Morale et Éthique - Vocabulaire
Introduction: Morale et Éthique
- Morale : ensemble des règles de conduite des membres d’une société, spécifique à une culture. Permet distinction du bien et du mal.
- Éthique : réflexion sur les fondements de la morale, se concentre sur la norme intellectuelle.
Problématisation
- L'acte moral est souvent perçu comme conforme au bien. Questions soulevées :
- Qu'est-ce que le bien ?
- Comment déterminer la moralité ?
- Sources de jugement : proches, traditions, conscience morale, préceptes religieux
- Ces éléments restent relatifs. Faut-il privilégier la règle, l’intention, ou les conséquences ?
I. Un acte est moral s’il est accompli par devoir : la morale déontologique de KANT
A) La valeur de l’intention
- Kant : l’intention et les motifs sont essentiels pour la moralité.
- Différence entre agir conformément à un devoir et agir par devoir.
- Exemples : les actes dictés par sympathie ne sont pas nécessairement moraux.
B) Les critères de la moralité
- Critères de Kant :
- Test d'universalisation : Une action est morale si sa maxime peut devenir une loi universelle.
- Exemple : Le mensonge nécessite la confiance ; si tout le monde ment, il n'y a plus de confiance.
- Respect de la dignité d'autrui : Traiter autrui comme une fin et non comme un moyen.
- Distinction entre personnes (dignité) et choses (prix).
C) Les limites
- Difficulté d'établir la pureté de l’intention.
- Questions sur les conséquences d'une action : un acte peut-il être immoral si ses résultats sont désastreux ?
- Remarks on autonomy, duties, and potential conflicts in moral actions (ex: Sartre).
II. Un acte est moral s’il maximise le bonheur du plus grand nombre : l’utilitarisme
A) Le principe d’utilité
- Utilitarisme : l'action est morale si elle maximise le bonheur collectif.
- Contraire à Kant (déontologisme) : se concentre sur les conséquences (conséquentialisme).
- Actions ne sont pas intrinsèquement bonnes ou mauvaises. Affirmation du bonheur comme objectif.
B) Les limites de l’utilitarisme
- Difficulté de prévoir les conséquences.
- Méthodes de calcul pour les plaisirs :
- Bentham : qualité et quantité des plaisirs.
- Mill : qualitative, certains plaisirs valent plus que d'autres.
- Problème de sacrifier les droits des minorités au nom du bonheur de la majorité. Problèmes éthiques en termes de traitements des autres.
III. Un acte est moral s’il permet de réaliser le bien : Aristote et l’éthique de la vertu
A) Le bonheur comme exercice de la vertu
- Aristote : homme comme un animal rationnel, bonheur = réaliser sa nature.
- Vertu requise pour atteindre la réalisation.
B) Vertu morale et prudence
- La vertu est acquise, pas innée.
- Vertu comme juste milieu entre deux vices. Nécessité de la prudence (phronesis) pour déterminer le comportement approprié à chaque situation.
C) Limites de l'éthique de la vertu
- Critères vagues : comment définir un homme vertueux ?
- Problème de liberté individuelle et désintéressement : la vertu devient-elle un moyen d'atteindre le bonheur ?