Révision Module 1 - Lignes du temps commentée

Politique: 1840 à 1850

  • 1838 : Nomination de Lord Durham
    • Gouverneur chargé d'enquêter sur les causes des rébellions.
  • 1840 : Adoption de l'Acte d'Union
    • Changement territorial : Fusion du Bas-Canada (B-C) et du Haut-Canada (B-H) créant le "Canada-Uni" ou "Province du Canada".
    • Changements administratifs : Fusion des dettes, l'anglais devient la langue officielle, chaque province conserve ses lois civiles.
    • Changements politiques : Fusion des chambres d'assemblées, nombre égal de députés fixé à 42 pour le B-C et le B-H.
  • 1841 : Alliance des Réformistes : Baldwin + Lafontaine
    • Réformistes du Bas-Canada + Haut-Canada Vs l'élite britannique conservatrice.
    • Forces:
      • Anglophones : Bourgeoisie industrielle et marchande
      • Francophones : Bourgeoisie professionnelle
    • Objectif : Obtention du gouvernement responsable + double majorité.
  • 1848 : Adoption du Gouvernement responsable
    • Lord Elgin accorde le gouvernement responsable (responsabilité ministérielle).
    • Les membres du Conseil exécutif sont nommés ou choisis à partir des députés élus de la Chambre d'assemblée.
    • Raisons:
      • Les colonies coûtent cher… il serait bien pour Londres qu'elles soient plus autonomes financièrement (et donc politiquement).
      • L'Europe s'embrase et on y revendique un partage du pouvoir à travers des constitutions (Montée des nationalismes en Europe).
    • Le pouvoir des parlementaires s'accroit et celui du gouverneur-général et de l'élite conservatrice diminue.
    • Le pouvoir des francophones s'accroit.
    • Le parlement sera dirigé par des co-premiers ministres jusqu'en 1867, un de chaque « province ».
    • En août, le français est de nouveau reconnu comme langue officielle du parlement. Dès janvier 1849, tous les documents officiels seront bilingues.
  • 1849 : Colère des marchands anglais
    • Les réformistes proposent d'indemniser les victimes des rébellions de 1837-1838 (possiblement des patriotes!).
    • Après l'abolition des tarifs préférentiels par Londres, l'adoption du gouvernement responsable et la reconnaissance du français comme langue officielle, cette loi est la goutte qui fait déborder le vase pour les marchands anglais.
    • 25 avril 1849 : Incendie du Parlement à Montréal.
    • Fin des violences à la fin de l'été 1849.
    • Les conservateurs anglophones parlent de plus en plus d'annexion avec les États-Unis.

Politique: 1850 à 1867

  • 1854 à 1864 : Instabilité ministérielle
    • Les conservateurs sont mécontents du gouvernement Baldwin-Lafontaine et se divisent en des factions plus radicales.
    • Plusieurs lois votées par les réformistes avantageaient les Canadiens français.
    • Intérêts divergents du Haut-Canada (anglophone et protestant) du Bas-Canada (francophone et catholique).
    • Le Haut-Canada demande la « rep by pop » maintenant que sa population est plus grande que celle du Bas-Canada.
    • Les alliances sont difficiles et ne durent pas longtemps. = Instabilité ministérielle : 10 gouvernements différents en 10 ans.
  • 1861 : Guerre civile américaine
    • La Grande-Bretagne supporte les États du sud. Les États du nord menacent d'envahir la Province du Canada en représailles.
    • Londres, impliquée dans des guerres en Europe, demande à ses colonies d'assurer elles-mêmes leur défense.
    • Projet d'union des colonies britanniques d'Amérique du Nord.
      • Création d'une union fédérative : gouvernement fédéral + des gouvernements provinciaux avec partage des pouvoirs.
      • Pourquoi?
        • a) Financer ensemble une armée commune sans l'aide de la métropole.
        • b) Mettre en commun les ressources et organiser un vaste marché intérieur afin de palier la fin du Traité de réciprocité avec les États-Unis.
  • 1864 : Grande coalition
    • Les trois principaux partis politiques (Parti libéral-conservateur de Macdonald, Parti bleu de Cartier et les Clear Grits de Brown) s'allient pour créer une union fédérale et inviter les autres colonies britanniques à les rejoindre = « Projet d'union fédérale ».
    • Les négociations débutées à Charlottetown en septembre 1864 se termineront par une entente à Québec en octobre 1864.
    • Terre-Neuve et l'Île-du-Prince-Édouard se retireront du projet avant l'adoption du projet par Londres.
    • Le projet est approuvé par Londres en 1867.

Politique: 1867 à 1878 – Course vers le Pacifique

  • Le Canada veut éviter d’être encerclé par les Américains, qui pourraient être tentés d’envahir la Terre de Rupert ou la Colombie-Britannique à l’Ouest pour rattacher l’Alaska
    • Le désengagement militaire de l’Angleterre au Canada se termine en 1871.
  • Pour faire croitre son économie intérieure avec le développement de nouvelles terres agricoles et de nouvelles ressources naturelles.
  • Londres négocie avec la Compagnie de la Baie d’Hudson et lègue la Terre de Rupert au Dominion du Canada.
    • 1870 – Création des Territoires du Nord-Ouest (TNO).
  • 1869-70 – 1re révolte des Métis (Rivière rouge)
    • L’avancée des Britanniques vers l’Ouest (colonisation de nouvelles terres et déforestation par les papetières) empiète sur les terres d’occupation des Autochtones et surtout des Métis qui occupent ces terres depuis plusieurs générations sans titre de propriété.
    • Mode de vie semi-nomade axé sur l’agriculture, la chasse (surtout du bison) et le commerce des fourrures.
    • Population majoritairement francophone et catholique (anciens voyageurs de la Nouvelle-France).
    • L’arpentage des terres par les Britanniques pour la vente ou la concession de nouvelles propriétés met le feu aux poudres.
    • Louis Riel prend la tête du mouvement. Les Métis se révoltent, prennent le Fort Gary et entament une négociation avec le gouvernement fédéral pour la reconnaissance de leurs droits. La situation dégénère avec la mort de l’arpenteur Thomas Scott.
    • Macdonald dépêche l’armée, mais elle arrive plusieurs mois plus tard – Voies de transport limitées.
    • Revendications :
      • Droits territoriaux : reconnaissance de la propriété de leurs terres.
      • Droits linguistiques et religieux : respect de la langue française et de leur religion catholique
      • Autonomie politique : élection de leur propre assemblée législative.
    • 1870 - Ottawa accepte l’ensemble de ces demandes et créé le Manitoba en tant que nouvelle province du Dominion. Louis Riel part en exil.
  • Annexion de nouvelles provinces : Colombie-Britannique (1871) et Île-du-Prince-Édouard (1873)
    • Elles négocient son intégration au Dominion du Canada en échange d’un chemin de fer et d’une aide financière :
      • Colombie-Britannique : Promesse de la construction du Canadien Pacifique jusqu’au Pacifique (inauguré en 1885).
      • IPE : Arrimage de la province à l’Intercolonial qui reliait déjà le Québec aux provinces maritimes.
  • 1873 – Crise économique mondiale
    • L’Europe et les États-Unis établissent des mesures protectionnistes, alors que le Canada continue sa politique de libre-échange.
    • Alexander Mackenzie, en tant que libéral, entame une politique de laisser-faire économique (main invisible d’Adam Smith). Cette politique aggrava la situation.
      • Le marché canadien était inondé de produits américains à faible prix = Baisse de l’achat de produits canadiens = ralentissement dans les usines canadiennes + baisse des exportations à l’étranger.
      • Les travailleurs canadiens émigraient aux États-Unis = « Grande hémorragie » / exode rural des campagnes québécoises.

Politique: 1878 à 1896

  • 1878 – Politique nationale de Macdonald (Réponse à la crise économique depuis 1873)
    • Politique protectionniste qui a pour but de protéger l’économie canadienne de la concurrence étrangère par le rehaussement des tarifs douaniers commerciaux. = Limiter les produits américains au Canada / vive concurrence aux entreprises canadiennes.
    • Hausse des tarifs douaniers = favoriser la croissance du commerce canadien
      • a) Encourage l’achat de produits canadiens par les Canadiens.
      • b) Accumulation de profits par les entreprises canadiennes qui les réinvestissent dans le développement commercial ou ferroviaire.
      • c) Accumulation de richesse du gouvernement fédéral grâce aux douanes qu’il investit massivement dans le développement des infrastructures (ferroviaires, canaux, ports, etc.).
  • Développement d’un réseau de chemins de fer vers l’Ouest canadien (Canadian Pacifique)
    • a) La colonisation et la mise en valeur des terres de l’Ouest augmente la production des ressources (surtout agricoles et minières).
    • b) Stimulation du développement des industries de fer et d’acier qui fabriquent les rails et les trains.
      • Utilisation de la main-d’œuvre chinoise qui travaille dans des conditions très difficiles.
    • c) Croissance du transport de matières premières vers les centres industriels du Québec et de l’Ontario.
    • d) Distribution plus efficace de marchandises de consommation dans toutes les colonies.
  • Hausse de l’immigration
    • a) L’ouverture des terres de l’Ouest à la colonisation stimule l’immigration (surtout européenne).
    • b) La hausse de l’immigration augmente le nombre de consommateurs au pays et crée un vaste marché intérieur qui profite aux entreprises canadiennes… qui font du profit et l’investissent dans le développement commercial.
  • 1885 – 2e révolte des Métis (Batoche / Saskatchewan actuelle)
    • Repoussés par la colonisation des terres de l’Ouest, les Métis et les Premières Nations à l’ouest prennent les armes et se soulèvent.
    • Grâce au développement des chemins de fer, Macdonald est en mesure de dépêcher rapidement l’armée et jugule la révolte.
    • 1885 - Louis Riel est jugé coupable et pendu. Le Québec est outré!
  • 2 visions du fédéralisme s’affrontent : Honoré Mercier Vs John A. Macdonald
    • Le Québec d’Honoré Mercier revendique plus de pouvoirs du fait qu’il est le grand défenseur des francophones dans tout le pays.
      • Un nouveau partage des pouvoirs est revendiqué où les provinces gagneraient plus d’autonomie provinciale.
    • Vive opposition contre l’utilisation abusive du pouvoir de désaveu par le gouvernement fédéral de Macdonald.
      • Oliver Mowat, premier ministre de l’Ontario ira plaider la cause devant Londres qui lui donnera raison et avertira Macdonald de limiter son utilisation du pouvoir de désaveu.
    • 1887 – Création de la 1re conférence interprovinciale, initiée par Honoré Mercier (premier ministre du Québec).

Activités économiques: 1840 à 1850

  • 1800 à 1840 - Principales activités économiques
    • a) Industrie forestière
      • Elle représentait désormais l’industrie de base de l’économie du Bas-Canada.
      • Plusieurs papetières s’étaient installées en région, près de cours d’eau. On y pratiquait la coupe, la drave et le sciage du bois.
      • Amené jusqu’au port (surtout de Québec), le bois était embarqué sur des navires puis exporté vers le Royaume-Uni.
      • Principales régions : Outaouais (1re région développée), Maurice et Saguenay (dès les années 1840).
      • L’essor de l’industrie forestière stimula la construction navale dans les ports de Québec et de Montréal.
      • Les marchands anglais britanniques contrôlaient cette industrie.
    • b) Agriculture
      • Le blé était la céréale la plus cultivée, mais la culture était de moins en moins bonne depuis le début du siècle : conditions climatiques, parasites, manque d’engrais, etc.
        • L’agriculture n’était plus suffisante pour une vaste exportation. Elle était de plus en plus destinée aux villes et villages.
        • On commence à produire intensivement de nouvelles cultures : avoine, pomme de terre, pois, foin.
        • C’est le début de l’industrie des produits laitiers - très limitée.
      • Principales régions : Les Basses-terres du Saint-Laurent.
        • On commence à ouvrir de nouvelles terres agricoles autour de Montréal et de Québec.
      • En comparaison, l’agriculture du Haut-Canada était prospère, favorisée par l’ouverture de nouvelles terres vierges et les Corn Laws jusqu’à leur abolition. Le blé du Haut-Canada était essentiellement destiné à l’exportation britannique.
    • c) Pêche
      • Principalement dans la région de la Gaspésie.
      • La morue était très prisée. La morue séchée était surtout destinée à l’exportation.
  • Mesures protectionnistes britanniques
    • Le Royaume-Uni avait établi un système de tarifs préférentiels qui lui permettait d’acheter à rabais (en payant moins de taxes et de douanes) les produits issus de ses colonies. En revanche, cela favorisait le commerce colonial, favorisé par la métropole et donc protégé de la concurrence étrangère.
    • Principales lois préférentielles : Corn Laws (blé), les Timber Duties (bois) et les Navigation Acts (Obligation de prioriser les colonies).
    • La Grande-Bretagne était le premier partenaire économique de la Province of Canada.
  • 1846- L’Angleterre adopte le libre-échange
    • Libre-échange : Système qui favorise la circulation des marchandises entre les pays en réduisant les barrières commerciales (tarifs, taxes, douanes, quotas, etc.)
    • Les lois protectionnistes britanniques commençaient à nuire au commerce britannique et nuisaient aux négociations pour des traités de libre-échange entre le Royaume-Uni et ses pays voisins.
      • Plusieurs pays voisins offraient désormais des prix plus avantageux que ceux des colonies britanniques. (ex : blé d’Espagne)
      • Les Britanniques désiraient payer moins cher leurs produits.
    • L’impact politique de l’adoption du libre-échange se fit ressentir très rapidement dans la colonie. Les interventions de la métropole se faisaient plus rares et la colonie développait davantage son autonomie.

Activités économiques: 1850 à 1867

  • 1854 – Traité de réciprocité
    • L’adoption du libre-échange au Royaume-Uni fait diminuer les exportations de la colonie et force la Province du Canada à trouver de nouveaux marchés pour écouler ses produits et importer des ressources pour faire rouler la production industrielle.
    • C’était une des causes de la colère des marchands anglais lors de l’incendie du parlement en 1849.
    • Les États-Unis voyaient peu d’intérêt à une entente commerciale avec la Province du Canada sauf pour aller pêcher dans les eaux du golfe du Saint-Laurent.
    • Entente : Suppression des tarifs douaniers pour les matières premières comme le charbon, le blé ou le bois, mais NON sur les biens manufacturés (ex : farine, sucre, chaussures, etc.). En échange, les États-Unis peuvent venir pêcher dans les Maritimes.
  • Progrès techniques en agriculture = Hausse de la production agricole!
    • Nouvelles techniques de drainage.
    • Machineries agricoles comme la moissonneuse et la batteuse (utilisation des chevaux et de la vapeur!).
    • Écoles d’agriculture.

Activités économiques: 1867 à 1896

  • Progrès agricoles mitigés au Bas-Canada contre une agriculture prospère au Haut-Canada
    • Les machines agricoles sont surtout concentrées dans les fermes autour des villes. Elles sont très dispendieuses!
    • Les terres continuent d’être morcelées et surpeuplées.
    • Les terres continuent d’être épuisées par la culture intensive du blé.
    • Au Haut-Canada, l’agriculture continue d’être prospère (vastes terres « neuves »).
    • MAIS! Dès les années 1870, des changements s’opèrent!
      • On consacre davantage de terres au pâturage (bœufs et porcs) = essor de l’élevage.
      • On utilise davantage de machines agricoles qu’on achète en groupe et qu’on se partage entre agriculteurs.
        • Le besoin de main-d’œuvre dans les champs diminue. Le métier de journalier disparaît progressivement.
        • Les expositions agricoles sont des lieux où on peut faire la promotion des dernières innovations techniques agricoles.
      • Les cultures sont de plus en plus diversifiées. Ex : L’industrie laitière prend un vif essor à partir des années 1870! C’est un changement important dans l’agriculture du Québec.
        • Avec le Traité de réciprocité, les États-Unis vont importer beaucoup de beurre et de fromage québécois et canadien.
        • L’industrie laitière va faire passer l’agriculture du Québec de « subsistance » à « commerciale ».
  • 1861 à 1891 : Hausse de la production dans les tous les secteurs industriels

Démographie et urbanisation: 1840 à 1867

  • Exode des campagnes
    • Les terres seigneuriales étaient surpeuplées dès les années 1820. Avec le déclin de productivité, les familles choisissaient de diversifier leurs activités économiques pour survivre adéquatement. Plusieurs travaillaient la terre dès le printemps jusqu’à l’automne, puis quittaient pour l’industrie forestière pendant l’hiver.
    • Plusieurs travailleurs se dirigeaient vers les villes pour être embauchés dans les usines en essor = exode rural.
      • On demandait une grande quantité d’ouvriers peu spécialisés.
      • Principales destinations :
        • Villes : surtout Montréal et Québec
        • Vers l’Ouest canadien
        • Beaucoup iront s’installer aux États-Unis, dans les villes industrielles de la côte Est.
    • Après 1850 : Intensification de l’exode rural
      • Solution « traditionnelle » du clergé et de l’État : ouvrir de nouvelles régions à la colonisation.
        • L’Église craint que le nombre de francophones ne diminue dans les paroisses (perte de revenus et d’influence sur la population).
      • Lac Saint-Jean, Saguenay, Mauricie, Outaouais, Estrie.
      • Des sociétés de colonisation sont créées. Elles vont aider les colons à s’installer ($, outils, semences), ouvrir de nouvelles voies d’accès pour ces territoires (routes) et y créer de nouvelles paroisses.
  • Accroissement naturel (naissance)
    • Principal facteur de la croissance démographique du Bas-Canada.
  • Immigration britannique
    • Principal facteur d’accroissement de la démographie du Haut-Canada.
  • Années Immigration irlandaise
    • Dans les années 1840, les populations irlandaise (surtout), écossaise et anglaise immigrent massivement en Amérique, fuyant la maladie et la famine (maladie de la pomme de terre).
      • Conditions de traversées très difficiles et coûteuses.
      • Mise en quarantaine à Grosse-île (avant Québec).
    • Installation des immigrants dans les centres urbains, surtout à Montréal.
      • Une grande communauté irlandaise s’installe à Pointe Saint-Charles (Montréal), près des usines du canal Lachine.
    • La majorité des immigrants ne restent pas au Bas-Canada. Ils se dirigent au Haut-Canada (anglophone) mais surtout aux États-Unis.
  • 1854 – Abolition du système seigneurial
    • Les droits seigneuriaux nuisent au développement du territoire : on doit payer des redevances aux seigneurs pour construire des routes ou des chemins de fer sur leurs terres.

Démographie et urbanisation: 1867 à 1896

  • 1861 à 1891 Population urbaine
    • Croissance de la démographie en milieu urbain. MAIS la population rurale continue d’être plus importante.
      • Forte demande de main-d’œuvre dans les usines. C’est là que les industries sont les plus présentes.
      • Attrait des nouveautés de la ville (transports, habitation avec services, loisirs, etc.).
    • Montréal est l’épicentre économique du Dominion.
    • Densité de population + insalubrité = maladies et épidémies. Ex : Épidémie de petite vérole
      • Hausse de la vaccination populaire
  • 1860 à 1896 : Exode rural des Canadiens français [ « Grande hémorragie »
    • Migration massive des habitants de la campagne vers les villes. (Accélération de l’industrialisation et de l’urbanisation)
    • Émigration massive vers les États-Unis.
    • Certains continuent d’être intéressés par les nouvelles terres à l’ouest.
  • Ouverture de nouvelles terres à la colonisation : faible succès
    • Lac Saint-Jean, Laurentides, Mauricie, Outaouais
      • Ex : Les Laurentides (« les pays d’en Haut ») par le Curé Antoine Labelle
        • Construction du train du Nord.
        • Loterie pour financer la colonisation
  • Scolarisation
    • Le système de l’éducation continue d’être confessionnel : catholique (francophone) ou protestant (anglophone).
      • Les deux réseaux gèrent leurs affaires différemment.
        • Ex : Chez les catholiques, les enseignants sont souvent rattachés à une congrégation religieuse, alors que chez les protestants, ils sont davantage laïcs et leur enseignement est plutôt libéral.
        • Ex : Avec la censure, l’Église catholique régit les matières enseignées alors qu’il y a plus de modernité dans les corpus du réseau protestant.
    • Le taux d’alphabétisation chez les anglophones protestants est plus élevé que chez les francophones catholiques.
      • Les anglophones sont généralement plus riches et peuvent aller en plus grand nombre à l’école et étudier plus longtemps.

Industrialisation: 1840 à 1850

  • Voies navigables
    • L’Acte d’Union favorisa le développement du transport commercial.
      • Afin de réduire les coûts de transport et augmenter le commerce, les hommes d’affaires vont collaborer pour améliorer les voies navigables.
      • Les États-Unis sont le principal concurrent à la Province du Canada.
    • On a construit des canaux permettant de relier le fleuve Saint-Laurent et les Grands lacs.
      • Comme les bateaux sont plus nombreux et de plus en plus gros, on creuse et élargit les canaux existants en plus d’en créer de nouveaux.
      • Le canal Lachine est ouvert depuis 1825 et permet de remonter le fleuve, passer les rapides de Lachine.
    • L’exportation des produits agricoles du Haut-Canada est améliorée et favorisée par ces développements.
      • Ex : En 1848, grâce aux écluses dans les canaux, les bateaux peuvent circuler du fleuve Saint-Laurent au lac Érié.
    • L’essor de l’industrie forestière stimula la construction navale dans les ports de Québec et de Montréal.
    • Les marchands anglais britanniques contrôlaient cette industrie.
  • Chemins de fer
    • Dès 1836, le train s’ajoute au bateau pour le convoi de marchandises et complète le transport fluvial.
      • La ligne La Prairie-Saint-Jean- sur-le-Richelieu permet aux voyageurs et aux cargaisons d’atteindre la rivière Richelieu pour rejoindre les grandes villes industrielles américaines comme New York.
  • Établissement des industries
    • Les industries s’établissent souvent près des cours d’eau (rivières et ports) pour faciliter le transport des marchandises et des matières premières.
    • Elles s’installent surtout dans les centres urbains : Montréal, Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke.
    • Les marchands anglais britanniques dominent le milieu industriel.

Industrialisation: 1850 à 1867

  • 1850 – Début de la 1re phase industrielle et le capitalisme industriel
    • 4 changements apportés par l’industrialisation dans la production de biens de consommation au 19e siècle :
      • 1- Mécanisation de la production
      • 2- Nouvelle source d’énergie : vapeur
      • 3- Augmentation de la taille des usines (qui se retrouvent essentiellement en milieu urbain)
      • 4- Division du travail de production = On produit en plus grande quantité avec toutes les ressources investies (humaines, matérielles et financières).
    • Secteurs industriels en essor = industrie légère (biens de consommation) = Alimentation, Chaussures, Textiles et cuir, Fer et acier
    • La bourgeoisie d’affaires britannique contrôle ce domaine.
    • Le travail des banques renforce le développement économique : prêts aux investisseurs et aux gouvernements.
    • Conditions de vie difficiles : création quartiers ouvriers Vs création quartiers bourgeois plus loin des centres industriels (bruit/pollution)
      • Afflux important de travailleurs en ville = se regroupent autour des usines = création de quartiers ouvriers.
        • Peu d’espace et de verdure.
        • Peu d’infrastructures et de services – lorsqu’on en a, ils sont souvent déficients.
        • Problèmes d’insalubrité et de pollution = maladies et épidémies.
        • Bâtiments construit encore en bois = incendie … mais de moins en moins. La ville oblige la construction en pierre.
        • Logements très dispendieux et peu confortables.
    • Conditions de travail difficiles
      • Les patrons offrent des conditions de travail misérables (peu de dépenses pour les employés) pour empocher le plus de profits.
      • Les ouvriers subissent ces conditions car : ils sont facilement remplaçables (beaucoup d’ouvriers disponibles + emplois non spécialisés)
        • Faible rémunération
        • Travail souvent répétitif ou épuisant et dangereux.
        • Aucune protection sociale (congé payé, congé de maladie ou de maternité, salaire minimum, etc.)
      • Avant 1860, les syndicats sont interdits. Tout rassemblement ouvrier pour discuter des conditions de travail était jugé illégal. Les ouvriers ont peu de moyens de protection.
  • Construction de nouvelles infrastructures de transport (réseau peu étendu en comparaison aux États-Unis)
    • Chemins de fer :
      • Grand Tronc
        • La construction du Grand Tronc permet de relier Montréal à Toronto.
        • L’élargissement du réseau permet de relier Rivière-du-Loup à Sarnia et Windsor dès 1860.
      • Intercolonial
        • Permet de relier le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse au réseau ferroviaire du Grand Tronc.
    • Pont Victoria
      • Il est d’une importance stratégique énorme! Premier pont à relier la rive sud à l’île de Montréal.
      • Il fait disparaître la nécessité de transborder les marchandises sur un bateau sur le train à La Prairie.
      • Montréal (et le Haut-Canada) est directement relié à Portland ou Boston via des transferts de voies ferrées américaines.

Industrialisation: 1867 à 1896

  • 1872 – Mouvement ouvrier
    • Les syndicats sont désormais légaux.
    • Grève : moyen de pression des ouvriers sur les patrons pour améliorer leur conditions de travail.
    • Plusieurs syndicats américains et étrangers entrent au Québec, ce qui fait craindre à l’Église la diffusion d’idées et valeurs anticléricales.
      • Le socialisme est apparu en Europe et la lutte ouvrière fait craindre des changements de société aux élites conservatrices.
  • 1871 à 1886 - Construction de nouvelles infrastructure de transport
    • Chemins de fer
      • Canadian Pacifique
        • Permet de relier l’est du Dominion avec l’ouest. La Colombie-Britannique n’est plus isolée!
        • Permet de développer les terres de l’Ouest et de mettre en valeur ses ressources. (Voir Politique nationale de Macdonald – section « Politique »)

Question linguistique: 1840 à 1867

  • 1840 – Domination de la langue anglaise
    • L’Acte d’Union reconnait la langue anglaise comme seule langue officielle.
      • Tous les documents officiels doivent être écrits en anglais.
      • Les traductions sont permises mais ne seront pas archivées.
      • L’utilisation de la langue française est permise dans les débats parlementaires.
  • 1848 – Domination de la langue anglaise
    • L’Acte d’Union reconnait la langue française comme langue officielle avec l’anglais.
      • Tous les documents officiels doivent être écrits en anglais et en français.

Question linguistique: 1867 à 1896

  • 1871 – Conflit linguistique au Nouveau-Brunswick
    • Le gouvernement interdit le système confessionnel.
      • Il n’y a plus d’enseignement religieux (catholique).
      • Il n’y a plus de port de symboles religieux.
    • Les communautés catholiques (majoritairement francophones) considèrent leurs droits bafoués.
  • 1890 – Conflit linguistique au Manitoba
    • Une nouvelle loi provinciale modifie le financement des écoles.
      • Toutes les écoles confessionnelles et francophones ne seront plus financées par l’État. Leur faible nombre ne justifie plus la dépense gouvernementale aux yeux des politiciens.
    • L’Église catholique du Manitoba s’insurge de cette décision qui se voit remettre l’entièreté du financement des écoles catholiques… et possiblement une perte d’intérêt de la part des familles francophones qui devront payer plus cher.
    • Les communautés francophones catholiques considèrent leurs droits bafoués.

Droits des femmes: 1840 à 1867

  • Années 1830 et 1840
    • Certaines femmes, suffisamment riches, âgées (21 ans et plus) et britanniques peuvent voter au Bas-Canada et au Haut-Canada. Cependant, on perçoit la femme comme influençable et sans jugement critique. Son droit de vote est grandement critiqué.
    • Peu de femmes se qualifient pour voter et peu d’entre elles exercent leur droit de vote.
    • En 1834, une loi retire le droit de vote aux femmes. Cette loi est modifiée en 1836. Le débat continue dans les sphères politiques.
  • Communautés religieuses
    • Les femmes désirant une vie différente de la femme mariée et mère de famille peuvent rejoindre les communautés religieuses. Cette vie est souvent plus aisée et confortable.
    • Vie de dévouement religieux mais qui permet une autonomie.
    • Plusieurs femmes accèdent à des postes de direction majeurs, comme ceux de supérieures générales.
  • 1849 – Perte du droit de vote
    • Les réformistes se mettent d’accord pour réformer la loi électorale. Dans cette nouvelle mouture de la loi, seuls les hommes peuvent avoir le droit de vote.

Droits des femmes: 1867 à 1896

  • Statut de la femme très limité
    • Elle est considérée comme une personne mineure à la charge de son père ou son mari. Aucune autonomie politique ou économique.
    • Elle n’a pas accès aux études supérieures. Elle ne peut donc pas accéder aux mêmes métiers que les hommes.
    • Elle continue de ne pas avoir le droit de vote…
      • Sauf en 1892, où les propriétaires et célibataires pourront voter aux élections municipales et aux élections de commissions scolaires.
  • Années 1880 et 1890
    • Création d’associations féministes
      • Associations essentiellement bourgeoises et surtout anglophones.
      • Publication de textes dans les journaux ou revues qu’elles fondent. Sensibilisation aux idées féministes entre elles.
    • Actions féministes limitées et centrées sur l’aide sociale
      • Lutte contre la violence faite aux femmes (lutte contre l’alcoolisme et la prostitution).
      • Aide aux femmes démunies et aux soins de santé publics.
      • Revendication pour de meilleures conditions