Macro

Alfred Marshall « les activités ordinaires de la vie »

L’économie est une science étudiant les moyens permettant de satisfaire les besoins humains car nous vivons

dans un monde de rareté. La production d’un bien est une lutte contre la rareté. L’activité économique c’est de

la production, de l’échange, de la distribution et de la consommation.

Pour étudier l’activité économique il y a deux niveaux d’analyses possibles :

• La micro-économie : étudie les comportements/décisions individuels et la coordination de ces décisions

présente sur le marché où se rencontrent l’offre et la demande. Puisque le tout est la somme des partis

autant étudier l’individuel

• La macro-économie : étudie les caractéristiques globales d’une économie, donc le fonctionnement

économique global à partir de données agrégées (cela signifie que la macro-économie regroupe dans

des catégories unifiées des agents économiques (ex ménages entreprises, pays étrangers...), des

comportements, de fonctions économique (ex consommation globale) et les biens.

!! Un comportement économique individuel n’est pas forcément vérifié au niveau global !!

Ex : L’épargne on peut dépenser moins quand on gagne plus mais en général on peut dépenser plus.

La spécificité de la macro est marquée par l’interdépendance des décisions des agents donc tout actes

économiques implique 2parties prenantes et la signification économique pour l’un est l’opposé pour l’autre

soient 2flux de sens opposés. On ne peut pas étendre des décisions individuelles au fonctionnement global, ce

n’est p

as que les résultats individuels sont vrais qu’ils sont aussi vrais au niveau global.

L’approche macroéco permet d’étudier le fonctionnement économique global en termes de circulation de

revenus, au niveau global il existe une interdépendance entre 3poles fondamentaux de l’économie, tout part

de la production qui permet de distribuer des revenus qui entraines les dépenses et donc la production. Cette

interdépendance tripolaire permet de mettre en évidence l’identité macroéconomique fondamentale càd que

la production agrégée est donc égale aux revenus agrégés qui est donc égale à la dépense agrégée. L’activité

économique global se mesure à laide d’agrégats au cours dune période la production agrégée est mesurée par

le PIB, ainsi l’activité économique se mesure selon 3 méthodes :

1. 2. 3. Approche par production+ PIB= valeur de tout les biens et services finales produits au cours d’une

période sur un territoire national et on mesure cette valeur par la valeur ajoutée.

Approche par revenus qui sont distribués aux agents. La production agrégée c’est la somme de tous

les revenus issus de la production versées aux agents donc PIB= somme des salaires +profits +impôts

sur la production (prélevés par l’État)

Approche par la dépense globale les ménages achètent les biens de consommation et les entreprises

de production donc PIB= production de consommation + investissements et dépenses publiques +

dépenses étrangères (imports/exports)

PIB=C + I + G + (X-M) = Conso + Investissement + Dépenses de l’État + (Export-Import)

La consommation et épargne globale, Introduction

CHAPITRE 1 : LA CONSOMMATION GLOBALE ET L’ÉPARGNE GLOBALE

Quand on parle de consommation globale on en vient à parler de la consommation finale des ménages. Elle

représente l’ensemble des dépenses en biens et en services effectué par les ménages et est destiné à satisfaire

leur besoin. En ce sens la consommation finale des ménages se distingue de la consommation intermédiaire

(dépenses pour une entreprise, utiliser un bien pour en produire un autre). Intuitivement on comprend ce que

l’épargne est au niveau global. Si on considère consommer comme une dépense, épargner est une non-dépense.

Les deux sont complémentaires.

L’objectif du cours est donc de déterminer les variables et les relations entre elles, qui explique les variables

comportement d’épargne et consommation globale.

FONDAMENTAUX DE LA MACROÉCONOMIE

1. Les facteurs explicatifs de la consommation globale

Il existe plusieurs variables explicatives du comportement de la consommation. Au niveau macro, elles sont

influencées par le revenu global, par le prix mais également par les facteurs sociaux culturel.

A) La relation de consommation du revenu global dans la théorie keynésienne

John Maynard Keynes économiste britannique du début du 19 siècle est le père de la macro. Il propose une

analyse de la crise de 1929 qui est en rupture avec les économistes libéraux.

Au niveau global le revenu global se décompose en consommation global et épargne global. Mais qu’elle est la

règle de partage entre le consommation et l’épargne ? Cela revient à expliquer comment le revenu global

influence la consommation. Selon Keynes la consommation globale d’une période dépend du revenu global de

cette période. C’est le revenu courant qui explique la consommation globale d’une période. L’analyse Keynes est

une analyse de court terme (au long terme tt le monde est mort) Selon lui le long terme est une succession de

court terme. La consommation global c’est C= f(y) . Keynes décrit une relation de comportement entre ses 2

variable. Il dit que pour un revenu donné il y a des facteurs subjectifs et objectifs qui détermine la dépense de

consommation. Puis il ajoute que cette part du revenu est consacrer à la consommation est relativement stable.

Lorsque que l’on considère des variations de court période on répète la même règle de partage. Il dit aussi que

la relation des comportements est basée sur la loi de psychologie fondamentale. Cette loi est vérifiée à travers

le temps et par toutes les sociétés. C’est une convention, règle que l’on adopte sans réfléchir. Cette loi stipule

que lorsque que le revenu augmente la consommation augmente mais dans une moindre mesure. Ce qui signifie

que lorsque que le revenu s’accroit la consommation s’accroit mais moins. (relation positive entre les 2) .

^= variation y= revenu c= consommation s= épargne

^Y=^C la consommation est inferieur a la croissance du revenu.

^C inferieur ^y Dans l’analyse de Keynes de la consommation on tira 2 outils :

Exprimer la propension moyenne à consommer : part du revenu consacrer à la consommation

Propension marginale à consommer

C sur Y

Puisque Y=C plus S et PMC = C sur Y donc 1-PMC=PMS PMS= S sur Y

La proportion marginal Pmc est dons la part du revenu supplémentaire consacrer à la consommation. C’est donc

la variation consécutive à la variation du revenu. Pmc = à la variation de la consommation sur la variation du

revenu. Et si on applique la théorie de Keynes Pmc est comprise entre 0 et1. Puisqu’une partie du revenu est

consacrer à la consommation l’autre est consacrer à l’épargne.

Pms = 1- Pmc

Pms= Variation de l’épargne sur la variation de revenu. Quand le revenu augmente la conso et épargne augmente

aussi. Par exemple : y=1000 et C= 800 S= 200 en 2021

PMC= 800 / 1000= 0,8 les ménages consomme 80 pourcents de leur revenu

PMS= 200/1000= 0,2 =1-0,8 En 2022 Y= 1300 C= 1000 S=300 ^Y= 1300- 1000= +300 ^ C= +200 inferieurs ^S=

100

Pmc= ^C / ^Y = 200/300 = 66 pourcents de l’augmentation du revenu est consacrer à la conso

Pms= ^S /^Y= 1000/300=1 /3

La proportion marginale à consommer est positif et inferieure à 1. Selon la loi psychologique fondamentale la

proportion marginale à consommer est une constante. En revanche si on applique la loi dans la mesure ou la Pmc

est inferieur a 1 la propension moyenne à la consommation à tendance à diminuer quand le revenu augmente.

Dans le temps lorsque le revenu augmente la part des dépenses de consommation à tendance a diminuer.

Pmc constance positif inferieur a 1. PMC diminue sur le long terme.

Des vérifications empiriques ont été menées pur savoir si l’analyse de Keynes se confirmait ou que la réalité lui

donnait tort. Ses vérifications ne vérifient pas totalement l’analyse. Pour une partie les résultats se confirme car

on s’aperçoit que lorsque les ménages progressent dans l’échelle des revenu (plus riche) la part de dépense de

conso a tendance à diminuer. (plus épargne) . Mais au niveau macro on observe que la proportion moyenne à

consommer est relativement stable. Malgré l’augmentation des revenus.

Si on formalise se comportement de conso chez Keynes on va traduire avec les formules math : C(Y)=cY+C0

C(y)= conso. cY = Propension marginale à consommer et revenu global. C0= niveau de conso incompressible

Cette formule est une droite affine c= Pmc avec c compris entre zéro et un ( est une droite croissante)

Une droite croissante qui augmente a taux constant zéro inferieur a c= Pmc= C’(y) inferieur a zero.

PMC= C/Y= cY+CO /Y

= cy/Y + CO/Y

= c + CO/Y

FONDAMENTAUX DE LA MACROÉCONOMIE

Lorsque que Y augmente CO/Y diminue

Consommation incompressible si le revenu est = a zéro Même quand il n’y a pas de revenu global il a des

consommations incompressibles. C’est une conso qui ne dépend pas du revenu. On puise dans l’épargne (le

minimum vitale). Keynes fait référence aux habitudes de conso. Il n’explique pas les habitudes de conso dans les

comportements. Cet fonction renvoie à la loi .

B) Le rôle des facteur psycho socio culturel dans la consommation globale.

La prise en compte de ses facteurs permet d’approfondir la relation entre la consommation et revenu (améliore

la théorie de Keynes) Cette approfondissement est liée aux résultats empiriques fait sur la consommation qui

parfois contredit l’analyse de Keynes. Certains économistes ont mis en évidence le rôle des habitudes de

consommation pour expliquer le comportement de consommation global.

Dueson Berry (1949) constate que la proportion moyenne à consommer des ménages pouvait augmenter très

fortement d’une année à l’autre. Il explique alors pourquoi la consommation ne sert pas instantanément et

automatiquement les variations du revenu. Il constate qu’il apparait des retard volontaire ou au contraire

involontaire. Cela veut dire qu’il existe une inertie dans le comportement de consommation. IL dit que en réalité

la consommation des ménages dépend du revenu de la période mais également du revenu le plus élevé déjà

atteint dans le passé. Il est plus facile d’augmenter son niveau de conso que de le réduire. Il existe une

irréversibilité du comportement de conso. Il appelle cela l’effet cliquet. Cela signifie que les habitudes de

consommation influencent très fortement le niveau de conso global.

Thomas Brown (1952) parle d’un effet de mémoire. Il dit que la consommation globale d’une période est

expliquée par le revenu actuelle et par la consommation de la période précédente. Pendant une période

expansion économique, la consommation globale aura tendance à augmenter moins vite que le revenu du

ménage. A l’inverse en récession économique les dépenses de conso ne baissent pas autant que le revenu. Pour

lisser leur conso les ménages utilise l’épargne.

Dueson Berry met en évidence l’effet de démonstration et la théorie du revenu relatif. L’effet de démonstration

suppose que les biens ne sert pas seulement à la conso pour satisfaire un besoin économique mais aussi par ce

qu’il compte une charge symbolique.

Certains biens sont consommer par ce qu’ils sont signe de distinction sociale. Dueson avance que la conso d’un

ménage dépend de son revenu et du revenu de la catégorie qu’il veut imiter. Les agents éco à revenu inferieur

cherche à imiter les ménages dont le revenu est supérieur. LA classe supérieure exerce une démonstration sur

les ménages à revenu inférieur. (pmc augmente)

C) L’influence des revenus futurs et de la richesse sur la consommation globale.

C’est la théorie du revenu permanant de Milton Friedman 1957 qui propose d’intègre le revenu de

consommation. Cette théorie part de l’idée que l’agent économique ne consomme pas en fonction de leur

revenu mais en fonction le leur richesse. Les agents éco déterminent leur consommation en fonction des revenus

court mais également en fonction du revenu future qu’Is pensent atteindre (crédit). De façon plus précise les

agents font de plus en plus de consommation avec le temps et les choix devienne intemporel. La richesse

(ensemble des revenu) renvoie au patrimoine des ménages. Il peut être constituer d’actif réelle(location) , actif

financier(actions) et actifs monétaire. Le revenu permanant se définit comme le flux de revenu actuel et espéré.

C’est-à-dire la somme actualiser des revenus anticiper tout au long de leur existence. Friedman : le revenu court

se décompose en revenu permanant et revenu transitoire.

Permanant : celui au quelle s’attendent les individus

Transitoire : aléatoire imprévu et temporaire l’argent non anticipée)

Sur une période, le revenu courant peut être diffèrent du revenu permanent suite à des variations du revenu

transitoire (on ne pouvait pas prévoir).

Friedman nous dis explique que le déterminant de la conso globale, est le revenu permanent ça ne peut pas être

le revenu courant car il est influencé par aléatoire du revenu permanent. Il existe une relation stable entre la

conso permanente et le revenu permanent sur le long terme, le niveau de dépense de conso est une fraction

stable du revenu permanent Cp= kyp

La relation sur le court terme la relation de court peut être très fluctuante en raison du revenu transitoire. PMC=

k. Les ménages lissent leur conso malgré les fluctuations du revenu courant en épargnant, désemparant,

désempruntant, en réalité c’est un peu contestable puisqu’il est certain que pour les ménages il est facile de

transférer des revenus du présent cers le futur mais c’est plus difficile de transférer des revenus du futur vers le

présent.

FONDAMENTAUX DE LA MACROÉCONOMIE

D) FRANCO MODIGLIANI A THEORISÉ L’EFFET RICHESSE DE LA CONSO

Selon lui le niveau de conso des ménages est influencé par leur patrimoine financier et non financier. De façon

concrète, plus la richesse des ménages augmente plus leur taux d’épargne est faible, il existerait une relation

négative entre la richesse des ménages (valeur de leur patrimoine financier) et leur taux d’épargne. Des études

empiriques vont confirmer cette relation, le premier résultat empirique est que l’effet richesse est faible, càd

que les ménages réagissent peu a la variation de leur richesse donc la réaction liée a la variation de richesse est

beaucoup plus faible que la réaction d’une variation de revenu, en revanche la réaction des ménages est bcp plus

importante lorsque c’est une variation de revenu. 2ème constat empirique on s’aperçoit que l’effet richesse est

plus importante lorsque c’est le prix de l’immobilier qui varie que le prix des actifs financiers.

Modigliani va proposer la théorie ou l’hypothèse du cycle de vie : les agents économiques souhaitent conserver

un niveau de conso relativement stable tout au long de leur vie, plutôt que lié leur conso au revenu du moment,

les agents éco souhaitent lisser la conso. Le cycle de vie d’un individu se décompose en 3 phases :

- La jeunesse : conso > revenu (généralement on emprunte)

- La phase adulte d’activité : revenu> conso (on peut dégager de l’épargne)

- La retraite : conso > revenu

Comment un individu peut maintenir sa conso sur tout sa vie alors même que les revenus ne sont pas les mêmes ?

Cela est possible par des transferts de ressources dans le temps. Au niveau macro-économique, cela signifie que

3 générations cohabitent, ce qui nous donne une PMC stable.

CHAPITRE 2 : LA STRUCTURE DE LA CONSOMMATION DES MÉNAGES

Que consomment les ménages ?

I- ÉVOLUTION DE LA STRUCTURE DE LA CONSO DES MÉNAGES

On dispose d’un outil qui est le coefficient budgétaire mesurant la part d’un poste de dépense de conso dans la

dépense totale des ménages (exemple : CB alimentation= dépense consacrée à l’alimentation / dépense totale

de conso). On constate des grandes tendances dévolution depuis les années 60 dans les ménages français :

- La part d’alimentation est de plus en plus faible 1960 : 30% à 14% aujourd’hui. C’est un économiste

Engel qui en 1857 a mis cela en évidence en faisant une étude statistique de la conso au royaume uni et

il constate qu’au fur et à mesure que le revenu augmente, la part du budget des ménages consacrée à

l’alimentation est de plus en plus faible.

- À l’inverse, on constate que la part du logement (loyer, remboursement de crédit, chauffage éclairage,

dépense du logement) dans les dépenses totales a augmenté : en 1960 : 25% et 33% aujourd’hui.

Derrière cette évolution se cache 2 effets : l’augmentation de la qualité et aux surfaces de logement, et,

l’augmentation du prix de l’immobilier.

La conso de biens n’a pas augmenté aussi vite que le revenu, c’est la conso de services qui a augmenté au profit

de l’augmentation du niveau de vie des ménages.

W. BARNOL met en évidence la maladie des couts qui expliquerait selon lui, que les services ont un poids de plus

en plus important dans la dépense de conso des ménages. Il part de l’idée de la maladie technique, les

innovations technologiques ont permis d’améliorer la productivité dans l’industrie, en revanche ça n’est pas le

cas dans les services car il n’est pas directement lié aux innovations. Cela a eu pour conséquences que le prix

relatif des services par rapport aux biens a augmenté (moins productif) et cela a conduit à un effet prix qui a

provoqué une augmentation de la part des services. Plus précisément, il y a maladie des couts car les salaires qui

sont versés dans le secteur tertiaire (service) augmente au rythme de la productivité dans l’industrie mais les

gains de productivité sont plus faibles (ex de la coiffeuse elle ne gagne pas de productivité)

II- LA STRUCTURE DE LA CONSO SELON LE NIVEAU DE VIE DES MÉNAGES

Dans l’histoire quand on étudie la conso on voit que traditionnellement on distinguait les ménages à niveau de

vie élevé et niveau de vie faible par le poids des dépenses d’alimentation dans le budget de ces ménages. Au

début des années 80, les dépenses d’alimentation représentait 17 points de plus dans le budget des 20% des

ménages des français plus modestes. C’est typiquement la loi d’Engel. Aujourd’hui c’est la dépense concernant

le logement qui permet la différenciation entre ménages aisés et modestes (10 points de plus pour les modestes).

Dans les ménages les plus modeste le poids de l’alimentation est plus élevé que pour les plus riche. Auj. l’écart

n’est plus de 4 points car on compare les dépenses de logement.

FONDAMENTAUX DE LA MACROÉCONOMIE

II- STRUCTURE DES DÉPENSES SELON LE NIVEAU DE VIE

Un autre type de dépenses permet de différencier les ménages les plus aisés des plus modestes : les dépenses

prée engagés = dépenses engagés par contrat qui sont difficilement renégociable a court terme et s’ajoute a cela

le fait que ces dépense font l’objet dun débit automatique (assurances, abonnements tel et internet

remboursement d’emprunt immobilier ) en moyenne ces dépense représentent 32% des dépenses du ménage,

leur part est en croissance depuis 20 ans, ces dépenses pré engages concernent a 70% les logements càd que ces

dépenses sont à 70% le loyer, remboursement de l’emprunt et les assurances la part des dépenses pré engages

des ménages modestes est très supérieur a celle des catégories moyennes ou supérieures de ménage. Intègre

des dépenses engagées permet de calculer ce qu’on appelle revenu arbitral qui désigne le revenu disponible –

les dépenses pré engagés (revenu sur lequel ils ont vraiment la main) Dans les dépenses pré engagés on ne

compte ni l’alimentation ni les transports.

SECTION 3- EPARGNE GLOBALE : Il s’agit d’expliquer les déterminants du taux d’épargne

I- LE TAUX D’INTÉRÊT

Du point de vue micro-économique, l’épargne est un sacrifice épargner revient à renoncer à une consommation

présente, si les ménages acceptent de renoncer à une consommation présente c’est qu’ils espèrent une

consommation future plus importante, cela signifie que les agents économiques renoncent à consommer pour

placer l’épargne et c’est donc le taux d’intérêt qui est le déterminant de l’épargne. Plus précisément, il s’agit du

taux d’intérêt réel (i réel) car les ménages prennent leurs décisions en fonction de la rémunération réelle

anticipée de leur épargne (j’essaie d’estimer ce que va me rapporter l’épargne) càd la quantité de biens et

services qu’ils estiment pouvoir obtenir dans le futur sils renoncent à consommer aujourd’hui. C’est le taux

d’intérêt réel anticipé càd exempté. Concrètement le taux d’intérêt anticipé r^a= rn – pi^a

Pi^a= taux d’inflation anticipée

Le taux d’intérêt réel est la rémunération que reçoit le ménage lorsqu’il renonce à consommer une unité de biens

dans le présent pour ne le consommer que dans le futur. Il est aussi le prix que doit payer le ménage pour disposer

due unité de bien dans le présent plutôt que dans le futur.

En fait, les variations du taux d’intérêt réel ont 2 effets sur l’épargne :

- Effet substitution : lorsque le taux d’intérêt réel augmente, càd que le prix relatif de la conso présente

par rapport à la conso future augmente (ça me coute plus cher de consommer aujourd’hui que

demain) donc les ménages sont incités à diminuer leur conso et augmenter leur épargne pour

consommer plus, plus tard, ils substituent conso et épargne.

- Effet revenu : lorsque le taux d’intérêt augmente, cela augmente la rémunération de l’épargne des

ménages. Donc les ménages qui ont épargné vont bénéficier d’une hausse de pouvoir d’achat. Cette

augmentation du taux d’intérêt va revaloriser les placements des ménages créditeurs net (on regarde

les placements et dettes, intérêt perçu des placements> des emprunts), ce qui leur permet

d’augmenter leur pouvoir d’achat et vont etre tenter de diminuer leur effort d’épargne. Lorsque les

ménages sont débiteurs net, l’augmentation du taux d’intérêt réel augmente la charge des intérêts et

cela baisse leur pouvoir d’achat et ils peuvent être tenté d’augmenter leur épargne (l’effet revenu joue

en sens inverse) donc finalement, l’effet d’une variation du taux d’intérêt réel sur l’épargne est

indéterminé, tout dépend de la situation des ménages. Les études empiriques montrent que l’effet de

substitution est assez faible alors que les effets revenus sont positifs

II- LE CYCLE DE VIE

La théorie de Modigliani : le taux d’épargne d’un individu dépend de sa position dans son cycle de vie

(jeunesse/activité/retraite) l’épargne permet à l’individu d’opérer des transferts de revenus entre les différentes

périodes de sa vie. L’individu va donc consommer ce qu’il a accumuler dans sa vie active et bien évidemment ce

patrimoine accumulé est nul au moment de sa mort. On constate en effet que le patrimoine des ménages

augmente en fonction de l’âge et il est le plus élevé au moment du départ à sa retraire, en revanche après avoir

son maximum au moment de la retraite il ne diminue que très lentement, ce qui signifie que le patrimoine de

l’individu n’est pas nul quand il meurt car :

-on ne connait pas la date de notre mort, donc involontairement il laisse un patrimoine à ses descendants

-on peut vouloir volontairement laisser un patrimoine à ses héritiers = altruisme intergénérationnel

FONDAMENTAUX DE LA MACROÉCONOMIE

-selon les pays il existe de systèmes de retraites qui assurent un revenu aux retraités et qui donc, ne sont pas

obligé de laisser un patrimoine

III- LES AUTRES DETERMINANTS DE L’ÉPARGNE

Dans la théorie keynésienne, c’est le revenu qui explique l’épargne global (y= conso + épargne donc l’épargne

est la part de revenu non consommé). Selon la théorie keynésienne, dans la mesure ou les dépenses de conso

augmente moins vite que le revenu, l’épargne est une fonction croissante du revenu. Keynes précise qu’une fois

les ménages ont réalisés le partage entre conso et épargne, (avec la loi psychologique fondamentale), les

ménages décident d’une affectation générale, ils peuvent décider soit de garder une épargne sous forme

monétaire (thésaurisation) ou peuvent la placer (= épargne financière). Ce qui distingue ces 2 est le taux d’intérêt.

Dans la théorie keynésienne, le taux d’intérêt se définit différemment que dans la théorie néo-classique où le

taux d’intérêt se définit comme le prix de la renonciation à une conso présente. Dans la théorie keynésienne, le

taux d’intérêt est le prix de renonciation à la liquidité (on place l’épargne que si y’a un intérêt). Pour Keynes le

futur est incertain et improbable.

L’inflation est un autre déterminant de l’épargne, il a 2 effets contraires sur l’épargne :

- Lorsque l’inflation élevée, il y a ce que l’on appelle un comportement de fuite devant l’inflation, càd

que les ménages anticipent leurs dépenses devant l’augmentation des prix ce qui entraine une

diminution de l’épargne, de plus, comme les salaires augmentent moins vite que l’inflation, ils

réduisent leur épargne pour maintenir leur consommation` = diminue

- L’inflation peur conduire a une augmentation de l’épargne en raison de l’effet d’encaisses réelles,

l’inflation entraine une diminution du pouvoir d’achat de l’épargne déjà accumulé des ménages donc

les ménages vont avoir tendance à augmenter leur effort d’épargne pur maintenir le pouvoir d’achat

de leur épargne accumulé = augmente l’épargne

Au états unis, le maintien de la conso l’emporte donc l’inflation provoque la baisse de l’épargne, en zone euro,

l’épargne ne réagit pas à l’inflation.

L’épargne est aussi influencée par de variable psychologique des ménages, ce qui fait apparaitre une épargne de

précaution, lorsqu’ils anticipent une dégradation de l’économie alors ils augmentent leur épargne ce qui leur

permettent de se prémunir contre des pertes de revenus dans le futur et pertes d’emplois. Mais lorsqu’ils sont

optimistes, ils réduisent leurs efforts de conso d’épargne.

CHAPITRE 2 : L’INVESTISSEMNET GLOBAL

L‘INVESTISSEMMENT EST L’ACTE ÉCONOMIQUE QUI CONSISTE À AUGMENTER LE CAPITAL.

Du point de vue macro, l’investissement est une décision importante puisque l’investissement est à la fois un

élément de la demande globale puisqu’il correspond à la dépense en biens de productions et, un élément de

l’offre global puisqu’investir consiste à augmenter le capital càd à augmenter les capacités productives de

l’entreprise ce qui permet de produire plus.

SECTION 1 : DÉFINIR L’INVESTISSEMNT

I- LES CONCEPTS DE BASE

Pour comprendre l’investissement il faut faire le lien entre capital et investissement. Le capital d’une entreprise

est une valeur possédée par l’entreprise et destinée à lui permettre de produire des biens et services. Au tout

début de l’activité productive, le capital est détenu sous forme monétaire, ainsi de façon générale,

l’investissement est la dépense par l’entreprise de son capital monétaire pour acheter des biens de production.

Il existe 2 types de biens de productions :

- Les biens intermédiaires qui constituent le capital circulant de l’entreprise càd les biens qui

disparaissent dans le processus de production par incorporation dans le produit (comme l’énergie)

- Les biens d’équipements sont des biens qui peuvent être utilisé au cours de plusieurs périodes dans le

processus de production, une partie de leur valeur disparait dans le processus de production puisque

ces biens vont s’user ou alors devient obsolète (comme un four). Ces biens constituent le capital fixe.

Donc il y aura un investissement en capital circulant et l’autre en capital fixe.

En macro-économie, l’investissement est l’investissement en capital fixe. Cela suppose de définir ce qu’est un

actif fixe ; La définition d’un actif exclut les ressources naturelles non produites par l’homme donc un actif est

issu d’un processus de production et cela signifie qu’il a un cout initial. De plus, un actif est une source de revenu

FONDAMENTAUX DE LA MACROÉCONOMIE

pour un agent économique qui le possède, et, un actif est dit fixe lorsqu’il est source de revenu sur une longue

période. En comptabilité nationale, un actif est dit fixe s’il est utilisé dans le processus de production pendant 1

an. L’investissent en compta nationale, est la formation brute de capitale fixe (FBCF). En France elle représente

25% du PIB et pour plus de 50% elle est assurée par les entreprises, à hauteur de 20% elle vient du publique et à

25% de l’investissement des ménages. La FBCF mesure ce qu’on appelle l’investissement brut càd la totalité du

flux d’investissement réalisé par les agents économiques résidents, seulement une partie de cette investissement

brut est destiné à augmenter le stock d’actifs fixes càd le capital productif. En effet, chaque année, une partie de

ces actifs disparait ou perd de sa valeur par usure ou par obsolescence, c’est ce que l’on appelle la dépréciation

du capital. Donc chaque année une partie de l’investissement brut sert à remplacer les biens d’équipement qui

sont usés ou obsolètes. Cet investissement de remplacement n’augmente pas le stock d’actifs fixes, il ne fait que

rattraper la dépréciation du capital, donc en comptabilité nationale, l’investissement de remplacement est

mesuré par la conso du capital fixe (l’amortissement). FBCF= Formation net CF + Conso CF