Planification et gestion de la protection intégrée par approche à la biodiversité sauvage

Bordures de Champs

  • Espaces entre zones cultivées et autres environnements (routes, cours d'eau, etc.).
  • Formes variées: banquettes herbeuses, clôtures, talus, fossés.
  • Végétation diversifiée: haies, broussailles, strate herbacée.
  • Essentielles pour la flore naturelle, arthropodes, petite faune.
  • Offrent stabilité et diversité dans les territoires agricoles.
  • La diversité floristique se concentre principalement le long des bordures de champs.
  • La diversité des espèces végétales favorise la diversité des espèces animales, en fournissant un abri et une alimentation variée.

Faune et Bordures

  • Habitats et sources de nourriture pour de nombreuses espèces animales (invertébrés, mammifères, oiseaux).
  • Moins exposées aux produits chimiques et fertilisants, favorisant la diversité.
  • Les arthropodes (bénéfiques et néfastes) trouvent abris, reproduction et nourriture.
  • Importantes pour les insectes pollinisateurs (conservation des espèces végétales, fécondation des cultures).
  • Gestion des bordures favorable à la biodiversité est un gain de temps et une économie.
  • Résidus de fauche valorisables (fourrage, compost, méthanisation).

Entretien des Bords de Champs

  • Privilégier le fauchage plutôt que le broyage.
  • Positionner la barre de coupe à au moins 15 cm du sol pour préserver les ressources et la faune.
  • Exporter les résidus pour augmenter la diversité des espèces prairiales.
  • Planifier en tenant compte des besoins de la faune et de la flore (éviter les périodes de reproduction et de nidification).
  • Fauche tardive en août, une fauche avant mi-avril ou un broyage à l'automne.
  • Fréquence d’entretien: limiter à une fois par an ou tous les 2 ans.
  • Répartir l’entretien sur plusieurs périodes (fin d’hiver, août et à l’automne).
  • Limiter la vitesse des engins (ne pas dépasser 10 km/h) et installer des dispositifs d’effarouchement.

Pratiques Agricoles Adjacentes

  • Limiter le nombre de passages d’engins sur la bande herbeuse.
  • Eviter les dérives de fertilisants et d’herbicides.

Compagnonnage

  • Intercaler ou mélanger différentes plantes pour exploiter l'effet de barrière ou les phénomènes d'attraction/répulsion.
  • Exemple: pois associés à des céréales réduisent les attaques de pucerons.
  • Bandes pièges: navette et moutarde noire attirent les méligèthes loin du colza.

Haies

  • Bande végétale continue d'arbustes et d'arbres (largeur < 10 mètres).
  • Règles pour une haie fonctionnelle:
    • Largeur minimale de 3 mètres.
    • Mélange d'espèces botaniques pour augmenter la diversité.
    • Combiner des essences à feuilles caduques et persistantes.
    • Fournir du nectar et du pollen de manière continue (ex: Noisetier, Saule, Prunier sauvage, Aubépine, Mûrier, Lierre).
  • Les haies doivent être reliées entre elles et former un réseau.

Corridors Biologiques

  • Placés en bordure ou au centre des parcelles.
  • Servent de refuge aux carabes, araignées et staphylins.
  • « bettle bank »: bandes enherbées au milieu des cultures (environ 2 mètres de large).
  • Offrent un lieu d'hivernage aux auxiliaires des cultures.