Notes on Charles Quint and European Dominance

Chapitre 2 - L’Europe dominée par les Habsbourg : L’empire éphémère de Charles Quint (1519-1556)

  • Charles Quint en 1516:
    • N'est pas encore empereur.
    • Présente un prognathisme (promandibulie habsbourgeoise) dû aux mariages consanguins.
    • Possède un physique ingrat et n'est pas intellectuel.
    • Porte le collier de la Toison d’Or, un ordre de chevalerie bourguignon.
    • Né à Gand, Belgique: Descendant de Philippe Le Beau et Jeanne la Folle.
    • Éducation chevaleresque à Bruxelles: Chasse, lutte, vie en plein air, romans de chevalerie, instruction religieuse (dévotion moderne).
  • Questions centrales:
    • Comment un duc de Bourgogne est-il devenu le plus puissant de la chrétienté?
    • Pourquoi son empire a-t-il été éphémère?

I. L’empire sur lequel le soleil ne se couchait pas

  • Caractéristiques:
    • Vaste empire avec les possessions du Nouveau Monde (Pérou, Mexique).
    • Empire morcelé sans unité territoriale.
  • Facteurs de l'éclatement:
    • Difficultés logistiques: Transports lents (15 jours de Grenade à Bruxelles, 1 mois de Madrid à Milan, 3 mois de Cadix à Veracruz).
    • Conflits diplomatiques: Alliance entre le Royaume de France (François Ier) et l’Empire Ottoman (Soliman le Magnifique) contre les Habsbourg.
    • Dissensions religieuses: Réformes protestantes initiées par Martin Luther en 1517.

A. Les héritages

  • Charles Quint:
    • Petit-fils des rois catholiques (Isabelle la Catholique) par sa mère.
    • Descendant de la lignée des Habsbourg par son père.
  • Héritages territoriaux:
    • Terres bourguignonnes (Pays-Bas bourguignons).
    • Terres espagnoles (Castille, Aragon, Valence, îles Baléares).
    • Royaumes de Naples, Sicile et Sardaigne.
    • Archiduché d’Autriche (via Maximilien d'Autriche).
  • Chronologie:
    • 1516: Roi des Espagnes.
    • 1519: Empereur de Germanie.

B. L’élection impériale

  • Couronnement: Aix-La-Chapelle par 5 grands électeurs.
  • Pouvoirs limités de l’empereur germanique: Autorité morale sans pouvoir fiscal.
  • Rivalités pour la couronne:
    • François Ier: Vainqueur à Marignan en 1515, ennemi de Charles Quint.
    • Frédéric III de Saxe: Peu de chances de succès.
  • Corruption électorale: Charles Quint et François Ier achètent les voix des électeurs.
  • Endettement: Charles Quint s’endette auprès des Fugger (banquiers allemands).
  • Élection: Charles Quint élu empereur le 28 juin 1519.

C. Le projet d’une monarchie universelle

  • Diversité territoriale: Absence d'uniformité législative et politique.
  • Vision politique: Inspirée par Erasme, assurant cohérence et idéologie.
  • Positionnement du roi: Roi des rois, empire reçu de Dieu, continuité des empires macédoniens, romains, carolingiens et du Saint-Empire Germanique.
  • Missions:
    • Lutte contre les Ottomans (conflit externe).
    • Lutte contre les hérétiques protestants (conflit interne).
    • Maintien de la paix et de la justice en Europe entre les chrétiens.
    • Concorde entre les nations.
  • Pacifisme: Inspiré par Erasme (Institution du Prince chrétien, 1516), dernier recours après la diplomatie et la guerre juste.
  • Machiavel: Le Prince (1532), guide pratique immoral sur l’acquisition et la conservation du pouvoir.
  • Échec: Dimension humaniste et utopiste du projet de Charles Quint.

II. Comment gouverner l’empire ?

A. Les premières difficultés : le Pape et les villes castillanes

1. Le conflit avec le Pape et le sac de Rome (1527)
  • Contexte italien: Désaccords entre l’empereur et les papes (souverains pontificaux).
  • Papes: Membres de familles princières italiennes, conflits d'intérêts.
  • Tensions religieuses: Empereur voulant être le premier souverain, critiques partagées avec Luther sur la Curie.
  • Concile: Charles Quint souhaite un concile pour un accord avec les protestants.
  • Alliance papale: Le Pape s’allie avec la France de François Ier.
  • Sac de Rome (mai 1527): Troupes impériales pillent Rome pendant 10 mois.
  • Conséquences: Pape réfugié, rançon versée.
  • Réconciliation: 1529, le Pape Clément VII et Charles Quint se réconcilient.
  • Couronnement: 1530, couronnement impérial de Charles Quint par le Pape à Bologne.
2. La révolte des Comunidades en Castille (1520)
  • Contexte: Soulèvement de villes castillanes en 1520, départ de Charles Quint pour le couronnement en Germanie.
  • Facteurs:
    • Monarque étranger: Charles Quint mal reçu en Espagne en 1516.
    • Conseillers bourguignons: Accaparement des charges et richesses.
    • Préférence pour Barcelone: Charles Quint préfère la Catalogne à la Castille.
    • Nouvelles taxes: Vote de nouvelles taxes pour financer les guerres contre les protestants.
    • Jeanne la Folle: Reine-mère enfermée, incapable de gouverner.
  • Déroulement:
    • Juin 1520: Révolte dans des villes comme Tolède, Ségovie, Avila.
    • Création d’une junte insurrectionnelle: Regroupement des représentants des comunidades contre le roi.
    • Revendications: Cahiers de doléances, appel à une monarchie composite.
    • Août 1520: Libération de Jeanne la Folle par les révoltés.
    • Répression: Écrasement des insurgés par les troupes royales.
  • Conséquences:
    • Charles Quint s’appuie sur la Castille.
    • Apprentissage du castillan.
    • Question du gouvernement à distance.

B. L’organisation gouvernementale d’une monarchie composite

  • Correspondance: Charles Quint et Marie de Hongrie sur le dogmatisme politique.
  • Nécessité de présence: Se rendre sur place pour gérer les problèmes.
  • Déplacements de Charles Quint:
    • 1517-1520: Espagne.
    • 1520-1522: Allemagne (Diète de Worms).
    • 1522-1529: Espagne.
    • 1530: Bologne (couronnement par le Pape).
    • Séjours en Italie et aux Pays-Bas.
    • 1539: Quitte l'Espagne (révolte des protestants).
    • 1541: Retour en Espagne puis Flandres.
    • 1556: Abdication.
  • Temps passé sur les territoires: 25% du règne, 200 jours en mer, 200 jours de campagnes militaires.
  • Monarchie composite: Gouvernement décentralisé respectant les autonomies locales.
  • Conseils: Régulations par des conseils.
  • Institutions locales: Conservation des institutions, privilèges et assemblées (cortès de Castille, Parlement de Naples, Diète du Saint-Empire germanique).
  • Gouverneurs: Nomination de gouverneurs et vices-rois (Italie, Nouvelle Espagne, Pérou).
  • Femmes intellectuelles: Marguerite d’Autriche et Marie d’Hongrie aux Pays-Bas.
  • Ferdinand d’Espagne: Gouvernement du Saint-Empire germanique.
  • Chancellerie: Gouvernement central, rédaction et enregistrement des actes du souverain.
  • Courrier: Essentiel mais aléatoire (conditions climatiques, conflits, fiabilité).
  • Autonomie: Avantage de l’autonomie pour éviter les sécessions.
  • Vices-rois: Choisis hors des familles locales, interdiction d'épouser l'aristocratie locale.

Conclusion - L’abdication de 1555 et le partage de l’empire de 1556

  • Première période (avant 1540):
    • Politique territoriale réussie.
    • Victoires dans les guerres d’Italie.
    • François Ier prisonnier.
    • Couronnement par le Pape.
    • Charles Quint vainqueur de la chrétienté.
  • Deuxième période (après 1540):
    • Désillusions.
    • Reprise des guerres en Italie.
    • Poussée de l’Empire Ottoman en Méditerranée.
    • Insoumission des nobles luthériens.
    • Épuisement de Charles Quint (goutte).
    • Autoritarisme.
    • Alliances contre Charles Quint en 1552.
    • Guerres intérieures et extérieures dispersant l’armée.
  • Abdication:
    • 1555: Réunion des États généraux à Bruxelles.
    • Abdication en faveur de Philippe II d’Espagne (terres espagnoles, Sardaigne, Milan, Sicile, Pérou, Mexique, Franche-Comté, Pays-Bas).
    • 1556: Cession de la possession allemande à Ferdinand d’Autriche.
  • Fin de vie:
    • Voyage en Espagne.
    • Mort de la malaria en 1558 au monastère de Yuste.
    • Transfert des cendres au Palais de l’Escurial à Madrid.

Chapitre 3 - L’Europe dominée par les Habsbourg : Royaume de France, Guerre d’Italie, empire ottoman (Partie 2)

  • I. Le royaume de France sous François Ier (1515-1547) et Henri II (1547- 1559)
    • A. Le royaume de France au milieu des territoires habsbourgeois
    • B. L’affirmation du pouvoir royal
    • C. Un premier absolutisme au début du XVIe siècle ?
  • II. L’Italie, terrain de confrontation entre Valois et Habsbourg (1494-1559)
    • A. De multiples campagnes militaires
      • 1. 1494-1521 : des guerres menées et dominées par les Français
      • 2. 1521-1542 : les triomphes de Charles Quint
    • B. L’évolution des formes de guerre
    • C. La guerre Valois-Habsbourg reprend en Lorraine (1542-1559)
  • III. La menace ottomane : le règne de Soliman le Magnifique (1520- 1566)
    • A. Un empire transcontinental
    • B. Une double menace pour Charles Quint
    • C. Le sultan face aux monarchies européennes

Chapitre 4 - L’Europe des réformes religieuses : Naissance et reconnaissance du luthéranisme (Partie 1)

  • I. Aux origines de la Réforme
    • A. L’impossible réforme de l’Eglise
    • B. Les aspirations spirituelles
    • C. Des tentatives de réformes avortées
  • II. Luther (1483-1546) : l’homme et sa doctrine
    • A. Martin Luther : la naissance d’un réformateur
    • B. La rupture avec le pape et l’empereur
    • C. Luther et l’imprimé : la diffusion de la réforme luthérienne
  • III. Diffusion de la réforme et déchirure confessionnelle de l’Empire
    • A. Dans le Saint Empire, la naissance de partis confessionnels
    • B. La guerre des paysans (1525)
    • C. La ligue de Smalkalde (1531-1546)
    • D. Le règlement par la force et la paix d’Augsbourg (1555)

Chapitre 5 - L’Europe des réformes religieuses : Calvin et les réformes du second XVIe siècle (Partie 2)

  • I. La réforme calviniste et sa diffusion en Europe
    • A. Jean Calvin (1509-1564) et sa doctrine
    • B. Genève, la Rome du calvinisme
    • C. La diffusion du calvinisme
  • II. L’Angleterre entre catholicisme et Réforme
    • A. Henri VIII divorce avec Rome (1529)
    • B. La suppression des monastères
    • C. Un catholicisme non romain ?
  • III. Les musulmans en Europe : une présence invisible ?
    • A. Les ports italiens de Livourne et Venise
    • B. Le cas de la Péninsule ibérique : Grenade et Valence

Chapitre 6 - L’Europe des réformes religieuses : La Réforme catholique (Partie 3)

  • I. Les premières réactions
    • A. La devotio moderna
    • B. L’évangélisme à Meaux
  • II. Le concile de Trente (1545-1563)
    • A. Chronologie d’un processus diplomatique
    • B. L’œuvre dogmatique
    • C. L’œuvre pastorale
  • III. L’Eglise catholique et les croyants fin XVIe -début XVIIIe siècle
    • A. La réception du concile dans les différents Etats d’Europe
    • B. La mise en œuvre de la réforme
    • C. La réforme au village
      • 1. L’église au cœur de la vie villageoise
      • 2. L’émergence du curé de choc : fin du XVIIe siècle

Chapitre 7 - L’Europe dominée par les Habsbourg : vers une hégémonie espagnole, 2e moitié du XVIe (Partie 3)

  • I. Une monarchie hispanique aux dimensions du monde (1559-1598)
    • A. La monarchie hispanique, une monarchie composite
      • 1. Une monarchie planétaire
      • 2. Le roi résidant : Madrid et l’Escorial
      • 3. L’émergence d’une monarchie administrative
    • B. Les moyens de la puissance : les ressources de la monarchie hispanique
      • 1. La maîtrise des routes maritimes et terrestres
      • 2. Les finances et l’argent américain
      • 3. La mise en place d’une armée permanente : les tercios
  • II. Les moyens de la puissance : les ressources de la monarchie hispanique
    • A. La monarchie hispanique et la Réforme catholique
    • B. La lutte contre les dissidences religieuses et les nouveaux chrétiens
    • C. La révolte des Pays-Bas : l’échec de Philippe II (1566-1609)
      • 1. Les causes de la révolte
        • Aggravation de la fiscalité sur les sujets des Pays-Bas car il faut financer les guerres de Charles Quint contre la France (jusqu’au traité de Cateau-Cambrésis, 1559). 17 millions de ducats versés entre 1551 et 1558 pour financer les troupes espagnoles mal supportées par les populations locales.
        • Protestation politique : rappel, en 1549, création de 17 provinces autonomes de l’Empire gouvernée selon une culture de la négociation (entre le Prince et les états généraux des représentants des villes) ; or, ce mode de gouvernement est étranger aux tendances absolutistes de Philippe II qui gouverne avec Marguerite de Parme, sa sœur régente, et Granvelle, cardinal-évêque de Malines. Les grands seigneurs sont écartés, s’estiment lésés et prennent la tête de l’opposition : le comte d’Egmont et le prince Guillaume d’Orange à la tête d’immenses possessions.
        • Des raisons religieuses : Philippe II fait appliquer la Réforme catholique en créant 14 nouveaux évêchés, annonce la création d’un tribunal de l’Inquisition et réprime durement les calvinistes et les anabaptistes (36 000 condamnations, dont 7000 peines capitales de 1559-1566). La conjonction d’une fronde féodale et d’une dissidence religieuse débouche sur l’alliance de grands seigneurs avec la bourgeoisie des villes et les protestants en 1566 : la révolte des Gueux.
      • 2. Du soulèvement à la rupture
        • Déchainement iconoclaste avec des actes de violences dans les églises et monastères en 1566 menés d’abord par les ouvriers du textile dans la région d’Armentières (Lille), puis en Flandres (Gand, Anvers), Zélande et Hollande.
        • Répression espagnole : le Duc d’Albe envoyés avec des tercios stationnés en Italie et installés à Liège, Bruxelles, Gand. Politique d’occupation pendant six ans, de 1566 à 1572, les populations terrorisées fuient et les états-généraux doivent voter l’impôt sous la contrainte. Le comte d’Egmont capturé et condamné à mort sur la Grand’Place de Bruxelles.
        • Depuis l’Allemagne, Guillaume d’Orange organise la contre-offensive avec l’appui des calvinistes allemands et français. La violence alimentant la violence, les tercios font le siège d’Anvers en 1576, 7 000 morts !!
        • En 1579, deux camps opposés se forment : l’Union d’Arras, dans le sud (Brabant, Artois, Wallonie), rassemble les catholiques de toutes les classes et se déclarent fidèles au roi d’Espagne en échange de la reconnaissance de leurs privilèges et d’un départ des tercios. Les seigneurs des provinces du nord à majorité calviniste (Zélande, Hollande, Frise) se lient par l’Union d’Utrecht et réfutent Philippe II considérés comme un roi félon.
        • Le nouveau gouverneur Alexandre Farnèse avalise les revendications de l’Union d’Arras et scelle la réconciliation des provinces méridionales avec l’Espagne. Le catholicisme est la seule religion reconnue dans ces territoires que l’armée espagnole accepte de quitter sous six mois. Il entame la prise de places fortes dans les provinces du nord : Tournai, Gand, Anvers sont prises dans 1580’s et Guillaume d’Orange assassiné.
        • Mais le retrait de Farnèse rappelé par Philippe II, laisse un vide et les tercios occupés dans un nouveau conflit engagé contre la France (1595-98) ; les villes des provinces du Nord sont reprises par le fils de Guillaume, Maurice de Nassau. En 1598, les Pays-Bas sont ainsi divisés entre les 17 provinces catholiques des Pays-Bas du sud et les Provinces-Unies au Nord désormais indépendantes au sein d’une République calviniste.
  • Conclusion : A la fin du règne de Philippe II, l’hégémonie espagnole en Europe et sur une partie du monde (Amériques) se fissura. Les rapports entre l’Espagne et l’Angleterre se détériorent en raison des attaques corsaires dans les Antilles contre les ports espagnols (Veracruz, Panama, Callao) et débouche sur l’attaque de l’Invincible Armada en 1588. Après le siècle d’or, vint le temps de la décadence au XVIIe siècle. Philippe III fut un roi faible, l’absolutisme en vigueur sous Philippe II (1598-1621) reflua et la Monarchie catholique confrontée à une grave crise financière (l’argent américain se tarit progressivement). Pour finir, il est intéressant de voir comment l’hégémonie espagnole du XVIe s. modela une partie du monde, des héritages encore visibles aujourd’hui : l’Amérique latine (langue et religion), les Philippines un bastion du catholicisme en Asie, la division de l’Europe du Nord entre la Hollande protestante et la Belgique catholique, les rapports complexes de l’Espagne à l’Islam, etc.

Chapitre 8 - Guerres et crises du second XVIe siècle : Guerres de religion en France et révolte des Pays-Bas

Chapitre 9 - Guerres et crises du XVIIe siècle : guerre de Trente ans et guerre de Quatre-vingts ans

  • I. 1618-1623 : première phase, le déclenchement
    • A. Les tensions en Bohême
    • B. La défenestration de Prague (1618) et l’élection impériale (1619)
    • C. La Montagne Blanche
  • II. 1623-1648 : deuxième phase, l’internationalisation de la guerre
    • A. Le Danemark et la Suède (1624-1632)
    • B. La France en « guerre ouverte » (1635)
  • III. Les traités de Westphalie (1648) : nouvel ordre impérial et nouvel ordre européen
    • A. Les négociations : un double congrès de paix
    • B. Les traités de Münster et Osnabrück
  • Conclusion :

Chapitre 10 - Conduire et financer la guerre au XVIIe siècle : Faire, subir et financer la guerre (1519-1648)

  • I. Faire la guerre
    • A. La « révolution militaire » des temps modernes
    • B. L’âge d’or du mercenariat
    • C. La société militaire avant l’uniforme
  • II. Subir la guerre : le sort des populations « civiles »
    • A. L’impact démographique des conflits
    • B. Les rythmes de la guerre et logement de la soldatesque
    • C. La férocité barbare de la soldatesque
    • D. Résister
  • III. Tour de vis fiscal et révoltes paysannes
    • A. Les « contributions » de guerre
    • B. Les révoltes fiscales
  • Conclusion : La multiplication des conflits (Guerres d’Italie, guerres civiles en France et aux Pays-Bas, Guerre de Trente Ans) dans l’Europe de la première modernité a eu des conséquences durables pour les sociétés européennes :
    • La première réside dans la transformation des manières de faire la guerre que certains historiens ont qualifiée de « révolution militaire » même si cette expression doit être nuancée ; il faudrait en effet davantage parler d’évolutions et sauts technologiques car ils se prolongent ensuite lors des guerres menées par Louis XIV et doivent donc être pensés sur la longue durée de l’Ancien régime.
    • La seconde conséquence porte sur les populations civiles durablement affectées par les excès de la soldatesque tant sur le plan économique et agraire que sur le plan démographique.
    • La troisième conséquence se rapporte à la croissance d’une bureaucratie fiscale (et son corollaire, la modernisation des Etats) et des impôts qui produisent à leur tour des révoltes antifiscales.

Chapitre 11 - Les traités de Westphalie : Nouvel ordre impérial, et nouvel ordre européen

  • I. Les termes de la pacification
    • A. Le roi de paix
    • B. La concorde
    • C. La tolérance
    • D. La trêve
  • II. Les édits de religion
    • A. Des édits de pacification
    • B. Les commissaires de pacification
    • C. Les outils du compromis en matière militaire et judiciaire
  • III. L’oubli comme vecteur de paix ?
  • IV. Fuir pour trouver la paix ?

Chapitre 12 - Ouverture: L'Europe et les Amériques