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Fin XIXe début XXe, c’est ce qu’on appelle l’architecture moderne (ex : Le Corbusier). À partir des années 80 on commence à parler de l’architecture contemporaine. Dans ce cours, on aborde l’architecture classique/ le classicisme, cette période est celle qui précède l’architecture moderne et qui a duré cinq siècles. On a pensé aussi longtemps que ça que le langage de l’Antiquité était le langage universel. Ce retour vers l’Antiquité démarre à un moment donné dans l’histoire : à la Renaissance, on retourne à l’architecture antique. L’architecture classique : les questions que se posent les architectes dans cette période-là sont fondamentales. La question de la géométrie, l’ornement, la construction, la question de l’usage, la question esthétique… Avant le classicisme, c’est sans résonnance avec la pratique du projet d’aujourd’hui. Il n’y a pas de théorie au Moyen Âge ; très peu d’écrits, on connait très peu d’architectes. Tout le monde est configuré sur la pensée religieuse et tout ce qui se construit, se construit sur le fondement religieux. Il faut regarder aussi avant le Moyen Age, cette Antiquité là où le classicisme va prendre ses idées. L’Antiquité est intéressante à regarder car lorsqu’on regarde ce qu’on fait les romains, on est sidéré par la sophistication de leur construction, pas seulement technique mais aussi comment l’espace est élaboré. L’an 1000 = important car c’est là où notre monde d’aujourd’hui commence à se dessiner. La croissance démographique repart, l’économie, l’Europe commence à se dessiner. L’an 0 = on se rapproche de la fin de l’Antiquité. On est au plein milieu de l’essor de l’architecture romaine. Auguste règne au moment où le premier et le seul traité de l’architecture est publié. Il est écrit par quelqu’un qui se dit architecte et ingénieur : Vitruve.-1000 = La civilisation grec et égyptienne est encore là et la civilisation romaine n’est pas encore la (commence en -500 à peu près). La première division se trouve au milieu, elle divise l’histoire entre l’Antiquité et les « Temps Modernes », l’an 476. Elle correspond à la date de la chute de l’Empire Romain, déstabilisé par les barbares. Mais c’est une chute en plusieurs temps parce qu’il est affaibli. C’est à cause de la religion, en 313, un grand empereur Constantin Le Grand se converti au christianisme. En 376, le culte est rendu libre. En cette date, l’Empire Romain devient chrétien et puis une chose va se passer, Théodose premier va léguer à ses deux fils un Empire diviser en deux. La capitale est Rome mais il y a aussi une autre capitale très puissante : Constantinople. Empire romain d’occident avec Rome en tant que capital et l’empire romain d’orient avec en tant que capital Constantinople. Les barbares vont fragilisés le système jusqu’à complètement le déstabiliser sauf que ce qui est incroyable, c’est que ces derniers voulaient devenir chrétiens. L’empire qui s’est effondré est l’empire d’occident l’empire d’orient ne s’effondrera qu’en 1454. En 1850, c’est le basculement de la civilisation à tel point que tout ce qui se passe avant est une autre partie de l’histoire et ce qui se passe après est la nôtre. Ce qui se passe à cette période est la révolution industrielle. L’anthropocène, Sur le plan de l’histoire, cette période est nommée par les historiens, l’époque contemporaine. Cette période introduit de nouveaux systèmes, des forces de transformation (acier, béton…) mais aussi des forces de transports (machine à vapeur). Il y a aussi une religion ou plutôt une sorte de dogme ; la croissance, la croissance économique, démographique et la croissance des villes, des villes qui ne vont cesser de s’étendre. Cet emballement qui prend forme dans cette période engendre des … guerres de plus en plus meurtrières (14M de mort pour la PGM), gonflement des villes, écarts de plus en plus grands entre les riches et les pauvres. Qu’est ce qui se passe entre la fin de l’antiquité et notre époque ? Il y a une autre césure dans cette période : le 1400. C’est la Renaissance, qui marque le début de « l’époque moderne » qui va jusqu’à l’époque contemporaine. Sculptures, architectures, littératures, les sociétés, les cultures et même la religion vont devoir changer. Ce rétrécissement de la place de la religion dans la société commence à la Renaissance. On va accorder plus d’importance aux droits de l’Homme. La Renaissance permet à l’Homme d’être libre d’esprit tout en respectant le religieux, cela va donner les débuts à la science. Mais ces nouveaux dogmes ne vont pas remplacer les précédents, ils vont cohabiter. Ce retour vers l’architecture classique de l’antiquité ouvre cette période que l’on appelle le classicisme. Toute cette période se superpose à l’époque moderne et qui va s’éteindre peu à peu au XIXe siècle. Ce qui est à cheval avec la chute de l’empire romain, on a le Bas Empire Paléochrétien où on voit apparaitre les sanctuaires religieux. Ensuite on a le Haut Moyen Age jusqu’à l’an 1000. Beaucoup de bâtiments vont être bâtis à partir des pierres des ruines des anciens bâtiments. Dans cette période c’est Charlemagne qui va lancer l’histoire vers l’âge roman (~1000ans) L’Age gothique, il y a une congruence très forte entre l’art de l’architecture et ce qu’elle symbolise ; il dépasse la Renaissance. A partir de la Renaissance va démarrer le classicisme, le premier siècle correspond vraiment à la renaissance, avec des personnes qui pense qu’on peut vraiment théoriser l’architecture et ensuite, à partir de 1500, est né le Maniérisme, (ex : Michel ange). Il faut attendre le 17eme pour voir apparaitre le Baroque/Classique. La recherche redémarre et les architectes vont se reposer des questions sur le projet, quelque chose qui s’était perdu pendant le Maniérisme. Les penseurs vont commencer à questionner les architectes, cela va les obliger à repenser l’architecture classique, c’est le néoclassicisme. Mais ce mouvement va être beaucoup trop sévère et va tuer le classème. Il faudra attendre la fin du XIX pour que les architectes envoi à la poubelles toutes ces idées. 2/ Invention romaine & développement paléochrétien Bas Empire Paléochrétien C’est une période qui est à cheval sur la fin de l’Empire Romain. Être moderne signifie être de son temps, d’où l’utilisation de ce mot à plusieurs reprises et sous différentes variantes. Les italiens ne parlaient pas de la Renaissance mais de la « maniera moderna ». Dans cette époque c’est la naissance des grands schémas spatiaux, on va aussi parler de l’invention/ l’évolution du langage architecturale. Comparaison entre l’architecture Grecque et Romaine : les similitudes se jouent sur les temples. Les Romains ont repris la figure des temples, ils les ont repris avec le même vocabulaire, les mêmes ordres. Ces ordres sont les colonnes avec les ornements, les entablements, les frises… Quand on parle des 3 ordres fondamentaux de l’architecture ça parle d’un ordre ment très précis (ex : les feuilles présentent sur les colonnes appartiennent à l’ordre Corinthien). S1 - HISTOIRE DE L’ARCHITECTURE ET DE LA VILLE Ce qui est beaucoup plus intéressant sont les différences : les Romains vont faire évoluer la construction, les grecques construisent uniquement en pierre alors que les romains construisent en pierre mais aussi en béton. En construisant en pierre, les Grecs ont une limite constructive, les pierres ont une portée maximale (on est limités par exemple sur l’espacement des colonnes). Les Grecs ne sont pas dérangés par ça, car ils y voient une esthétique immuable. Ils voient le temple comme une sculpture qui ne nécessite pas d’évolution. Les Romains ont inventé un autre système de construction. Le béton est ce qu’on appelle l’Opus Caementicium, composer de chaux, de pouzzolane (roche basaltique) et d’une pâte. On va apparier les pierres et mettre le béton entre les pierres qui peuvent par conséquent êtres de n’importe quelle forme. Ce système que l’on trouve sur les site antiques romains permet donc une économie de matériaux. Le béton permet de faire une structure continue qui ne dépend pas de l’appareillage de pierre, et puis le béton permet d’élargir les arcs, la portée va s’agrandir de plus en plus. Le béton va aussi permettre le développement des voûtes. Le Panthéon de Rome (la plus grande coupole au monde construit en maçonnerie = 43,3m de diamètre avec des murs qui font 6,2m d’épaisseur à la base). « Le Panthéon est un gros tas de sable avec un creux magnifique à l’intérieur ». Il est nommé le Temple de tous les Dieux ; une ouverture dans la coupole donne sur le ciel donc les Dieux. Le béton fait la structure et la couche à l’extérieur n’est que de l’esthétique pour l’œil, le béton a donné une grande liberté aux Romains. Chez les Grecs, la structure est aussi le décor. La colonne est décorée mais c’est aussi la structure. On dit que cette architecture ne ment pas parce que l’architecture romaine ment. Sur le … la colonne n’est qu’un décor, elle ne supporte rien. Sur le temple d’Athéna les colonnes supportent l’entablement, alors que sur la maison de Nîmes, le mur supporte l’entablement avec des colonnes qui sont comme agrafées au mur. Le plus bel exemple est celui du Colisée de Rome, par-dessus les murs sont agrafées les colonnes, taillés dans la pierre mais elle ne supporte rien. On voit comment le béton a libéré les romains dans leur conception de l’espace. C’est là que vont naitre les sanctuaires chrétiens, les chrétiens ne vont pas prendre les temples qui étaient des monuments païens, mais les basiliques romaines qui sont des espaces publiques (et pas des bâtiments religieux) et des bâtiments d’une grande simplicité. Les basiliques sont des grands espaces longitudinaux (c’est un rectangle), avec un axe horizontal évident où l’assemblée (l’ecclésia) va se placer et ce rectangle est articulé d’une forme circulaire avec un axe verticale, l’abside, là où va se passer la messe. C’est un spectacle où notre regard est dirigé vers la scène. La première basilique ordonnée par l’empereur Constantin est la Basilique Saint Pierre, 320 et elle a exactement ce schéma. La partie centrale du schéma longitudinal est la nef, les parties derrières les colonnes sont les collatéraux et l’abside. Il se trouve que le mot basilique est réservé aux édifices où le pape a un siège réservé mais de façon plus générale on appelle cela des églises. Quelques basiliques ordonnées par Constantin : Santa Maria in Trastevere (337-358, Rome), Saint-Paul-Hors-les-Murs (385-400, Rome) et Sainte-Sabine (422-440, Rome). Les plans centrés ne sont pas trop utilisés pour les sanctuaires chrétiens mais plus pour les mausolées, ou bien les baptistères (l’endroit où on plonge le future fidèle dans l’eau). Sainte-Constance (345) un mausolée bâtit par Constantin pour sa fille Constance. Le Saint-Sépulcre à Jérusalem et l’église de la Nativité à Bethléem tout deux construits par l’empereur Constantin. Constantin n’est pas le seul grand bâtisseur, au VIe siècle, l’Empereur Justinien Ier tentera de reconquérir l’empire d’occident sans succès mais en tout cas il va quand même réussir à réimplanter un empire Romain en Italie à Ravenne où il va y faire construire des bâtiments remarquables. Saint Vital est une vraie église à plan centré (coupole qui atteint 26m), une église assez simple à l’extérieur et avec « un magnifique creux à l’intérieur », on voit aussi des grands piliers très imposants qui servent à tenir la coupole. A l’intérieur, des voutes qui font deux étages nécessaires dans un plan centré pour marquer cet élancement vertical. Saint-Apollinaire in Classe (540) d’apparence assez simple à l’extérieur certainement pour garder de l’argent pour réaliser un bel intérieur. Saint-Apollinaire-le-Neuf, qui ressemble beaucoup à ce que la renaissance va commencer à construire. L’Empereur Justinien va aussi faire construire à Constantinople. Sainte-Sophie (532) avec une coupole en béton de 33m a plus de 50m de haut. La coupole s’est effondrée lors de sa construction et on l’a reconstruite immédiatement, elle donne l’impression qu’elle flotte. Elle repose sur quatre grands arcs qui reposes eux mêmes sur les murs. Les piliers sont donc contrebutés par des contreforts pour n’éviter que les piliers ne s’écartes. Les murs sont donc ouverts qui donnent cette impression de légèreté. Dans l’autre plan, la coupole n’est pas supportée par des contreforts mais par des demi-coupoles. La manière dont la coupole vient se reposer, c’est du vide apparent; le vide est partout et la lumière passe. Sainte-Sophie a servis de modèle à toutes les grandes mosquées construites dans la ville comme la mosquée de Soliman et la mosquée Bleue