OBSERVATION/ÉTHIQUE
Observation et expérimentation
Nous avons donc vu qu’en fonction de l’objectif de recherche que l’on poursuit : décrire, prédire, expliquer, vérifier, on peut utiliser différentes méthodes.
L’observation sera principalement utilisée pour explorer ou décrire un phénomène alors que l’expérimentation sera plutôt utilisée pour prédire des comportements et vérifier des explications théoriques. Ces deux méthodes ne sont pas à voir comme opposées mais plutôt comme deux pôles d’un continuum qui irait d’une situation dans laquelle on intervient peu, celle de l’observation, à une situation dans laquelle on intervient beaucoup, celle de l’expérimentation.
Si l’on reprend l’exemple du départ, à savoir, des parents qui s’interrogent sur les différences de leurs enfants malgré le fait qu’ils ont été élevés de la même façon. Notons que nous n’avons développé qu’une petite partie d’explication : les parents se comportent différemment avec les filles et les garçons. Il est évident que de nombreuses autres variables peuvent expliquer des différences dans une fratrie : le rôle de l’école, des amis, de la société, la place dans la fratrie : aîné, second, benjamin etc... On ne peut jamais tout traiter dans une seule recherche. Par contre, c’est en accumulant des observations, des études de cas, des expériences, etc..., que l’on peut avancer petit à petit sur la compréhension du comportement humain et des structures et processus mentaux qui le déterminent.
L’éthique dans la recherche
Un dernier point important à évoquer ici est celui de l’éthique dans la recherche. En effet, il est bien évident que l’on ne peut pas faire n’importe quelle expérience avec des êtres vivants, qu’ils soient humains ou animaux.
S’agissant des participants humains, ils doivent signer un formulaire de consentement libre et éclairé dans lequel on leur explique le but de la recherche, ce qu’implique leur participation, le caractère anonyme du traitement des données, et le fait qu’ils peuvent stopper leur participation quand ils le souhaitent.
Parfois, il n’est pas possible de dévoiler totalement le but de la recherche et parfois on est contraint de recourir à une certaine « supercherie », comme c’est le cas dans l’expérience où on présente un même enfant, tantôt comme une fille, tantôt comme un garçon. Dans ces cas-là, il faut impérativement que les participants soient informés, à la fin de la recherche, du véritable objectif (il faut mettre en place ce que l’on appelle un débriefing).
Des comités d’éthique existent dans les laboratoires et les universités et sont chargés de garantir le respect de ces principes éthiques dans les différentes recherches menées.