(22-23)_MargotB_Personnalité_synthèse
Historique
- La personnalité est un concept central en psychologie et dans la vie quotidienne.
- Elle est utilisée pour décrire les autres, souvent de manière automatique et spontanée, mais peut être revue.
- L'importance accordée à certains aspects de la personnalité varie en fonction des valeurs personnelles de l'individu.
- Pour les psychologues, la personnalité correspond à une théorie permettant de prédire des comportements.
- La personnalité peut changer en fonction de la situation, mais l'identité la dépasse.
- Elle influence déjà l'enfance.
- Le besoin de décrire la personnalité permet :
- Cohérence et consistance dans la représentation des autres et de soi-même.
- Identification d'une force intérieure qui pousse à agir.
- Prédiction des comportements d'autrui pour anticiper les réactions.
- Distinction et catégorisation des personnalités pour utiliser ces connaissances en fonction des intérêts et envies.
- Possibilité de faire évoluer la personnalité, mais sans forcer un trait absent.
- Sélection de personnes dans l'environnement en fonction de leurs caractéristiques pour différentes situations.
Ethnologie (Origine du Mot Personnalité)
- Personare = retentir, résonner.
- Persona = masque de théâtre utilisé pour exprimer différentes émotions et attitudes, palliant les carences d'expression et permettant aux acteurs de jouer différents rôles sans adapter leurs expressions faciales réelles. Il y avait 12 sortes de masques, et les philosophes percevaient la personnalité comme stable.
Antiquité
- La personnalité était perçue comme ce que nous paraissons sans l'être, un rôle joué pour se distinguer des autres (aptitudes sociales).
Actuellement
- La personnalité est perçue comme la manière habituelle dont une personne se comporte, pense et ressent des émotions, influencée par le contexte et la volonté.
- D'après la science, 5 dimensions résument la personnalité.
Définition et Terminologie
- La personnalité est un des concepts les moins bien définis en psychologie.
- Les auteurs donnent leur propre définition, mais la plupart reprennent les mêmes idées : consistance, causalité interne et distinctivité.
Quelques Définitions
- Allport : L'organisation dynamique, au sein de l'individu, de systèmes psychophysiques qui déterminent son comportement caractéristique et ses pensées.
- La personnalité est une entité unique qui traduit la façon dont une personne pense, réfléchit, agit et se comporte dans différentes situations. Elle est une organisation dynamique constituée de nombreuses pièces qui interagissent entre elles et avec l'environnement. Cette définition insiste sur les bases biologiques de la personnalité.
- Eysenck : L'organisation plus ou moins ferme et durable du caractère, du tempérament, de l'intelligence et du physique d'une personne ; cette organisation détermine son adaptation unique au milieu.
- Le physique renvoie ici aux bases biologiques de la personnalité. Sa définition insiste sur le caractère durable et sur le fait que chaque individu est unique en fonction de sa propre organisation.
- Cattell : Ce qui permet une prédiction de ce que va faire une personne dans une situation donnée.
- Il était intéressé par le fait de pouvoir prévoir comment une personne va se comporter.
Concepts Clés (Carver et Scheier)
I. La personnalité n'est pas une juxtaposition de pièces, c'est une organisation.
II. Elle ne se trouve pas simplement là, elle est active : c'est un processus dynamique à l'intérieur de l'individu.
III. La personnalité est un concept psychologique dont les bases sont physiologiques.
IV. Elle est une force interne qui détermine comment les individus vont se comporter.
V. La personnalité est constituée par des patterns de réponses récurrents et consistants.
VI. Elle se reflète dans plusieurs directions : comportements, pensées et sentiments.
Le Tempérament
- La personnalité n'est pas égale au tempérament.
- Les tempéraments ont une base biologique et représentent la dimension affective et émotionnelle de la personnalité. Ils apparaissent tôt dans la vie et continuent à exercer un rôle à l'âge adulte.
- Les tempéraments sont des manifestations précoces de certains traits de personnalité dont l'origine est génétique. Même s'ils ont une base héréditaire, ils peuvent être modifiés par l'expérience.
Antiquité
Galien associe 4 tempéraments à 4 humeurs corporelles et à 4 éléments :
Flegmatique – lymphe – eau : calme, rationnel, posé
Mélancolique – bile noire – terre : triste, introverti, artistique
Sanguin – sang – air : joyeux, optimiste, bon-vivant
Colérique – bile jaune – feu – ambitieux, actif, énergique
Les associations sont simplistes et reflètent les connaissances de l'époque, mais on peut trouver des prolongements actuels dans un modèle psychobiologique et de la personnalité.
Modèle biosocial de la personnalité de Cloninger comprend trois tempéraments de base en étroite relation avec les systèmes de neurotransmission:
- Recherche de nouveauté -> inhibition du comportement, anxiété, sérotonine (avec le système dopaminergique).
- Évitement du danger -> activation du comportement, exploration, dopamine (avec le système sérotoninergique).
- Dépendance de récompense -> noradrénaline (avec le système de noradrénergique).
Analyse Factorielle
Digman : 18 questionnaires dont sont ressortis 4 facteurs principaux : l'impulsivité, la sociabilité, la peur et la colère.
Buss et Plomin : Les tempéraments peuvent se résumer en trois domaines différents :
L'émotionnalité (tendance à adopter des réactions physiologiques en situation émotionnelle).
L'activité (faire beaucoup de choses tout en se sentant énergique, voit le temps passer vite).
La sociabilité (préférer la compagnie à la solitude).
Ces 3 tempéraments (dispositions naturelles ont une base génétique). Ils ont créé un questionnaire pour appréhender ces 3 tempéraments : EAS temperament survey
Le Caractère
- A longtemps été synonyme de personnalité.
- Est souvent utilisé négativement (mauvais caractère, caractère de cochon) mais peut aussi être positif (caractère négatif) mais quoi qu’il arrive est toujours un jugement moral.
- C’est pour cela qu’on utilise le terme « trait » de Allport et non plus le terme caractère
- Le journal scientifique « Character personality » change son nom en « journal of personality » parce que le mot « caractère » avait des connotations et ne correspondait plus au mot « personnalité »
- Le modèle de Cloninger intègre 3 caractères (= dans ce modèle : dimensions de la personnalité déterminées par l’apprentissage social et l’apprentissage cognitif et ils ne sont donc pas influencés par des facteurs héréditaires) : autodétermination, coopération et transcendance -> influencés par l’apprentissage sociocognitif
Trait de Personnalité et Type de Personnalité
Il est classique de distinguer trait et type de personnalité
Trait de personnalité = caractéristique durable, sous dimension (facettes) de la personnalité, la disposition à se conduire d’une manière particulière dans des situations diverses
- Le trait remplace la notion de caractère.
- Quelques exemples de traits habituels : impulsivité, générosité, sensibilité, timidité, honnêteté
- Les traits vont d’un extrême à l’autre (représenté sur un continuum). On trouve alors aux deux extrémités de la droite des qualificatifs opposés et les individus se situent sur un point de la droite → sont bipolaires (représentées sur un continuum avec 2 pôles extrêmes) mais pas dichotomiques/binaires (pas totalement opposées) car nuancés (on n’est pas soit extraverti soit introverti, on se situe sur un certain score de l’échelle) et il y en a 30. La plupart des individus sont localisés vers le milieu de la droite et peu d’individus occupent les positions extrêmes
Type de personnalité = l’assemblage de différents traits, c’est un qualificatif plus global qui englobe différents qualificatifs plus spécifiques (ex : l’extraversion comprend la chaleur, la grégarité, l’activité, l’assertivité, la recherche de sensation et les émotions positives)
- Les individus n’ont pas des types de personnalité distincts
- → « les mythes de la personnalité » : livre qui démonte ou nuance 28 mythes grand-public (ex : les individus ont des types de personnalité distincts, les traits de personnalité́ne présentent pas une grande constance tout au long de la vie, les facteurs situationnels l'emportent sur la personnalité́lorsqu'il s'agit de prédire le comportement, les évènements traumatiques de la vie remodèlent considérablement la personnalité́) toutes ces croyances sont fausses !
- → Test MBT-I : attribue un des 16 types de personnalité́ , basé sur des questions auxquelles les sujets répondent eux-mêmes mais beaucoup de biais (on attribue que des traits positifs et extrêmes alors que la plupart des individus sont dans la moyenne) donc non fiables (d’ailleurs, les sujets passant plusieurs fois le test ont des résultats diff alors que la personnalité est +/- stable, s’explique par des scores-limites trop binaires, on passe facilement d’un côté ou de l’autre)
- Les individus n’ont pas des types de personnalité distincts
→ Le neuroticisme (= instabilité émotionnelle) englobe anxiété, timidité, dépression, vulnérabilité, impulsivité et colère. C’est un prédicteur négatif puissant de la vie d’un individu.
Le Nombre de Dimension de la Personnalité
- Les psychologues de la personnalité ne s’accordent pas sur le nombre de dimensions qui caractérisent la personnalité (pas de consensus)
- Eysenck : 4 manières de montrer que les 5 facteurs ne sont pas fondamentaux
- Costa et McCrae : 4 manières de montrer que les 5 facteurs sont fondamentaux
- Différentes classifications :
- Eysenck : 3 (extraversion vs introversion, neuroticisme vs stabilité émotionnelle, psychoticisme vs force du moi)
- Tellegen : 3 (émotion positive, émotion négative et contrainte
- Cattell : 16
- Guilford et Zimmerman : 14
- Zuckerman : 3, 5, 7
- Cloninger : 7 (recherche de nouveauté, évitement du danger, dépendance à la récompense, persistance, auto-détermination, coopération et transcendance
- Big Five (depuis une dizaine d’années, différents auteurs ont montré que 5 dimensions principales sont suffisantes pour appréhender l’ensemble des traits de la personnalité) : Extraversion, Neuroticisme, Agréabilité, Consciencieusité et Ouverture (c’est ce modèle qui est dominant)
- L’analyse factorielle explique les différences de nombre de dimension. Les dimensions entre les auteurs ne sont pas opposées mais simplement vues et appelées différemment et avec de petites diversités et différents regroupements en catégories.
Stabilité de la Personnalité
- Postulat majeur : les traits de personnalité sont stables (Même si la personnalité peut se modifier au cours de la vie d’un individu, elle est considérée comme relativement stable)
- Les individus ont besoin de stabilité pour se définir
- Les individus ont besoin de cohérence dans leur manière de se comporter pour construire leur identité
- Les psychologues ont besoin de faire des prédictions dans les domaines professionnel et clinique (travail, santé, …), prédictions qui n’auraient aucun sens si les traits de personnalité n’étaient pas stables. Pour que les prédictions soient bonnes, les mesures de personnalité doivent l’être aussi
- La Méta-analyse de Rober et DelVecchio, sur 152 études, a montré que plus l’âge augmente, plus la personnalité, même si elle est relativement stable à tous les âges
- 2 manières d’étudier la stabilité dans le temps :
- Mean-level stability/change vs Rank-order stavility (test-retest) -> prendre 2 personnes et mesurer leur personnalité et refaire la même chose avec les mêmes personnes quelques années plus tard et voir si la différence entre les deux personnes reste la même et donc si la personnalité est stable : un trait peut être stable en moyenne tout en présentant une plus faible stabilité intra-individuelle
- Études transversales vs longitudinales : comparer des personnes d’âges différents dans une étude transversale : est-ce l’effet de l’âge ou des effets générationnels
- Pattern normatif = certains traits changent à un certain âge mais ce n’est pas pour autant que ça change chez tout le monde, on peut sortir de la norme, c’est juste une moyenne, ça ne concerne pas tt le monde.
- Les traits de personnalité sont-ils réellement stables ?
- L’étude de Mischel en 1968 a montré de faible corrélation entre les situations ().
- Ainsi, de nombreuses données suggèrent que les traits de personnalité sont relativement stables (c’est la position des traits) mais, certaines données montrent clairement que la personnalité peut varier en fonction des situations (c’est la positions situationniste)
- Les facteurs situationnels ne l’emportent pas sur la personnalité lorsqu’il s’agit de prédire le comportement
- Les modèles de la personnalité basés sur les traits sont souvent considérés de manière erronée comme étant des représentations statistiques, non développementales de la personnalité. Or, ils doivent être considérés comme des constructs développementaux : l’individu peut modifier sa personnalité pour s’adapter à son environnement. La personnalité peut changer suite à des évènements de la vie, l’âge, la psychopathologie, des interventions spécifiques, … -> la personnalité change avec l’âge, mais garde une certaine stabilité, sauf suite à des évènements stressants de grande ampleur (études difficiles à réaliser).
- Les évènements traumatiques de la vie ne remodèlent pas considérablement la personnalité
- Les tempérament des enfants en bas âge sont étroitement corrélés avec les comportements à l’âge adulte (ex : un enfant colérique à l’école maternelle aura de fortes chances de rester colériques à l’âge adulte ou un enfant consciencieux en bas âge le restera à l’âge adulte)
- La personnalité se stabilise vers 30 ans (mais pas totalement) -> la personnalité n’est pas complètement stable après 30 ans. Il y a des fluctuations légères entre 20 et 30 ans. Chez des adolescents de 17 à 20 ans, les notes d’extraversion et de neuroticisme sont plus élevée et les notes d’agréabilité et de consciencieusité sont plus faibles que chez des sujets adultes de plus de 30 ans. Plus grande maturité à 30 ans.
- Des études transversales et longitudinales sur le Big Five ont montré qu’avec l’âge, la consciencieusité et l’agréabilité augmentent et l’extraversion, le neuroticisme et l’ouverture diminuent.
- En plus de ces modèles normatifs, il existe également des différences individuelles importantes qui entraînent des changements non normatifs de ces traits
- La stabilité de rang classique (=sur base de patterns normatifs, comparer l’individu à la population pour vérifier la stabilité du classement dans le temps) versus la stabilité ipsative ou de profil (sur bases de patterns individuels, comparer l’individu à lui-même pour vérifier ma stabilité de ses caractéristiques perso dans le temps) permet de suivre la stabilité intra-individuelle des configuration des traits
- On remarque une bonne stabilité dans les moyennes et qu’une plus grande maturité amène à moins de changement de la personnalité au cours du temps
- Important d’aller au-delà̀de la corrélation P de Pearson qui ne promet pas une fiabilité test- retest ni une reproductibilité́des résultats car est influencé par la taille de l’effectif (identifie une différence significative de +0,05 si l’effectif de l’échantillon est grand et il y a rejet de H0 alors que pas s’il est petit, donc les résultats ne sont pas généralisables.
- → se calcule via l’écart-type σ ou S (position du sujet/groupe par rapport à la moyenne)
- Utilisé le coefficient D de cohen pour relativiser les résultats car il prend en compte l’ampleur, la taille de la différence entre 2 groupes. Plus l’ampleur est importante plus on va juger que ce que l’on regarde est important. Est tjrs compris entre 0 et 2 et ne peut pas être négatif. Et permet de nuancer les conclusions de certaines études
- La taille de l’effet est importante et on n’en parle pas tjrs
- Qd on a une moyenne ça cache bcp de choses car certaines personnes diminuent, d’autres augmentent et certaines qui ne bougent pas. Certains qui ont un très gros changement font vite changer la moyenne et on pourrait croire que c’est beaucoup de monde alors qu’en fait c’est juste quelques personnes qui la font vraiment changer et la tirent vers le haut ou le bas
- ð Le bain de forêt soigne et aide des personnes mais pas tout le monde
- L’âge subjectif >< à l’âge chronologique
- Indicateur assez intéressant pris en compte depuis quelques années car on vit de plus en plus vieux.
- Indicateur alternatif de l’âge : âge psychologique ou social
- = L’impression que l’on à un âge/ se sentir plus jeunes ou plus vieux que son âge chronologique
- Cette variable joue un rôle important dans la vie
- Se sentir plus jeune que son âge
- Moins de maladie physique : style de vie qui entraine des cmprt plus propices à la santé
- Bien-être plus élevé
- Meilleure perception de la santé : on se sent en meilleure santé vu qu’on s’attribue des caracéristiques plus jeunes donc on fait des choses d’un âge plus jeune
- Meilleure état physique et cognitif
- Se sentir plus vieux que son âge
- Facteur de risque de mortalité
- Des études transversales ont montré que les personnes extraverties et ouvertes se sentent de plus en plus jeunes à mesures qu’elles vieillissent
- Des études longitudinales ont montré que les traits varient en fonction de l’âge subjectif
- Perception subjective du changement
- Certains ont l’impression de changer et d’autres pas. La personnalité peut changer avec des évènements de la vie par exemple. Mais ce changement est très subjectif
- Ce qui est rapporté est plus important de ce qui est prédit, on va à chaque fois estimer que l’on va moins changer dans le futur que ce que l’on a changé dans le passé car ça donne une certaine cohérence par rapport à ce que l’on est mnt.
- Si on se dit « de toute façon je vais changer dans 5 ans donc je n’aimerais plus ce que je fais mnt et donc ça n’a pas d’importance » -> exemple du tatouage et du mariage. Les choix que l’on fait mnt ne sont pas immuables.
- ð On change constamment, tout au long de notre vie
Buts de la Psycho de la Personnalité
- Construire une théorie qui permet de décrire, d’expliquer et de prédire le comportement
- Se distingue des théories de sens commun par son caractère systématique et critique
- Les phénomènes qui sont étudiés sont décrits en termes de concepts ou de variables définies de manière opérationnelle, càd en indiquant les conditions d’observation ou les règles de procédure qui ont conduit au concept ou à la variable utilisée
- La personnalité peut être abordée de manières très diverses
- Décrire :
- Description des différences individuelles par des méthodes objectives grâce à 2 manières différentes :
- Une approche lexicale/taxonomique (= utilisent un ensemble de termes que nous utilisons pour nous décrire et décrire les autres, des termes issus du vocabulaire de tous les jours)
- Une approche hypothético-déductive (création d’une hypothèse comme base théorique puis vérification par des données empiriques)
- Il faut délimiter les différentes dimensions de la personnalité et ensuite situer les individus sur ces dimensions = un des grands objectifs de la psychologie différentielle, discipline qui englobe la personnalité
- Description des différences individuelles par des méthodes objectives grâce à 2 manières différentes :
- Expliquer :
- La cause/le pourquoi trouvé à ces différences entres individus qui dépend de la position théorique du psychologue (modèles/courants favorisés)
- Comment peut-on expliquer qu’une personne soit plutôt introvertie et qu’une autre soit extravertie
- Prédire :
- Certains indices permettent une approximation relative voire très solide de la personnalité et états mentaux de l’individu. Cela requière des outils de mesure valides et une expertise rigoureuse qui ne sous-estime pas l’impact des résultats sur le futur patient et sa vision de lui-même
- Capital pour certains psychologues et secondaire pour d’autres
- Modifier :
- Programme changement volontaire de personnalité
- Pas détaillée ici car la psychologie de la personnalité étudie la personnalité normale et doit être distinguée de la psychologie clinique qui étudie plus particulièrement les troubles de la personnalité
Exemples de Prédictions
- Le smartphone comme indice de personnalité
- Via l’utilisation que l’individu fait de son téléphone, peut-on déterminer se personnalité et inversement créer certains GSM aux outils mieux adaptés à certaines personnes. Cette études à conclu qu’en moyenne
- ð Un anxieux (neuroticisme) voyage peu autour de son domicile
- ð Un extraverti envoie bcp de msg
- ð Un ouvert d’esprit répond lentement aux msgs
- ð Un consciencieux (rigide) a une routine/régularité dans ses heures d’appel
- ð Un agréable a un réseau de contact riche et fréquent
- Via l’utilisation que l’individu fait de son téléphone, peut-on déterminer se personnalité et inversement créer certains GSM aux outils mieux adaptés à certaines personnes. Cette études à conclu qu’en moyenne
- La personnalité comme prédiction du futur
- Contrairement à la croyance générale selon laquelle nous avons un destin indépendant de notre volonté́ , les mesures de la personnalité permettent de prédire des aspects importants de la vie et suffisamment bien pour être utiles. Ex : stabilité du couple, réussite pro, consommation de drogues/alcools, violence, santé, mortalité, richesse, satisfaction quant au mariage et au job, ..
- La consciencieusité (organisation, ponctualité) prédit de bonnes performances académiques
- Le bien-être subjectif requiert d’être satisfait de sa vie, de vivre bcp d’émotions positives et peu de négatives, des contacts sociaux positifs, un sentiment d’autonomie/compétence, un dvlpt personnel, ..
- Contrairement à la croyance générale selon laquelle nous avons un destin indépendant de notre volonté́ , les mesures de la personnalité permettent de prédire des aspects importants de la vie et suffisamment bien pour être utiles. Ex : stabilité du couple, réussite pro, consommation de drogues/alcools, violence, santé, mortalité, richesse, satisfaction quant au mariage et au job, ..
- Méta-analyses = résumé global de l’ensemble des conclusions d’études traitant un sujet spécifique.
- Problème de réplicabilité = difficulté des chercheurs indépendants à reproduire des expériences préexistantes.
- En général, la première étude publiée sur un sujet montre que ça fonctionne, qu’il y a confirmation de l’hypothèse (ce qui est logique car sinon ne serait pas publié) mais les effets démontrés sont également souvent très forts/importants, ce qui est étonnant car lorsqu’on tente de les reproduire, ils sont beaucoup - importants voire inexistants. Cela peut s’expliquer par de nombreux facteurs (biais de confirmation de l’auteur, mauvaise description de la procédure expérimentale, pression à publier, ..)
- Biais de publication = Ce qui est publié dans les revues scientifiques n’est pas le reflet de la réalité. Les études qui n’ont pas abouti ne sont pas publiées et la majorité des études publiées ne sont pas reproduites, représentent des articles isolés. Ex : après des années de recherche, on trouve 1 un traitement contre une maladie qui est automatiquement dévoilé au grand public, mais on ne montre pas les essais des nombreux autres chercheurs qui ont échoué, alors que ça pourrait aider la science à ne pas faire les mêmes essais-erreurs ainsi qu’à rendre les articles d’informations plus objectifs, moins tape-à-l’œil.
Études sur l’Adaptation Comportementale
Les mouvements EMDR - Shapiro
- Cette psy a identifié que naturellement, nous produisions des mouvements oculaires rapides de droite à gauche pour empêcher les souvenirs traumatiques et pensées intrusives de resurgir, elle en a ensuite créé une thérapie toujours utilisée actuellement.
La psycho positive - Seligman
- Alors qu’il grondait sa fille pour une banalité et qu'elle lui a demandé pourquoi il se fâchait malgré d’autres efforts qu’elle faisait, ce psy s’est rendu compte qu’on avait trop tendance à être dans des schémas de pensées négatifs, qu’il fallait absolument contrer. Il créa ainsi un nouveau type de psycho contre le négatif, très populaire actuellement.
Tendance à la stabilité
- Fin des années 70, certaines études ont conclu qu’on finit toujours par s’adapter, qu’on tend à la normalité. Cependant, on considère désormais cette théorie invalide
Habitudes de vie
- La meilleure manière de comprendre un individu serait d’après certains psy de le suivre dans son quotidien, certaines habitudes seraient une mesure indirecte de la personnalité. Ex : qqn qui apprécie les plats épicés, sans qu’il y soit simplement habitué par sa culture, a une personnalité en recherche de sensation.
Images/stimulations subliminales
- On diffuse parfois des images de canettes de Redbull pendant 20 millisecondes, parfois des images de canettes modifiées « Erdubll » que l’inconscient des individus a tout juste le temps de capter. On leur demande ensuite quelle est leur envie de consommer du Redbull. On identifie chez les personnes dont la personnalité est forte en recherche de sensation une énorme augmentation de leur envie, elles ont une grande réceptibilité subliminale. Par contre, il n’y a pas de changement chez les gens faibles en recherche de sensation ni chez ceux qui ont déjà consommé énormément de Redbull ni chez ceux qui n’aiment pas cette boisson (le flash doit parler à l’individu qui doit en avoir l’habitude ou l’apprécier à la base). On conclut que leur cpt a été influencé par leur cognition implicite, elle- même influencée par une induction de pensée dans leur esprit.
Induction de pensées
- Des individus ont trié des mots par ordre alphabétique à connotation soit neutre soit sémantiquement liée à la vieillesse, ils se levaient ensuite de leur chaise et on a mesuré leur vitesse de déplacement jusqu’à la porte. Le groupe ayant trié les mots vieux était plus lent que le groupe des mots lambdas. On leur a induit le stéréotype du vieux.
Impact d’une formation aux compétences émotionnelles sur la personnalité
- Un groupe d’individus a suivi une formation de développement de leur intelligence émotionnelle (mieux repérer, gérer et exprimer les émotions, être plus extraverti) et elle a été grandement améliorée sur du long-terme (de moins en moins touchés par le neuroticisme encore 6 mois après), donc la personnalité peut changer sur base d’interventions ! Cette thérapie les a rendu plus attentifs au positif.
- → bien entendu, un groupe contrôle sans formation a également été analysé, aucune modification sur leur neuroticisme n’a été identifiée, ils sont restés stables sans s’améliorer.
- Un groupe d’individus a suivi une formation de développement de leur intelligence émotionnelle (mieux repérer, gérer et exprimer les émotions, être plus extraverti) et elle a été grandement améliorée sur du long-terme (de moins en moins touchés par le neuroticisme encore 6 mois après), donc la personnalité peut changer sur base d’interventions ! Cette thérapie les a rendu plus attentifs au positif.
Qu’est-ce Qu’une Théorie ?
Ce qui distingue la psycho de la personnalité de la psycho de l’homme de la rue, c’est bien cette construction et cette élaboration d’une théorie de la personnalité, théorie qui en principe est basée sur l’observation fine des comportements et différents états psychologiques.
Une théorie = ensemble de principes et de règles associés à des phénomènes divers, permettant de les expliquer et de prédire de nouvelles informations.
Démarches nécessaires et essentielles pour construire une théorie
- Observation : peut prendre différentes formes (observation d’un individus dans une situation ou les différentes réponses aux items d’un questionnaire.
- Généralisation : il faut que ce qui est vrai pour un individu soit vrai aussi, même s’il existe des différences d’intensité, pour un autre individu.
- Vérification : cette étape détermine si les constatations faites sur un individu, et généralisée ensuite à plusieurs individus, représentent quelque chose de significatif.
- Construire une théorie : formuler, à partir des généralisations vérifiées, des généralisations de plus en plus générales et à constituer un ensemble cohérent de généralisations entre lesquelles existent des relations logiques nécessaires
La fonction d’une théorie est double
- Elle organise et intègre les généralisations déjà vérifiée en un ensemble cohérent, elle résume en quelque sorte de façon systématique le savoir atteint à un certain moment donné.
- Elle guide la recherche et conduit à des généralisations empiriques nouvelles encore inobservée mais susceptibles de vérifications empiriques. Si les données de différentes recherches ne confirment pas la théorie, il est d’usage qu’elle soit revue, réadaptée aux données nouvelles, voir abandonnée si les données empiriques démontrent clairement son inadéquation. Si une théorie est en continuelle adaptation aux données empiriques, c’est qu’elle est vraisemblablement pertinente
L’approche scientifique implique une réciprocité entre les théories et la recherche. Dans un sens, les théories offrent aux chercheurs des idées pour éprouver ces théories (valides ou infirmer) et suggèrent des expériences, alors que dans l’autre sens, les recherches insufflent des modifications aux théories en fonction des données qu’elles ont produites
Critères
- Pour qu’une théorie s’impose dans le milieu scientifique, elle doit répondre à certains critères.
- Vérifiable : la théorie doit être vérifiée et testée dans la pratique
- Source d’informations pas trop étroite : une théorie ne doit pas se baser sur des sources d’informations trop étroites -> basée sur plusieurs cas représentatifs
- Parcimonieuse : la théorie doit rendre compte des faits avec un minimum de notions, de lois et de principes. (La meilleure théorie est celle qui explique le plus grand nombre de faits avec le plus petit nombre de concepts)
- Logique, cohérente et systématique : elle doit avoir une certaine consistance logique ou ne pas présenter une contradiction interne. La simple consistance logique et le caractère systématique d’une théorie ne les confirment pas si elle n’est pas formulée dans des termes permettant une vérification empirique
- Compréhensible : pour qu’une théorie suscite de l’intérêt et donne naissance à de nombreuses recherches, il faut d’abord qu’elle puisse être comprise par les spécialistes du domaine : si personne ne la comprend, elle sera vite abandonnée.
- Stimulante : une théorie doit susciter enthousiasme, intérêt et un certain degré d’excitation. Une théorie est aussi stimulante si elle provoque parmi les chercheurs, des efforts pour démontrer qu’elle est juste ou fausse.
Méthodes
- Les 2 grandes approches de la personnalité :
- Idiographique : considère l’individu comme une personne entière et unique. La démarche consiste à se concentrer sur un individu et à observer ses caractéristiques (une ou plusieurs) dans de nombreuses situations. On observe ses comportements puis on les évalue de manière objective sur base de critères préalablement définis.
- Nomothétique (a dominé la recherche en psycho de la personnalité) : on étudie des caractéristiques (une ou plusieurs) d’un grand nombre d’individus en les comparant les uns les autres. On cherche des règles qui peuvent s’appliquer à de nombreux individus. De nombreux sujets sont observés dans les mêmes conditions afin de déduire des caractéristiques stables susceptibles de les différencier
- Idiographique ou nomothétique ? Laquelle est la plus juste ? : La combinaison des deux approches paraît être la plus juste.
- La méthode de l’étude de cas
- Elle consiste à recueillir le plus d’informations possible sur une personne durant une grande partie de sa vie, très souvent dans un contexte clinique pour déterminer les causes d’un problème comportemental spécifique. Les détails de l’histoire de l’individu sont obtenus principalement par lui-même, mais aussi par des personnes significatives pour lui. Il est important de confronter les informations données par le sujet et celles fournies par l’entourage car un des problèmes de l’analyse de cas est bien le côté subjectif de l’information recueillie. La désirabilité sociale joue ici un rôle non négligeable.
- Les informations qui sont obtenues proviennent habituellement de différentes sources : la situation de la famille, la culture, l’anamnèse et les examens médicaux, le développement, l’éducation, l’économie, la justice et les activités.
- L’étude de cas souffre de plusieurs faiblesses :
- Elle est basée sur le souvenir qu’à la personne de sa vie. Le recueil rétrospectif d’informations présente une limite importante dans la mesure où l’on ne peut pas toujours vérifier la véracité de ces informations.
- La personne qui réalise l’étude (l’évaluateur) n’est pas neutre et le choix de ses questions et de ses interrogations est biaisé par de nombreux facteurs (positions théoriques et attentes). Son attitude peut influencer les réponses de la personne interrogée.
- Il est particulièrement difficile et hardi de généraliser les résultats obtenus chez une personne à un ensemble plus vaste d’individus et de situations. Un individu donné peut être non représentatif de ses congénères. Établir une théorie sur un cas relève de la plus grande naïveté et doit être condamné lorsqu’on aborde une position scientifique
- La méthode de corrélations
- Elle consiste à étudier la relation entre deux variables pour examiner si leurs variations apparaissent ensemble. Deux variables sont corrélées entre elles si les variations de l’un correspondent plus ou moins fortement aux variations de l’autre. Il faut mesurer les deux variables chez de nombreux individus et calculer l’indice de corrélation.
- La corrélation est représentée par une valeur qu’on appelle coefficient de corrélation, lequel étant symbolisé par la lettre r. Pearson : variables paramétriques Spearman : variables non paramétriques.
- Pour les corrélations positives, le coefficient varie entre 0 et +1. Plus il se rapproche de 1, plus la relation entre les deux variables est forte.
- Une corrélation peut aussi être négative. Le coefficient varie entre -1 et 0 et plus il se rapproche de -1, plus la relation entre les deux variables est forte.
- En plus du signe de la corrélation, il faut tenir compte de la notion de force de la corrélation. Une forte corrélation