le mal
FLASHCARDS - LE MAL (RIMBAUD)
43 cartes pour Knowt
PARTIE I - LA DESCRIPTION ÉPOUVANTABLE DE LA GUERRE (V.1-6)
Q: « mitraille », « bataillons », « cent milliers d'hommes »
R: Vocabulaire du combat - Plonge le lecteur sur le champ de bataille
Q: « les crachats »
R: Métaphore - Désigne les balles, terme péjoratif = mépris de Rimbaud pour la guerre = sonnet engagé
Q: « tout le jour »
R: CCT (Complément Circonstanciel de Temps) - Guerre interminable
Q: « rouges » / « bleu »
R: Antithèse - Oppose sang et mort au ciel apaisé
Q: « rouges », « bleu », « écarlates », « verts »
R: CL (Champ Lexical) des couleurs - Crée un tableau pictural de la guerre
Q: « Sifflent », « croulent »
R: Présent de narration - Rend la scène vivante = hypotypose
Q: « Qu'écarlates ou verts »
R: Conjonction de coordination - Soldats = groupe informe, pas d'individualisation
Q: « Qu'écarlates ou verts / près du Roi qui les raille »
R: Opposition des hémistiches - Soldats invisibilisés ≠ Roi mis en valeur (majuscule) qui se moque d'eux = figure du diable
Q: « Roi qui les raille »
R: Allitération en [r] - Sonorité dure = violence de la guerre
Q: « mitraille » / « raille »
R: Rime parodique - Ni héroïsme, ni solidarité = parodie de l'épopée
Q: « bleu » / « feu »
R: Rime antithétique - Associe la guerre à l'Enfer, le roi (Napoléon III) au diable
Q: « une folie épouvantable broie »
R: Allégorie - Folie = orgueil des dirigeants, « épouvantable » = monstre, « broie » = violence
Q: « cent milliers d'hommes » / « un tas fumant »
R: Opposition pluriel/singulier - Vivants = pluriel / Morts = singulier informe
Q: « un tas fumant »
R: Réification - La guerre enlève l'humanité aux soldats, réduits à des cadavres
Q: Anaphore « Tandis que » (v.1, 3, 5)
R: Anaphore - Simultanéité + opposition. Fait passer la guerre pour un thème secondaire et crée l'attente du thème principal
PARTIE II - L'INVOCATION À UNE NATURE DÉIFIÉE (V.7-8)
Q: « Pauvres morts ! »
R: Adjectif subjectif + exclamation - Registre pathétique = suscite la pitié
Q: « ta », « toi »
R: 2ème personne du singulier - Proximité entre le poète et la Nature
Q: « Nature ! »
R: Apostrophe - Personnification
Q: « dans l'été, dans l'herbe, dans ta joie »
R: Énumération - Nature = éléments positifs (été, vie, bonheur)
Q: « ô toi qui fis ces hommes saintement ! »
R: Ô lyrique + exclamation - Plainte et déception face à la création détruite
Q: « fait » v.6 / « fis » v.8
R: Répétition - « fait » = destruction / « fis » = création. La guerre détruit ce que la nature a créé
Q: « saintement »
R: Adverbe - La nature crée saintement, pas la religion = indice d'immoralité religieuse (mot le plus long parmi monosyllabes = mis en valeur)
Q: Partie encadrée par des tirets (v.7-8)
R: Tirets - Prise de parole du poète + maintient l'attente
PARTIE III - DÉNONCER LA CUPIDITÉ DES INSTITUTIONS RELIGIEUSES (V.9-14)
Q: « Il est un Dieu »
R: Article indéfini - Distance entre le poète et Dieu, ne correspond pas à nos attentes
Q: « qui rit »
R: Syllepse - Rire = associé au Diable (écho à « raille » v.3) = image inquiétante de Dieu (posture de spectateur indifférent)
Q: « nappes damassées », « encens », « grands calices d'or »
R: CL du luxe - Dénonce les richesses scandaleuses de l'Église
Q: « bercement », « s'endort »
R: Vocabulaire du sommeil - Dieu = passivité, indifférence en temps de paix
Q: « d'or » / « s'endort »
R: Rime signifiante - Résume les deux reproches : richesse + indifférence
Q: « s'endort » / « se réveille »
R: Antithèse - Paix = indifférence / Guerre = attention
Q: « ramassées », « angoisse », « pleurant », « noir », « mouchoir »
R: CL du chagrin - Registre pathétique : mères craignant pour leurs fils ou les ayant perdus (écho à la mère Nature)
Q: « mères, ramassées / dans l'angoisse, et pleurant »
R: Allitération en [r] - Rappelle l'allitération du 1er quatrain = circularité. Cruauté du champ de bataille liée à la douleur des mères
Q: « sous » / « sou »
R: Homophone - Abattement des mères + cupidité de l'Église qui profite financièrement de la guerre
Q: Exclamation finale (v.14)
R: Exclamation - Révolte contre l'Église qui exploite le désespoir des plus faibles pour s'enrichir
ÉLÉMENTS À APPRENDRE PAR CŒUR
Q: Introduction complète
R: « Le Mal » est un sonnet extrait des Cahiers de Douai, composé par Rimbaud en 1870 à seize ans, dans le contexte de la guerre franco-prussienne. Ce sonnet renouvelle les schémas de rimes des tercets avec EFF EGG au lieu du traditionnel GGE FFE.
Q: Problématique
R: Comment Rimbaud dénonce-t-il la guerre et la complicité des institutions religieuses ?
Q: Plan en 3 parties
R: La description épouvantable de la guerre (v.1-6), puis l'invocation à une nature déifiée (v.7-8), enfin la dénonciation de la cupidité religieuse (v.9-14)
Q: Conclusion complète
R: Rimbaud dénonce dans ce sonnet les horreurs de la guerre et la complicité des institutions religieuses. Par l'anaphore « Tandis que », il oppose le massacre des soldats à l'indifférence puis à la cupidité de l'Église. Ce poème engagé témoigne de la précocité du génie rimbaldien.
Q: Ouverture
R: On peut rapprocher ce texte du « Dormeur du val », également des Cahiers de Douai, où Rimbaud dénonce la guerre à travers le portrait d'un jeune soldat mort.
Q: Schéma de rimes des tercets
R: EFF EGG au lieu du traditionnel GGE FFE
Q: Remarque épopée
R: L'épopée met en valeur l'héroïsme et individualise les soldats. Ici, c'est l'inverse = parodie
Q: Remarque critique religieuse
R: Rimbaud ne critique pas Dieu mais les institutions qui détournent sa parole
Q: Mères = mère Nature
R: Les mères font écho à la mère Nature (partie II) : toutes deux voient leurs créations détruites