alimentation du nourrisson et du jeune enfant

Introduction

  • Les besoins nutritionnels du nouveau-né, du nourrisson et de l’enfant en bas âge avant 3 ans ont été largement étudiés depuis 30 ans.

  • L'immaturité du système digestif fait que tous les aliments ne conviennent pas à l'alimentation des jeunes enfants.

  • La formation du goût commence tôt, il est donc crucial de prendre de bonnes habitudes alimentaires dès les premières années pour éviter une alimentation déséquilibrée.

I. Particularités physiologiques du nourrisson

  • Absence de mastication

    • Repas doivent être liquides.

  • Faible capacité gastrique

    • Nécessité de petits repas fréquents.

  • Immaturité de la barrière digestive

    • Risques d'infections et sensibilisation aux protéines étrangères dans les premiers mois.

  • Immaturité des enzymes intestinales et pancréatiques.

  • Rythme veille-sommeil immature

    • Nécessité de repas nocturnes.

II. Besoins nutritionnels du nourrisson sain

  • Objectifs de l'alimentation

  • Maintenir un état de santé normal.

  • Assurer une croissance optimale.

  • Couvrir les besoins de maintenance, d'activité physique et de croissance.

1. Apports nutritionnels minimum et recommandés

  • Apport minimal :

    • Quantité la plus faible d'un nutriment pour maintenir un bon état physiologique.

  • Apport recommandé :

    • Quantité suffisante pour maintenir la santé de 97,5 % de la population.

2. Besoins énergétiques

  • L'apport doit équilibrer la dépense énergétique.

  • Les dépenses énergétiques se répartissent entre:

    • Métabolisme de base.

    • Activité physique.

    • Pertes thermiques, digestives et cutanées.

    • Croissance.

3. Apports énergétiques

  • Sour ces d'énergie :

    • Glucides et lipides.

  • Ratio énergétique optimal pour pédiatrie :

    • 320 à 400 mg d'azote pour 100 Kcal.

  • Unités :

    • Kilocalorie (1 Kcal = 4.18 Joules).

4. Apport qualitatif

  • Protéines : 10-15 %

  • Glucides : 50-55 %

  • Lipides : 30-35 %

  • Apports conseillés pour la première année :

    • 0-2 mois : 136 Kcal/kg/j.

    • 3-4 mois : 106 Kcal/kg/j.

    • 5-12 mois : 100 Kcal/kg/j.

5. Besoins en protéines

  • L'apport protéique doit inclure tous les acides aminés essentiels (AAE).

  • Protéines d'origine animale à privilégier en raison de leur valeur biologique.

  • Utilisation protéique nette (UPN) :

    • UPN de 100 % pour l'œuf, 90 % pour le lait maternel.

6. Besoins en lipides

  • Apports quantitatifs : 3-4 g/kg/j.

  • Acides gras essentiels à inclure :

    • Acide Linoléique (AL) et Acide α-Linolénique (AAL).

  • Apport recommandé : 10-12 g/kg/j au minimum.

7. Besoins en glucides

  • Correspondre aux pertes obligatoires et aux besoins de croissance.

8. Besoins hydriques

  • Apport hydrique :

    • 0-1 mois : 125-150 ml/kg/24h.

    • 1-3 mois : 150 ml/kg/24h.

    • 4-6 mois : 140 ml/kg/24h.

    • 7-12 mois : 130-120 ml/kg/24h.

9. Besoins en sels minéraux

  • Calcium :

    • Apports recommandés de 400 mg/j pour les 6 premiers mois.

  • Phosphore :

    • Indispensable pour la minéralisation et la construction du squelette.

  • Magnesium :

    • Apport de 50 à 100 mg/j.

10. Besoins en vitamines

  • Vitamines nécessaires :

    • Vit K : 15-30 pg/24h.

    • Vit D : 400-600 UI/j.

    • Vit A : 1300 UI/j (excessif).

11. Besoins en oligo-éléments

  • Fer :

    • 50-100 pg/kg.

  • Zinc : 100 pg/kg.

  • Iode : 5 pg/kg (indispensable à la synthèse hormonale).

III. L’allaitement maternel

  • Définitions :

    • Allaitement maternel exclusif : le nourrisson reçoit uniquement le lait maternel.

    • Sevrage : cessation totale de l'allaitement au sein.

1. Physiologie de la lactation

  • Régulée par des facteurs hypophysaires (prolactine).

  • L'oxytocine est impliquée dans l’éjection du lait lors de la succion.

2. Composition du lait maternel

  • Optimale pour les besoins du nourrisson et ajustée à son age.

  • Favorise les bonnes bactéries intestinales.

3. Avantages de l’allaitement maternel

  • Protection contre les infections, favorise une croissance optimale, réduction risque d'allergies.

  • Renforce le lien précocement entre la mère et son enfant.

IV. L’allaitement artificiel

  • Noté pour ses différences importantes par rapport au lait maternel, notamment en composition nutritive (trop riche en protéines, pauvre en immunoglobulines).

V. Diversification

  • Introduction progressive des aliments solides à partir de 4 à 6 mois.

  • Recommandations de l’ESPGHAN :

    • Diversification ne doit pas commencer avant 4 mois et ne pas se prolonger au-delà de 6 mois.

1. Recommendations sur l'introduction

  • Varier les textures et introduire un aliment à la fois.

  • Commencer par les légumes et fruits cuits.

2. Éducation nutritionnelle

  • Importance de créer des habitudes alimentaires saines dès le début, évitant excès de sucres et graisses saturées.

3. Besoins masticatoires

  • Encourager les enfants à mastiquer, éviter présentation de repas mixés uniquement.

Conclusion

  • L'allaitement maternel est le standard pour les jeunes nourrissons en raison de ses nombreux bénéfices nutritionnels.

  • Un régime diversifié est essentiel pour prévenir les maladies nutritionnelles à l'avenir.