TD3

TD3, en binôme avec Valentin FERNANDEZ


1. Qui est Léon Walras ?


Léon Walras est né à Evreux, en France en 1834. né d'Auguste Walras, qui consacra trois écrits au cours de sa vie à la propriété ainsi qu'à la morale vues du point de vue de l'économie, il fut successivement journaliste, employé dans la compagnie des chemins de fer du nord, directeur d'une banque, éditeur chez Léon Say où il publiera Le Travail, un journal de l'époque, et pour finir, il salarié d'une banque privée. Ce n'est qu'en 1870 que walras accéda à un poste de professeur à l'université de Lausanne, jusq'uà sa retraite en 1892


Pour Walras, quels sont les objets de l’économie pure, de l’économie appliquée, de l’économie sociale ; en quoi cet économiste combine-t-il libéralisme et socialisme ?


Selon walras, les objets de l'économie pure l’économie pure, de l’économie appliquée et de l’économie sociale sont :


  • la théorie positive de la richese sociale, qui est l'objet de l'économie pure

  • l’organisation de l’activité économique, qui est l'objet de l’économie appliquée

  • la réflexion sur les principes de la justice et de la morale, qui est l'objet de l’économie sociale


Walras combine ainsi libéralisme et socialisme, justifiant l'intervention de l'état lorsque cele ci augmente la productivité de l'industrie, tout en permettant la revendication d'une nationalisation du sol et des monopoles naturels afin de protéger la justice sociale.



3. Considéré comme la référence en microéconomie pour son « économie pure », comment Walras aborde-t-il l’analyse de tous les phénomènes économiques ?


Walras dépassa tous les grands noms du marginalisme en soumettant l’analyse de tous les phénomènes économiques à un seul et même principe : la rareté relative (difficulté d'accés selon les ressources, l'information ou le contexte) qui résulte du rapport entre l’offre et la demande, et en formalisant leur interdépendance en un système général de marchés, Cela peut se résumer en une théorie de l'équilibre général.


4. Dans quelle tradition Walras s’inscrit-il ; quelle sera l’influence de ses disciples ; sur quelles difficultés son analyse bute-t-elle ?


Walras s'inscrit dans la tradition française : à l'instar de Condillac, Quesnay, J-B Say, et Cournot, Walras fut ignoré par la France jusqu'aux années 1950, soit 40 ans après sa mort.

Ses disciples italiens ont premièrement eu une influence sur l'école de Lausanne, qui aura grâce à eux une renomée Européenne, ensuite,le marginalisme walrasien passa devant celui de Jevons, grâce à l'influence de Hicks dans les années 1930. Enfin, les contributions de différents auteurs comme Paul Samuelson, Gérard Debreu, Kenneth Arrow et Frank Hahn ont mis la théorie walrasienne de l'équiibre général au centre de la théorie microéconomique moderne.

Néanmoins walras et son analyse butent sur deux difficultés : la représentation du processus menant à l’équilibre et le rôle de la monnaie dans la réalisation des transactions. Ces deux questions sont restées sensibles dans la théorie moderne de l’équilibre général de Walras. Cette théorie est donc délaissée au profit de la « nouvelle microéconomie » depuis les années 1980.



5. Comment Walras définit-il la richesse sociale ; quels sont les quatre facteurs par lesquels sa théorie de la richesse sociale dépasse les travaux de Jevons et de Menger ?


Selon Walras, la richesse sociale est définie comme « l’ensemble de toutes les choses, matérielles ou immatérielles, qui sont susceptibles d’avoir un prix parce qu’elles sont rares, c’està-dire à la fois utiles et limitées en quantité », celle ci présente quatre facteurs qui font que cette théorie dépasse celle de jevons et menger :


  • Walras traite chaque phénomène économique de manière uniforme : dès qu'on parle de rareté, le phénomène doit etre analysé selon la théorie de l'offre et de la demande

  • Walras étudie systématiquement l'interdépendane des marchés : l'équilibre général inclut le fait que chaque marché est une partie du tout, et que chaque partie doit etre équilibrée pour permettre l'équilibre général

  • Walras détermine aussi la stabilité de l'équilibre général : il donne les règles pour un fonctionnement stable

  • Enfin, après Cournot, il donneà sa théorie une forme mathématique, théorisant un marché « parfait » sous concurrence, comme avec l'exemple de la « machine sans frottements » en mécanique pure.



6. L’exposé de la théorie de l’équilibre général allant du plus simple au plus compliqué, qu’est-ce qui caractérise « l’économie d’échange pur », qu’est-ce qui caractérise « l’économie de production » et ce qu’elle implique concernant les services producteurs et la monnaie ?


  • Le modèle le plus simple, l'économie d'échange pur, dit que : les quantités disponibles de biens étant données, leurs prix relatifs sont déterminés par leur rareté relative ; plus un bien est rare, plus il est cher ; c'est la théorie de l'offre et de la demande.

  • L'économie de production, elle, affirme que les quantités disponibles peuvent varier comme par exemple avec le travail. Les prix relatifs des biens sont maintenant fixés aussi par rapport à leur coût de production ou de manière hypothétique. La monnaie, elle, est sous la forme d'une marchandise qui sert d'intermédiaire aux échanges.



7) Qui est Alfred Marshall ?



Alfred Marshall est un britannique du XIXème siècle qui fut diplômé en mathématiques en 1865à Cambridge. Dans ce même institue, il fut recruté en temps que “fellow” mais se maria avec une femme en 1877 ce qui l’obligea a rendre sa démission. Il est revenue là bas plusieurs années après cette fois ci en temps professeur d’économie politique.

La principale raison qui fait que Marshall est connue est qu’il considéré comme le père de la loi de l’offre et de la demande en équilibre partiel.



8) Selon Marshall, comment évolue la productivité des facteurs de productions ; dès lors, si la consommation repose sur la loi de l’utilité marginale décroissante, sur quelle loi repose la production ?



Pour Marshall, la productivité des facteurs de production évolue de la même manière que pour l’utilité des biens , c’est à dire que plus on va produire une chose a l’aide d’un facteur de production, moins ce facteur de production sera rentable (décroissance de la productivité marginale). A partir de ceci, on en déduit que la loi de l’utilité marginale décroissante est presque la même loi pour la productivité des facteurs de productions, c’est donc la loi des rendements décroissants.



9) Du côté de la demande, comment Marshall raisonne-t-il pour montrer que la relation entre le prix de demande et la quantité est une fonction décroissante ; du côté de l’offre, comment raisonne-t-il pour montrer que la relation entre le prix d’offre et la quantité est une fonction croissante ?



Marshall explique que les biens ont plusieurs niveaux de prix, (les “prix de demandes”) et que ceux-ci sont lié à la quantité que les clients sont prêt a demander. Il nous explique que cette relation est décroissante avec le raisonnement suivant : quantité est élevée => utilité marginale basse => consommateur est moins prêt à payer pour l’avoir.

Pour l’offre, les niveaux de prix de biens (prix d’offre) sont liés à la quantité que les producteurs sont prêt a fournir. Marshall nous montre que la relation entre le prix d’offre et la quantité est une fonction croissante avec le raisonnement suivant : quantité élevée => productivité marginale faible => coût marginal du bien élevé.



10) Outre une détermination du prix d’équilibre permettant d’égaliser quantité offerte et quantité demandée d’un bien, que décrit également la loi de l’offre et de la demande énoncée par Marshall ?

Cette loi vient aussi nous montrer le processus qui garantit la stabilité du marché, donc celui qui fait le marché revient a l’équilibre quand il est perturbé.



11) En quoi la détermination des prix et des quantités par la loi de l’offre et de la demande est-elle l’expression d’une économie de marché en concurrence parfaite ?

Tous les acheteurs peuvent acheter a tous producteurs donc aucun n’a le monopole et tous les producteurs peuvent vendre a tous les consommateurs donc aucun ne peut faire baisser les prix.



12) Qu’est-ce que Marshall entend par raisonnement en terme d’équilibre partiel, par raisonnement en terme de statique comparative ; qu’entend-il par période de marché, courte période, longue période ?

Le raisonnement en terme d’équilibre partiel : les agents économiques introduisent avec leurs choix une interdépendance entre les marchés. La différence entre Walras et Marshall est que

le premier place cette interdépendance au milieu de son analyse d’équilibre général et que le second dit que les variations de prix ou quantité subies par un marché particulier, qui sont étudiées à la marge, ont un effet que l’on peut négliger sur les autres marchés et que l’inverse est aussi possible, c’est à dire que nous pouvons étudier les marchés sans faire attention à ces variations sur les autres marchés.

Le raisonnement en statistique comparative : on compare un même marché en changeant entre chaque comparaison un paramètre. On peut donc trouver des facteurs de dépendances mais on ne trouvera pas comment un marché passe d’une situation à une autre.

Période de marché : on fait seulement varier la demande d’un bien, en connaissant la quantité offerte.

Courte période : offre d’un bien peut augmenter avec un accroissement du flux de travail donné dans une production.

Longue période : offre augmente avec augmentation du stock de capital.