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Urgences Pr Tadili

Le traumatisé grave : PEC extra hospitalière

1. Le Traumatisé Grave

1.1. Prise en charge extra Hospitalière

I. Comment définir la gravité en pratique

  • Situation 1 : Chute d’un vélo en arrêt + réception sur la cheville

  • Situation 2 : Notion de décès dans le même véhicule

  • Définition Classique :
    Polytraumatisé - « 2 lésions ou plus dont une au moins menace le pronostic vital »

  • Définition Pratique :
    Le traumatisé grave - « Patient dont le pronostic vital ou fonctionnel est menacé par une lésion constatée ou supposée de par le mécanisme ou la violence »

1.2. Évaluation de la gravité
  • Critères de Vittel :
    QE Un Seul critère = Traumatisme grave

2. Actions de secourisme en pratique

2.1. Action 1 : Sécuriser + Alerter
  • Numéros utiles :

    • 15 = Protection Civile

    • 141 = SAMU

  • Protéger immédiatement l’accès au lieu de l’accident pour éviter les sur-accidents

  • Baliser un accident : mettre signalisation 150-200 m avant et après

  • Éviter les sur-accidents :

    • Arrêter les moteurs en marche

    • Interdiction de fumer

    • Préparer un extincteur

2.2. Action 2 : Examiner la victime
2.3. Action 3 : Secourir + Protéger contre les facteurs d’aggravation
  • 2 priorités :

    • Assurer la respiration

    • Assurer l’hémostase

  • Le cauchemar du secouriste :

    • Aggraver une lésion du rachis cervical ou dorso-lombaire

    • Tout traumatisé comateux = rachis cervical jusqu’à preuve du contraire

  • Autre signe d’appel :

    • Rectitude du rachis + Douleur rachidienne chez le patient conscient

  • Facteurs d’aggravation de l’hémorragie du traumatisé = la triade Létale QE:

    • L’hypothermie : réchauffer la victime

    • La coagulopathie de déperdition (initialement) : Assurer l’Hémostase la plus rapide, Transfusion plaquettes, Plasma

    • L’Acidose : Corriger le TaO2 : transfusion + Oxygénation

2.4. Action 4 : Evacuation
  • Dégagement de la victime en équipe

  • Pont amélioré à partir des pieds

3. Autres situations

3.1. La Ceinture pelvienne
3.2. Le Garrot hémostatique
  • Indication: échec ou impossibilité de pansement compressif

  • Positionnement :

    • 2 cm au-dessus de la plaie

    • Jamais au niveau d’une articulation

  • 4 possibilités:

    • bras

    • avant-bras

    • cuisse

    • jambe

  • En cas de saignement non extériorisé (Hémorragie interne): QE: 5 régions anatomiques peuvent contenir toutes la masse sanguine

    • Cul de sac pleural des deux côtés

    • Espace hépatorénal

    • Espace spleno-rénal

    • Espace sous-vésical (espace périnéal)

  • Pression artérielle : Si pas moyen de mesurer, des repères utiles extrahospitaliers basés sur le pouls.

    • Exemple : Évolution d’une détresse circulatoire d’origine hémorragique

Conclusion

  • Protéger : But : éviter l’aggravation de l’accident ou de la situation de détresse

    • Triangle de signalisation (50 m avant et après)

  • Alerter :

    • 15= Protection Civile et 141= SAMU

  • Secourir : assister le patient sans aggraver sa situation

    • Interroger + évacuer :

    • Le patient si conscient : ATCD, circonstances… Les témoins

Polytraumatisme

1. Définitions

1.1. Définition Classique
  • « 2 lésions ou plus dont une au moins menace le pronostic vital »

  • Pas d’intérêt en pratique : suppose que bilan lésionnel fait

1.2. Définition Pratique

QE: « Patient dont le pronostic vital ou fonctionnel est menacé par une lésion constatée ou supposée de par le mécanisme ou la violence »

  • Intérêt pratique :

    • Orientation du patient

    • Optimiser les moyens à engager

    • Prédire la mortalité

1.3. Évaluation de la gravité
  • Critères de Vittel : Un Seul critère = Traumatisme grave

2. Physiopathologie des détresses vitales du polytraumatisé

2.1. Détresse hémodynamique
  • Principale cause : choc hémorragique

  • Origine : a. Extériorisée:

    • Plaie vasculaire

    • Scalp
      b. Interne : Les plus fréquentes

    • Abdomen (Foie – Rate)

    • Rétropéritoine (Bassin)

    • Thoracique (Hémothorax)

    • Membres

2.2. Pertes sanguines
QE Organe Pertes
  • Fracture de côte 150

  • Fracture vertèbre 250

  • Fracture radius/cubitus 250

  • Fracture tibia/humérus: 500-1500

  • Fracture fémur 2500

  • Fracture bassin 5000

  • Épanchement pleural (Rx) 500-5000

  • Épanchement péritonéal (Echo) 500-5000

2.3. Autres causes
  • QE: Pneumothorax compressif => Détresse hémodynamique par compression des cavités cardiaques droites

  • Tamponnade

  • Contusion myocardique

  • Section médullaire haute

2.4. Détresse respiratoire
a. Causes extra-thoraciques
  • QE: Obstruction VAS :

    • Traumatisme crânio-facial

    • Troubles de conscience : Chute de la langue, Vomissements, Inhalation

b. Causes thoraciques
  • QE:

    • Fracture de la cage thoracique :

    • Côtes (volets)

    • Rachis

    • Sternum

    • Épanchements pleuraux sanguins : Pneumothorax, Hémothorax

    • Contusion pulmonaire

    • Hernie diaphragmatique

c. Facteurs aggravants
  • QE:

    • Embolie graisseuse

    • Remplissage massif – Transfusions massives

    • Dyskinésie diaphragmatique

2.5. Détresse neurologique
a. Traumatisme crânien
  • Lesions primaires :

    • Fractures du crâne – embarrures

    • Lésions axonales diffuses

    • Plaies crânio-cérébrales

  • Lesions secondaires cérébrales :

    • HTiC QE

    • Hématomes: HED – HSD – Parenchymateux

    • Contusions cérébrales

    • Œdème cérébral

    • Convulsions

b. Agressions Cérébrales Secondaires d’Origine Systémique
  • QE: ACSOS

  • 4 classiques :

    • Hypoxémie

    • HypoTA

    • Hypercapnie (hypoventilation)

    • Anémie (Hémorragie)

  • Autres :

    • Hypocapnie (Hyperventilation iatrogène)

    • Hyper/Hypoglycémie

    • Hyperthermie

    • Hyponatrémie (Remplissage)

c. Traumatisme médullaire
  • QE: Fractures-luxations du rachis :

    • Déficit neurologique en aval

    • Complet ou partiel

    • Déplacement secondaire !!!!

  • Retentissement selon niveau :

    • C4: Paralysie diaphragmatique

    • C7: Tetraplégie

    • T6: Bloc sympathique:

    • Bradycardie

    • Pas de baroréflexe

  • Tout Traumatisé comateux doit être considéré comme traumatisé du rachis cervical jusqu’à preuve du contraire

  • Intérêt de l’immobilisation sur les lieux de l’accident

2.6. Traumatisme des membres
  • Plaies – Fractures – Luxations

  • Risques:

    • Compressions vasculaires

    • Infection (Fractures ouvertes)

    • Déplacement secondaire

    • Embolie graisseuse

    • Pronostic fonctionnel

2.7. Conséquence de choc hémorragique post-traumatique
QE 6

3. Implications de Monitorage

  • FC >120 → 1/3 masse sg

  • Pouls radial → PAS < 80

  • Pouls fémoral

  • Pouls carotidien

  • PAS < 50

  • ↓ PA

  • Barorécepteurs

  • Stopper le saignement

  • Tachycardie

  • VC

  • Réabsorption Na+ H2O

  • ↓ Débit cardiaque

  • Volorécepteurs

  • Sympato-Excitation

  • Poursuite du saignement

  • Dépassement des mécanismes compensateurs

  • Sympato-inhibition

  • Bradycardie

  • Tension imprenable

  • ↓ Volume Télé systolique

  • Récepteurs intracardiaques

  • Bradycardie

3.1. Implications thérapeutiques
  • Hémostase temporaire:

    • Immobilisation des fractures

    • Garrot/Compression/Clampage

    • Suture de plaie du scalp

  • Hémostase Définitive:

    • Chirurgie/Embolisation

    • Contrôle de la PAM 65

    • Lutte contre la triade létale

    • Remplissage / transfusion accélérés

    • ↑ Noradré / Adrénaline

    • Collapsus extrême + Désamorçage

3.2. Facteur d'aggravation du choc hémorragique QE
  • La Triade léthale:

    • acidose, hypothermie, coagulopathie

  • Facteurs d'aggravation de l'hémorragie du traumatisé = la triade Létale

  • L'hypothermie :

    • Retarde l'activation plaquettaire et ↓L'activation des facteurs de coagulation

    • Réchauffer la victime

  • La coagulopathie :

  • composantes multiples

    • De déperdition : surtout en cas de saignement massif

    • De consommation : d'autant plus importante que les lésions sont multiples

    • De Dilution : liée à l'excès de remplissage par le sérum sans apport de sang

    • Inflammatoire : liée à la réponse inflammatoire systémique du traumatisé grave

    • Assurer l'Hémostase la plus rapide

    • Transfusion plaquettes, Plasma……

  • L'Acidose :

    • Par ↓Ta02: métabolisme anaérobie avec production d'acide lactique

    • Corriger le Ta02 : transfusion + Oxygénation …

    • Aggrave la coagulopathie

3.3. Douleur QE
  • Souvent négligée

  • Conséquences :

    • Effets délétères de la douleur :

    • Inconfort – Agitation – Absence de coopération

    • Circulatoires (Coronarien)

    • Respiratoires (Trauma thoracique)

    • Neurologiques (Trauma crânien: HTiC)

4. Principes généraux de prise en charge

4.1. Prise en charge initiale
1) Traumatisé grave: Actions en extra hospitalier QE
  • Protéger :

    • But : éviter l’aggravation de l’accident ou de la situation de détresse - Triangle de signalisation (50 m avant et après)

  • Alerter :

    • 15 = Protection Civile

  • Secourir :

    • Assister le patient sans aggraver sa situation :

    • Immobilisation Rachis + fracture (Attelles)

    • Sutures de plaie du scalp

    • Garrot hémostatique ou pansement compressif

  • Interroger + évacuer :

    • Le patient si conscient : ATCD , circonstances… Les témoins

2) Protéger immédiatement l’accès au lieu de l’accident QE
  • Baliser un accident en plaçant la signalisation : 150 - 200 m avant et après

  • Éviter les suraccidents :

    • Arrêter les moteurs qui tournent encore

    • Interdiction de fumer

    • Préparer un extincteur

3) Évaluation rapide QE
  • Mécanisme et violence de l'accident

  • ABCD : a. Airway : Liberté des voies aériennes b. Breathing:

    • Fréquence respiratoire

    • Ampliation thoracique – Symétrie

    • Auscultation
      c. Circulation:

    • Hémorragie extériorisée

    • Pâleur (conjonctives)

    • Pouls – TA
      d. Disability:

    • GCS rapide

    • Déficit - Pupilles

4) Installation initiale QE
  • Déshabiller

  • Immobilisation du Rachis cervical :

    • Respect de l’Axe tête-cou-tronc

    • Collier cervical

  • Transport du patient :

    • Dispositif permettant mobilisation en bloc

    • Matelas à dépression

    • Planche

4.2. Mise en condition
1) Monitorage :
  • Electrocardioscope

  • SpO2

  • PNI

  • Température

2) Équipement :
  • 2 voies veineuses de gros calibre

  • O2

  • ± Sondage gastrique

  • Sonde urinaire (après avoir éliminer lésion urétrale)

3) Prélèvements :
  • Hématocrite (µTtc si disponible)

  • Glycémie capillaire

  • Groupage sanguin

4) Voies aériennes : A QE
  • Libération des voies aériennes : Attention au Rachis cervical !!!

    • Immobilisation du rachis

    • Subluxation de la mâchoire

    • Ablation CE - Aspiration des sécrétions

5) Fonction respiratoire : B QE
  • O2: nasal (lunettes)- Masque

  • Intubation:

    • Détresse respiratoire

    • État de choc

    • Coma: GCS < 8 (Prudence)

    • Protocole estomac plein

    • Nécessité d’opérateur expérimenté

  • Exsufflation/drainage: de pneumothorax suffocant

6) Fonction circulatoire : C QE
  • Remplissage vasculaire:

    • Privilégier cristalloïdes

    • Limiter avant hémostase : Aggrave saignement :

    • Variations PA – Augmentation excessive

    • Coagulopathie (Dilution – Hypothermie)

    • Levée VC – Déplacement caillots

    • Objectif: PAM = 65 mmHg (90 si TC)

  • Drogues vasoactives:

    • Permet de limiter remplissage

    • Noradrénaline

    • Voie veineuse dédiée

    • Titrer selon objectif de PAM

7) Hémostase temporaire:
  • Immobilisation de membres fracturés

  • Garrot :

    • Formation nécessaire

    • Écrire: Nom médecin + Date et heure de pose

    • Ne pas dépasser 6h

  • Compression manuelle

  • Pansements compressifs

  • Pansements hémostatiques

  • Suture de plaie du scalp

4.3. Estimation des Pertes Sanguines
  • QE Organe Pertes

  • Fracture côte 150

  • Fracture Vertèbre 250

  • Fracture Radius/Cubitus 250

  • Fracture Tibia/Humérus 500-1500

  • Fracture Fémur 2500

  • Fracture Bassin 5000

  • Épanchement pleural (Rx) 500-5000

  • Épanchement péritonéal (Echo) 500-5000

  • => Estimation du saignement par les données du monitoring

  • Perte Sg (ml)

    • < 750 (15%)

    • 750-1500 (15-30%)

    • 1500-2000(30-40%)

    • >2000(>40%)

  • FC(bpm)

    • < 100

    • >120

    • >140

  • PAS

    • N

    • Dim.

4.4. Fonction neurologique : D
1) Intubation - Ventilation: (GCS < 8)
  • Protection des voies aériennes

  • Diminution de la consommation O2 cérébrale

2) Lutte contre les ACSOS:
  • Hypoxémie : O2 – Ventilation

  • HypoTA/HTA : Objectif de PAM = 90 mmHg

  • Hypo/Hypercapnie : Réglage respirateur

  • Anémie :

    • Hémostase temporaire

    • Transfusion

    • Hypo/Hyper glycémie : Glycémie capillaire

3) Immobilisation rachis:
  • Matelas à dépression

  • Collier cervical

4.5. Autres :
  • Lutte contre l’hypothermie:

    • Assécher – Nettoyer sang

    • Couverture de survie

  • Analgésie - Sédation:

  • Conscient:

    • Morphine IV selon EVA

    • Pas de sédation

  • Intubé-ventilé:

    • Retentissement hémodynamique !!

    • Perfusion continue:

    • Benzodiazépines (Midazolam)

    • Morphiniques d’anesthésie (Fentanyl – sufentanyl)

  • Antibioprophylaxie:

  • Amoxicilline protégée: 1 Bolus

5) Examens biologiques : QE
  • L’examen principal de première intention:

    • Groupage + Demande de sang (O- si urgence extrême)

  • Autres examens:

    • Hb :

    • Reflète:

      • Spoliation sanguine initiale

      • Importance du remplissage pré hospitalier

    • Pose indication de transfusion: But: 7g/dl (10 si TC)

    • Bilan de crase:

    • Reflète coagulopathie

    • Indique transfusion: PFC - Fibrinogène

    • GDS: Permet d’optimiser ventilation mécanique

5. Prise en charge aux urgences

5.1. Bilan lésionnel initial
  • En cas de saignement non extériorisé (Hémorragie interne):

    • 5 Régions anatomiques peuvent contenir chacune toute la masse sanguine

a. Morphologique:
  • 2 possibilités : examens urgents sur brancard :

    • Radio du Thorax face

    • Radio du Bassin face

    • Echographie FAST
      Ou

    • E –FAST + Radio du Bassin face

  • F.A.S.T : Pourquoi ? =>

    • LE BILAN RADIOLOGIQUE MINIMAL

    • Radiographie pulmonaire = épanchement (pneumothorax – hémothorax)

    • Échographie abdominale = épanchement intra ou rétro péritonéal (peut contenir toute la masse sanguine)

    • Radiographie bassin = fracture du bassin (peut saigner toute la masse sanguine)

    • Exploration de ces régions est systématique car elles peuvent contenir chacune toute la masse sanguine

  • Seuil de détection hémopéritoine : 400 à 500 ml

  • Se de 60 à 90 % Sp de 95 à 100 % RADIOGRAPHIES THORAX BASSIN Echo ABDOMINALE

5.2. L’Examen morphologique de référence
  • Scanner corps entiers + injection

  • Limite : difficile à réaliser si état hémodynamique instable

5.3. Bilan lésionnel
  • TDM : Place prépondérante :

    • Abdominale :

    • Complète renseignements écho sur organes pleins

    • Diagnostic HRP

    • Thoracique :

    • PNO(20% méconnus à la Rx standard

    • Hémothorax

    • Contusions

    • Médiastin

5.4. Prise en charge en réanimation
1) Principe de prise en charge
  • Optimiser Ta O2 :

    • Maintenir ventilation + guetter SDRA

    • Optimiser EHD : Remplissage – Amines – Transfusion

  • Traitement des troubles de l’hémostase

  • Équilibre thermique

  • Neuro : Éviter ACSOS – Monitorage multimodal QE:

  • Choix du soluté de remplissage:

    • NaCl isotonique en 1 ère intention pour tous (aucune contre-indication) : 30 cc/kg

2) Intérêt des vasopresseurs QE
  • La vasoconstriction rapide et immédiate induite par la noradrénaline corrige rapidement la pression artérielle, notamment la PAM

  • La vasoconstriction induite par la noradrénaline mobilise le sang situé dans le réservoir veineux hépato-splanchnique

  • Le sang mobilisé à partir du réservoir veineux hépato-splanchique contribue à la perfusion des organes nobles

  • La mobilisation de ce volume sanguin de réserve ainsi que la vasoconstriction ↑ l’efficacité du remplissage par le sérum salé

3) Objectif tensionnel en cas d’état de choc QE
4) Principe de Gestion du choc hémorragique post traumatique QE
5.5. Stratégie de transfusion massive: à déclencher en cas d’hémorragie non contrôlée QE
  • Ratio de transfusion des CGR/PFC/culots plaquettaires = 1/1/1

  • Acide tranexamique : à démarrer à l’admission: 1g IV sur 10 min puis 1g IVSE sur 8h

  • Fibrinogène : 2 à 4 g à donner précocement

  • Calcium : initialement 1g tous les 4 Culots globulaires puis adapter au dosage de la calcémie

  • Facteur 7 : si transfusion massive sur hémorragie incontrôlée 80 ui/kg à répéter 2 h plus tard

5.6. Principes du Damage contrôle ressuscitation QE
5.7. Autres traitements en Réanimation au-delà de la phase aiguë
  • Nutrition : Prévoir alimentaire précoce si possible

  • Prévention MTE: après contrôle de l’hémorragie

    • Bas de contention

    • HBPM si pas de CI

  • Possibilité de lésions oubliées ou à déclaration secondaire :

    • Yeux – ORL

    • Organes creux

    • Périnée

    • Articulations

    • Pour diminuer le risque de coagulopathie de dilution

  • Introduction précoce de Noradrénaline

5.8. Hypotension permissive

6. Traumatisme crânien grave

6.1. Hétérogénéité des patients cérébrolésés
6.2. Risque d’hypertension intracrânienne
  • Facteurs impliqués dans l’altération de la BHE :

    • Facteurs mécaniques

    • Apoptose endothéliale

    • Cytokines / Stress oxydant

    • Recrutement PNN

6.3. Définition
  • Le trauma crânien grave : TC avec GCS<8 après correction des fonctions vitales

6.4. Epidémiologie
  • Problème majeur de Santé Publique

  • À court terme: risque vital

  • À long terme: handicap

  • Touche surtout l’adulte jeune

  • Causes principales:

    • AVP : 50-60%

    • Chutes: 20-30%

6.5. Physiopathologie et conséquences du TCG QE
  • Ennemi n°1 = ischémie cérébrale

  • Objectif n°1 = lutter contre l’ischémie cérébrale

6.6. Particularité du DSC : QE
  • PPC = PAM – PIC

  • ↑ PIC ou HTIC = principale cause d’ischémie cérébrale

  • Altération de l’autorégulation chez le cérébrolésé et impact de l’hypovolémie

6.7. Physiopathologie de l’HTIC
  • PIC normale = 5 à 10 mmHg

  • HTIC = PIC > 10 mmHg (OU > 14 cmH2O)

6.8. Conséquences de l’HTIC
  • Engagements QE

  • Conséquence systémique du TCG QE

    • Cardio-vasculaire : - HTA (réflexe de Cushing pour augmenter PAM) ↓ FC

    • Pulmonaire : - OAP neurogénique - Non protection VAS (inhalation) => hypoxie

  • Vasculaire : Coagulopathie (libération FT)

  • Digestive : - ↓ Débit splanchnique – ↓ Péristaltisme - Ulcération de stress

  • Métabolique : Hypercatabolisme = dénutrition sévère

  • Immunodépression

6.9. Prise en charge à la phase aiguë : diagnostique et thérapeutique
6.9.1. Conduite à tenir pré hospitalier QE
  • Évaluation de la gravité du TC

  • Immobilisation du rachis cervical

  • Libération des VAS

    • Troubles de déglutition

    • Chute de langue

    • Trouble de la commande ventilatoire

    • Risque d’inhalation

  • GCS ≤ 8 => intubation et ventilation

  • Gestion de l’hémodynamique - Voie d’abord, perfusion, vasopresseur (PAM >85)

  • Intubation / Ventilation (estomac plein, rachis C)

  • Mise sous sédation continue

  • Suture plaie du scalp +++++

  • Prévenir et traiter les ACSOS

  • Orienter le patient vers un centre spécialisé

6.10. Mise en condition à l’admission aux urgences QE
  • Collier cervical systématique

  • Dextro systématique

  • Stabilisation des fonctions respiratoires et circulatoire

  • O2 pour SpO2 > 95%

  • 2 Voies veineuses périphériques : Sérum Salé (PAS de SG 5%)

  • Introduction précoce de vasopresseur si état de choc (BUT: PAM > 85 mmHG)

  • Recueil des informations de l’équipe pré hospitalière ou de la famille

  • Transfert sur brancard : Maintien axe tête-cou-tronc + Mettre collier cervical

  • Monitorage : TA, FC, SpO2, Dextro, température, GDS

  • si état de choc : Éliminer une indication opératoire immédiate : chirurgie d’hémostase prioritaire

  • Ré-évaluation de la gravité après stabilisation hémodynamique et respiratoire - Clinique: GCS, PUPILLE - Doppler trans-crânien: VD, IP - TDM cérébrale

6.11. Mesures thérapeutiques spécifiques à assurer dès l’admission : Lutte contre les ACSOS QE
  • Objectifs :

    • PAM à 90 mmHG ou adapté au DTC

    • Hb = 10 g/dl

    • Glycémie entre 1,40 et 1,8 g/l

    • Natrémie correcte

    • PCO2 à 35 mmHg

    • T° à 37°C

    • PaO2 à 90 mmHg avec SpO2 > 95%

6.12. Mesures thérapeutiques spécifiques à assurer dès l’admission : Lutte contre HTIC QE
  • Position de la tête à 30 °

  • Éviter la compression des jugulaires

  • Ventilation mécanique :

    • Principes : Normoxie – capnie à 35 mmHg – P crête basses

  • Monitorage : Pressions d’insufflation – GDS

  • Prévention stricte PNAVM (1ère cause de mortalité)

  • Sédation – Analgésie : Morphiniques+ BZD

  • Luttes contre les convulsions et l’hyperthermie

6.13. Évaluation clinique initiale
  • AGE : > 65 ans = facteur de gravité

  • Stigmates de convulsions

  • Otorrhée/otorragie - rhinorrhée/epistaxis

  • Reflexes du TC N’a de valeur que si le malade est stable

6.14. Bilan lésionnel
  • ECHO-FAST : Si instabilité HD

    • Rapide et non invasive

    • Explorer les 3P (plèvre, péricarde, péritoine)

    • Bloc pour hémostase

  • Tout TCG est un polytraumatisé jusqu’à preuve du contraire

  • TDM cérébral sans injection (sur malade stable) Chercher

  • Les indications neurochirurgicales formelles à la phase précoce du TC grave :

    • Évacuation d’un hématome extra-dural symptomatique quelle que soit sa localisation

    • Évacuation d'un hématome sous-dural aigu significatif (épaisseur supérieure à 5 mm avec déplacement de la ligne médiane supérieur à 5 mm)

    • Drainage d'une hydrocéphalie aiguë

    • Parage et la fermeture immédiate des embarrures ouvertes

  • Compléter le bilan lésionnel par :

    • Par scanner du rachis cervical Systématiquement

    • Par un Angioscanner des vaisseaux du cou à la recherche d’une dissection de la carotide si présence d’un des Critères de Memphis.

    • Par un Bodyscanner : Si association d’autres lésions ou Mécanisme violent

6.15. Indications de l’osmothérapie QE
  • DTC montrant profil résistif

    • Avant le bloc

    • Apparition d'anisocorie et/ou mydriase

    • HTIC aigue

7. Traumatisme vertébro-médullaire

7.1. Définition
  • Toute atteinte traumatique de l’armature vertébro-disco-ligamentaire compromettant l’intégrité de la moelle épinière et des racines rachidiennes.

  • Contenant et Contenu du Rachis

7.2. Epidémiologie
  • Incidence : 40 à 50/million d'habitants/an

  • 2500 nouveaux cas/an

  • AVP : 60-70%

  • Suicide, sports, accident travail : 40-30%

  • Méconnaissance des lésions rachidiennes +++

  • Preuve Radiologique

  • Niveau des lésions du rachis :

    • Étage cervical :

    • > 50 % des trauma rachis

    • 2,4 % de lésions médullaires

    • C5-C7 : 1/3 des lésions méd.

    • Étage dorsal : 20 - 30%

    • Charnière dorso-lombaire : 15 %

    • Étage lombo-sacré

  • Contextes lésionnels :

    • Traumatisme isolé du rachis : cervical = pronostic fonctionnel

    • Polytraumatisme : charnières dorso-lombaire / cervico-thoracique = pronostic vital

  • Bilan systématique dans le cadre du polytraumatisme :

    • 789 traumatismes fermés GCS < 10

    • 31 % de lésions osseuses

    • rachis (14 %)

    • bassin (10 %)

    • membres (15 %)

7.3. Physiopathologie
1) Lésions primaires
  • Commotion : atteinte histologique sans lésion macroscopique

  • Contusion : associant œdème et ecchymoses médullaires

  • Lacération ou attrition : lésion définitive

  • Compression médullaire : ischémie médullaire

2) Le choc spinal
  • Une affection temporaire qui survient suite à une lésion de la moelle épinière et se caractérise par une perte soudaine des fonctions motrices, sensitives et réflexes sous le niveau de la lésion

  • N’est pas causée par une lésion physique de la moelle épinière elle-même, mais plutôt par une perturbation de la communication entre le cerveau et la moelle épinière

7.4. Dysréfléxie autonome:
  • L’hypertonie vagale

    • Risque d’accidents vagaux, voire d’asystolie lors de manœuvres réflexogènes (intubation trachéale, aspiration bronchique)..

  • Lorsque l’activité du contingent sympathique cardiaque (C8 à T4) ne contrebalance plus l’activité du centre parasympathique supérieur

7.5. L’hyperréflexie sympathique
  • = Véritable orage végétatif

  • Hyperactivité sympathique en réponse à des stimuli sous-lésionnels chez les blessés médullaires ayant une lésion au-dessus de T6, que l’atteinte neurologique soit complète ou incomplète

  • 80% des cas les stimulations nociceptives sous-lésionnelles sont d’origine urinaire

7.6. Signes et symptômes de l’hyperréflexie sympathique chez les patients victimes d’une lésion médullaire

A retenir QE:

  • Tableau clinique hémodynamique d’une lésion médullaire Haute

  • Hypotension par vasoplègie sous lésionnelle: (vasodilatation sous lésionnelle)

  • Bradycardie

7.7. Lésions secondaires
  • Liées à l'extension de l'ischémie et des zones hémorragiques aux zones sous-lésionnelles

  • Cause : Cascade d'événements touchant moelle saine → autodestruction post-traumatique

  • Conséquences : Dysfonctionnement puis lyse et mort cellulaire par :

    • Perte autorégulation du DSM

    • Altération Métabolisme Énergétique

    • Altération pompes ioniques

    • Libération AA excitateurs (glutamates)

    • Radicaux libres en excès

7.8. Agressions secondaires d’origine systémique de la moelle : AMSOS QE
  • Hypotension

  • Hypercapnie

  • Hypocapnie

  • Hypo/Hyperglycémie

  • Hypoxémie

  • Hypo/Hyper natrémie

  • Hyperthermie

  • Anémie

7.9. Biomécanique
  • Traumatisme en hyperflexion

  • Traumatisme en hyperextension

  • Traumatisme en compression verticale

7.10. Lésions médullaires
  • Choc spinal

  • Compression-ischémie

  • Section complète

7.11. Conséquences de l’atteinte médullaire QE
  • Respiratoires

  • Cardio-vasculaires

  • Thermiques

  • Digestives

8. Prise en charge diagnostique et thérapeutique

8.1. Prise en charge préhospitalière : règles d’or QE
  • Maintien de l'axe tête-cou-tronc

  • Immobilisation du rachis (minerve, coquille)

  • Contrôle de l'état hémodynamique et respiratoire

  • Évaluations clinique et radiologique systématiques

  • Doit être considéré comme suspect de lésion rachidienne instable :

    • Tout patient

    • décrivant une douleur rachidienne

    • Un déficit sensitivo-moteur

    • Tout patient victime d’un traumatisme grave

    • Contexte (plongeon, AVP…)

    • Tout patient inconscient après un traumatisme

8.2. Bilan lésionnel clinique
  • Contexte fréquent de polytraumatisme

  • Examen neurologique détaillé (référence / évolutivité):

    • Motricité

    • réflexes

    • sensibilité superficielle et profonde

    • examen périnéal → score ASIA (American spinal injury association)

8.3. Évaluation initiale
  • 2 questions :

    1. Quel est le niveau lésionnel moteur et sensitif ?

    2. Les lésions sont-elles complètes ou incomplètes ?

8.4. Examen de référence
  • Score ASIA (american spinal injury association)

8.5. Atteinte médullaire
Examen neurologique
  • Simple et méthodique +++

  • Risque d’ignorer une lésion est faible mais non négligeable

  • Douleur constante et contraction musculaire sur foyer de fracture

  • Niveau lésionnel précisé par examen motricité, sensibilité, périné

  • Sensibilité sous-lésionnelle = lésion incomplète, meilleur pronostic

  • Évaluation rapide du patient = score ASIA (American Spinal Injury Association)

8.6. Diagnostic au scanner
  • Scanner :

  • Scène rapide

  • W. BioScan ou .opér : 0..0. (2-7)

  • TDM : Examen morphologique de référence

  • Clé pour corriger

9. Traumatisme thoracique

9.1. Définition
  • Traumatisme du contenant et /ou du contenu de la région thoracique

9.2. Particularités
  • 2ème cause de mortalité du traumatisé grave

  • Possibilité d’aggravation secondaire des épanchements et des contusions

  • Attention traumatisme basi-thoracique = l’abdomen n’est pas loin

  • La douleur est une cause d’aggravation majeure : Analgésie efficace urgente

9.3. Critères de gravité du Trauma Thoracique fermé QE
9.4. CAT immédiate devant un traumatisé thoracique en détresse respiratoire
  • Position demi-assise (hors fracture du rachis)

  • Libération des voies aériennes supérieures (évacuer les débris ou corps étrangers)

  • Canule de Guedel si inconscient

  • Apport d’oxygène si hypoxie

  • Exsufflation drainage si pneumothorax compressif

  • Intubation si le traumatisé ne protège pas ses VAS

9.5. Indications du drainage thoracique QE
  • Sans délai:

    • Pneumothorax complet

    • Tout épanchement responsable d’un retentissement respiratoire et/ou hémodynamique (hémothorax >500ml)

    • À discuter :

    • Pneumothorax bilatéral minime

    • Pneumothorax minime chez un malade nécessitant une ventilation invasive

    • Pneumothorax minime sans détresse respiratoire ni retentissement hémodynamique : surveillance

9.6. Reconnaitre un Pneumothorax compressif QE
  • Détresse respiratoire avec ou sans détresse hémodynamique (tamponnade gazeuse)

  • Turgescence jugulaire malgré le choc

  • Emphysème sous cutané (inconstant)

  • Asymétrie du thorax : bombement de l’hémi thorax concerné par le pneumothorax

  • Gravité extrême si pneumothorax compressif bilatéral

  • Exsufflation de sauvetage suivi d’un drainage

9.7. Indications de l’intubation et de la ventilation du traumatisé thoracique QE
  • Trouble de consciences

  • Troubles de la mécanique ventilatoire : respiration superficielle – respiration paradoxale

  • Existence de lésions associées (abdominale ou neurologique. +++)

  • Détresse respiratoire

  • Fréquence respiratoire > 25 cycle / min

  • Fréquence cardiaque > 100 / min

  • Pression artérielle systolique < 90 mmHg

  • Anomalies des échanges gazeux:

    • PaO2 < 60 mmHg

    • et/ou PaCO2 > 45 mmHg

    • et/ou pH < 7,20

  • Intubation ≥ 3 critères

9.8. Indications de thoracotomie en urgence QE
  • Hémothor