Histoire Chapitre 3
CHAPITRE III : LA SECONDE GUERRE MONDIALE
Plan :
I°) Une guerre à l’échelle planétaire :
A) Les victoires de l’Axe (jusqu’en 1942) :
B) Un rapport de force qui s’inverse lentement :
C) La victoire des Alliés (1943 – 1945) :
II°) Les violences et crimes de masse :
A) Une guerre idéologique :
B) Une guerre totale :
C) Les génocides :
III°) La France et les Français pendant la Seconde Guerre mondiale :
A) Une défaite sans appel :
B) Le gouvernement Vichy, un gouvernement né de la défaite :
C) Refuser la défaite : La Résistance.
III°) La France et les Français pendant la Seconde Guerre mondiale :
A) Une défaite sans appel :
Après l’attaque de la Pologne par l’Allemagne, la France, traumatisée encore par la 1ère Guerre mondiale,
entre en guerre officiellement le 3 septembre.
De septembre 1939 à mai 1940, la « drôle de guerre ». Au début, la France choisit l’option d’une stratégie défensive et les troupes demeurent derrière la ligne Maginot. Les conséquences de cette inaction sont désastreuses et l’incompréhension gagne les troupes, fissurant l’unité nationale. L’instabilité politique s’installe avec Reynaud qui remplace Daladier en mars 1940, accusé de mollesse.
Le 10 mai 1940, l’Allemagne déclenche une vaste offensive par l’attaque des Pays-Bas et de la Belgique. La progression est fulgurante et le 14 juin, la Wehrmacht entre dans Paris. Près de 60 000 soldats français sont tués et 2 millions sont capturés. A la déroute militaire s’ajoute le chaos au sein des populations civiles avec des millions civils lancés sur les routes : c’est l’exode. Face au repli britannique, les partisans de l’arrêt des combats l’emportent. Le 16 juin, Reynaud démissionne et le maréchal Pétain devient le nouveau président du Conseil. Le 17 juin, il annonce aux Français la fin des combats et signe le 22 juin l’armistice à Rethondes.
B) Le gouvernement Vichy, un gouvernement né de la défaite :
La défaite entraine la mise en place d’un ordre nouveau en France. « L’Etatfrançais » s’installe à Vichy le 1er juillet 1940. La chambre des députés accorde les pleins pouvoirs au maréchal le 10 juillet. Il instaure un régime autoritaire, réactionnaire et antirépublicain et met en place sa « Révolution nationale » avec la devise « Travail, Famille, Patrie ».
En octobre 1940, Pétain rencontre Hitler à Montoire en espérant donner à la France une bonne place au sein de cette nouvelle Europe allemande. Il veut collaborer et s’engage à fournir aux Allemands des produits alimentaires et industriels. A partir de 1943 l’envoi de main d’œuvre en Allemagne avec leSTO. Sur le plan policier, la Milice traque les résistants. Le « statut des Juifs » le 3 et 4 octobre 1940 exclut les Juifs de la fonction publique.
La France coupée en deux est soumise à l’Occupation. Le pillage économique entraîne la baisse des productions. Les problèmes de ravitaillement pèsent lourdement dans les difficultés du quotidien. La pénurie et le marché noir aliment la hausse des prix. La répression et les persécutions sont une menace permanente. Le régime de Vichy joue également un rôle direct et décisif dans le génocide des Juifs en participant à leur arrestation, leur internement et leur déportation. Les 16 et 17 juillets 1942, lors de la rafle du Vel’ d’hiv’, plus de 13 000 Juifs étrangers sont arrêtés dans Paris et sa banlieue. La plupart d’entre eux seront ensuite déportés vers Auschwitz et périront là-bas.
C) Refuser la défaite : La Résistance.
Le 18 juin 1940 et le discours de De Gaulle au micro de la BBC depuis Londres, marque la naissance de la Résistance. Il incarne le refus de la défaite et de l’abandon des idéaux républicains. Les premiers ralliements donnent naissance aux FFL de la France Libre. C’est à partir de l’Afrique française libre qu’elles se structurent avec l’aide des Alliés et s’engagent dans les combats. 60% des combattants sont des tirailleurs, c’est-à-dire des soldats de l’infanterie coloniale.
Sur le territoire français, la Résistance naît dès 1940 et forme progressivement des mouvements et des réseaux. Dans la clandestinité, des hommes et des femmes diffusent des informations, sabotent les infrastructures utiles à l’Occupant, cachent des Juifs… Les communistes entrent en résistance après l’opération Barbarossa. Beaucoup d’entre eux sont victimes de la répression allemande et de la Milice. La création de la STO amplifie l’engagement dans la Résistance ainsi que la constitution de maquis militaires qui prennent une part active à la libération du territoire national.
A partir de 1942, le général De Gaulle envoie Jean Moulin pour unifier les différents mouvements de la Résistance intérieure sous son autorité. En 1943, c’est la naissance du CNR (Conseil National de la Résistance) dont le but est de préparer la libération et la refondation de la République. Les groupes militaires clandestins forment les FFI et jouent un rôle important dans le débarquement des Alliés. Après la Libération, De Gaulle est nommé à la tête du GPRF.
I°) Une guerre à l’échelle planétaire :
A) Les victoires de l’Axe (jusqu’en 1942) :
- La Seconde GM commence en Asie juillet 1937 avec la conquête de la Chine par le Japon, objectif privilégié de l’impérialisme japonais. Le Japon, qui partage les visions ultranationalistes de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste, rejoint l’Axe Rome-Berlin, alliance militaire tripartite le 27 septembre 1940.
- 1er septembre 1939, la Wehrmacht franchit la frontière de la Pologne et attaque Dantzig (1ère bataille de la reconquête des territoires perdus du traité de Versailles en 1919).La France et le RU déclarent la guerre le 3 septembre. En 4 semaines, la Pologne est écrasée grâce à la tactique de la guerre éclair (Blitzkrieg).
- Après une période de calme (« la drôle de guerre »), Hitler reprend les offensives sur le front Ouest le 10 mai 1940, la France enchaîne les défaites et doit capituler. L’armistice est signé le 22 juin, seul le RU résiste encore. Sous Churchill, le combat continue lors de la bataille d’Angleterre, puis en Afrique pour l’approvisionnement en pétrole.
- Le 22 juin 1941, malgré un pacte de non-agression, l’Allemagne lance l’opération Barbarossa qui doit venir à bout de l’URSS. L’armée Rouge, désorganisée par les grandes purges staliniennes, est rapidement débordée et en décembre, les Allemands sont aux portes de Léningrad et de Moscou.
- Dans le Pacifique, le Japon lance l’attaque contre Pearl Harbor le 7 décembre 1941, entraînant les EU dans la guerre. Début d’année 1942, Guerre devient mondiale.
B) Un rapport de force qui s’inverse lentement :
- Avec l’entrée des EU en guerre, le rapport de force s’inverse et la supériorité militaire des Alliés va permettre de renverser la situation sur les champs de batailles. Britanniques et Américains s’imposent sur mer et dans les airs.
- Sur le front Pacifique, les batailles de Midway (juin 1942) et Guadalcanal (08/42 à 02/43) mettent fin à la progression japonaise. En Afrique, la défaite de l’Axe à Al Alamein marque un revers important pour les Allemands et les Italiens qui comptaient prendre le contrôle de Suez. Sur le front russe, Stalingrad, symbole de la résistance russe est l’une des grandes batailles de la 2nde GM, véritable guerre urbaine qui se déroule entre juillet 42 et février 1943. La victoire soviétique marque le début de la reconquête européenne.
C) La victoire des Alliés (1943 – 1945) :
Les Alliés lancent des offensives au Sud et à l’Ouest de l’Europe : Italie :opération Avalanche (juillet 1943) libère la péninsule + chute de Mussolini. France, (6 juin 1944), Alliés débarquent en Normandie (opération Overlord). Soutenus par la Résistance française, les Alliés font reculer les Allemands. Paris libérée : 25 août
En le même temps, les Soviétiques lancent l’opération Bagration : reconquête de la Biélorussie ; reprise d’une partie des pays baltes et de l’est de la Pologne jusqu’aux portes de Varsovie, le nombre de soldats soviétiques tués ou disparus (178 500) est bien inférieur à celui des Allemands(290 000). Les Allemands sont pris en étau sur les deux fronts. Le 30 avril, le drapeau soviétique flotte sur le Reichstag en ruines. Le 8 mai 1945, c’est l’Allemagne capitule et la fin de la guerre en Europe.
Dans le Pacifique, les Américains font face à une résistance des troupes japonaises ; par l’envoi de kamikazes. La reconquête des îles est lente et les Américains subissent de lourdes pertes. Pour mettre fin à ces combats, sauver des vies américaines (+ cruauté des japonais à l’égard des prisonniers) et montrer au monde entier sa supériorité militaire, le président des EU Trumanlance les deux 1ères bombes atomiques sur les villes d’Hiroshima, 70k morts, 90% destruction (6 août) et de Nagasaki, 40k morts (9 août). Le Japon capitule le 2 septembre 1945, mettant fin à la guerre.
II°) Les violences et crimes de masse :
A) Une guerre idéologique :
Dans les États fascistes, la dimension idéologique est très présente. En Allemagne et en Italie, l’idéologie raciale : justifie les violences extrêmes contre les populations « inférieures ». Le nationalisme : justifie et légitime l’expansion territoriale des puissances de l’Axe. Ils cherchent à imposant leur hégémonie sur des espaces à coloniser et de populations à réduire en esclavage.
Les démocraties répondent et réaffirment leurs grands principes moraux et politiques : respect des libertés et respect de la dignité humaine. Le 14 août 1941, Américains et Britanniques signent la Charte de l’Atlantique pour les officialiser. L’URSS, idéologiquement opposée à l’Allemagne, rejoint les Alliés à partir de 1941.
La propagande est au cœur du conflit et est une arme de la guerre psychologique. Chaque camp cherche à justifier la violence, décrédibiliser l’adversaire tout en soutenant le moral des combattants et des civils. Les progrès techniques de l’information favorisent la diffusion de cette culture de guerre : la presse, la radio, la photographie, les actualités cinématographiques…
B) Une guerre totale :
Toutes les ressources économiques des Etats sont mobilisées pour la guerre. Le recours au travail des femmes notamment dans les usines d’armement et dans les arsenaux. L’Allemagne nazie utilise de force la main d’œuvre des territoires occupés. En URSS, de nombreuses usines sont démontées et reconstruites à l’Est, loin des zones tenues par les Allemands.
C’est aussi une guerre technologique. Les innovations technologiques se multiplient dans tous les domaines de l’armement. Dès octobre 1941, les Américains lancent le projet Manhattan pour fabriquer une arme atomique. L’Allemagne met au point les premiers missiles longue portée, les V1 et V2 à partir de 1944.
La guerre devient une guerre d’anéantissement. Pour détruire l’appareil productif des adversaires, les belligérants ont recours aux bombardements massifs des usines et des infrastructures. Tout cela accentue les crimes de guerre. L’URSS multiplie les exactions comme en 1940 dans la forêt de Katyn où des milliers de Polonais sont exécutés. Les bombardements massifs sur les villes allemandes (Dresde, 1945) et japonaises par les Alliés provoquent des centaines de milliers de morts.
C) Les génocides :
L’idéologie de purification de la « race » est le fondement de l’idéologie nazie. Elle débouche sur des politiques répressives à l’encontre de groupes entiers de populations comme les communistes, les handicapés ou les homosexuels. Elle se radicalise contre les Juifs et les Tziganes, considérés comme des « races » inférieures mettant en danger les Aryens.
Le génocide commence avec l’invasion de l’URSS et les premiers massacres commis par les Einsatzgruppen qui suivent la progression de la Wehrmacht dans les territoires soviétiques. Une politique d’assassinat systématique est élaborée entre l’automne 1941 et le printemps 1942 avec l’ouverture des premiers centres de mise à mort en Europe orientale. La conférence de Wannsee qui se tient le 20 janvier 1942 donne l’idée de la Solution finale, l’extermination totale des Juifs d’Europe et d’Afrique du nord. Les Juifs de Pologne sont alors allés vers les camps d’extermination (Chelmno ou Treblinka). En 1942, le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau devient également un centre de mise à mort (chambres à gaz, 1 millions d’exécutés).
Les Tsiganes sont considérés par les nazis comme impurs car corrompus par les métissages et assimilés à des « sous-hommes ». Ils sont déportés des ghettos vers les centres d’extermination, à Auschwitz. D’autres sont assassinés localement, en Croatie et en Roumanie.
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