CM 6 famille
Industrialisation au XIXe siècle
Secteur en croissance :
Grande expansion du secteur industriel, atteignant près de 40 % de la population active dans les années 1970.
Origines principalement dans le sud de l'économie française.
L’industrialisation s’est d’abord réalisée dans le secteur textile et n’a pas immédiatement impliqué de grandes usines.
Structure Familiale et Activités :
Initialement, le travail dans l'industrie était combiné avec l'agriculture.
Les activités industrielles se faisaient souvent à la maison, notamment en milieu rural, où les familles restaient la cellule de production.
Le travail était organisé de manière à ne pas bouleverser les structures familiales existantes.
Révolution dans le travail des enfants
Travail des enfants :
Tous les enfants de l'époque travaillaient, souvent dès l'âge de huit ans, et pouvaient travailler jusqu'à dix heures par jour.
Les lois sur le travail des enfants n’étaient que partiellement efficaces, ne s’appliquant qu’à certaines entreprises avec plus de vingt employés.
Évolution de la perception :
À travers le temps, la conscience générale a évolué pour privilégier l'éducation des enfants plutôt que leur travail.
La répartition des rôles au sein des familles a également commencé à changer avec l’industrialisation.
Transformation des rôles familiaux
Rupture des traditions :
Transition marquée par une baisse de la transmission des métiers de père en fils en raison des nouvelles opportunités créées par l'industrialisation.
La préservation des traditions familiales devenait de plus en plus difficile avec l'émergence de nouvelles professions.
Rôle des femmes :
Croissance de l'activité économique des femmes, notamment dans le secteur tertiaire.
Emergence des emplois domestiques, où les jeunes femmes et filles s'occupaient du service dans les foyers d'autres personnes.
Cette tendance soulignait également l'inégalité économique croissante entre les genres.
Cadre économique et social
Économie affective :
Le lien entre famille et économie a commencé à être codifié socialement et juridiquement, mettant en lumière la famille comme vecteur de transmission des inégalités.
Les alliances entre familles par le mariage créaient des structures économiques plus larges, influençant les choix professionnels des individus.
Transmission de la dot :
En France, la dot, c'est-à-dire la contribution financière apportée par la famille de la mariée, est souvent considérée comme un fardeau financier des familles.
Éducation et mobilité sociale
Rôle de l'éducation :
L’éducation est devenue une voie de mobilité sociale pour les jeunes, permettant d'accéder à des professions en dehors des structures familiales traditionnelles.
La différence entre les parcours individuels peut souvent être influencée par le niveau d'éducation, ainsi que par le soutien familial.
Challenges de la mobilité sociale :
La mobilité sociale n’est pas uniquement un phénomène individuel mais collectif, impliquant souvent des attentes parentales et des modèles de réussite.
Le déclassement, ou le sentiment de ne pas atteindre le même statut que ses parents, peut générer des frustrations et affecter les relations entre frères et sœurs.
Conclusions sur l’impact social
Persistante des inégalités :
Malgré les progrès réalisés, de fortes inégalités économiques persistent, notamment dans les instances où les rôles familiaux sont opinés par des critères traditionnels.
Les femmes continuent d'assumer des rôles de soutien, souvent au détriment de leurs opportunités professionnelles.
Tendances récentes :
Une prise de conscience croissante des liens entre responsabilités familiales et travail est en émergence, poussant vers une révision des rôles de genre dans le travail.