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Liquide intracellulaire (LIC)
Comme son nom l'indique, il se trouve à l'intérieur des cellules. Il représente la plus grande partie des fluides corporels, soit environ 60 % à 67 % du volume total d'eau chez l'adulte.
Le LIC est le milieu où se déroule le métabolisme cellulaire. Il contient les solutés indispensables aux réactions chimiques internes de la cellule.
Liquide extracellulaire (LEC)
Il se situe à l'extérieur des cellules. Il représente environ un tiers (33 % à 40 %) des liquides de l'organisme. Il se divise lui-même en deux sous-compartiments principaux :
Liquide interstitiel : circule entre les cellules (à l'extérieur des vaisseaux).
Liquide intravasculaire (plasma) : la partie liquide du sang.
Le LEC sert de milieu de transport. Il apporte les nutriments, l'oxygène et les électrolytes aux cellules, tout en évacuant les déchets métaboliques (comme le CO2) vers les organes d'excrétion.
Différentes pertes liquídiennes quotidiennes chez l'adulte.
Reins | 1 200 à 1 500 mL |
Peau | 500 à 600 mL |
Poumons | Environ 400 mL |
Tractus GI | 100 à 200 mL |
Pertes Sensibles (Mesurables)
Ce sont les pertes que l'on peut voir, percevoir et surtout mesurer précisément.
Exemples : Urine (diurèse), fèces, vomissements, drainage d'une plaie, ou sueur abondante (diaphorèse) lors d'une fièvre ou d'un effort intense.
Pertes Insensibles (Non mesurables)
Ce sont les pertes qui se produisent de manière continue sans que l'individu n'en ait conscience. Elles ne peuvent pas être mesurées directement par des outils cliniques standards.
Diffusion par la peau : Ce n'est pas de la sueur visible, mais une évaporation directe à travers les couches de l'épiderme.
Respiration : L'humidité présente dans l'air expiré par les poumons.
Note clinique : Ces pertes augmentent significativement en cas de fièvre, de brûlures ou de fréquences respiratoires élevées (tachypnée).
1. Facteurs liés au profil du patient
Âge :
Nourrissons et enfants : Leur pourcentage d'eau corporelle est très élevé, leurs reins sont immatures (difficulté à concentrer l'urine) et leur métabolisme est rapide, ce qui les rend extrêmement vulnérables à la déshydratation en cas de fièvre ou de diarrhée.
Personnes âgées : La sensation de soif diminue avec l'âge. De plus, la fonction rénale décline et la proportion de masse hydrique totale baisse, réduisant la marge de sécurité en cas de stress physiologique.
Régime alimentaire : Un apport excessif en sodium ou, à l'inverse, des carences sévères en électrolytes (potassium, magnésium) dues à l'anorexie ou à l'alcoolisme chronique.
2. Maladies chroniques et aiguës
Insuffisance rénale : Les reins ne parviennent plus à excréter l'eau, le potassium et les phosphates, menant souvent à une surcharge liquidienne et à une acidose métabolique.
Insuffisance cardiaque et Cirrhose : Entraînent une rétention hydrosodée (oedèmes) par activation hormonale inappropriée.
Troubles gastro-intestinaux : La perte de fluides riches en électrolytes par des vomissements, des diarrhées ou des fistules est une cause majeure de déséquilibres.
Cancer : Peut provoquer des hypercalcémies (destruction osseuse) ou des déséquilibres liés aux effets secondaires des traitements (chimiothérapie).
3. Traitements médicaux et interventions
Médicaments : L'usage de diurétiques (perte de potassium), de stéroïdes ou d'une thérapie intraveineuse mal ajustée peut créer des déséquilibres.
Chirurgie : Le stress chirurgical déclenche la sécrétion de cortisol et d'ADH, favorisant une rétention d'eau et de sodium dans la phase postopératoire immédiate.
4. Traumatismes majeurs
Brûlures : Causent une perte massive de liquide par évaporation et un déplacement des fluides du compartiment vasculaire vers l'espace interstitiel (formation d'oedèmes).
Trauma crânien : Peut affecter l'hypophyse et perturber la sécrétion d'ADH, provoquant soit un Diabète Insipide (perte d'eau massive), soit un SIADH (rétention d'eau).
5. Facteurs environnementaux
Climat : Les températures élevées et la canicule augmentent les pertes insensibles par la peau et les poumons. Si ces pertes ne sont pas compensées par une ingestion d'eau adéquate, une déshydratation survient rapidement, surtout chez les populations vulnérables.
Résumé des causes des déséquilibres acidobasiques
Acidose respiratoire : Hypoventilation (ex. MPOC, dépression du SNC).
Alcalose respiratoire : Hyperventilation (ex. anxiété, douleur, fièvre).
Acidose métabolique : Perte de bicarbonate (diarrhée) ou gain d'acide (acidocétose diabétique).
Alcalose métabolique : Perte d'acide (vomissements, aspiration nasogastrique).
1. Le Sodium (Na+)
C’est le principal cation du liquide extracellulaire (LEC). Il est le moteur de l'eau.
Régulation de la tonicité : Il détermine l'osmolalité du LEC, ce qui contrôle le mouvement de l'eau entre les compartiments (osmose).
Équilibre hydrique : Il contribue au maintien du volume liquidien dans l'organisme par sa capacité à retenir l'eau.
Transmission nerveuse : Il participe activement au mécanisme de transport actif et à la conduction des influx nerveux et musculaires (pompe Na+-K+).
2. Le Potassium (K+)
C’est le principal cation du liquide intracellulaire (LIC). Il est vital pour l'activité électrique.
Excitabilité neuromusculaire : Il est crucial pour la transmission des impulsions nerveuses et la contraction des muscles, tant squelettiques que lisses.
Fonction cardiaque : Il joue un rôle déterminant dans la conduction et la contraction du muscle cardiaque (myocarde). Un déséquilibre peut causer des arythmies graves.
Métabolisme cellulaire : Il régule de nombreuses activités métaboliques, aide à la synthèse des protéines et au dépôt de glycogène dans les cellules hépatiques et musculaires.
Potentiel de repos : Il maintient le potentiel de repos de la membrane plasmique.
3. Le Chlorure (Cl-)
C’est l'anion principal du liquide extracellulaire (LEC). Il accompagne souvent le sodium.
Équilibre osmotique : Il travaille de concert avec le sodium pour maintenir la tonicité (osmolalité) plasmatique et l'équilibre hydrique.
Équilibre acidobasique : Il participe à la régulation du pH sanguin.
Digestion : Il est un composant essentiel de l'acide chlorhydrique (HCl) dans les sécrétions gastriques, nécessaire à la digestion des aliments.
Oxygénation : Il facilite le transport du dioxyde de carbone (CO2) par les globules rouges.
Résumé des valeurs normales
Sodium : 135-145 mmol/L
Potassium : 3,5-5,0 mmol/L
Chlorure : 98-106 mmol/L
1. La Déshydratation (Déficit de volume liquidien)
Manifestations cliniques
Physiques : Faiblesse, étourdissements, soif, perte de poids, et diminution de l'élasticité de la peau (pli cutané).
Téguments et muqueuses : Peau sèche, muqueuses sèches, yeux creux et diminution de la production de larmes.
Signes vitaux : Température inférieure à la normale, augmentation de la fréquence cardiaque (tachycardie) et de l'amplitude, augmentation de la fréquence respiratoire (tachypnée), diminution de la pression artérielle (hypotension) et hypotension orthostatique.
Autres : Jugulaires affaissées, remplissage capillaire allongé, urines concentrées avec augmentation de la densité urinaire, et ingesta inférieurs aux excreta.
2. La Surcharge Liquidienne (Excès de volume liquidien)
Manifestations cliniques
Physiques : Gain pondéral rapide et présence d'œdème.
Respiratoires : Crépitants (râles) à l'auscultation, dyspnée et essoufflement.
Cardiovasculaires : Tachycardie, pouls bondissant, augmentation de la pression artérielle, augmentation de la pression de la veine jugulaire, et distension des jugulaires/veines périphériques.
Autres : Ingesta supérieurs aux excreta, polyurie et muqueuses humides.
Déshydratation
Moyens pour évaluer | Justifications |
Peser la personne à jeun | Permet de constater une perte rapide du poids. |
Prendre les signes vitaux | Déceler la présence d'hypotension, de tachycardie, de tachypnée et une baisse de température. |
Évaluer l'élasticité de la peau | Vérifier la présence de la persistance du pli cutané. |
Mesurer les ingesta et les excreta | Confirmer si les ingesta sont inférieurs aux excreta. |
Surveiller le bilan ionique et le SMU | Observer l'augmentation du taux de sodium (Na+) sanguin et de la densité urinaire. |
Surcharge liquidienne
Moyens pour évaluer | Justifications |
Peser la personne à jeun | Mettre en évidence une augmentation rapide du poids. |
Prendre les signes vitaux | Identifier une augmentation de la pression artérielle (PA) et une tachycardie. |
Dépister la présence d'œdème | Démontre une augmentation des liquides dans les tissus. |
Ausculter les poumons | Vérifier la présence possible de crépitants. |
Mesurer les ingesta et les excreta | Confirmer que les ingesta sont supérieurs aux excreta. |
1. Déshydratation (Déficit de volume liquidien)
Interventions infirmières | Justifications |
Administrer des liquides par voie orale (2000 à 3000 mL par jour) si aucune contre-indication n'est présente. | Vise à augmenter les ingesta par rapport aux excreta pour accroître le volume de liquides intravasculaires. |
Prodiguer des soins de la bouche. | Éviter la sécheresse et les lésions de la muqueuse buccale. |
Aider la personne à se mobiliser au besoin. | Assurer la sécurité du patient et prévenir les risques de chute liés aux étourdissements ou à la faiblesse. |
Privilégier certains aliments (ex: pâtes alimentaires, riz, viandes maigres, œufs, légumes cuits). | Favoriser une alimentation normale pour aider l'intestin à guérir plus rapidement, notamment en cas de gastro-entérite. |
Éviter les aliments gras, très sucrés ou contenant de la caféine (ex: frites, boissons sportives, sodas, café, chocolat). | Ces aliments peuvent aggraver la situation, notamment en prolongeant la diarrhée. |
2. Surcharge liquidienne (Excès de volume liquidien)
Interventions infirmières | Justifications |
Réduire l'apport liquidien (restriction liquidienne). | Diminuer les ingesta par rapport aux excreta pour réduire le volume de liquides intravasculaires. |
Offrir des soins buccaux fréquents (humidifier les muqueuses, glaçons concassés si permis). | Assurer le confort de la personne, réduire la sensation de soif continue et prévenir le dessèchement ou les fissures des muqueuses. |
Placer la personne en position de Fowler (tête du lit élevée à plus de 45°). | Faciliter l'expansion de la cage thoracique pour améliorer les échanges gazeux en présence de dyspnée. |
Limiter l'apport alimentaire de sodium. | Le sodium favorise la rétention des liquides par osmose ; sa limitation aide à réduire l'excès liquidien. |
Pesée quotidienne (à jeun, à la même heure, avec les mêmes vêtements). | Constitue l'indicateur le plus fiable de l'état volémique et permet d'ajuster la diète ou les activités selon les fluctuations. |
Expliquer les fonctions de la peau.1. Protection
Description : L'épiderme agit comme une barrière relativement imperméable qui empêche l'entrée de micro-organismes. Le sébum élimine les bactéries des follicules pileux et le pH acide de la peau retarde leur prolifération.
Conséquences pour les soins :
Toute lésion de la surface de l'épiderme (ex. : rasage, retrait de ruban adhésif) diminue ce pouvoir protecteur et peut laisser pénétrer les bactéries.
Les émollients adoucissent la peau et favorisent l'hydratation.
Une exposition prolongée à l'humidité peut provoquer une macération ou un ramollissement de la peau, favorisant la formation d'ulcères et la prolifération bactérienne.
La friction doit être réduite au minimum pour éviter la perte de la couche superficielle de l'épiderme.
2. Sensibilité
Description : La peau contient des terminaisons nerveuses permettant de percevoir le toucher, la douleur, la chaleur, le froid et la pression.
Conséquences pour les soins : La friction de la peau avec les plis du tissu (draps) peut causer une irritation mécanique. L'infirmier doit donc veiller à bien tendre les draps et à utiliser une eau de bain ni trop chaude, ni trop froide pour ne pas blesser la peau du patient.
3. Thermorégulation
Description : La chaleur du corps est évacuée principalement par les phénomènes de rayonnement, d'évaporation, de conduction et de convection.
Conséquences pour les soins : * Certains facteurs peuvent altérer le contrôle de la température, comme des draps de lit mouillés (évaporation) ou des couvertures favorisant la conservation de la chaleur.
Un bain peut aider à perdre de la chaleur volontairement en cas de fièvre ou d'hyperthermie lors d'une canicule.
4. Excrétion et sécrétion
Description : La sueur favorise la perte de chaleur par évaporation, tandis que le sébum lubrifie la peau et les cheveux.
Conséquences pour les soins : * La transpiration et le sébum peuvent contenir des micro-organismes.
Le bain permet d'éliminer l'excédent de sécrétions corporelles, mais des bains trop fréquents risquent d'assécher la peau et de provoquer des lésions.
ABCDE
A - Asymétrie : La moitié de la lésion ne correspond pas à l'autre moitié.
B - Bords irréguliers : Les contours de la lésion sont dentelés, entaillés ou flous.
C - Couleur non uniforme : La pigmentation n'est pas homogène ; on peut observer des nuances de noir, de brun ou de fauve.
D - Diamètre : La lésion a généralement une taille supérieure à 6 mm.
E - Évolution : Tout changement récent dans la taille, la forme, la couleur ou l'aspect d'une lésion, ou encore une plaie qui ne guérit pas, doit être signalé.
Expliquer le rôle de l'infirmier.ère en lien avec les soins d'hygiène.
Évalue la situation et la pertinence des soins d’hygiène
Identifie le type de soins d’hygiène approprié
Donne les directives aux préposés concernant le type de soins et les particularités du patient
S’assure de la qualité des soins reçus
Fait un suivi et une évaluation en liens avec les données recueillies par le préposé aux bénéficiaires
Consigne au dossier toute information pertinente
Nommer les interventions infirmières non pharmacologiques à poser en cas de peau sèche.
Laver avec un nettoyant doux : Utiliser un savon ou un nettoyant non irritant pour préserver les huiles naturelles de la peau.
Rincer abondamment le savon : S'assurer qu'aucun résidu de savon ne reste sur la peau, car cela peut accentuer l'irritation.
Utiliser de l'eau tiède : Éviter l'eau trop chaude, qui a tendance à assécher davantage les tissus.
Hydrater la peau : Appliquer une crème hydratante ou un émollient pour adoucir la peau et prévenir les fissures.
Augmenter l'apport liquidien : Encourager une bonne hydratation interne si l'état de santé du patient le permet, afin d'améliorer l'hydratation des couches cutanées.
1. La production de chaleur
La chaleur est produite comme sous-produit du métabolisme basal, qui correspond à l'énergie consommée par le corps au repos pour maintenir ses fonctions vitales. Plusieurs facteurs influencent cette production :
Activité musculaire : Les contractions musculaires volontaires lors de l'exercice ou involontaires comme les frissons augmentent la production de chaleur.
Sécrétion hormonale : La libération de certaines hormones peut stimuler le métabolisme cellulaire.
Effet thermique des aliments : La digestion et l'absorption des nutriments génèrent également de la chaleur.
2. Les mécanismes de perte de chaleur
La perte de chaleur s'effectue principalement par la peau et les poumons via quatre mécanismes distincts:
Rayonnement : Il s'agit du transfert de chaleur d'une surface à une autre sans contact direct, par ondes électromagnétiques. Environ 60 % de la perte de chaleur corporelle se fait par ce biais.
Conduction : C'est le transfert de chaleur entre deux objets en contact direct, comme lorsque le corps touche un objet plus froid.
Convection : Ce mécanisme implique le transfert de chaleur par le mouvement de l'air ou d'un liquide à la surface de la peau (par exemple, l'effet d'un ventilateur).
Évaporation : Il s'agit de la transformation d'un liquide en gaz, comme lors de la sudation. Le corps perd continuellement de l'eau (environ 600 à 900 mL par jour) par évaporation cutanée et pulmonaire, ce qui contribue à la perte de chaleur.
3. Le rôle de l'hypothalamus
L'hypothalamus agit comme le centre de régulation ou "thermostat" du corps:
Hypothalamus antérieur : Il commande les mécanismes de perte de chaleur. S'il détecte une température trop élevée, il déclenche la sudation et la vasodilatation périphérique pour évacuer la chaleur.
Hypothalamus postérieur : Il commande la production de chaleur. S'il détecte un refroidissement, il déclenche la vasoconstriction pour conserver la chaleur et peut induire des frissons pour en produire davantage.
Expliquer les facteurs influant la température corporelle.
1. L'âge
Nouveau-nés : Ils perdent jusqu'à 30 % de leur chaleur corporelle par la tête et possèdent des mécanismes de thermorégulation encore immatures. Leur température doit se situer entre 35,5°C et 37,5°C.
Personnes âgées : Elles sont plus sensibles aux variations de température en raison d'une détérioration des mécanismes de contrôle, d'une diminution de la sueur et d'une baisse du métabolisme basal.
2. L'exercice physique
Toute activité musculaire augmente la production de chaleur en stimulant le métabolisme et l'apport sanguin.
Un exercice intense et prolongé peut faire grimper la température corporelle de façon temporaire jusqu'à 38,3°C ou 40°C.
3. Les variations hormonales
Rythme circadien : La température change naturellement au cours de la journée; elle est au plus bas entre 1h et 4h du matin et atteint son maximum vers 16h.
Cycle menstruel : Chez la femme, les variations de progestérone font fluctuer la température. Lors de l'ovulation, la température corporelle augmente de 0,3°C à 0,6°C par rapport à la température basale.
Ménopause : Les femmes ménopausées peuvent subir des "bouffées de chaleur" dues à l'instabilité des contrôles vasomoteurs, augmentant temporairement la température cutanée de 4°C.
4. Le stress et l'environnement
Stress : Le stress physique ou émotionnel augmente la température corporelle par la stimulation du système nerveux sympathique, ce qui accroît le métabolisme.
Environnement : La température ambiante influence la capacité du corps à perdre ou à conserver sa chaleur. Sans mécanisme de protection (vêtements, chauffage/climatisation), la température corporelle tend à suivre celle de l'environnement.
5. Les altérations de la santé (Fièvre)
La fièvre (ou pyrexie) survient lorsque les mécanismes de perte de chaleur sont incapables de compenser une production excessive de chaleur, souvent en réponse à des pyrogènes (bactéries, virus) qui modifient le point de consigne de l'hypothalamus.
Hyperthermie
Manifestations cliniques
1. Apparition (Frissons),Frissons, tremblements, ↑ de la fréquence cardiaque (FC) et respiratoire (FR) avec ↑ de l'amplitude, peau froide et pâle, lits unguéaux cyanosés, piloérection (chair de poule) et arrêt de la diaphorèse.
2. Évolution (Plateau),Arrêt ou diminution des frissons, peau rouge et chaude au toucher (vasodilatation), photosensibilité, yeux vitreux, soif accrue, malaises, faiblesse, courbatures et somnolence/agitation.
3. Régression (Défervescence),Peau rouge et chaude, transpiration abondante (diaphorèse), diminution des frissons et risque de déshydratation.
Hypothermie
Manifestations cliniques
L'hypothermie se définit par une température corporelle inférieure à 36,0 °C.
Signes précoces : Sensation de froid intense, tremblements et frissons.
Signes progressifs : Peau pâle, fraîche et cireuse, lits unguéaux cyanosés.
Signes graves : Perte de coordination musculaire, désorientation, somnolence pouvant évoluer vers le coma.
Hyperthermie
Moyens d'évaluation et justifications
Mesurer les signes vitaux : Permet de confirmer l'élévation de la température corporelle au-delà des valeurs normales et de surveiller l'impact sur le système cardiorespiratoire (tachycardie, tachypnée).
Évaluer la coloration et la température de la peau : Aide à identifier la phase de la fièvre (pâleur/froid vs rougeur/chaleur).
Mesurer les ingesta et les excreta : Crucial pour dépister une déshydratation causée par la diaphorèse ou l'augmentation du métabolisme.
Hypothermie
Moyens d'évaluation et justifications
Mesurer les signes vitaux : Permet de constater la baisse de la température. À noter qu'une hypothermie sévère entraîne une ↓ de la fréquence cardiaque, de la fréquence respiratoire et de la pression artérielle.
Évaluer l'état de conscience : Justifié par le risque de désorientation et de coma lorsque la température cérébrale chute.
Observer la coloration tégumentaire : La pâleur ou la cyanose indiquent une vasoconstriction périphérique intense visant à protéger les organes vitaux.
1. L’Hyperthermie (Fièvre)
Interventions infirmières | Justifications |
Phase d'apparition : Couvrir le patient de couvertures et augmenter l'apport liquidien. | Réduire les frissons et fournir les ressources nécessaires à l'augmentation du métabolisme. |
Phase de plateau : Retirer les couvertures excédentaires et les vêtements lourds. | Favoriser la perte de chaleur par rayonnement et conduction. |
Maintenir la chambre à une température fraîche (environ 21 °C). | Faciliter la dissipation de la chaleur corporelle vers l'environnement. |
Augmenter l'apport liquidien par voie orale (jusqu'à 3000 mL/jour si permis). | Compenser les pertes hydriques dues à la sudation et prévenir la déshydratation. |
Prodiguer des soins de la bouche fréquents. | Maintenir l'humidité des muqueuses, car la fièvre et la respiration buccale les assèchent. |
Favoriser le repos et limiter les activités physiques. | Réduire la production de chaleur liée au métabolisme musculaire. |
Maintenir la peau et les draps secs. | Prévenir les frissons causés par l'évaporation de l'humidité sur la peau. |
2. L’Hypothermie
Interventions infirmières | Justifications |
Placer la personne dans un milieu ambiant chaud. | Créer un environnement favorable au réchauffement. |
Retirer les vêtements humides et couvrir de vêtements secs. | Éviter la perte de chaleur par évaporation et conduction. |
Couvrir la tête avec un bonnet ou une serviette. | La tête est une zone de perte de chaleur importante par rayonnement. |
Couvrir de couvertures chaudes. | Augmenter la température corporelle par conduction. |
Garder les membres du patient près de son corps. | Réduire la surface corporelle exposée au froid et conserver la chaleur centrale. |
Administrer des liquides chauds par voie orale (si le patient est conscient). | Réchauffer l'organisme de l'intérieur. |
Identifier les indications, les contre-indications, les alternatives possibles et les principaux effets secondaires des antipyrétiques.
1. Indications
Les antipyrétiques sont indiqués pour :
La fièvre (généralement administrés si la température est ≥ 38,5°C, ou≥ 37,8°C chez la personne âgée).
La douleur légère à modérée.
L'inflammation (pour les salicylates et les AINS seulement).
2. Contre-indications
Les contre-indications varient selon la classe médicamenteuse :
Salicylates (ex: Aspirine) : Hypersensibilité à l'aspirine ou aux AINS, ulcère gastroduodénal, antécédents de saignements digestifs. Ne jamais administrer à un enfant de moins de 18 ans (risque de syndrome de Reye).
AINS (ex: Advil, Motrin) : Hypersensibilité à l'aspirine ou aux AINS, ulcère gastroduodénal.
Analgésiques non opioïdes (ex: Tylenol) : Hypersensibilité à l'acétaminophène, maladie hépatique ou rénale, abus ou consommation massive d'alcool.
3. Effets secondaires principaux
Salicylates et AINS : Irritation gastro-intestinale et hémorragie digestive. Les salicylates possèdent également un effet antiplaquettaire (risque de saignement).
Analgésiques non opioïdes (Acétaminophène) : Insuffisance hépatique ou hépatotoxicité en cas de surdosage (dose maximum : 4g/24h), insuffisance rénale.
4. Alternatives à la médication
Le document renvoie au tableau 11.15 du Potter pour les mesures non pharmacologiques, qui incluent notamment :
Mesures environnementales : Maintenir la chambre à une température fraîche (environ 21 °C).
Mesures de confort : Retirer les couvertures excédentaires, maintenir la peau et les draps secs.
Hydratation : Augmenter l'apport liquidien oral pour compenser les pertes dues à la sudation.
Repos : Favoriser le repos pour diminuer la production de chaleur par le métabolisme.
Expliquer la méthode pour recueillir l'urine afin d'effectuer une analyse d'urine (SMU) et une culture d'urine (DCA).
1. Méthode de collecte (SMU et DCA)
Pour obtenir un échantillon valide, particulièrement pour le DCA (Décompte, Culture et Antibiogramme), on utilise la technique de l'urine de milieu de jet (jet propre). L'objectif est d'éliminer les bactéries présentes à l'entrée de l'urètre.
Procédure :
Hygiène : Demander au patient de bien nettoyer le méat urinaire avec des lingettes antiseptiques (d'avant en arrière pour les femmes, en cercle à partir du méat pour les hommes).
Amorcer le jet : Le patient commence à uriner dans la toilette ou le bassin pour nettoyer le canal de l'urètre.
Récolte : Sans arrêter le jet, placer le contenant stérile pour recueillir environ 30 à 60 mL d'urine.
Terminer : Le patient finit d'évacuer sa vessie dans la toilette.
Acheminement : Le contenant doit être étiqueté et envoyé au laboratoire rapidement. Si un délai est prévu, il faut réfrigérer l'échantillon pour empêcher la prolifération bactérienne.
Reconnaître les différentes composantes normales et anormales des examens SMU et DCA.
2. Composantes du SMU (Analyse sommaire et microscopique)
Le SMU examine l'apparence physique et la composition chimique de l'urine.
Composante | Valeur Normale | Anomalie et Signification |
Couleur | Jaune paille à ambre foncé | Rouge (sang), Ambre foncé (bilirubine ou déshydratation). |
Clarté | Transparente au moment de l'émission | Trouble (présence de bactéries, de pus ou de protéines). |
Odeur | Caractéristique (ammoniacale légère) | Douce/Fruitée (acétone/diabète), Nauséabonde (infection). |
pH | 4,6 à 8,0 (moyenne de 6,0) | Alcalin (infection urinaire), Acide (diète riche en protéines). |
Protéines | Absentes ou traces ($\le 8$ mg/100 mL) | Présentes (lésion rénale, prééclampsie, exercice intense). |
Glucose | Absent | Présent (diabète non contrôlé). |
Cétones | Absentes | Présentes (jeûne, déshydratation, diabète). |
Sang (Hématies) | 0 à 2 par champ microscopique | Élevé (calculs, infection, traumatisme). |
Leucocytes | 0 à 4 par champ microscopique | Élevés (infection des voies urinaires). |
Nitrites | Négatif | Positif (présence de bactéries, souvent E. coli). |
3. Le DCA (Culture et Antibiogramme)
Cet examen est spécifique à la recherche d'une infection bactérienne.
Culture : On laisse l'urine incuber pour voir si des bactéries se développent.
Normal : Absence de croissance bactérienne (stérile).
Anormal : Présence de bactéries (> 10⁷ CFU/L ou 10⁴ CFU/mL selon les unités).
Antibiogramme : Si une bactérie est identifiée, on teste sa sensibilité aux antibiotiques.
S (Sensible) : L'antibiotique est efficace pour tuer cette bactérie.
R (Résistant) : L'antibiotique n'est pas efficace.
Identifier les facteurs de risque de développer un mélanome.
1. Facteurs de risque du mélanome
Le risque d'apparition d'un mélanome est lié à une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux :
Rayons ultraviolets (UV) : C'est le facteur de risque le plus important. Cela inclut l'exposition au soleil (coups de soleil avec cloches, surtout durant l'enfance) et l'utilisation de l'équipement de bronzage artificiel.
Phénotype (Apparence physique) : Peau claire, yeux bleus ou verts, cheveux blonds ou roux, et peau qui brûle facilement ou qui a des taches de rousseur.
Nombre de grains de beauté : Avoir de nombreux grains de beauté (naevus) ou des grains de beauté atypiques.
Antécédents : Antécédents personnels ou familiaux de cancer de la peau (mélanome).
Âge et sexe : Le risque augmente avec l'âge (bien qu'il touche aussi les jeunes de 15 à 29 ans) et est statistiquement plus élevé chez l'homme.
Indiquer les interventions préventives reliées au mélanome.
3. Interventions préventives (Enseignement infirmier)
La prévention repose sur la réduction de l'exposition aux rayons UV et l'auto-examen régulier.
Rechercher l'ombre : Surtout entre 11 h et 15 h, moment où les rayons UV sont à leur maximum.
Porter des vêtements de protection : Privilégier des vêtements qui couvrent le plus de peau possible et un chapeau à large rebord qui protège le visage, les oreilles et le cou.
Appliquer un écran solaire :
Utiliser un produit à large spectre (UVA et UVB).
Indice de protection solaire (FPS) d'au moins 30.
Appliquer généreusement et renouveler après la baignade ou un exercice vigoureux.
Protéger les yeux : Porter des lunettes de soleil munies d'une protection UV 100 % (ou UV400) et de préférence enveloppantes.
Éviter le bronzage artificiel : Les lampes et lits de bronzage augmentent considérablement le risque de dommages à l'ADN des cellules cutanées.
Auto-examen : Encourager le patient à examiner sa peau une fois par mois pour détecter tout changement selon les critères ABCDE.
Œdème
Accumulation anormale de liquide dans les tissus interstitiels (gonflement).
Œdème à godet
Œdème qui garde l'empreinte du doigt après une pression prolongée.
Polydipsie
Soif excessive menant à une consommation importante de liquides.
Natrémie
Concentration de sodium dans le sang.
Kaliémie
Concentration de potassium dans le sang.
Abrasion
Lésion superficielle de la peau par frottement ou grattage (éraflure).
Ecchymose
Tache de couleur variable (bleu, violet, jaune) causée par un épanchement de sang sous la peau (un « bleu »).
Érythème
Rougeur congestive de la peau qui disparaît à la pression.
Halitose
Mauvaise odeur de l'haleine.
Ictère
Coloration jaunâtre de la peau et des sclérotiques (blanc de l'œil) due à la bilirubine (la jaunisse).
Lit unguéal
Portion de la peau située sous l'ongle.
Pétéchie
Petite tache rouge violacée résultant d'une minuscule hémorragie intradermique.
Prurit
Sensation de démangeaison de la peau.
Orgelet
Infection bactérienne localisée à la base d'un cil (petit bouton sur la paupière).
Photosensibilité
Réaction anormale de la peau ou des yeux à l'exposition lumineuse (souvent liée à des médicaments).
Antipyrétique
Médicament utilisé pour abaisser la fièvre (ex: acétaminophène).
Diaphorèse
Transpiration abondante.
Frisson
Contractions musculaires involontaires visant à produire de la chaleur.