Système respiratoire et échanges gazeux

Système respiratoire et échanges gazeux

Anatomie et physiologie humaines

Fonctions du Système Respiratoire
  • Assure les échanges gazeux (O2 et CO2).

  • Participe à la régulation du pH sanguin.

  • Contient les récepteurs olfactifs.

  • Participe à la circulation.

  • Filtre l’air respiré.

  • Produit des sons.

Rôle des échanges gazeux
  • Fonction principale : Fournir l'O2 nécessaire à la respiration cellulaire de toutes les cellules de l’organisme et permettre l’élimination du CO2 produit par les cellules.

  • Conditions d'optimisation : La surface respiratoire doit être humide, mince et étendue pour maximiser la vitesse des échanges gazeux, selon la loi de Henry.

Anatomie du système respiratoire

Organisation fonctionnelle
  • Zone de conduction

  • Zone respiratoire

Voies respiratoires
  • Supérieures :

    • Nez

    • Fosse nasale

    • Pharynx

    • Larynx

  • Inférieures :

    • Trachée

    • Bronche

    • Bronchiole terminale

    • Bronchiole respiratoire

    • Conduit alvéolaire

Organisation structurale
  • Nez : Filtration de l'air.

  • Tissu épithélial :

    • Épithélium cilié sécrète du mucus.

    • Épithélium non cilié, sans mucus.

Mucus et cils
  • Mucus : Composé de mucine qui emprisonne poussières, microorganismes, débris, pollen, etc. Il contient des enzymes hydrolytiques, défensines, et anticorps pour l'action antibactérienne.

Escalier mucociliaire
  • Le mucus attrape les pathogènes, tandis que les cils remontent le mucus vers le pharynx.

Tissu des voies respiratoires inférieures
  • Trachée :

    • Tissu conjonctif, épithélium pseudostratifié prismatique cilié, sous-muqueuse, et lumière.

    • Présence de cils qui aident à contrôler le flux d'air.

Alvéoles
  • Environ 300-400 millions d’alvéoles par poumon, avec un épithélium très mince pour faciliter les échanges gazeux.

Caractéristiques fonctionnelles des bronches
  • Broncho-constriction : Réaction du système nerveux autonome parasympathique à des substances nocives ou froid.

  • Bronchodilatation : Réaction du système nerveux autonome sympathique en cas de stress ou d'exercice.

Circulation d'air
  • Zone respiratoire : L'air circule entre les alvéoles et les conduits alvéolaires, avec un maximum d'échanges gazeux.

Pressions respiratoires

Types de pressions
  • Pression atmosphérique (P_atm) : 760 mmHg.

  • Pression intra-alvéolaire (P_alv) : Doit égale à la pression atmosphérique.

  • Pression intra-pleurale (Pip) : Toujours inférieure à Palv (environ 4 mmHg de moins).

Rôles de la plèvre
  • Protection des poumons.

  • Maintien de l'adhérence entre feuillets grâce à la tension superficielle du liquide pleural.

  • Aide à maintenir les alvéoles ouvertes par pression intrapleurale négative.

Conséquences de la perte d'intégrité de la plèvre
  • Si la plèvre se décollait ou était percée, cela entraînerait un affaissement du poumon et la Pip deviendrait égale à Patm et P_alv.

Ventilation pulmonaire

Processus respiratoires
  1. Ventilation pulmonaire : Inspirer l'air atmosphérique dans les alvéoles et expirer l'air contenu dans les alvéoles.

  2. Respiration externe (pulmonaire) : Échanges gazeux à travers la membrane alvéolo-capillaire où le sang gagne de l'O2 et perd du CO2.

  3. Respiration interne (tissulaire) : Échanges gazeux entre les capillaires systémiques et les tissus.

Mouvements respiratoires
  • Inspiration : Règle du diaphragme et des intercostaux externes.

  • Expiration : Relâchement des muscles responsables de l'inspiration.

Variation de pression lors de la respiration
  • Augmentation du volume intra-alvéolaire réduit la pression intra-alvéolaire, facilitant l'inspiration, et vice versa pour l'expiration.

  • Volume courant (VC) : Quantité d'air échangée à chaque cycle respiratoire, typiquement 500 ml.

Facteurs influençant la ventilation

Tension superficielle
  • Plus la tension superficielle est élevée, plus l'affaissement des alvéoles est probable. Réduit par le surfactant produit par les pneumocytes.

Résistance des conduits aériens
  • Factors such as constriction or dilation due to the autonomic nervous system influence resistance in the air passages.

Compliance pulmonaire
  • Mesure de l'effort requis pour étirer les poumons - plus elle est élevée, plus il est facile d'étirer les poumons. Diminution par des facteurs tels que tissu cicatriciel ou douleurs.

Échanges gazeux

Respiration externe et interne
  • Diffusion des gaz : O2 et CO2 entre poumons/blood et blood/tissues.

  • L'absorption des gaz dépend des gradients de pression partielle et de la solubilité des gaz.

Transport sanguin
  • O2 est principalement transporté par l'hémoglobine. 98,5% lié à l'hémoglobine et 1,5% dissous dans le plasma. CO2 est transporté aussi sous forme d'ions bicarbonate.

Facteurs influençant la dissociation de l'oxyhémoglobine
  1. Pression partielle d'O2 (PO2) : Augmentation = augmentation de l'affinité.

  2. Pression partielle de CO2 (PCO2) : Augmentation = diminution de l'affinité.

  3. pH : Diminution = diminution de l'affinité.

  4. Température : Augmentation = diminution de l'affinité.

Régulation de la respiration

Responsabilité des neurones moteurs
  • Fréquence respiratoire dépend des signaux envoyés par les neurones. Les centres régulateurs dans le bulbe rachidien et le pont reçoivent des stimuli.

Stimuli principaux
  1. Augmentation de la PCO2 sanguine : Stimulus le plus important pour la respiration.

  2. Diminution de la PO2 artérielle : La diminution des niveaux de PO2 entraîne une réponse accrue des centres respiratoires.

  3. Diminution du pH artériel : liée à l'augmentation de la PCO2.

Chimiorécepteurs et leur rôle
  • Chimiorécepteurs centraux : Situés dans le bulbe rachidien, réagissent aux changements dans le CO2 sanguin.

  • Chimiorécepteurs périphériques : Situés dans les parois des artères, communiquent les valeurs de PCO2, pH, et PO2 aux centres respiratoires.

Effets de la régulation
  • Augmentation de la fréquence respiratoire et de l'amplitude en réponse aux augmentations de PCO2 et aux diminutions de PO2 ou de pH.

  • Réponses peuvent mener à un essoufflement si prolongées.