Appareil genital feminin

Appareil Génital Féminin

Organes Génitaux Internes Féminins

  • Partie invisible des organes de la reproduction.

  • Comprend les ovaires, les trompes utérines, l'utérus (non gravide ou gravide), et le vagin.

Ovaires

Généralités
  • Glande sexuelle paire de la femme.

  • Produit les ovocytes et sécrète des hormones sexuelles.

  • Seul organe véritablement intrapéritonéal du point de vue ontogénétique.

  • Constitue avec les trompes les annexes de l'utérus.

Morphologie externe
  • Ovoïde et légèrement aplati.

  • Teinte blanchâtre, tranchant avec les teintes rosées ou rouges des formations voisines.

  • Surface irrégulière et mamelonnée.

    • Saillies correspondent aux follicules sous-jacents.

    • Dépressions figurent les cicatrices postovulatoires.

Consistance - Mesures
  • Ferme.

  • Poids:

    • Adulte: 6 à 8 g.

    • Après la ménopause: 1 à 2 g.

  • Mesures approximatives chez l'adulte:

    • Épaisseur: 11 cm.

    • Largeur: 22 cm.

    • Longueur: 44 cm.

  • Double ou triple de volume durant l'ovulation.

Les moyens de fixité
  • Mobile, maintenu par trois ligaments et le mésovarium.

    • Ligament suspenseur de l'ovaire:

      • Dépendance du tissu rétropéritonéal.

      • Constitué de fibres conjonctives et musculaires lisses qui entourent les vaisseaux ovariques.

      • Surcroise les vaisseaux iliaques externes à 22 cm en avant de l'uretère.

      • Se termine sur l'extrémité tubaire de l'ovaire.

    • Ligament infundibulo-ovarique:

      • Tendu de l'infundibulum tubaire au pôle tubaire de l'ovaire.

      • Constitue l'axe de la frange ovarique et assure le contact entre l'ovaire et le pavillon.

    • Ligament propre de l'ovaire:

      • Cordon long d'environ 3030 mm.

      • Nait de la corne utérine, en arrière et au-dessous de la trompe, et se fixe au pôle utérin de l'ovaire.

    • Mésovarium:

      • Court méso qui unit l'ovaire au feuillet postérieur du ligament large.

      • Les deux feuillets se fixent autour du hile ovarique suivant la ligne limitante du péritoine.

Faces, bords et extrémités de l'ovaire
  • Deux faces: latérale et médiale.

  • Deux bords: libre et mésovarique.

  • Deux extrémités: tubaire et utérine.

La face latérale
  • Chez la nullipare:

    • Répond à la fosse ovarique, dépression péritonéale de la face postérieure du ligament large de l'utérus.

    • Structures sous-péritonéales:

      • En arrière: vaisseaux iliaques internes et uretère.

      • En avant: attache pelvienne du mésovarium.

      • En haut: vaisseaux iliaques externes.

      • En bas: origine des artères ombilicale et utérine.

    • Dans l'aire de la fosse ovarique, sous le péritoine: nerf et vaisseaux obturateurs.

    • Rapport expliquerait les douleurs irradiées à la face interne de la cuisse chez les femmes atteintes de salpingo-ovarite ou d'endométriose de la fosse.

  • Chez la multipare:

    • Ovaire prolabé dans la fosse infra-ovarique.

    • Répond, sous le péritoine:

      • En avant: uretère et artère utérine.

      • En arrière: bord du sacrum.

      • En bas: bord supérieur du muscle piriforme.

    • Dans le tissu cellulaire sous-péritonéal: vaisseaux et nerfs glutéaux supérieurs.

La face médiale
  • L'ampoule tubaire longe le bord mésovarique de l'ovaire.

  • L'infundibulum tubaire retombe sur la face médiale de son extrémité tubaire, en direction du bord libre.

  • Répond:

    • À droite: anses grêles, cæcum et appendice vermiforme.

    • À gauche: côlon sigmoïde.

Le bord mésovarique
  • Présente le hile de l'ovaire et donne insertion au mésovarium.

  • Longé par les arcades vasculaires infra-ovariques.

Le bord libre
  • Parfois longé par la frange ovarique.

L'extrémité tubaire
  • Proche des vaisseaux iliaques externes et donne insertion au ligament suspenseur de l'ovaire.

L'extrémité utérine
  • Proche de l'utérus, et donne insertion au ligament propre de l'ovaire.

Vascularisation
  • Vaisseaux situés dans le mésovarium, formant des arcades infra-ovariques.

Les artères
  • Artère ovarique a un rôle dominant dans la vascularisation de l'ovaire (9696 % des cas).

  • Artère utérine a un rôle prédominant dans 44 % des cas (surtout en post-ménopause).

L'artère ovarique

  • Terminaison:

    • À l'extrémité tubaire de l'ovaire, se divise en deux branches: tubaire latérale et ovarique latérale.

    • S'anastomosent avec les branches homonymes de l'utérine pour former les arcades artérielles infra-ovarique et infratubaire.

  • Branches collatérales:

    • Branches pour la capsule adipeuse du rein et une branche urétérique.

L'artère utérine

  • Donne sous l'isthme tubaire l'artère du fundus utérin.

  • Se termine en artères ovarique médiale et tubaire médiale.

  • Ces artères s'anastomosent avec leurs homologues latérales pour former les arcades infra-ovarique et infratubaire.

  • Chez la femme jeune, la ligature de l'artère utérine ne compromet pas la vascularisation de l'ovaire.

    • La ligature diminue les pressions artérielles dans les artères tubaires.

    • Permet, par une circulation à rebours, la vascularisation de l'ovaire par son pôle utérin.

  • À mesure que l'on se rapproche de la ménopause, la suppression de la voie de suppléance utérine peut perturber la vascularisation et la fonction endocrine de l'ovaire.

Trompe utérine (Salpinx)

Généralités
  • Conduit musculo-membraneux pair qui prolonge une corne utérine.

  • Livre passage aux spermatozoïdes qui fécondent habituellement l'ovocyte dans son tiers distal.

  • Exploration indispensable avant toute indication thérapeutique pour infécondité.

  • Située dans le mésosalpinx. Souvent large dans sa partie latérale, se rabat en arrière avec la trompe et masque l'ovaire.

La direction
  • Présente d'abord une direction transversale jusqu'à l'extrémité utérine de l'ovaire; puis elle suit successivement son bord mésovarique, la face médiale de son extrémité tubaire et son bord libre.

La longueur
  • Longueur totale est en moyenne de 1010 à 1212 cm.

  • Une trompe de moins de 33 cm est un facteur péjoratif pour une conception physiologique.

Les moyens de fixité
  • Très mobile et maintenue par sa continuité avec l'utérus, par le mésosalpinx et par le ligament infundibulo-ovarique qui l'unit à l'extrémité tubaire de l'ovaire.

Configuration
Configuration extérieure
  • La trompe utérine présente quatre parties: la partie utérine, l'isthme, l'ampoule et l'infundibulum.

La partie utérine

  • Située dans le myomètre, elle présente un trajet oblique en haut et latéralement.

  • Longueur est d'environ 11 cm et son diamètre de 0.20.2 mm.

  • Elle s'ouvre dans l'utérus par l'ostium utérin.

  • Le diamètre de l'ovule représente le dixième de celui de la partie utérine de la trompe.

L'isthme tubaire

  • Fait suite à la partie utérine au-dessus du ligament rond en avant, et du ligament propre de l'ovaire, en arrière.

  • Il est disposé transversalement.

  • Longueur est de 33 cm et son diamètre de 22 mm.

  • Cylindrique, à paroi épaisse et dure à la palpation.

L'ampoule tubaire

  • Fait suite à l'isthme et est en rapport avec l'ovaire.

  • Longue de 77 cm, elle est volumineuse avec un diamètre de 88 mm.

  • Flexueuse, elle présente une consistance molle et une grande compliance.

  • Ses lésions pathologiques (hématosalpinx, pyosalpinx, etc.) peuvent atteindre de grandes dimensions.

L'infundibulum tubaire

  • Partie la plus mobile de la trompe, il a la forme d'un entonnoir évasé.

  • Son sommet prolonge l'ampoule tubaire. Il présente l'ostium abdominal de la trompe, qui fait communiquer les cavités tubaire et péritonéale.

  • Sa base libre est festonnée en une série de franges tubaires. Ces franges, au nombre de 1010 à 1515, ont une longueur de 1010 mm environ. La plus longue ou frange ovarique adhère au ligament infundibulo-ovarique et atteint le pôle tubaire de l'ovaire.

  • En cas d'infection, les bords des franges s'unissent et la perméabilité tubaire disparaît, entraînant une stérilité tubaire.

La configuration intérieure
  • La surface interne de la trompe présente des plis muqueux longitudinaux, les plis tubaires.

  • Ils sont très nombreux et, au niveau de l'isthme des plis secondaires, s'implantent sur les premiers. Les plis secondaires se hérissent souvent de plis tertiaires, de cinquième et même de dixième ordre au niveau de l'ampoule.

  • La pénétration réciproque de ces plis donne à la coupe un aspect labyrinthique.

  • Cette communication de l'extérieur avec la cavité péritonéale explique qu'une injection de produit organo-iodé (hystérographie) poussée dans l'utérus, pénètre dans les trompes, et, lorsque celles-ci sont saines, tombe dans la cavité péritonéale. Cette communication explique aussi les péritonites induites par des explorations endo-utérines sans asepsie.

Rapports
Les rapports dans le mésosalpinx
  • Le bord mésosalpingien de la trompe est en rapport avec:

    • Les arcades vasculaires et nerveuses infratubaires;

    • Vestiges embryonnaires comme le conduit longitudinal de l'époophoron et le paroophoron situés sous l'isthme tubaire, ainsi que l'appendice vésiculeux appendu à l'extrémité de l'infundibulum.

Les rapports par l'intermédiaire du mésosalpinx
  • L'isthme répond:

    • En avant: vessie et ligament rond;

    • En arrière: ligament propre de l'ovaire;

    • En haut: anses grêles, grand omentum et côlon sigmoïde à gauche.

  • L'ampoule et l'infundibulum:

    • Sont au contact de l'ovaire dont ils partagent les rapports.

    • À gauche, l'ampoule répond en arrière au mésosigmoïde et au sigmoïde.

    • À droite, l'apex cæcal reste situé à environ trois travers de doigt au-dessus de l'ampoule tubaire; ce n'est que dans les cas d'appendice vermiforme pelvien que trompe et appendice sont en contact.

Vascularisation
  • Les vaisseaux sont situés dans le mésosalpinx où ils forment des arcades vasculaires infratubaires.

Les artères

Les artères tubaires

  • Artères tubaires médiales: grêles, au nombre de 33 ou 44, naissent de la terminaison de l'artère utérine. Elles irriguent l'isthme tubaire et s'anastomosent avec l'artère tubaire latérale pour former l'arcade infratubaire.

  • Artère tubaire moyenne: fréquente et volumineuse (8080 % des cas), se détache soit de la terminaison de l'artère utérine (4040%), soit de l'arcade infra-ovarique (6060 % des cas). Elle rejoint l'arcade infra-tubaire.

Structure
La tunique séreuse
  • Correspond au revêtement péritonéal.

La tunique sous-séreuse
  • Couche conjonctive qui contient les réseaux vasculaires et nerveux sous-séreux.

La tunique musculaire ou myosalpinx
  • Schématiquement, comprend une couche externe (faisceaux longitudinaux) et une couche interne (faisceaux circulaires).

  • En réalité, réseau continu de fibres enchevêtrées aléatoirement.

    • Au niveau de l'isthme, les faisceaux musculaires ont un trajet spiralé oblique vers la muqueuse.

    • Au niveau de l'ampoule, leur taille et leur nombre diminuent progressivement.

  • Cette organisation engendre une activité contractile segmentaire et irrégulière, expliquant le mouvement pendulaire des ovocytes et du conceptus.

La tunique muqueuse
  • Épithélium reposant sur une lamina propria constituée d'un tissu conjonctif lâche cellulaire.

  • Épithélium cylindrique simple avec des épithéliocytes ciliés et des épithéliocytes microvilleux sécrétants. Le sens du battement des cils se fait vers l'ostium utérin, favorisant le transport de l'ovocyte et du zygote.

Anatomie fonctionnelle
  • La trompe présente une double fonction: la captation de l'ovocyte et le transit des gamètes et du zygote.

La captation de l'ovocyte
  • Au moment de l'ovulation, les franges de l'infundibulum deviennent érectiles et enserrent l'ovaire pour diriger l'ovocyte. Le sens du courant péritonéal vers l'ostium abdominal entraîne les ovocytes qui auraient pu s'égarer.

  • Ceci explique les succès de la fécondation intra-péritonéale.

Le transit des gamètes et du zygote
  • Les spermatozoïdes sont capacités et stockés en survie dans les trompes avant la fécondation de l'ovocyte.

  • L'ovocyte est aussi capacité dans la trompe.

  • Le zygote séjourne dans la trompe environ 7272 heures. Sa migration est assurée par les cils.

  • Les stérilités d'origine tubaire pourront être liées à des lésions anatomiques obturantes de la trompe, mais aussi à des lésions fonctionnelles responsables des modifications du flux et des cils tubaires.

L'utérus

Généralités
  • Organe musculaire lisse creux destiné à contenir le conceptus pendant son développement et à l'expulser quand il est arrivé à maturité.

  • Modifications cycliques de sa muqueuse se traduisant, en phase terminale, par les menstruations, s'il n'y a pas eu de nidation.

  • Repose sur la vessie et est en partie situé entre la vessie en avant et le rectum en arrière. Il fait saillie dans le vagin.

La direction
  • Chez la femme, en position anatomique, avec une vessie et un rectum peu distendus:

    • L'axe du col est perpendiculaire à la face postérieure du vagin.

    • Le corps et le col forment un angle ouvert en avant de 100100 à 120120° ou angle de flexion; son sommet est situé au niveau de l'isthme utérin.

      • L'utérus est habituellement antéfléchi. Lorsque le corps utérin est en arrière, l'utérus est dit rétrofléchi.

    • L'axe du corps détermine avec l'axe de l'excavation pelvienne un angle de version.

      • Lorsque le corps et le col basculent en sens inverse dans le plan sagittal, l'utérus est dit rétroversé.

La consistance
  • Ferme mais élastique.

Les mesures
  • Poids:

    • Environ 5050 g chez la nullipare et 7070 g chez la multipare.

  • Capacité: environ 33 à 44 ml.

  • Dimensions extérieures (chez la nullipare):

    • Longueur: 6.56.5 cm, dont 44 cm pour le corps et 2.52.5 cm pour le col.

    • Largeur maximum: 44 cm.

    • Épaisseur: 22 cm.

  • Chez la multipare, la longueur varie de 99 à 1010 cm.

  • Longueur de la cavité utérine:

    • Chez la multipare, la longueur totale est de 6565 mm, la longueur du canal cervical étant de 2525 mm.

    • Chez la nullipare, l'augmentation de la cavité est plus marquée au niveau du corps utérin, qui gagne 1010 mm environ.

    • Chez l'adulte, le rapport corpo-cervical est normalement supérieur ou égal à 3/23/2. Un rapport égal ou inférieur à 1/31/3 traduit un utérus infantile.

Configuration externe
  • Piriforme avec un léger étranglement, l'isthme utérin, qui sépare le corps et le col.

Le corps utérin
  • Conique, aplati d'avant en arrière, avec:

    • Deux faces: vésicale (antéro-inférieure) et intestinale (postéro-supérieure);

    • Deux bords: droit et gauche;

    • Une base convexe ou fundus utérin;

    • Des angles ou cornes utérines droite et gauche se continuant avec les trompes utérines. Chaque angle donne insertion en avant au ligament rond, et en arrière au ligament propre de l'ovaire.

Le col utérin
  • Cylindrique et donne insertion au vagin qui le divise en deux parties, supravaginale et vaginale.

  • Insertion vaginale: très oblique en bas et en avant. Située en arrière sur le tiers supérieur du col et en avant sur le tiers inférieur du col.

  • Partie supravaginale du col: se continue avec le corps.

  • Partie vaginale: rose pâle et percée à son sommet d'un orifice, l'orifice externe du col utérin. Il donne accès au canal cervical et délimite les lèvres antérieure et postérieure du col.

    • Chez la nullipare, l'orifice externe du col est punctiforme.

    • Chez la primipare, il forme une fente transversale régulière.

    • Chez la multipare, il prend la forme d'une fente large et irrégulière. Elle est visible à l'examen au spéculum et accessible au doigt par le toucher vaginal.

Configuration interne
  • L'utérus présente dans son corps la cavité utérine, et dans son col, le canal cervical. Ces deux cavités communiquent par l'orifice interne du col utérin.

La cavité utérine
  • Triangulaire et virtuelle.

  • Chacun de ses angles latéraux communique avec un canal tubaire par un ostium utérin de la trompe.

  • Son angle inférieur communique avec le canal cervical par l'orifice interne du col utérin.

  • C'est dans la cavité utérine que l'on place un stérilet.

Le canal cervical
  • Cavité réelle, fusiforme et aplatie sagittalement. Remplie par la glaire cervicale.

  • Ses parois antérieure et postérieure sont marquées par des replis, les plis palmés. Chaque pli est constitué d'une colonne longitudinale avec des ramifications latérales.

  • Les plis palmés peuvent gêner l'introduction d'un hystéromètre ou d'un stérilet.

Rapports
Le péritoine utérin
  • Le péritoine utérin ou périmétrium est d'autant plus adhérent qu'on s'approche du fundus. La limite de la zone décollable est située sur la face antérieure, à la partie moyenne du corps utérin et sur la face postérieure au-dessus de l'isthme.

    • En avant, le péritoine recouvre la face vésicale du corps et de l'isthme. Il se continue avec le péritoine vésical au niveau du cul-de-sac vésico-utérin.

    • En arrière, il recouvre toute la face intestinale et descend jusque sur la face postérieure du fornix vaginal pour former le cul-de-sac recto-utérin.

Les rapports intrapéritonéaux
  • Concernent la partie du corps utérin recouverte du péritoine et saillante dans la cavité péritonéale:

    • La face vésicale repose sur la face supérieure de la vessie.

    • Le fundus répond aux anses grêles et souvent au grand omentum.

    • La face intestinale répond aux anses grêles et au côlon sigmoïde.

Les rapports sous-péritonéaux
  • En avant, le septum vésico-utérin, tissu cellulaire lâche, unit la partie supravaginale du col et la fosse rétrotrigonale de la base vésicale. Le septum est limité latéralement par les ligaments vésico-utérins.

  • Latéralement, l'utérus répond en haut au mésomètre et en bas au paramètre.

    • Dans le mésomètre contre le corps utérin chemine la sinueuse artère utérine, entourée de ses veines et de ses lymphatiques; elle est accompagnée du nerf latéral de l'utérus, et parfois du conduit déférent vestigial.

    • Dans le paramètre se trouvent: l'artère et les veines utérines antérieures, des vaisseaux lymphatiques utérins, des lymphonoeuds para-utérins inconstants et les nerfs utérins.

    • L'uretère descend obliquement en bas et médialement en séparant le paramètre et le paracervix. Au niveau de l'isthme utérin, il est croisé en avant par l'artère utérine, et en arrière par les artères vaginales. Ce croisement est situé à environ 2020 mm (23+823 + 8) de l'isthme utérin, et à 1515 mm du fornix latéral du vagin. L'uretère est plus proche du col chez les femmes plus grosses.

  • En arrière, l'isthme et la partie supravaginale du col donnent insertion aux ligaments utéro-sacraux. Une saillie transversale, le torus utérin, peut marquer la limite de cette insertion.

Les rapports de la partie vaginale du col
  • Le fornix vaginal sépare le col utérin de la paroi vaginale : le fornix antérieur est un sillon peu marqué et le fornix postérieur très profond.

  • Par l'intermédiaire du vagin, le col est en rapport avec:

    • En avant, le trigone vésical. Les parois vésicale et vaginale sont solidement unies par le septum vésico-vaginal. Dans la partie supérieure du septum est située la partie rétrovésicale de l'uretère pelvien. C'est là qu'il peut être exploré par le toucher vaginal (point urétéral inférieur).

    • Latéralement, le paracervix. Dans le paracervix cheminent les artères vaginales, les artères cervico-vaginales d'origine utérine, les veines utérines postérieures et vaginales, les vaisseaux lymphatiques cervico-vaginaux, avec parfois les lymphonœuds paravaginaux, et les nerfs cervico-vaginaux.

    • En arrière, le rectum. Le fornix vaginal postérieur et le rectum sont séparés par le cul-de-sac recto-utérin (de Douglas). Son exploration sera possible par le toucher rectal et le toucher vaginal.

Les rapports avec le squelette
  • Le fundus utérin est situé à environ 2525 mm de la face postérieure de la symphyse pubienne; et l'orifice externe du col, au niveau des épines ischiatiques.

Ligaments larges de l'utérus
Le mésomètre
  • Formé par le prolongement du périmétrium, péritoine des faces vésicale et intestinale de l'utérus, qui s'adossent pour former deux lames frontales latéro-utérines droite et gauche. Chaque mésomètre est orienté comme l'utérus. Il se continue avec les autres mésos.

Le mésosalpinx
  • Sous-tendu par la trompe et prolonge en haut et latéralement le mésomètre.

Le mésofuniculaire
  • Soulevé par le ligament rond et peu marqué. Situé à la jonction du mésosalpinx, en arrière, et de la face antérieure du mésomètre et du péritoine latéral de la vessie, en avant.

Le mésovarium
  • Sous-tendu par l'ovaire et le ligament propre de l'ovaire. Il se fixe à la jonction du mésosalpinx et de la face postérieure du mésomètre.

Rapports
  • Chaque ligament large présente:

    • Deux faces, antéro-inférieure et postéro-supérieure;

    • Quatre bords, supérieur, médial, latéral et inférieur.

La face antéro-inférieure
  • Marquée par le mésofuniculaire, qui sépare les fosses paravésicale et pré-ovarique.

  • La section du mésofuniculaire permet d'aborder l'espace paravésical et la région obturatrice située contre la paroi pelvienne.

    • La fosse paravésicale prolonge la fosse supravésicale et répond aux anses grêles et parfois au côlon sigmoïde gauche.

    • La fosse pré-ovarique forme un triangle, dont le bord latéral est limité par les vaisseaux iliaques externes. Son angle postérieur est parfois masqué par l'ampoule tubaire et son méso, avant que l'infundibulum tubaire ne se rabatte sur l'ovaire. Ce récessus postérieur de la fosse pré-ovarique se découvre facilement en rabattant l'ampoule médialement. La fosse pré-ovarique constitue le prolongement pelvien de la fosse iliaque. Elle répond parfois à droite, à l'appendice vermiforme et à gauche, au côlon sigmoïde.

La face postéro-supérieure
  • Plus étendue et descend plus bas que la face antéro-inférieure. Elle présente un repli, le mésovarium, qui sépare le récessus tubo-ovarique, en haut, et la fosse ovarique, en bas.

    • Le mésovarium est constitué d'un segment médial contenant le ligament propre de l'ovaire et d'un segment latéral, fixé au bord mésovarique de l'ovaire. Il se prolonge latéralement par le pli du ligament suspenseur de l'ovaire. Dans le mésovarium cheminent les vaisseaux et nerfs de l'ovaire.

    • Le récessus tubo-ovarique est limité par le mésovarium et le mésosalpinx. Il est étroit et souvent recouvert par le mésosalpinx.

    • La fosse ovarique est située au-dessous du mésovarium, et limitée par le relief des formations sous-péritonéales. Ces reliefs, plus marqués chez le sujet maigre, sont:

      • En avant, l'attache du mésovarium;

      • En haut, les vaisseaux iliaques externes;

      • En arrière, les vaisseaux iliaques internes et l'uretère pelvien;

      • En bas, l'origine des artères ombilicale et utérine. Dans l'aire de la fosse ovarique cheminent les vaisseaux et nerfs obturateurs.

Le bord supérieur
  • S'étend obliquement en arrière et latéralement. Contient la trompe le long de son bord libre. Au-dessous de la trompe, les deux feuillets séreux s'adossent pour former un méso très mince, le mésosalpinx.

    • En situation normale, la partie latérale du mésosalpinx se rabat en arrière avec la trompe et masque l'ovaire.

    • Lorsqu'il est étalé, il apparaît grossièrement triangulaire.

    • Le mésosalpinx contient les arcades vasculaires infratubaires, le plexus nerveux infratubaire, et parfois le paroophoron, l'époophoron et des vestiges aberrants de la surrénale.

Le bord médial
  • Se continue avec le mésomètre et répond au bord latéral de l'utérus avec ses vaisseaux et nerfs.

Le bord latéral
  • Fixé à la paroi pelvienne latérale où les lames péritonéales du ligament large se continuent avec le péritoine pariétal.

Le bord inférieur
  • À distance du diaphragme pelvien dont le sépare la partie génitale de la région extrapéritonéale pelvienne.

  • Assure la continuité du mésomètre et du paramètre.

Le vagin

Généralités
  • Organe de la copulation, conduit musculo-membraneux épais et résistant. Solidaire de nombreux viscères pelviens, il constitue le centre biomécanique principal de soutien des viscères pelviens.

  • Récepteur hormonal particulièrement sensible aux incitations estrogéniques qui assurent sa trophicité, le vagin représente la voie d'exploration gynécologique par excellence. Il permet en outre, une voie d'abord chirurgicale importante.

Situation - Direction
  • Situé entre la vessie et l'urètre, en avant, et le rectum, en arrière.

  • En station debout:

    • L'axe général du vagin croise en arrière la 3e ou 4e vertèbre sacrale. Il est sensiblement parallèle au plan du détroit supérieur et forme avec l'horizontale un angle ouvert en arrière de 5050° environ. Les axes du vagin et du col forment un angle ouvert en avant de 9090° à 110110°.

    • Au repos, le vagin est concave en arrière, avec une angulation de 135135° à 145145° ou angle vaginal.

    • Pendant les efforts de poussée abdominale, l'angle vaginal s'efface et devient plat. Pendant la contraction du muscle élévateur de l'anus, l'angle vaginal se ferme et mesure 110110° à 120120°.

  • En décubitus dorsal, l'axe général du vagin fait avec l'horizontale un angle de 3030° environ.

Forme
  • À l'état de vacuité, le vagin est aplati d'avant en arrière, sauf son extrémité supérieure, le fornix vaginal, qui est cylindroïde.

Dimensions - Compliance
  • Longueur:

    • La paroi antérieure du vagin mesure 7±17 ± 1 cm; celle de la paroi postérieure, 9±19 ± 1 cm.

    • La longueur du vagin est habituellement en rapport avec la stature de la femme (Kuligowska). En post-ménopause, le vagin perd environ 11 cm de longueur, en absence de rapports sexuels.

Configuration interne
  • Décoloration rosée, surface interne très irrégulière, marquée par des rides, des colonnes et des sillons.

Les rides vaginales
  • Plis transversaux plus développés sur la ligne médiane et dans la partie inférieure du vagin. Bien marquées chez le nouveau-né, les rides régressent progressivement avec l'âge et la parité.

Les colonnes des rides
  • Au nombre de deux, antérieure et postérieure.

  • La colonne antérieure, plus développée, commence en bas au niveau de la carina urétrale du vagin, et finit en haut en se bifurquant. L'aire triangulaire comprise entre ces deux branches forme le triangle vaginalis. Celui-ci répond au trigone vésical. Ce sont des zones érogènes qui entrent en turgescence lors du coït.

Les sillons de la paroi antérieure
  • Anatomie de surface importante pour son abord chirurgical. Marquée par trois sillons transversaux apparents lorsqu'il existe une traction cervicale caudale, ou une hystéroptose.

    • Le sillon infra-urétral: proche du méat urinaire, il prolonge latéralement la carina urétrale du vagin, et marque le bord antérieur de l'orifice vaginal.

    • Le sillon vésico-vaginal: situé à 44 cm environ du méat urinaire. Il correspond au col vésical et au ligament pubo-vésical.

    • Le sillon cervico-vaginal antérieur: situé près du col utérin et correspond à l'insertion antérieure du vagin sur le col. Il sépare la zone lisse cervicale et la zone plissée vaginale. Il est en rapport avec le fundus vésical. C'est le sillon de la colpotomie antérieure.

    • En présence d'un prolapsus génital, les sillons cervico-vaginal antérieur et vésico-vaginal, plus marqués, permettent de repérer la cystocèle.

Moyens de fixité
  • Particulièrement bien maintenu pour résister à des contraintes quotidiennes et importantes. Le vagin constitue le hamac de soutien des viscères pelviens. Il est solidaire de ces viscères et maintenu par des