TH3 - déf importantes
Thème 3 : Histoire et mémoires
Définitions :
Lois mémorielles : Lois par lesquelles l’État établit un point de vue officiel sur certains événement historiques et son importance dans la mémoire nationale.
Devoirs de mémoires : Désigne l'obligation morale, pour un groupe ou un individu, de se souvenir d’événements du passé afin d’en tirer des leçons pour le présent.
Ex : Au nom du passé, la France a adopté plusieurs lois dites mémorielles, ces lois, tentent de répondre à une demande de reconnaissance de la part d’associations de victimes ou de leurs descendants (génocide arméniens, traite d’esclave, rapatriées d’Afrique du Nord).
Histoire officielle : L'écriture de l’histoire sous l’impulsion d’1 État qui exerce une censure sur la recherche historique et privilégie une version de l’histoire susceptible de lui fournir une légitimité.
Crime contre l’humanité : Ensemble des crimes touchant aux droits fondamentaux de l’humain.
Génocide : Cas particulier de crime contre l’humanité. Il suppose la destruction physique, intentionnelle, systématique et programmée d’1 groupe ou d’1 partie d’1 groupe en raison de ses origines ethniques ou religieuses.
Crime d’agression : Crime ayant préparé, accompli ou promu un conflit armé visant à déstabiliser un État souverain.
Militarisme : Idéologie qui accorde à l’armée un grand rôle et un grand prestige même en temps de paix. Il favorise l’essor du nationalisme.
Culture de guerre : Expression forgée par des historiens pour désigner l’imaginaire et les pratique des pop. aussi bien au front qu’à l’arrière, en situation de guerre.
FLN : Front de Libération Nationale, groupe indépendantiste qui est en guerre contre l’armée français.
Harkis : Auxiliaire algériens recruté par l’armée français.
Rapatriés : Appelés du contingent : soldats non professionnels qui font leur service militaire.
Négationnisme : Négat° de l’existence de chambres à gaz et du génocide des juifs par ceux qui prétendent « réviser » l’histoire et se qualifient eux-mêmes de « révisionnistes ».
Justes : Titre attribué par Jérusalem aux personnes non-juives ayant sauvé des juifs de l'extermination nazie (+ de 4000 en France à ce jour).
Lieu de mémoire : Élément matériel (monument, lieu de bataille…) ou immatériel (œuvre littéraire, institut°…) à partir duquel un groupe (national, religieux…) s’identifie à un passé commun (souvent fondateur/traumatique) et cherche à en perpétuer le souvenir.
Repentance : Acte par lequel une institution reconnaît officiellement une faute commise dans le passé.
Droit international humanitaire : Ensemble de règles qui cherchent à limiter les effets des conflits armés en protégeant les civils et les personnes qui ne prennent plus part au conflit (prisonniers, blessés).
Justice pénale internationale : Juridiction chargées de la répression des infraction° au droit international humanitaire et au droit pénal international (crime contre l’humanité, génocide…). Elle dispose d’une compétence extraterritoriale.
Amnistie : Acte législatif qui efface le caractère punissabledes faits auxquels il s’applique.
Compétence universelle : Compétence en droit qui permet à un État de poursuivre et juger, devant ses tribunaux des personnes de nationalités étrangère pour des crimes internationaux commis sur un territoire étranger.
Imprescriptibilité : en droit, cela suppose que la poursuite d’un crime n’a aucune condition de temps ou de lieu (imprescriptible = qui ne peut être prescrit ni supprimé.)
Introduction → Histoire et mémoire, histoire et justice
La différence entre histoire et mémoire
→ L’histoire est une science humaine, qui se consacre à l’étude du passé + passé lui-même + récit produit par l’historien en imposant une distance critique par rapport à ceux-ci. Elle a pour volonté de comprendre, de mettre en récit problématisé, de transformer en pensée ce qui est ordinairement de l’ordre du vécu affectif et émotionnel. Elle est ainsi fondée sur les connaissances, le respect de la rigueur, la distinct° des plans et s’appuie sur la confrontat° de sources de provenances diverses. Elle n’est pas figée, c’est une science en évolut° avec la découverte de nouveaux documents. L’histoire s’inscrit donc dans une démarche scientifique et cherche à être objective en se plaçant à distance critique du sujet.
→ La mémoire est une abolit° de la distance entre le passé et le présent. C’est l’ensemble des souvenirs, vécus, construits ou transmis des individus ou des groupes, d’un événement historique, la mémoire et donc toujours collective. Elle mobilise l’émot° par des récits, des témoignages ou des commémorat°. Parfois déformée, elle est en évolut° permanente avec des périodes de latences et de revitalisations. Les mémoires sont alors déterminées par des groupes humains qui les conçoivent et les valorisent, elles sont donc subjectives et entrent parfois en concurrence et répondent souvent aux exigences de justice envers certains groupes de victimes.
Les not° de crime contre l’humanité e de génocide, le contexte de leur élaborat°
« Une population n’existe qu’au travers les fondement d’1 société » selon Raphael Lemkin.
Le procès de Nuremberg (45-46)
Le procès de Tokyo (46-48)
Ce sont des tribunaux internationaux Mais miliaire ≠ ONU
→ Seuls les vaincus ont été jugés
Il n’y a pas eu de not° de génocide, elle apparait 3 ans après, et est défini par l’ONU.
Toutefois un nouveau chef d’inculpat° est créer : le crime de guerre
Tous ne sont pas concernés mais certains accusés Oui.
Autres crimes : crime de guerre, crime de paix, crime de complot.
Ce procès est considéré comme l’acte de naissance d’1 justice pénale / d’1 jurédict° internationale.
Axe 1 : Histoire et mémoire des conflits
Histoire et mémoires de la Grande guerre
1e partie : Les enjeux politique de l’histoire et des mémoires de la Grande Guerre
28 juillet/3 août 1914 – 11 novembre 1918
Juin 1919 = Allemagne est déclarée responsable de la 1GM par les traités de Versailles. Par la suite, les points de vue vont évoluer, on considérera selon les périodes, qu’on ne peut pas parler pour l’Allemagne d’1 « responsabilité unilatérale », mais plutôt collective. Et selon d’autres périodes, les opinions seront plutôt dirigées vers une totale responsabilité du Reich et sera mis en cause le militarisme allemand.
De plus, nous pouvons nous questionner sur les liens entre la 1ère et la 2ème GM, c’est pourquoi faire porter la responsabilité sur l’Allemagne, c’est mettre en évidence la permanence du militarisme des années 1900 aux années 1940.
La mémoire de la 1ère GM pèse encore aujourd’hui sur la diplomatie, et la reconnaissance du génocide arméniens conditionne ainsi les relat° diplomatique entre les pays le reconnaisse et ce qui continue de le nier (turquie)
(Mémoire de la guerre permet de rappeler les vertus de la paix : France = 11/11/2018 = Forum mondial de la paix = affirme les principes de la paix mondiales ainsi que celui du multilatéralisme et l’importance des coopérat° internationales).
2e partie : Le travail des historiens sur la Grande Guerre
L’histoire culturelle a permis de renouveler les approches. Pendant longtemps, l’histoire n’était prise en compte que pour des questions diplomatiques, militaires ou éco. Désormais, les violences de guerres, les condit° de vie des soldats et des relat° entre le front et l’arrière ont fait l’objet de travaux. La not° de « culture de guerre » est définie pour comprendre la manière dont les populat° ont tenu durant les années de conflit.
La 1ère GM demeure un champ très actif de débats, avec énormément de controverse, qui questionne notamment sur la méthodologie des historiens. ex : pour la culture de guerre, on lui reproche sa globalité. Elle postule que l’historien peut avoir accès aux consciences des individus et ne prend pas en compte que les comportements peuvent être socialement conditionnés.
3e partie : Une mémoire réveillée par le centenaire, vers une optique de réconcilat° et de patrimonialisat°
Lors des commémorat° du centenaire de la 1ère GM, la France a eu pour objectif de rendre visible l’histoire et les mémoires ce celle-ci. Ces commémorat° tentent d’embrasser l’ensemble des dimensions de la guerre et elle s’étend sur l’ensemble des territoires touchés. Le centenaire a aussi permis de mieux percevoir le caractère mondial de cette guerre (Canada, Nouvelles-Zélandais, Inde, Amérique latine…). Et la place des colonies a été réaffirmées.
Histoire et mémoires des conflits de décolonisat°
Intro : La guerre l’Algérie (1954-1962)
En 1830, la France débarque en Algérie et le déclare « territoire français ». Avec le Second empire, Napoléon cherche à développer une véritable colonie de peuplement, l’Algérie est alors représentée comme le prolongement outre-mer de la métropole.
Vision française : « l’Algérie, c’est la France », de nombreux français vont venir s’installer là-bas, La France va célébrer ses réalisat° : médecines, infrastructures de transports, villes modernes… Et bien que basée sur des faits réels, ils sont très exagérés par une vision propagandiste.
Approche Historique : Algérie = terre coloniale dont 9 habitants sur 10 sont « musulmans » mais considérés comme non citoyens par les français = déséquilibre + inégalité. Pour les musulmans = sentiment d’appartenance à la France, surtout en ville. Le nationalisme est donc tardif mais apparaît à la suite de la 1ère GM bien qu’il reste divisé car la société est fragmentée entre modernité et tradition.
Toutefois, l’absence de projet colonial, la dépendance des Français d’Algérie, le refus d’accepter une autonomie du pays, les incertitudes du sentiment national algérien ont conduit à faire éclater un conflit colonial marqué par des affrontements civils complexes.
La Guerre : Lutte pour l’indépendance de l’Algérie = Décolonisat° du Tiers-monde.
Guerre triple :
Guerre entre l’armée française et le FLN
Guerre civile entre algériens = le FLN s’oppose aux nationalistes modérés, l’armée française accélère alors le recrutement des Harkis.
Guerre entre français de métropole et d’Algérie = partisans de l’Algérie française contre les anticolonialistes.
L'opinion publique français se sent concernée par le conflit car le contingent est de + en + nombreux + impact éco lourd en métropole. La guerre de propagande est massive dans les 2 camps.
1958-1960 = la radicalisat° du conflit provoque la chute de la IV République. Appelé pour régler le problème algérien, de Gaulle veut surtout restaurer l’autorité de l’État en France. Avec une nouvelle constitut°, c’est le début de la V république.
La guerre en Algérie empêchant l’accomplissement de son plan, et propose donc un référendum d’autodéterminat° à toutes les populat° d’Algérie 🡪 mène vers l’indépendance.
1960 = France au bord d’1 guerre civile ; Avril 1961 = Tentative de coup d’État par des généraux à Alger. De Gaulle entame des négotiat° directes avec le FLN. 18 Mars 1962 = signature des accords d’Évian entre la France et l’Algérie. Après l’oganisat° d’1 référendums, l’Algérie proclament son indépendances 🡪 Début d’exode massif des pop « pieds-noirs » craignant pour leur vie.
1e partie : Une histoire et des mémoires liées au point de vue des métropoles
Pendant plus d’1 siècle, les métropoles ont fondé leur prestige sur leurs possessions coloniales. Lors des décolonisat°, il est donc difficile pour les gouvernements + opinions publiquesd’accepter un recul qui est souvent vu comme un déclin. De plus, les décolonisat° = souvent accompagnées de violences (pas forcément guerre mais forte répression). Pour la France, l’indépendance de l’Algérie reste la perte la plus difficile dû au fort sentiment d'appartenance locale. En 1962, l’immense majorité d’entre eux sont forcées de quitter le territoire, ce qui est vécu comme une expatriat° forcée.
L’histoire des décolonisat° a commencé à s’écrire rapidement bien qu’on remarque souvent une absence de mémoire officielle. C’est dans les années 1980-1990 que l’on commence à observer un réveil de la mémoire (1991 : des fils de Harkis se révolte pour souligner la dureté de leurs condit° de vie + obtenir une reconnaissances de l’histoire). Et nombreux sont les historiens qui abordent cette quest° de la mémoire. Ils travaillent sur des points sensibles (justice dans la guerre, torture), mais leur travail n’est pas toujours pris en compte et les lois mémorielles peuvent aussi provoquer de vifs débats dans la société.
2e partie : Histoire et mémoires du point de vue des ex-colonies
Dans les anciennes colonies, l'accès à l'indépendance est objet de fierté. Les guerres qui y conduisent sont vécues comme des guerres de libérat°. Cette décolonisat° est alors présentée comme un soulèvement populaire unanime (en Algérie, le mythe du peuple uni face aux français efface les divisions internes au mvt national). L’État diffuse alors une mémoire qui héroïse les grands hommes, issus le + souvent des élites locales.
De plus, l’histoire des colonisés a longtemps été difficile à écrire, dû au manque d’archives écrites.
3e partie : Vers une histoire et des mémoires communes et apaisées des décolonisat°
En France, les mémoires sont encore douloureuses et certains groupes isolés peinent à faire reconnaître historiquement le traumatisme de leur histoire (harkis rapatriés = déracinement). La mémoire des violences coloniales = très vive ce qui confronte les pays européens à des demandes de réparat° pour les crimes commis. L’écriture d’une histoire commune reste elle aussi difficile (tabous, manques d’archives…) bien que depuis quelques années, les historiens tentent de poser les bases d’1 dialogue. Mais cette écriture n’est possible qu’à condition que le travail des historiens soit indépendant des pressions des États et des groupes mémoriels, que ce soit dans les anciennes colonies ou en métropoles.
SYNTHÈSE FINALE ⇒
A) Les mémoires sources de rancœur
-Certains conflits s'appuient sur les mémoires de guerres + ou - anciennes qui ont laissé des traces dans les sociétés.
-Les mémoires peuvent entrer en concurrence car la mémoire des protagonistes est ≠, et car + peuvent ê instrumentalisées pour mobiliser les opinions publiques contre un camp présenté comme un adversaire (à l'extérieur ou à l'intérieur).
B) Des mémoires qui peuvent rapprocher
-Certaines mémoires communes = facteur de paix car les souffrances communes endurées permettent d'effacer les haines dans une même approche
-Certaines mémoires des conflits = facteurs d'unité nationale (France 1945 : mythe du résistancialisme), État indépendant (Algérie 1962)
C) Le rôle de l'Histoire face aux mémoires
-Rôle difficile, car l'historien n'a pas toujours accès à toutes les sources et doit rester objectif. Il met parfois à jour des éléments qui posent problème aux ≠ mémoires + attise rancœurs de pop /d'institutions.
-Mais aussi, une pacification en mettant les éléments à distance et en les replaçant dans leur contexte, ce qui permet d'avoir une vision mémorielle parfois + sereine. Il faut souvent une période assez longue pour que l'Histoire puisse dépasser des mémoires faussées ou trop partielles et cela est + facile à faire dans une démocratie libérale.
Mais Histoire et mémoires ne sont pas forcément opposées ; certaines mémoires sont à l'initiative de recherches historiques. De même, il est légitime pour un État / institution / groupe de commémorer un événement en se plaçant sur un terrain différent : ce qui pose problème à l'historien c'est la falsification de l'histoire ou son instrumentalisation à des fins de tensions.
Axe 2 → Histoire, mémoire et justice
LE GENOCIDE DES TUTSIS :
Indépendance du Rwanda = 1962, la majorité Hutu prend alors le pouvoir. Le génocide des Tutsis au Rwanda = 1994
🡪 La France a une part de responsabilité dans ce génocide
3 mois = + de 800 000 morts 🡺 Massacre ethnique
Alors qu’un gouv. extrémiste prend la tête du pv au Rwanda à la suite de l’assassinat du président (avec la France soupçonné d’être impliqué dans ce meurtre) 🡪 La France continu d’envoyer des armes au pays, qui les utilisent alors pour assassiner la communauté Tutsie + aide de la pop, majoritairement Hutu (+ de 75% de la pop).
🡪 Génocide soigneusement planifié par le gouv. extrémiste Hutu dans un contexte de lutte armé pour le pv + haine forgée par une idéologie raciste.
L’invention d’une justice pénale internationale
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’idée d’une justice internationale s’est progressivement institutionnalisée. Pour la première fois, avec les procès de Nuremberg (1945-1946) et Tokyo (1946-1948), les responsables de crimes de masse sont traduits devant un tribunal international.
+ L’on définit juridiquement de nouvelles catégories de crimes : crime contre l’humanité + génocide = poursuit l’objectif de lutter contre les violences de masse et atteintes aux droits humains + agris comme moyen de prevent°.
La fin de la guerre froide représente une avancée décisive pour la justice pénale internationale. L’act° essentielle est impulsée par l’ONU avec la créat° de 2 tribunaux pénaux internationaux pour la Yougoslavie et le Rwanda : le TPIY (1993) et le TPIR (1994). Le recours à une solut° pénale est décidé en réact° aux atrocités commises + à l’impuissance de la communauté internationale à contenir les conflits qui ravageaient l’ex-Yougoslavie et le génocide perpétré contre les Tutsis au Rwanda. L’engagement est pris de mettre fin à l’impunité des criminels de masse, les juger et les sanctionner.
La justice et les transit° politiques au niveau international
L’idée d’avoir recours à la justice pour sortir de conflits et de dictatures s'est imposée sur la scène internationale. Le droit et la justice sont envisagés comme des éléments pacificateurs qui s'inscrivent dans une longue généalogie du droit de la guerre et le rêve d’1 paix perpétuelle. Nombreuses sont les conventions qui se sont efforcées de réglementer + limiter les effets de la guerre en élaborant progressivement un droit international humanitaire.
À partir des années 1970-1980, des pays optent pour une justice transitionnelle afin d’accompagner le rétablissement de la paix + démocratie. Ces mesures constituent toutefois des solutions extra-judiciaires. La reconstruction de ces pays est envisagée au prix de compromis entre anciens ennemis en accompagnement – ou substitution – de poursuites pénales. Cette justice transitionnelle, encouragée par l’ONU, débouche sur de nombreuses amnisties. Au Rwanda, l’idée d’une amnistie est au contraire écartée. Pour les autorités, la sortie du génocide doit se faire par la justice. La création en 2001 des juridictions gacaca permet de rendre compte à l’échelle locale des spécificités du génocide et de l’ampleur de la participation aux tueries.
Aider les sociétés à se reconstruire
Parce qu’elle offre une reconnaissance aux victimes, la justice est présentée comme un outil de réconciliation. Paroles + témoignages des victimes = au cœur des audiences publiques devant les commissions de vérité. Les commissions de vérité ont plutôt privilégié cette optique de réconciliat° aux condamnat°. Par les enquêtes menées et les jugements prononcés, les TPI contribuent à reconnaître les faits et les violences subies. Le récit de vérité qui s’énonce devient un préalable pour refonder des nations déchirées. À ce titre, la justice participe au travail de deuil et de mémoire ainsi qu’à l’integrat° des mémoires douloureuses dans une histoire partagés.
Le bilan de la justice pénale internationale reste cependant mitigé et discuté. Les TPIsont critiqués pour la modestie de leurs résultats ou dénoncés pour manque d’impartialité, accusé souvent d'être une « justice des vainqueurs ». De plus, leurs act° restent limitées en raison des difficultés à procéder à des arrestat° dans les États qui ne les reconnaissent pas. Quant à la Cour pénale internationale (CPI) = juridiction permanente créée sous l'impulsion de l’ONU en 2002 qui vient se substituer aux jurédict° nationale quand celles-ci sont défaillantes. Son action reste limitée et non reconnue par plusieurs grands pays, ex : les Etats-Unis. Mais au-delà de leurs limites, ces juridictions et expériences judiciaires ont contribué à enraciner l’idée d’une justice internationale, et avec elle l’utopie de pouvoir, un jour, endiguer les crimes de masse.
Axe conclusif → Histoire et mémoire du génocide des Juifs et des Tsiganes
Intro) Le contexte des génocides
Fin janvier 1933 → monté au pv d’Hitler ; Mars = dictature
Il mène une politique raciale (1933-39) contre les juifs + tsigane dans le but de les faire partir du pays.
+ Apparition des 1ers camps de concentrat° sur les territoires allemands :
Juifs = opposants politique pour Hitler
Tsigane = asociaux
1e septembre 1939 = invasion de la Pologne = le monde rentre en guerre
Une fois les pays contrôlés = radicalisat° raciale
Processus génocidaire 1941
Plan Barbarossa → URSS + Yougoslavie
= massacre de masse des juifs + tsigane
Décision du génocide = d’octobre 1941 mais il y a déjà eu des génocides mais de manière décentralisé (par balle ou petite chambre à gaz), où l’on s’adapte sur place selon certaine modalité.
Fin 1941 = 1e centre de mise à mort en Pologne
1942 = Solut° finale de la quest° juives : Tts les hauts dirigeants se retrouvent pour une conférence technique afin de discuter de l’organisat° et de la planificat° industrielle de l’exterminat° des juifs + tsigane.
Ex : rafle de Vel d’Hiv 16/17 1942 en France.
+ Discuté de la logistique (transfert, réseaux routiers…)
+ Centre de mise à mort : Auschwitz-Birkenau…
Chambre à gaz opérationnelle mi 42 et d’extruct° en 1944 pour faire disparaître les preuves.
BILAN HUMAIN :
5,7 millions de juif mort (≈ 63% de la pop juif d’Europe)
240 000 de tsigane (≈ 34% de la pop)
800 000 morts dans des ghetto
Des génocides entre mémoire et oubli, de la guerre aux années 1960
1e partie : la découverte des génocides
La découverte des horreurs des camps nazis se fait avec la fin de la guerre et le retour des déportés. L’opinion publique de l’après-guerre en est alors bouleversée. Les déportés raciaux ne sont toutefois pas distingués des déportés politiques et le sort des Tsiganes pendant la guerre, quant à lui, rencontre une profonde indifférence.
+ Les survivant et les historiens ont très tôt cherché à réunir preuves et témoignages sur le génocide des juifs mais ne rencontre qu’un faible écho = souhait d’oublié un peu l’horreur qui s’est produit.
+ la commémorat° de la 2ème GM glorifie avant tout les actions des combattant et des résistants. Les juifs eux-mêmes préfèrent s’identifier aux combattants (la révolte du ghetto de Varsovie 1943) plutôt qu’au victimes de la déportat°.
2e partie : une lente prise de conscience du génocide des Juifs + un génocide des Tsigane encore incompris
Dès les années 1950, la littérature et le cinémacontribuent à diffuser le souvenir de l’exterminat° des juifs (ex : le journal d’Anne Franck, Nuit et Brouillard = 1e docu sur l’univers concentrationnaire nazi) + Apparit° de lieux de mémoire consacrés à la Shoah (ex : monument aux morts).
La République Fédérale d’Allemagne entame dès les années 50 un processus de réparat° envers les victimes juives, elle verse ainsi des indemnités à la diaspora juive et à l’État d’Israël mais refuse d’accorder des réparat° aux Tsiganes sous prétexte qu’ils auraient été persécutés comme « asociaux » et non au titre de lois raciales.
+ De nombreux criminels nazis échappent à la justice, ils partent pour la plupart en Amérique du Sud et en Afrique.
3e partie : le réveil de la mémoire juive dans les années 1960
Procès Eichmann 1961 à Jérusalem = marque un tournant dans l’affirmat° d’1 mémoire spécifiquement juive de la 2e GM, le procès est construit autour de la déposit° de nombreux témoins. Les témoins deviennent alors les principaux porteurs de la mémoire. Les procès des criminels nazis ont désormais une dimension pédagogique auprès des nouvelles générat°.
+ audiences retranscrites par les télévisions du monde entier.
Fin des années 60, la mémoire de la Shoah devient constitutive de l’identité juive au sein de la diaspora + transmissions des souvenirs = priorité des organisat° juive.
Les nouvelles générat°, font évoluer le regard des sociétés sur leur histoire, en France, le mythe d’1 nat° majoritairement résistante s’effondre et les français s’interrogent davantage sur le régime de Vichy et la collaborat°.
Vers un devoir de mémoire universel depuis les années 1970
1e partie : Une mémoire de la 2e GM centrée sur les génocides
Depuis les années 70, la commémoration des victimes de la Shoah prend le pas sur celle des combattants et des résistants de la 2ème GM. Ex : 27 janvier = journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, date de la libérat° l’Auschwitz, camp lui-même devenu un au lieu du « tourisme mémoriel ». La mémoire de la Shoah s'est ainsi mondialisée.
Les Tsiganes ont éprouvé plus de difficultés à obtenir la reconnaissance de leur génocide et certain historien continu de le contester.
+ Les ouvrages qui leur sont consacrés restent encore peu nombreux.
2e partie : De la reconnaissance à la volonté d’une repentance
Les gouvernants français ont longtemps refusé de reconnaître la responsabilité de l’État français dans la déportation° des juifs considérants quela République n'était pas responsable des actes du Régime de Vichy.
Au fil du temps, des actes de repentance symbolique ont été adressés aux victimesde la Shoah et les associat° juives se sont mobilisées pour que soient jugés les criminels nazis et leurs complices. Les procès pour crimes contre l’Humanité en France ont permis d’établir la complicité d’1 partie de l’administrat° française dans la déportat°.
3e partie : Transmettre la mémoire du génocide des Juifs et des Tsiganes
La Shoah et sa mémoire sont devenues des objets d’histoire à part entière. De nos jours, plus d’une centaine d’institut° se consacrent à l’étude de la Shoah rien qu’aux USA. Les chercheurs et enseignants disposent à présent d’innombrables témoignages publiés ou enregistrés et les survivants eux-mêmes ont été de plus en plus sollicités pour intervenir dans les écoles.
Le devoir de mémoire c’est ainsi imposé conte l’antisémitisme et le négationnisme. L’enseignement de la Shoah participe alors à l'éducation à la citoyenneté.
+ la mémoire de la Shoah offre un modèle à toutes les victimes en quête de réparat° historique (ex : les arméniens = reconnaissance officielle du génocide de 1915 obtenu par les autorités française).
→ Depuis les années 2000, des travaux historiques concernant le génocide des Tsiganes ont commencé à se développer + des associat° se créer pour rappeler la mémoire de ce génocide dans ≠ pays d’Europe+ des œuvres commencent à aborder la quest° de leur génocide.