un ensemble de choses et de faits qui sont des manières d’agir, de penser et de sentir qui sont extérieurs à l’individu et qui sont dotés d’un pouvoir de coercition
Remarques de Durkheim dans le texte :
- Ces manières de faire, de penser et d’agir s’imposent à l’individu et, si l’individu n’y a pas recours, il peut encourir une « sanction » / une « condamnation » ou tout simplement passer pour risible
- Les faits sociaux ne sont pas des faits organiques ou physiologiques, ce sont des actions et des représentations (idées)
- Les faits sociaux ne sont pas de l’ordre du psychique : ne sont pas individuels mais extérieurs à la conscience individuelle
- Les faits sociaux relèvent d’une détermination collective avec une notion de contrainte et donc d’une sanction +- forte quand cette contrainte n’est pas réalisée
Les faits sociaux ne sont pas forcément réglementés pour autant (ex : les mouvements de foule, la haine collective, …) à s’exercent avec un pouvoir de contrôle sur l’individu
- L’éducation est l’inculcation de tout un ensemble de connaissances, mais aussi de normes, de croyances et de valeurs (ex : manière de se tenir, distinction entre le bien et le mal, …)
- Il y a dans le vocabulaire un mot qui désigne bien ces faits sociaux, c’est le terme Institution à croyances et modes de conduite instituées par la société
Durkheim définit alors la sociologie comme la science de l’Institution, de leur genèse et de leur fonctionnement
Distinction de Durkheim entre les sociétés « animales » et les sociétés « humaines »
- Dans les sociétés animales : l’individu est gouverné par le « dedans », par l’instinct
- Dans les sociétés humaines : certaines manières d’agir sont imposées par le « dehors »
à Rend possible le langage (qui en est un exemple)
Pour Durkheim, il n’y a pas d’Institution animale ; propre à l’Homme
Objection à la théorie fait social / Institution :
Toute Institution est un fait social
Mais tout fait social n’est pas une Institution (ex : un mouvement de foule n’est pas une Institution)
n Le suicide, étude de sociologie
à Provocation car le suicide est en soi individuel
Mais on remarque par exemple :
- Plus de suicides dans les campagnes que dans les villes
- Plus de suicides chez les femmes que chez les hommes
- Plus de suicides en temps de paix qu’en temps de guerre
- Il existe des suicides altruistes
- Il existe des suicides anomiques
Dans les civilisations les plus développées, la division de plus en plus radicale du travail et l’isolement de plus en plus grand de l’individu peut engendrer chez lui un sentiment de dépossession de son existence collective, le conduisant à mettre fin à ses jours
à Dû à l’affaiblissement du sentiment de règles
ð Guyau avait fait observer que les sociétés dans lesquelles l’humanité progresse sont des sociétés dans lesquelles règnent un climat d’anomie
à Exprime une « libération du sujet » par rapport aux forces symboliques (valeur positive)
ð Durkheim voit plutôt l’anomie négativement
n La revue L’Année sociologique
Durkheim y présente des comptes rendus sur la notion de sociologie
Plus tard, Durkheim >< Tarde (psychologie sociale)
à Durkheim pense la sociologie de manière distincte à la psychologie
n Les formes élémentaires de la vie religieuse
Phénomènes religieuses perçues comme constructions sociales et collectives
Ensemble de niveaux du plus matériel au moins matériel de l’Institution :
1. Infrastructures
Ex : parlement, assemblée, salle de cours, prison, musée, …
2. Structures
Agencements qui ne sont plus matériels mais qui sont des agencements de forme et de force à peuvent être formalisées dans les textes
Ex : structures de l’Etat
à Structures auxquelles les infrastructures répondent (ex : le prêtre derrière l’autel)
3. Lois
Codes proposés qui gouvernent la conduite conforme des sujets sociaux
Elles sont moins matérielles que les infrastructures mais ont encore une forme de matérialité puisqu’elles sont rédigées dans des textes pouvant être consultés
4. Règles
Loi davantage spécialisée à généralité moindre que les lois
Ex : les règles de conduite dans un club de tennis
5. Normes
Concept qui semble moral mais qui est d’abord une grandeur statistique / une fréquence
Un comportement anormal est un comportement « rare »
à Ne se réfère pas à une loi explicite à laquelle l’individu doit se conformer
6. Nomos (coutumes)
Nomos désigne la coutume en grec
Système d’habitudes auxquelles on se conforme sans que cette coutume ne soit explicite (on oublie l’habitude) à plus immatérielle en ce sens que la norme statistique
Ex : il n’est écrit nulle part que les étudiants doivent être calmes en cours à l’université
7. Manières de faire et de voir
Manières de percevoir le monde et de se conduire qui répondent à des habitus / à des manières de faire incorporées
à La différence entre coutumes et manières de faire est floue
8. Représentations collectives, croyances
Ex : la croyance pour le progrès, pour le fait religieux, …
ð L’individu n’est pas à l’origine de ces 8 points, il ne les crée pas
ð À chacun de ces étages, on retrouve une forme de contrainte / de pression
Institution : tout ce qui, du plus matériel au plus immatériel, réglemente la conduire sociale ; ou en d’autres termes, tout ce qui, par une contrainte exercée du dehors, s’impose à l’individu, qu’il le veuille ou non, qu’il le sente ou non, et qui au total contribue à sa socialisation et à la stabilité du corps social
Par conséquent, les institutions jouent un rôle fondamental dans la structuration des interactions sociales et l'établissement de normes qui régissent le comportement individuel au sein de la société.