La formation du régime fédéral canadien
Les causes de la fédération canadienne (AANB)
- En 1851, La fontaine et Baldwin quittent la politique, marquant la fin de leur alliance.
- Quatre partis politiques distincts sont créés.
- Le parti réformiste devient le parti libéral-conservateur avec des idées modérées, tandis que les deux autres sont plus extrêmes.
Instabilité ministérielle
- La population du Haut-Canada dépasse celle du Bas-Canada depuis 1850.
- Les députés du Haut-Canada désirent la représentation proportionnelle (rep. by pop.), ce qui devient l’enjeu politique principal.
- Cette demande entraîne des tensions entre anglophones et francophones.
- Les différents partis politiques ont des points de vue divergents sur cette question, empêchant la formation d’une alliance durable.
- Le gouvernement devient instable, démissionnant plusieurs fois (10 gouvernements en 10 ans) à cause des alliances non durables.
- Le Cabinet des ministres démissionne 10 fois en 10 ans car il n’a plus la confiance de l’Assemblée législative.
- L’Assemblée a le pouvoir d’exiger la démission du gouvernement, et le gouverneur peut dissoudre l’Assemblée pour déclencher des élections.
Le projet d’union des colonies des maritimes
- Les sept colonies britanniques en Amérique du Nord sont:
- Colombie-Britannique
- Île-de-Vancouver
- Province du Canada
- Nouveau-Brunswick
- Nouvelle-Écosse
- Île-du-Prince-Édouard
- Terre-Neuve
- Deux immenses territoires:
- Terre de Rupert
- Territoire du Nord-Ouest
- Dans les années 1860, les colonies des maritimes souhaitent s’unir comme l’union des colonies du Haut et du Bas-Canada (Province du Canada) en 1840.
Les causes du projet de la fédération canadienne (AANB)
- La Province du Canada souhaite se tourner vers les autres colonies britanniques d’Amérique du Nord pour faire des échanges commerciaux en raison de la fin du traité de réciprocité avec les États-Unis en 1866.
- Elle aimerait rejoindre les colonies des maritimes dans leur projet d’union afin de développer un plus vaste marché intérieur en créant une union économique avec elles.
- Une union permettrait de partager les coûts entre les colonies pour la construction d’un chemin de fer commun afin de développer un marché intérieur et un libre-échange entre les colonies britanniques qui y ont contribuées.
Les causes d’une union en une fédération canadienne (AANB)
- L’idée d’une union politique avec les colonies des maritimes commence aussi à émerger dans la Province du Canada.
- Elle permettrait à la Province du Canada d’obtenir une nouvelle constitution dans laquelle elle pourrait régler le problème de l’instabilité ministérielle et la question de la représentation proportionnelle.
- Comme la métropole ne supporte plus militairement ses colonies, celles-ci doivent trouver un moyen de se protéger des menaces en provenance des États-Unis.
- Une union permettrait aux colonies britanniques de mettre en commun leurs ressources ($, soldats, armes, etc.) et leurs forces militaires pour mieux se protéger.
- Les colonies britanniques d’Amérique du Nord ont peur d’une annexion par le nord des États-Unis à cause de la guerre de succession américaine avec le sud.
- Les États-Unis étendent de plus en plus leur territoire (expansion) vers l’Ouest de l’Amérique du Nord. Les colonies britanniques craignent de se faire prendre leur territoire.
- Les colonies craignent aussi de se faire envahir par les Fenians qui sont des terroristes américains qui haïssent les Britanniques.
La Grande Coalition de 1864
- Dans la Province du Canada, George Brown, le chef du parti des Clear Grits, propose de s’associer avec John A. Macdonald, chef du Parti libéral-conservateur du Haut-Canada et George-Étienne Cartier du Parti bleu du Bas-Canada.
- Cette association (alliance), nommée la Grande Coalition, permet la formation d’un gouvernement de coalition qui obtient une majorité de députés dans la Province du Canada dans le but de réformer la constitution.
- Dorion, chef du Parti rouge, refuse de se joindre à cette alliance, car il est contre l’idée de s’unir avec d’autres colonies britanniques.
- Il croit qu’une plus grande union va contribuer à accélérer l’assimilation des Canadiens-français qui seraient représentés au sein du parlement d’une manière (représentation proportionnelle) à ce qu’ils deviennent encore plus minoritaires.
- Le gouvernement de la Province du Canada s’entend donc pour envoyer les représentants de la Grande Coalition rencontrer les colonies des maritimes pour leur proposer de s’unir à la Province du Canada lors de la Conférence de Charlottetown afin de proposer la création d’une fédération.
Les délégués de la Conférence de Charlottetown, en 1864
- Trois conférences (réunions) seront organisées afin d’en arriver à former une union: Charlottetown, Québec, Londres.
Projet de fédération : les 3 conférences
1- Conférence de Charlottetown en septembre 1864:
* La Grande coalition propose aux colonies des maritimes d’élargir leur union à toutes les colonies d’Amérique du Nord et propose de relier chacune d’elles par un chemin de fer afin d’augmenter les échanges commerciaux pour ainsi développer un plus grand marché intérieur.
* L’idée est acceptée par les colonies des maritimes à un point tel qu’on s’entend sur l’idée de créer une fédération.
* On décide finalement d’un gouvernement central pour la gestion de l’ensemble des colonies et d’un gouvernement provincial dans chacune des colonies avec un partage des compétences entre ces deux paliers. Cette structure permettrait de supprimer la difficulté à former des alliances entre les partis politiques.
2- Conférence de Québec en octobre 1864:
* L’objectif est de continuer les discussions entamées à Charlottetown concernant les fondements d’une future constitution. On discute de l’organisation des institutions politiques, du partage des compétences (des pouvoirs) entre les deux paliers (niveau) de gouvernement (fédéral et provincial) et l’on décide de construire le chemin de fer.
* Certains comme John A. Macdonald croient en un gouvernement central fort et d’autres comme George-Étienne Cartier qui croit en des gouvernements coloniaux plus forts que le gouvernement central. On décide finalement d’un gouvernement central plus fort, plus puissant.
* On rédige un document appelé: 72 résolutions aussi appelé Résolutions de Québec. C’est un document officiel contenant les règles fondamentales d’une future nouvelle constitution, du fonctionnement de cette nouvelle union coloniale et du partage des compétences.
- 5 principales résolutions:
3- Conférence de Londres en 1866-1867:
* Les représentants du Haut-Canada, du Bas-Canada, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle Écosse, qui désirent l’union, vont se réunir avec les dirigeants britannique (reine) à Londres afin de réviser certaines des 72 résolutions dans le but de les faire ratifier (approuver) par la reine Victoria qui le fera officiellement en 1867.
* On décide aussi que cette fédération portera le nom de: Dominion du Canada. Le Haut-Canada devient l’Ontario et le Bas-Canada devient le Québec.
Les réactions au projet de fédération:
- Le Parlement britannique: Pour le projet
- L’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve: se retirent du projet à cause de la représentation proportionnelle qui ne leur donne pas beaucoup de pouvoir de décision et à cause qu’ils ne veulent pas contribuer à la construction du chemin de fer qui est inutile pour eux.
- Au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse: Malgré une certaine opposition, ils décident d’accepter le projet d’union à cause de la promesse de la construction d’un chemin de fer intercolonial qui leur permet de développer un marché intérieur.
- Au Haut-Canada, le projet est bien accueilli, puisque la représentation proportionnelle leur garantit un nombre important de députés dans l’assemblée législative.
- Au Bas-Canada, les opinions divergent. Certains, comme le Parti Rouge de Dorion n’aiment pas l’idée d’une fédération, ils préfèrent que chaque colonie ait son gouvernement afin de mieux protéger ses intérêts particuliers et ils ne soutiennent pas la représentation proportionnelle qui les rend minoritaire. Malgré tout, la majorité des députés approuvent le projet en mars 1865.
Le territoire du Dominion du Canada:
- Le dominion du Canada est composé d’un gouvernement fédéral dont le Parlement est situé à Ottawa et de 4 gouvernements provinciaux: Québec (Québec), Ontario (Toronto), Nouveau-Brunswick (Fredericton) et Nouvelle Écosse (Halifax).
La population du Dominion du Canada en 1871:
- 3,5 millions d’habitants
- Plus du 1/3 vit au Québec principalement à la campagne
- La population est représentée de façon proportionnelle au Parlement du Canada.
Le partage des pouvoirs
- L’AANB (Acte de l’Amérique du Nord britannique) de 1867 est l’abréviation du nom de la 5e constitution canadienne.
- Le régime politique demeure une monarchie constitutionnelle. La reine a toujours le contrôle de notre constitution et le pouvoir de la modifier lui appartient.
- Le Royaume-Uni continue à contrôler la politique extérieure. C’est-à-dire qu’il contrôle toujours les relations internationales du Dominion. Le Dominion contrôle sa politique intérieure. C’est-à-dire qu’il est autonome pour décider des lois à l’intérieur de son pays, d’ailleurs, depuis 1848.
- L’anglais et le français sont les deux langues officielles au gouvernement fédéral.
- Chaque province adopte l’anglais, à part pour le Québec qui adopte les deux langues officielles.
Les champs de compétence
- Il y a deux paliers (niveau) de gouvernements (fédéral et provincial). Chaque palier du gouvernement possède des pouvoirs que l’autre n’a pas.
- Le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux se partagent les pouvoirs selon les champs de compétences liés à la politique intérieure.
- Les champs de compétences du fédéral sont plus centralisés, c’est-à-dire d’intérêt général (pour tous les canadiens). Par exemple: la défense du territoire, la monnaie, les douanes, etc.
- Les champs de compétences du provincial sont d’intérêt plus régional, local (qui touchent plus particulièrement la population d’un territoire). Par exemple: les soins à la population (domaine social), l’éducation.
- Il y a quelques compétences partagées (que les deux paliers s’occupent) comme l’agriculture, la justice et l’immigration.
- Le fédéral a un avantage avec le droit de désaveu qui lui donne le pouvoir d’annuler une loi provinciale qu’il juge contraire à l’intérêt général (des Canadiens).
- Le fédéral possède également des pouvoirs résiduels, c’est-à-dire qu’il s’occupe des nouvelles compétences qui n’existaient pas en 1867 lors de la signature de la constitution. Par exemple, les lois qui touchent les téléphones cellulaires.
La répartition des revenus
- Le fédéral et le provincial ne se répartissent pas également les revenus. Le gouvernement fédéral a plus de revenus que le provincial.
- Le fédéral a le pouvoir de prélever des impôts directs (taxes sur les biens) et des impôts indirect (taxes douanières) qui lui rapportent beaucoup d’argent (de revenues).
- Le provincial obtient ses revenus de l’attribution des permis (ex. alcool), de la vente de ses ressources naturelles, de l’imposition de taxes directes ( ex. sur les profit des entreprises) et surtout des subventions (financement) du gouvernement fédéral selon l’importance de la population.
Structure des institutions politiques du gouvernement fédéral
- Le gouverneur général conserve son droit de véto, mais il est symbolique. Il doit approuver avec sa signature les projets de loi au nom de la reine (sanction royale), mais il n’a pas le pouvoir de les rejeter.
- L’Assemblée législative se nomme la Chambre des communes.
- La représentation des députés dépend de la population de chaque province (représentation proportionnelle).
- Les députés de la Chambre des communes préparent, débattent, votent et adoptent les projets de loi.
- Le chef du parti majoritaire (1er ministre) à la Chambre forme le gouvernement (le cabinet des ministres) et le deuxième parti avec le plus de députés élus forme l’opposition officielle, c’est-à-dire qu’il a pour rôle de critiquer et de remettre en question les décisions du gouvernement (cabinet des ministres). Si la majorité des députés refuse d’appuyer les décisions du premier ministre (vote de confiance), celui-ci doit démissionner. Le gouverneur général peut alors dissoudre la Chambre et déclencher des élections qui ont lieu au plus tard tous les 5 ans.
- Le conseil législatif se nomme le Sénat. Il peut préparer des projets de loi et il étudie ceux qui sont adoptés par la Chambre des communes, il fait des recommandations pour l’améliorer (amendements) et il l’approuve ou non (vote les projets de loi adoptées par la Chambre). Le sénat est là pour protéger les minorités et les particularités régionales.
- Le Sénat comprend 24 sièges pour chacune des trois régions du Dominion (Québec, Ontario, Maritimes) pour un total de 72 sièges. Aujourd’hui, ils sont 105 sénateurs. Les sénateurs sont nommés à vie. Après 1965, ils sont nommés jusqu’à 75 ans.
Structure des institutions politiques du gouvernement provincial
- La structure et les règles de fonctionnement sont les mêmes.
- Cependant, c’est le lieutenant-gouverneur qui sanctionne les lois au nom de la reine. Il est nommé par le gouverneur général.
- La Chambre d’assemblée se nomme toujours l’Assemblée législative.
- Le Conseil législatif a les mêmes rôles que le sénat mais il est inefficace au provincial à un point tel que le Québec sera la dernière province à l’abolir en 1968 (Jean-Jacques Bertrand).
Qui sont les métis
- Les Métis sont considérés comme des Autochtones. Ce sont les enfants habituellement d’une mère autochtone et d’un père européen (anglais ou français).
- Le peuple métis est apparut suite aux mariages entre marchands et Autochtones. Ces mariages favorisent le développement de relations commerciales entre la Compagnie de la Baie d’Hudson et les nations autochtones qui habitent sur leur territoire (Terre de Rupert).
Le territoire:
- Peu après la création du Dominion du Canada, celui-ci désire s’étendre (expansion) vers l’Ouest jusqu’à la Colombie-Britannique et relier celle-ci par un chemin de fer. Elle doit alors obtenir la Terre de Rupert et le Territoire du Nord-Ouest.
- En 1868, le Dominion du Canada (Cartier) débute des discussions avec la Compagnie de la Baie d’Hudson pour acheter ses terres. Elles seront achetées en 1869 pour 1,5 millions de $. la couronne britannique acceptera de les céder officiellement en 1870. Le nouveau territoire se nomme désormais: Les Territoires du Nord-Ouest.
- L’objectif est d’empêcher les États-Unis d’annexer ces régions, d’autant plus qu’ils viennent d’acheter l’Alaska à la Russie en 1867 pour 7,2 millions.
Les causes du soulèvement des Métis de 1869
- Le gouvernement décide de commencer son expansion à l’Ouest de l’Ontario avec la construction du chemin de fer même si beaucoup d’Autochtones habitent sur l’ensemble des Territoires du Nord-Ouest.
- Une communauté Métis (environ 10 000) habite ce territoire (Manitoba) près de la Rivière Rouge (Winnipeg). Plusieurs Métis ont peur que des colons du Dominion du Canada viennent habiter sur leur terre. Ils n’ont pas été consultés à savoir s’ils désirent que leur territoire fasse partie du Dominion du Canada.
Les causes du soulèvement des Métis de 1869-1870
- Le gouvernement décide d’envoyer des arpenteurs afin de tracer le chemin de fer et réorganiser les terres fertiles en prévision de l’installation de colons. Les Métis ont peur de se faire exproprier (Priver une personne de sa propriété).
- Les Métis, qui veulent se défendre, organise une résistance et nomme Louis Riel comme chef. La résistance décide de s’emparer de Fort Garry (poste de traite fortifié) et d’y former un gouvernement provisoire, c’est-à-dire un gouvernement métis créé pour faire reconnaitre leurs droits et pour négocier avec le gouvernement canadien.
- Pendant la rébellion, certains Canadiens anglais ne respectent pas le gouvernement provisoire. Ils continuent leurs travaux d’arpentage comme Thomas Scott qui sera alors exécuté par les Métis. Louis Riel est dans l’obligation de s’exiler aux États-Unis par crainte que les Canadiens l’arrête pour la mort de Scott.
- Le gouvernement provisoire réussit tout de même à s’entendre avec le gouvernement canadien après de longues négociations. Plusieurs de leurs revendications sont acceptées et les Métis obtiennent des droits particuliers comme avoir des institutions bilingues et le droit de devenir propriétaire des terres qu’ils occupent. Le Manitoba est alors créé en 1870, avec leur accord et devient la 5e province canadienne.
Les répercussions sur la population autochtone
- Certains Métis qui ne veulent pas faire parti du Dominion du Canada migrent vers les territoires à l’Ouest du Manitoba.
- Comme les territoires du Nord-Ouest appartiennent désormais au gouvernement du Canada, celui-ci décide de négocier une promesse d’aide (épidémie (soins médicaux), famine (aide alimentaire, sédentarisation), éducation, etc.) aux Premières Nations qui y habitent en échange de leurs terres afin d’établir des colons et de créer de nouvelles provinces.
- À partir de 1871, le gouvernement réussi à s’approprier les terres des Premières Nations de l’Ouest avec malhonnêteté en leur faisant signer des ententes qui sont numérotés de 1 à 11: les Traités numérotés. Afin de leur laisser habiter en communauté, il crée plusieurs réserves qui auront pour objectif principal de sédentariser les nations nomades qui y habitent. Les réserves sont superviser par le gouvernement fédéral.
La Loi sur les Indiens
- En 1876, le gouvernement canadien de Mackenzie adopte l’Acte des Sauvages (Premières Nations) qu’on renomme plus tard Loi sur les Indiens et qui ne concerne pas les Métis et les Inuits. L’objectif de cette loi est de forcer l'intégration des Premières Nations à la société canadienne en les assimilant. .Ils sont mis sous la tutelle (responsabilité) du gouvernement. On veut les forcer à changer leur statut d’Indien pour un statut britannique en limitant leurs droits.
- Cette loi discriminatoire et paternaliste définit le statut d’Indien. On traite les Premières nations comme des mineures:
- Elles n’ont pas le droit à leur autonomie politique, à l’éducation de leurs enfants selon leur propre culture et tradition ainsi que le droit même d’exercer leur culture, y compris leurs célébrations et rituels. Cette loi limite aussi leur droit d’acheter des terres, de voter et d’intenter des recours devant les tribunaux.
Pensionnats indiens
- Des écoles pour les enfants sont créées afin de les forcer à s’assimiler à la culture britannique .
- Les enfants sont arrachés à leurs parents et ils sont obligés de vivre dans ces pensionnats .
La Rébellion du Nord-Ouest de 1885 (2e soulèvement des Métis)
- En 1884, les Métis, partis habiter à l’ouest du Manitoba, ont peur des colons canadiens qui commencent à vivre près de leur nouvelle terre à Batoche. Ils ont peur de perdre ces terres car en quittant le Manitoba, ils n’ont pas obtenu le droit à la propriété comme ceux qui y habite.
- Gabriel Dumont, chef des Métis avant la rébellion, s’arrangent alors pour que Louis Riel revienne des États-Unis pour venir l’aider. En 1885, Riel forme un gouvernement provisoire à Batoche (Saskatchewan) et plusieurs rebelles viennent l’appuyer dans le but d’empêcher le Canada de les expatrier.
- Des affrontements violents surviennent entre les rebelles autochtones et la gendarmerie du Canada (l’armée). Louis Riel et plusieurs rebelles sont alors arrêtés et emprisonnés.
La condamnation de Louis Riel
- Louis Riel est accusé de haute trahison et il est condamné à la peine de mort tout de même si le jury demandait la clémence (à adoucir le châtiment).
- Au Québec, les Canadiens français sont furieux de sa condamnation. Ils estiment que les Métis, des francophones catholiques comme eux, n’ont fait que défendre leurs droits et leur culture. Le gouvernement de Macdonald hésite, mais finit par autoriser l’exécution. Louis Riel sera pendu à Régina (Saskatchewan) en 1885.
- Après la mort de Louis Riel, plusieurs Canadiens français croient que le gouvernement fédéral n’a pas renverser sa décision dans le but de satisfaire les anglophones au détriment des francophones catholiques. Le Québec doit donc veiller à protéger les droits, la culture et les valeurs des Canadiens français dans l’ensemble du Canada (nationalisme canadien français).
Intégration de 2 nouvelles provinces
- La construction du chemin de fer jusqu’à la Colombie-Britannique devient la priorité du gouvernement de J.A. Macdonald qui a fait la promesse de le construire en échange de leur adhésion dans la fédération canadienne. La Colombie britannique devient alors la 6e province canadienne en 1871.
- Plus tard, lors de la crise économique de 1873, l’Île-du-Prince-Édouard décide de s’unir au Dominion du Canada en échange que le gouvernement fédéral paie leur dette. Elle devient la 7e province canadienne.
Scandale du pacifique
- En 1873, juste après les élections, un scandale survient lorsque l’on découvre que le Canadien Pacifique a versé d’énormes sommes d’argent dans la caisse électorale ($ d’un parti politique) en échange de la promesse d’obtenir le contrat de construction du chemin de fer. J.A. Macdonald sera obligé de démissionner. A. Mackenzie du Parti libéral devient le nouveau Premier ministre. Cause de la politique nationale
- Au même moment (1873), une crise économique mondiale éclate. les bas prix des produits manufacturés provenant des États-Unis font mal à l’économie canadienne, ce qui cause une diminution des exportations canadiennes. Incapable de se sortir de la crise économique, A. Mackenzie perd les élections de 1878 face à J.A. Macdonald qui propose un plan pour relancer l’économie canadienne qui se nomme: Politique nationale.
Application de la Politique nationale par le fédéral
- D’augmenter les tarifs douaniers pour protéger les industries canadiennes (mesure protectionniste) de la concurrence étrangère et pour financer la construction du chemin de fer.
- De continuer la construction du chemin de fer transcontinental jusqu’à la Colombie-Britannique afin d’étendre son marché intérieur à toutes les provinces canadiennes. Sa construction sera terminé en 1885.
- La construction du transcontinental servira aussi à peupler l’Ouest canadien. Pour ce faire, le gouvernement canadien doit favoriser l’immigration afin d’augmenter le nombre de consommateurs canadiens nécessaires au développement économique du pays.
Campagne de recrutement du gouvernement fédéral:
- Pour y arriver, le gouvernement s’engage dans des campagnes de recrutement au Royaume-Uni avec la création d’affiches publicitaires et s’engage à donner gratuitement les terres de l’Ouest afin d’attirer les immigrants.
Les causes de la Conférence interprovinciale de 1887
- Les défauts de l’AANB commencent à apparaître. Honoré Mercier du Parti national, Premier ministre du Québec de 1887-1894, devient le porte parole des critiques nationalistes.
- La langue et l’éducation sont des compétences provinciales. Alors, les minorités francophones des provinces anglophones perdent de plus en plus de droits linguistiques sans que le fédéral intervienne. Par exemple, le Manitoba abolit en 1890 la loi sur le système scolaire francophone catholique pour instaurer un seul système d’éducation anglophone et protestant.
- De plus, le gouvernement fédéral est trop centralisateur en faisant de l’ingérence dans les champs de compétence provincial. En effet, entre 1867 et 1896, il utilise plusieurs fois son droit de désaveu pour abolir des lois provinciales sans raison valable. Mercier veut faire pression sur le fédéral pour que celui-ci arrête d’abuser de son droit de désaveu.
La Conférence interprovinciale de 1887 (Conférence de Québec)
- Honoré Mercier organise donc une conférence avec les autres premiers ministres provinciaux à Québec dans le but de renforcer le respect de l’autonomie des provinces. Ce mouvement autonomiste est un mouvement politique qui cherche à protéger, préserver ou à augmenter l’autonomie des provinces. Macdonald, premier ministre fédéral, décide de ne pas s’y rendre.
- Lors de cette conférence, Honoré Mercier propose aux premiers ministres provinciaux de former une alliance afin de réduire l’ingérence ( intervention du fédéral dans les affaires du provincial). Ils souhaitent avant tout que le gouvernement fédéral s’abstienne d’utiliser son droit de désaveu qui nuit à la démocratie. Les provinces veulent aussi de nouvelles sources de financement (subventions) qui leur permettent d’appliquer leurs décisions de manière plus autonome, sans contrainte. Par exemple, le fédéral fait de l’ingérence en donnant une subvention pour la construction d’universités malgré que l’éducation soit une compétence provinciale. De plus, cette subvention est précise (construction d’universités), alors le provincial ne peut pas se servir de l’argent comme il le veut, il n’est donc pas autonome.
- Après la Conférence interprovincial, le gouvernement fédéral utilisera très peu son droit de désaveu.
Le rôle de la femme
- À cette époque, les femmes ne sont pas considérées comme égales aux hommes. Elles sont soumises à la domination masculine et cela restreint leur autonomie. Elles ont un statut juridique inférieur à celui des hommes. Tout comme les Premières Nations, elle est considérées comme mineurs devant la loi depuis l’adoption du code civil du Bas-Canada en 1866.
- Elles ont peu de droits: pas le droit de vote, pas le droit d’être candidate aux élections, pas le droit de signer des contrats, pas le droit de conserver son salaire, pas le droit d’aller à l’université, pas le droit de propriété et de compte de banque. En 1884, l’Université anglophone McGill sera la seule à commencer à accepter les femmes surtout en littérature.
- Lorsqu’elles sont célibataires, elles sont libres de travailler ou de devenir religieuse, mais lorsqu’elles se marient, elles doivent respecter leur rôle d’épouse, c’est-à-dire de s’occuper des tâches ménagères (repas, couture, lavage, ménage), des repas et surtout de faire des enfants. Lorsqu’elle a terminé ses tâches ménagères, elle peut consacrer son temps libre au bénévolat au seins d’organisme de charité et à la littérature féminine.
- L’homme a le rôle de pourvoyeur. Il travaille à l’extérieur de la maison et il s’occupe d’apporter de la nourriture et de l’argent pour subvenir aux besoins de sa famille.