Le sujet - la conscience
LA CONSCIENCE
du latin “cum scientia” = “avec savoir” => implique une certaine connaissance
propre au sujet, “subjectum” → jeter au-dessous, assujettir
Le savoir
se veut objectif et donc extérieur → s’oppose à la subjectivité
→ puis-je me connaître moi-même ? = paradoxe
Types de conscience
→ immédiate : permet d’accéder au monde extérieur, infos données par nos 5 sens > censeur de désirs
→ réfléchie : permet un retour sur soi-même // de soi : permet de se prendre comme objet de connaissance => introspection
→ morale : permet de juger mes actes, ceux d’autrui, et d’en connaître les conséquences
Blaise PASCAL
pensée tragique de la condition humaine
sceptique, existentialiste : années 1669
La pensée nous donne la grandeur de connaître notre misère.
La pensée est la caractéristique première de l’Homme : “Je ne puis concevoir l’Homme sans pensée”
John LOCKE
philosophe anglais
La conscience a la capacité de faire retour sur soi-même
Elle nous escorte dans tout ce que l’on sent, pense ou fait. => conscience de soi, “le moi”
René DESCARTES
Première méditation métaphysiques, XVIIe
L’Homme est substance pensante
discours de la méthode, 1637 : cogito met fin au doute hyperbolique
“dubito ergo cogito, cogito ergo sum” = “je doute donc je pense, je pense donc je suis”
expérience de pensée : remise en question des données de nos sens → exemple de l’illusion d’optique
hypothèse d’un “malin génie” qui rendrait jusque notre existence illusoire => doute hyperbolique → scepticisme : les autres sont des illusions de mon esprit
Le doute méthodique : étape dans sa recherche de vérité et non la fin de l’investigation
Autres auteurs
Jean-Paul SARTRE
existentialiste
le “moi” est une construction sociale
“L’enfer c’est les autres”, huis clos
Georg Wilhelm Friedrich HEGEL, XVIII-XIXe :
Esthétique, 1832 (post mortem)
C’est en agissant sur le monde que l’Homme peut se connaître, se reconnaître et prendre conscience de lui-même
Notre conscience est active, orientée vers l’intérieur et l’extérieur
“Il fait un être pour soi”, grâce à la capacité de retour sur soi-même de la conscience, l’Homme ne fait pas que survivre mais donne un sens à son existence
“L’Homme, parce qu’il est esprit, a une double existence”
Sigmund FREUD, XIX-XXe :
Il faut sonder notre inconscient et faire remonter à notre conscience certains traumatisme afin que le passé ou notre inconscience ne dirige pas notre vie présente
Friedrich NIETZSCHE, XIXe :
Le Gai Savoir, 1882
conscience plutôt collective qu’individuelle => besoin du langage
L’Homme est un produit de la société
Edmond HUSSERL, XIX-XXe :
père de la phénoménologie
Cherche à élucider la manière dont la perception, le jugement et les actions de l’Homme se présentent à la conscience = “Le retour aux choses mêmes”
La conscience vise les objets, non simplement comme des objets mais en temps que choses qui ont une signification pour le sujet
Limites de la perception humaine, subjectivité dans le processus de la connaissance
Emmanuel KANT :
Anthropologie du point de vue pragmatique, 1738
“Il n’avait auparavant que le sentiment de lui-même, il en a maintenant la pensée”
La conscience de soi est le privilège de l’Homme
“l’unité de la conscience [est] maintenue à travers tous les changements qui peuvent lui advenir” => moi constant
Courants de pensée + pdv
→ rationalistes : les données des sens ne sont qu’illusion
→ déterminisme : considère que chaque évènement, en vertu du principe de causalité, est déterminé par les évènements passés, conformément aux lois de la nature
→ empirisme : doctrine qui considère que toutes nos connaissances viennent de l’expérience => moi changeant
→ transhumanisme : confiance aveugle en la science et la technologie, tout améliorer, élever l’Homme
→ métaphysique : doctrine qui statue sur des sujets dont on ne peut pas faire l’expérience dans le monde sensible (Dieu, âme, liberté) => moi fixe, stable