Cours 11

Introduction

  • Présentation personnelle : retour sur les travaux récents liés à l'armée suisse et le droit international humanitaire (DIH).

  • Collaboration sur des projets légaux pour la validation des opérations militaires et avis juridiques concernant un traité franco-suisse lié aux discussions du G7.

  • Observation du déclin du droit international dans l'actualité.

Concepts de base du droit international public

  • Discussion sur les caractéristiques d'une entité reconnue comme État selon le droit international public.   - Trois éléments canoniques :     - Territoire     - Population     - Gouvernement   - Ajout de la souveraineté comme concept central.

Définition de la souveraineté

  • Description de la souveraineté comme pouvoir suprême de décision ultime.

  • Distinction entre l'impact des traités sur la souveraineté et la liberté d'action d'un État.   - Les traités ne limitent pas la souveraineté mais imposent des obligations d'agir selon les règles convenues.   - Illustre par la possibilité de dénoncer un traité, maintenant le contrôle par l'État.

Limites de la souveraineté

  • Deux types de limitations :   - Situation fédérative : exemple d'un État intégrant une confédération ou une fédération (ex. Union européenne) où des règles supranationales sont imposées.   - Distinction entre relations internationales basées sur l'égalité souveraine et intégration supranationale.

  • Référence à l'article 2, paragraphe 1 de la charte des Nations Unies : principe d'égalité souveraine des États.

Souveraineté : Facettes et distinctions

  • La souveraineté a trois facettes principales :   - Structuration paritaire : absence de super État et relations entre États égaux.   - Pouvoir de décision ultime : chaque État a le pouvoir suprême dans ses affaires.   - Base active pour les compétences : l'État est la source de ses propres compétences.

Compétences de l'État

  • Définition de la compétence : pouvoir juridiquement reconnu d'agir.

  • Classification des compétences :   - Territoriale : actions sur le territoire de l'État.   - Personnelle : compétences vis-à-vis des ressortissants, même à l'étranger.   - Extraterritoriale : pour actions ayant un impact sur le territoire de l'État sans être sur celui-ci.

Compétences territoriales de l'État

  • Caractéristiques principales :   - Plénitude : pouvoir d'intervenir sur tout ce qui se passe sur le territoire sans nécessiter de titre juridique particulier.   - Exclusivité : seuls les États ont le droit d'exercer leur puissance publique sur leur territoire.

  • Principe du lotus : affirmation que ce qui n'est pas interdit est permis sur son territoire, sauf contraintes internationales.

Violations de la souveraineté territoriale

  • Exemples :   - Enlèvements, assassinats de ressortissants à l'étranger sans autorisation.   - Utilisation de manœuvres frauduleuses pour récupérer des individus.   - Collecte de preuves sans autorisation et enquêtes non autorisées (ex. actions par des ambassades).   - Notifications légales et propositions officielles envoyées sans autorisation.

Compétences personnelles dans le droit international

  • Limite de la compétence personnelle comparé à la compétence territoriale.

  • Compétences illimitées pour législation, mais limitées pour mise en œuvre à l'étranger (ex. extraditions).

Nationalités enDroit International

  • Distinction entre les ressortissants :   - Personnes physiques : individus ayant des droits et devoirs d'action selon leur nationalité.   - Personnes morales : entités juridiques comme des entreprises ou associations avec nationalité déterminée par leur incorporation.   - Engins : navires et aéronefs possédant également une nationalité par l'État qui les enregistre.

  • La nationalité multiple est acceptée dans le droit international, mais peut provoquer des conflits d'obligations (ex. service militaire).

  • Jurisprudence critique sur l’opposabilité de la nationalité dans les affaires internationales (ex. affaire Nottebaum).

Compétences pénales

  • Compétence territoriale : jugement des crimes sur le territoire.

  • Principe de personnalité active et passive :   - Actif : jugement des ressortissants commettant des crimes à l'étranger.   - Passif : jugement des crimes commis contre des ressortissants de l'État.

  • Compétence universelle : possibilité de juger des crimes graves affectant tous les États comme le génocide ou les crimes de guerre, indépendamment des liens traditionnels.

Conclusion

  • Un regard sur le droit international révèlent la complexité des relations entre la souveraineté, l'égalité et les compétences. Un engagement vigilant est nécessaire pour comprendre grâce à ces paradigmes les interactions internationales et les implications juridiques en jeu.