Histoire et mémoire - Hggsp teste de connaissance

Pierre NORA, Lieux de Mémoires (les lieux, les symboles, les commémorations, les monuments), Paul RICŒUR (La mémoire, l’histoire,l’oubli)…

  • Si le publique s’intéresse a l’histoire, l’histoire/l’historien se doit d’observer et d’analyser la construction de cette mémoire par le politique (ex l’opposition des Historiens a la lettre de Guy Môquet en 2007, une demande institutionnelle du président Nicolas Sarkozy)

Les 1ers massacres de masse (génocidaires) sont organisé avant la 1ère Guerre Mondiale : les Hereros et les Namas (1904-1905) par les Allemands dans leurs colonies en Namibie. Plus connus celui des Arméniens dans l’empire ottoman e

  • gencive juif (6 millions de morts) organisé par l’Etat nazi. La définition d’un terme juridique s’impose si l’on veut juger les criminels de guerre.le terme génocide rentre enfin dans le droit international en 1948.

  • L’appel aux témoignages sera l’un des éléments importants des procès de Nuremberg (1948-49), après la destruction de nombreuses sources (ex : rescapes des centres de mise à mo

  • Les alliés, qui préparent la fin de la Guerre avant même la signature des redditions allemandes et japonaise, réfléchissent aux conditions de paix et notamment à la manière de juger les responsables des horreurs de la guerre. En 1944, on forge le terme génocide (texte de Raphaël Lemkin), à partir de 194$, les responsables de crimes contre l’humanité sont jugés à Nuremberg et à Tokyo. L’ONU les inscrit dans le droit international en 1948.

  • Le traité ou statut de Rome signé en 1998 organisé la Cour Pénal international (124 États signataires)

    • Création d’une cour de justice permanente

    • Indépendante des États

    • Siège à la Haye (Pays-Bas)

    • Des compétences précises : génocide, Crimée contre l’humanité, Crimée de guerre…

  • Surtout lors de procès dont les crimes sont anciens (procès de Barbie (1987), Touvier (1994) et Papon (1997) en France…)

    • Lorsque les criminelles ne sont pas la (procès par coutumance) : ex le docteur Mengele, l’Angel de  la mort

    • La mémoire des survivants et des témoins est alors indispensable et devient une preuve judiciaire (ex procès Eichmann 1961)

    • Ex en France la reconnaissance publique du président de la République Jacques Chirac en 1995 de la responsabilité de l’Etat français dans les rafles du Vel d’Hiv’ (1942)

    • le négationniste, l’oubli volontaire, les falsifications de l’histoire…s’opposer dans la mesure du possible au mythe mémoriel.

    • Une certaine réconciliation entre les coupables et les victimes

    • De passer à autre chose : justice transitionnelle (

    • Pieds-noirs, des Harkis et des Algériens.

    • En Afrique du Sud à la fin de l’apartheid (commission Vérité et Réconciliation 1995 (Mandela)).

l’Espagne sur les crimes de la dictature de Franco

trouver des justifications, mettre en avant les responsabilités, désigner des héros…

Plus tard avec la multiplication des moyens de communication (radio, télévision…)

  • De faire accepter la violence des combats dans les tranchées

  • Les morts pour l’exemple (après les mutineries de 1917)

  • Une justification qui débordera de la 1ère Guerre mondiale :

    • La volonté d’anéantir l’adversaire pendant la 2de guerre mondiale (guerre d’anéantissement)

    • Les politiques génocidaires nazies et japonais

    • L’utilisation de la torture lors de la guerre d’Algérie

Quelques éléments sur la Guerre d’Algérie (1954-1962)

  • Casbah sur les hauteurs (villes dense, habitat ancien et mal équipé)

Après la 2de Guerre mondiale : développement de mouvements indépendantistes algériens (FLN et MNA) mais également de mouvements contre l’indépendance de ce département (OAs

  • On retrouve cette volonté dès la signature des traités de paix (ex Traité de Versailles 1919).

  • On définit rapidement les victimes et les responsables (clause de culpabilité art. 231 : les réparations  que doivent verser l’Allemagne entrent dans ce cadre : elle est responsable, elle doit payer, elle doit rembourser…). La responsabilité n’est pas uniquement politique et militaire, elle est également morale

    • réconfort ou l’oubli : par des commémorations autour des monuments aux morts (11 novembre),

    • On retrouve cette difficulté d’accepter le passé dans l’attitude de la population face aux gueules cassées (tableau d’Otto Dix : les joueurs de Skat).

    • Une volonté collective d’oublier les traumatismes de la Guerre (défaite, collaboration, déportation, les pénuries, les violences…).

    • La population comme l’Etat veulent passer à autre chose et posent parfois un voile pudique sur les sujets sensibles : la collaboration, la déportation des juifs, la participation de soldats français dans les troupes nazis…

    • D’où la construction rapide d’une mémoire officielle et d’une historique partisane de cette période troublée : elle doit répondre aussi à une réalité politique particulière : la France est au bord de la guerre civile (l’épuration sauvage (1944/45))

Pétain (été 1945) et Laval (octobre 1945). En revanche, on cache sous le tapis ls’autres formes de collaboration (police, administration, justice…).

  • Jean Monnet).

  • Oublier de passer à une autre chose restent le moteur de la construction de la République et de la mémoire au lendemain de la 2de Guerre mondiale.

    • les 30 glorieuses) : entrée de Jean Moulin au Panthéon (discours de André Malraux 1961)

  • Il faut attendre les années 60 pour commencer à reconstruire cette histoire autour d’historiens et de témoins :

    • Prise,de,paroles juives, travaux d’historiens sur la 2de Guerre mondiale, ouverture des archives, procès contre les derniers collaborateurs (Maurice Papon…), procès d’Eichman 1961 en Israël

  • L’Etat, de son côté, assume progressivement certaines réalités ds conflits :

    • Les morts pour l’exemple :

    • Reconnaissance du rôle de l’Etat français dans la déportation par le président de la République Jacques Chirac en 1995 au Vel’d’hiv (lieu symbolique de la déportation en France8

    • voire impossible lorsque les enjeux s’y opposent (pression ds États, refus des opinions publiques d’entendre une autre réalité).

    • Difficulté d’accéder aux sources

accords d’Evian (1962)

La mémoire de la Guerre d’Algerie a été et est toujours un enjeu politique sur lequel travaillent les historiens pour en comprendre les changements et les pertinences à l’origine de tensions entre la france, l’ancienne puissance

  • Les travaux des historiens sur la 2de Guerre mondiale avaient amené le procès de Maurice Papon (ancien collaborateur) (1981-1998), à la polémique sur les vichysto-résistants et l’attitude de François Mitterrand pendant la 2de Guerre mondiale (les personnes qui ont changé de camp pendant la guerre d’abord en travaillant ou en collaborant avec le régime de Vichy avant de rentrer dans la résistance)…

Rapidement l’ONU (1994) va organiser un tribunal pour juger les responsables de ce génocide : Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), installé à Arishan (Tanzanie)

  • Mettre en place ainsi une justice transitionnelle

    • Pour favoriser une réconciliation nationale et…

    • … une Tran politique vers un régime démocratique.

    • Mettre en place une mémoire du massacre (cérémonies commémoratives : église et mémorial de Nyamata)

    • 1ère condamnation pour génocide (1998) avec la définition de responsables

  • Mais la justice a du mal à s’organiser :

    • Trop de suspects, manque de juge…l’Etat propose de réactiver les gacaca, d’anciennes assemblées locales de sages de village qui réglaient des conflits traditionnellement en plein air.

Des ambitions renouvelées : aspiration à la création d’une grande Serbie par Slobodan Milosevic (président de la Serbie) et ses partisans va engendrer la guerre de l’ex-Yougoslavie (1991-1999

nombreuses batailles sanglantes (Srebrenica (1995), Sarajevo (1992-1995)…

  • C’est une réaffirmation de principes défendus par l’ONU au lendemain de la 2de Guerre mondiale : on se rappelle les procès de Nuremberg. Elle va lancer les bases du CPI (Cours Pénale Internationale) créé en 2002

  • L’importance du TPIY (Trubunal Pénal International pour la Yougoslavie) par sa durée (1993-2017) et

  • Le génocide juif et tzigane est un élément fort de la 2de Guerre mondiale dans les logiques d’anéantissement et de violence qui marquent ce conflit.

  • Aujourd’hui encore l’importance de ce massacre reste incomplète :

    • Même si les chiffres sont approximatifs (autour de 6millions de juifs et 250 000 tziganes exterminés)

    • Ils montent bien son ampleur (entre 1/2 et 2/3 de la population juive européenne exécutée et 1/4 des tziganes)

  • l’organisation méthodique mise en place par le régime nazi pour optimiser l’extermination

    • La mise en place d’exécutions sommaires organisés par les einsatzgruppen,

la conférence de Wansee 20 janvier 1942; la Solution Finale)

déshumanisation des nazis face a ces races dites inférieures et nuisibles : Himmler et Eichmann) : le tri des déportés qui arrivent de toute l’Europe entre ceux qui peuvent travailler et les autres qui sont rapidement gazes et incinérés (les chambres à gaz et les fours crématoires). Ces déportés dont des travailleurs forcés qui doivent participer à l’effort de guerre nazi. Dans ces camps vont faire mourir environ 80% des tziganes et 50% des juifs.

  • La Shoa (catastrophe en hébreu ou

  • Le Porajmos (dévorer en romani)

Comment à la fin de la 2de guerre mondiale les mémoires ont été construites selon si on vient de l’est ou de l’ouest

procès de Nuremberg (1945-46) et de Tokyo (1946-48). C’est l’occasion de définir de nouveaux crimes : crimes contre l’humanité (1948), le concept de génocide (1948).

justice transitionnelle e

  • mythe résistancialiste.

    • Au lendemain de la Guerre, on cherche à simplifier la mémoire et l’histoire de cette période : définir des héros, des victimes et des coupables. Les sociétés tendent à héroïser les victimes et les résistants, besoin d’une image positive sur laquelle on peut s’identifier.

    • L’image du déportés n’est pas assez positive pour que la majorité s’identifie à la réalité des campos (trop violent/rejet/refoulement)

    • On simplifie ainsi la réalité de la résistance (comme un bloc homogène sans tenir compte de la multiplicité des réalités de la résistance : ex les vichysto-resistant

→ période de la 2de Guerre mondiale à au années 60 : histoire étouffée, révélée

chasseurs de nazis comme Simon Wiesenthal, Karl et Béate Karlsfeld. Israël envoie les services secrets pour pourchasser les criminels de guerre à l’étranger : enlèvement d’Addolf Eichmann en Argentine avant d’être jugé en 1961 en Israël.

la théorie du Glaive et du bouclier lancée d’abord par les avocats du maréchal Pétain lors de son procès puis reprise par Robert Aron dans les années 50

Robert Paxton

  • nom de la mémoire et de la justice (imprescriptibilité des crimes contre l’humanité)

  • Ce changement résulte également d’une demande sociale qui veut comprendre et pas uniquement dans les pays les plus impactés. Les artistes et les médias s’emparent de cette question : Primo Levi (si c’est un homme 1947-1958) qui ne connaîtra un succès qu’à partir des années 70. Le film de Lanzman Shoah (1985) propose une vision encore plus crue. Le cinéma hollywoodien propose

  • maintenir une alerte : ne pas répéter les erreurs du passé.

    • Surtout lorsque l’on constate le retour de pratiques qui rappellent les génocide passés (les Rohingyas en Birmanie, les Ouïghours en Chine…)

complot (loi Gayssot de 1990 contre le négationnismes,

le camp d’internement de Montreuil-Bellay en France