Notas del Congo
2- Les guerres de Kagame et ses “Banyamulenge” en RDC Ruberwa, Mutubetsi, Nkunda, M-23
Comment Paul Kagame, ses troupes et ses miliciens menacent la stabilité de la RDC? 2 raisons: endogène et exogène
endogène: l’histoire de la RDC et ses dirigeants
exogène: Richesses minières de Congo-Zaïre que USA, UK et dirigeants Rwandais veulent.
L’origine profonde de l’inextricable confusion congolaise réside dans les structures congolaises elles-mêmes et principalement dans la carence effroyable de cadres compétents.
Comment peut-on commettre tant de massacres, d’atrocités ou encore de viols a grande échelle contre des centaines de milliers de femmes congolaises sans qu’une réaction appropiée des différents gouvernements congolais?
Comment se fait-il qu’un pays au dimensions continentales soit envahi, occupé et pillé par des États lilliputiens comme le Rwanda, L’Ouganda et le Burundi?
D’ailleurs Paul Kagame ne cesse lui même, dans un mépris non dissimulé, de renvoyer les Congolais à leurs insuffisances ou à “leur” incapacité à protéger leur pays. Ce type de propos heurte nécessairement la dignité et la fierté des Congolais mais Kagame continue ses provocations en RDC, sans rencontrer une réelle opposition dans la classe politique.
Les congolais ont pris part à tous les complots auxquels leur pays a été confronté
Mais nous sommes les premiers coupables
Le deficit de gouvernance et de leadership, les faiblesses de la machine de l’État, que ce soit au niveau de la légitimité politique, de l’efficacité et de l’effectivité de la gouvernance administrative, et surtout au niveau sécuritaire, tout cela a facilité les crises internes et l’invasion étrangère du territoire congolais et l’infiltration-subjugation des institutions de l’État.
Leur obsession à vouloir piller les énormes ressources minières du Congo-Zaïre a conduit Paul Kagame à brandir l’impression que le drame du Congo, ce sont les congolais. Selon lui, si ses troupes ou ses milices sont regulierèment en RDC, ce n’est pas à cause d’un besoin immoderé de faire main basse sur les ressources minières du Congo mais serait plutôt lié à la vulnerabilité des frontières de la RDC ou au laxisme de ses dirigeants.
C’est une tactique qui avait déjà été utilisée avec beaucoup de succès au Rwanda et certains Banyamulenge tentent, avec leurs soutiens occidentaux , de réitérer l’exploit rwandais au Congo pour empêcher les congolais de dénoncer les actes criminels dont ils sont quotidiennement victimes.
Assasinat le 16 janvier 2001—→ Laurent-Désiré Kabila
2004—> Banyamulenge reprennent la guerre—> alimentée par un officier Jules Mutebutsi
Lauren Nkunda—> munyamulenge du Rwanda
Officielment, Nkunda était un géneral de l’armée congolaise mais dans la rélaité, il était un milicien tutsi travaillent et defendant les interets du Rwanda en RDC
Un rapport de l’union européenne montre donc que Laurent Nkunda a recruté des soldats rwandais pour les injecter dans les rangs des FARDC
Dans ce chapitre, l'auteur explique comment Kagame a réussi à déstabiliser la RDC par le biais de diverses méthodes. Il explique tout d'abord qu'il y a deux raisons à cela : l'une est endogène, à savoir l'histoire et les dirigeants de ce pays, et l'autre est exogène, à savoir les richesses minérales que les États-Unis, le Royaume-Uni et le Rwanda veulent posséder.
Tout au long du chapitre, nous apprenons que la première chose que Kagame a faite a été de blâmer l'État congolais, en disant que le problème venait du fait qu'il n'avait pas de défenses suffisamment solides à ses frontières. Il poursuit en disant qu'il y avait un sentiment d'agitation au Congo et que Laurent-Désiré Kabila a été installé au pouvoir, ce qui a contrarié Kagame parce qu'il voulait contrôler le Congo à distance, mais Kabila l'en a empêché. Après plusieurs problèmes et tentatives pour l'écarter du pouvoir, Kagame a réussi à faire de Kabila un ennemi des médias et une cible d'attaques. Le 16 janvier 2001, Laurent-Désiré Kabila a été assassiné dans son bureau à Kinshasa. Une autre stratégie a consisté à insérer des soldats rwandais dans l'armée congolaise. Cela s'est fait sous le commandement de Lauren Nkunda, un munyamulenge rwandais. Officiellement, Nkunda était un général de l'armée congolaise, mais en réalité, c'était un milicien tutsi travaillant pour et défendant les intérêts du Rwanda en RDC. Sous son commandement, d'innombrables violations et actes atroces ont été perpétrés contre la population congolaise. Ces actes font partie des stratégies utilisées pour déstabiliser le Congo de l'intérieur par des influences extérieures. Le chapitre se termine par un compte rendu sur le lieu où se trouve Nkunda et sur le fait que personne n'a assumé la responsabilité de ses actes.
1- Les “Banyamulenge” ou l’histoire fabriquée au Kivu
Depuis 1996, le Zaïre, redevenu en juillet 1997 la RDC, vit au rythme des revendications des Ban-yamulenge (Tutsis du Congo) et assimilés. Tantôt ils exigent d'avoir droit à la nationalité congolaise, tantôt ils disent souffrir de discriminations, tantôt ils affirment qu'ils ont peur d'être exterminés. Ce qui est néanmoins surprenant, c'est que pour résoudre leurs problèmes de nationalité ou de discrimination ou encore de peur d'être « exterminés » en RDC, ils n'hésitent ni à prendre les armes contre le pouvoir en place, ni à s'en prendre massivement aux populations civiles innocentes, ni même à falsifier l'histoire de la RDC pour imposer leur vision et leurs objectifs. Et, à chaque fois, on s'aperçoit que le soutien militaire du régime de Paul Kagame et de certains lobbys en Occident leur est continuellement acquis.
En général, lorsque ces guerres ne sont pas menées par les Banyamulenge eux-mêmes, elles sont menées par leurs alliés ou leurs défenseurs parmi lesquels se trouvent constamment Paul Kagame et ses troupes. Le Rwanda est donc clairement, et ce depuis 1994, soit leur base arrière, soit leur principal soutien militaire.
Tout commence en 1971 lorsque le président Mobutu signe l'ordonnance-loi n° 71/020 du 20 mars 1971 ainsi libellé : « Les personnes originaires du Rwanda-Urundi établies au Congo à la date du 30 juin 1960 sont réputées avoir la nationalité congolaise à la date susdite. » Ce texte devient immédiatement l'acte fondateur du droit à la nationalité accordé aux réfugiés originaires du Rwanda et du Burundi au Zaïre'. Il faut rappeler qu'il y a des Hutus et des Tutsis venus du Rwanda et du Burundi à cette période-là au Zaïre. C'est ainsi que ceux qui se font appeler « Banyamulenge» (Tutsis venus du Rwanda ou du Burundi) vont obtenir massivement la nationalité zaïroise. Cette décision va provoquer des remous dans la population du Kivu (territoire zaïrois situé à l'est du pays, à la frontière avec le Rwanda)
Les Banyarwandas ou réfugiés futsis impliqués dans la rébellion congolaise avaient manifestement ciblé les locaux où se trouvaient les archives pour effacer les traces de leur histoire en tant que réfugiés au Congo. À l'arrivée des troupes gou-vernementales, ils prennent immédiatement la fuite vers la Tanzanie et le Burundi. La conséquence directe de cette destruction d'archives est la disparition des données statistiques sur les Banyarwandas.
En 1966, suite aux problèmes causés par les réfugiés rwandais entre 1964 et 1965, les autorités congolaises créent une mission d'enquête. Celle-ci conclut qu'il y a quatre problèmes :
Entre 1964 et 1965, des troubles ont éclaté entre Rwandais et Congolais à Masisi.
Une tension continue de régner entre Congolais et Rwandais à Masisi.
Les Congolais craignent d'être écrasés par les Rwandais, ces derniers étant majoritaires dans certains territoires.
Les Rwandais, eux, demandent la nationalité congolaise et des droits politiques.
Il est donc incontestable que les réfugiés tutsis du Rwanda se trouvant sur le territoire congolais du Kivu y conduisaient déjà , dans les années 1960, des actions politico-militaires pour déstabiliser tantôt le Rwanda, tantôt le Congo.
Les chinois et les soviétiques on financés et armés les Tutsis
Les tutsis ont profité de l’affrontement est-ouest pour obtenir le soutien de la Chine pendant la guerre froide et s’armer pour continuer leur combat
qu'« il n'existe aucun document ou carte ethnographique où l'on trouve cette tribu pendant toute la période où nous avons été colonisés par la Belgique.
Autrement dit, les Banyamulenge considèrent eux-mêmes que leur ancêtre rwandais Rwabugiri, qui aurait envahi et conquis le Congo à une date inconnue, leur aurait ouvert les portes du Nord- et du Sud-Kivu. Ils tireraient donc logiquement leur citoyenneté congolaise ou zaïroise de cette conquête territoriale ancestrale.
Les Banyamulenge semblent donc s'appuyer sur le président (Hutu) du Rwanda et non sur des personnalités du Congo-Zaïre pour faire reconnaître la légitimité de ce qu'ils appellent « leur cause »
Ils se battent non pas pour être Zaïrois ou Congolais mais pour avoir un État indépendant au Kivu, ce qui correspond soit à la volonté d'exécuter le plan de balkanisation du Congo souhaité par certaines grandes puissances, soit à concrétiser le projet de colonisation du Kivu établi par des Tutsis en 1962 et qui confirmerait l'effectivité du projet de création d'un Tutsiland dans la région des Grands Lacs et en Afrique centrale.